Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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le son du grisli #3Peter Brötzmann Graphic WorksConversation de John Coltrane & Frank Kofsky
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Joana Sá : Elogio da desordem (Shhpuma, 2013)

joana sa elogio da desordem

A celles et ceux qui furent hypnotisé(e)s par l’entêtante musique du Tabou de Miguel Gomes, on conseillera vivement cet Elogio da desordem. Parce que multi-facettes (musique de films, improvisation, concertos pour piano de Cage…), Joana Sá captive. Après l’écoute de cet enregistrement solo, nous pouvons rajouter : envoûte.

L’univers de la pianiste portugaise est ample, infini. C’est un royaume de mélanges et de fusions. Les voix s’imbriquent. Elles chuchotent, murmurent. Le piano est anxiogène ici, éclaté ailleurs. Il sillonne la rafale, s’interrompt brusquement. Il est violence et ne s’approche que de très loin de la douceur. On pourra refuser cette tentation du brouillage. Ou s’abandonner à sa perte. Comme un cauchemar, les tensions s’amplifient, gomment le jeu de la pianiste. Ici, l’on grésille, l’on grignote et l’on abîme l’évidence. Ici, sonnettes et sirènes aiment à faire sursauter l’auditeur. Ici, le désordre se consomme large et sans prudence. Et l’on aime cela. Passionnément, intensément.
 

Joana Sá : Elogio da desordem (Shhpuma Records)
Enregistrement : 2013. Edition : 2013.
CD : 01/ Ouverture 02/ Hierarchy of Insanity 03/ Weakness of Solids 04/ All That Is Light Has a Dark Part 05/ Praise of Disorder 06/ Reality, Imagination 07/ The Elegant Fall
Luc Bouquet © Le son du grisli

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