Le son du grisli

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Joëlle Léandre : Live in Israel (Kadima Collective, 2008)

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Le Live in Israel de Joëlle Léandre, c’est tout d’abord cette photo mettant en scène la musicienne seule, devant la Mer Morte, caressée par le vent et sur fond de ciel bleu. Une Léandre « au naturel ». La Mer Morte, berceau de l’Humanité, est le lieu des origines, de l’intime, du retour à soi, en même temps que le point de départ des aventures humaines, des rencontres, des brassages.

Le Live in Israel, alors ouvert, ce sont deux disques, témoignages d’une tournée de Joëlle Léandre donnée en Israël en novembre 2007. Le premier comprend sept improvisations de la contrebassiste en solo, le plus souvent jouées arco. On l’y entend frotter les cordes avec son archet comme si elle fouillait en elle-même, avec l’intensité et les fulgurances qu’on lui connaît, et cette capacité à nous faire basculer dans un ailleurs, une terra incognita aussi belle qu’universelle (impros 4 et 5).

Le deuxième disque présente la contrebassiste jouant en sextet, puis en trio et enfin en duo. Les quatre plages en sextet la lient à cinq musiciens israéliens au sein d’une formation qui n’a de classique que l’apparence : piano, contrebasse, batterie et trois soufflants, dont le désormais new-yorkais Assif Tsahar à la clarinette basse.  Les trois plages suivantes sont jouées en trio, et on retrouve Joëlle Léandre aux côtés du saxophoniste Steve Horenstein et d’un autre contrebassiste, JC Jones, patron du label Kadima Collective mais surtout passionnant musicien. La musique déployée ici est surprenante de bout en bout et l’alchimie entre les trois musiciens est telle que la musique coule avec une aventureuse évidence (impro 1). Enfin, le disque se clôt avec deux titres joués en duo avec le joueur de oud et chanteur Samir Makhoul et leurs cordes et voix mêlées nous offrent finalement le plus beau moment du disque.

Dans la foisonnante discographie de Joëlle Léandre (plus de 150 enregistrements, tout de même !), ce disque occupe une place particulière, en ceci qu’il nous offre un éclairage singulier sur l’art de la contrebassiste tout en nous présentant une Joëlle Léandre « dans tous ses états ».

Joëlle Léandre : Live in Israel (Kadima Collective / Instant Jazz)
Edition : 2008.
CD1 : 01-07/ Bass Solo 1-7 CD2 : Sextet
Pierre Lemarchand © Le son du grisli

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Anthony Braxton, Joëlle Léandre : Duo (Heidelberg Loppem) 2007 (Leo Records, 2009)

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Anthony BraxtonJoëlle Léandre : un rendez-vous à ne pas manquer. Ces deux-là s’aiment, se respectent, s’admirent. Un premier set (un premier disque) sur le fil du rasoir. Course-poursuite où tout se lâche, tout se soude puis se sépare. Envoûtement du dire en un  pantagruélique vertige de proximité. Toujours dans le vif du sujet, jamais en jachères. Entrelacs et enchevêtrements à la fête. Un côté rythmique appuyé chez Joëlle : cela étonne. Chez Braxton : la saccade, le souffle rauque et insistant. Chez Joëlle aussi : l’insistance. Encore et toujours. Un dialogue sérieux. Un état naturel : improviser et s’oublier.

Un second set (un second disque) rêvé. Les barricades sont tombées. Les peurs, les appréhensions ? Seuls les musiciens pourraient le dire. Pour ma part, je n’en perçois plus la moindre trace. Un set rêvé donc. Une si belle fluidité. La rondeur de Joëlle, parfois sans archet. Une musique qui ne brusque rien, se retrouve apte à déverser ses larges torrents d’amour(s) et d’émotion(s). Une musique du vif et du vivant. Joëlle LéandreAnthony Braxton : ces deux-là devraient se donner rendez-vous plus souvent.

Anthony Braxton, Joëlle Léandre : Duo (Heidelberg Loppem) 2007 (Leo Records / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2007. Edition : 2009.
CD 1 : 01/ Duo 1  CD 2 : 01/ Duo 2  02/ Duo 3
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Joëlle Léandre, George Lewis : Transatlantic Visions (Rogue Art, 2009)

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Voici presque une trentaine d’années que Joëlle Léandre et George Lewis se côtoient. Sur Transatlantic Visions, enregistrement de leur rencontre au 14e Vision Festival (2008), trouver alors quelques preuves de complicité évidente.

La contrebasse et le trombone pris dès l’ouverture d’un accès de fièvre répétitive, et puis faits instruments d’une incantation hésitant sans cesse entre improvisation délurée et swing poussé en dehors de ses propres limites : Léandre frénétique et Lewis concentré finissent d’en bouleverser les codes.

Ici, un solo de Léandre (baroque, dévalant graves, percussif et enfin suspendu) ; là, un solo de Lewis (traînant, tapi dans l’ombre, et intense). Diverses et quelques fois partagées, les visions sont surprenantes et ancrent le fantasme dans la réalité de deux musiciens au service d'un seul concept : la gravitude.

Joëlle Léandre, George Lewis : Transatlantic Visions (Rogue Art)
Enregistrement : 2008. Edition : 2009.
CD : 01/ Transatlantic Vision I 02/ Transatlantic Vision II 03/ Transatlantic Vision III 04/ Transatlantic Vision IV 05/ Transatlantic Vision V 06/ Transatlantic Vision VI 07/ Transatlantic Vision VII
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Léandre, Lenoci, Curci, Magliocchi : Psychomagic Combination (Setola di maiale, 2008)

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Huit improvisations enregistrées en concert en 2007 par différentes combinaisons formées par Joëlle Léandre, Gianni Lenoci (piano), Vittorino Curci (saxophone alto) et Marcello Magliocchi (percussions), font Psychomagic Combination.

En quartette, les musiciens trouvent un point d’accord à leurs intérêts divergents (archet compulsif de Léandre et insistance traînante de Curci, par exemple, en ouverture) avant de s’entendre avec un aplomb rare sur la deuxième – et même la plus longue – des trois pièces enregistrées à quatre. 

Autres formations capables de surprendre ici : le duo Léandre / Lenoci – échange qui renvoie au disque enregistré par les mêmes quelques années plus tôt (Sur une balançoire, sur Ambiances magnétiques) –, défendant un impressionnisme dévasté par quelques graves ultimes ; le duo Léandre / Magliocchi, intense et grondant autrement ; le trio Léandre / Lenoci / Magliocchi, enfin, sur lequel l’archet se fait plus aigu tandis que le piano s’en remet à la paraphrase avant de l’abandonner avec pertinence. Ailleurs, quelques moments de flottements : inspirations en creux et en bosses ou combinaisons moins cohérentes dans leur ensemble : écarts anecdotiques comparés aux réussites.

Joëlle Léandre, Gianni Lenoci, Vittorino Curci, Marcello Magliocchi : Psychomagic Combination (Setola di maiale)
Enregistrement : 2007. Edition : 2008.
CD : 01/ Quartet 5 :44 02/ Trio Trio (Léandre, Lenoci, Magliocchi) 5:44 03/ Duo (Léandre, Curci) 3:35 04/ Trio (Lenoci, Curci, Magliocchi) 5:39 05/ Duo (Léandre, Lenoci) 06/ Duo (Léandre, Magliocchi) 8:25 07/ Quartet 9:25 08/ Quartet 4:50
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Joëlle Léandre, William Parker : Live at Dunois (Leo Records, 2009)

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Cela fait onze ans qu’est sorti l’album Contrabasses (Leo Records, 1998) documentant la rencontre des deux contrebassistes Joëlle Léandre et William Parker au festival Sons d’Hiver. Les deux légendes ont joué ensemble plusieurs fois depuis, notamment au sein de formations élargies, et ont finalement décidé d’éditer leur dernier concert en duo à ce même festival.

Les différentes pistes ne sont pas nommées et cela importe peu, tant ce que les musiciens ont à nous dire est à la fois évident et abstrait, spontané et construit par leur expérience propre. Cette dernière est nettement palpable dans la manière dont le dialogue s'élabore peu à peu : respirations, échanges et interruptions brusques bien senties. En cela, le fruit de l’interaction de Léandre et Parker est une parfaite illustration de l’improvisation définie en tant que composition instantanée.

Les strates créées, le plus souvent par le biais du frottement des cordes à l’archet, induisent d’emblée un climat d’attention et de tension émotionnelle, transcendé par moments par l’intervention vocale très soul de Joëlle Léandre. Alors, elle bouleverse à la manière d’une Abbey Lincoln qui aurait abandonné l’usage des mots. Loin de se contenter d’offrir une simple démonstration technique des possibilités sonores d’un instrument, ce duo de contrebasses compose une aventure artistique spirituelle, aussi bien engagée dans l’instant qu’ancrée dans l’expérience de l’improvisation européenne de l’une et de la musique afro-américaine de l’autre.

Joëlle Léandre, William Parker : Live at Dunois (Leo Records / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2009. Edition : 2009.
CD : 01/ part 1 02/ Part 2 03/ Part 3 04/ Part 4 05/ Part 5 06/ Part 6
Jean Dezert © Le son du grisli

Joëlle Léandre déjà sur grisli
Jubilee Concert (Intakt - 2009)
Basse-continue (Hors-Oeil - 2008)
Out of Nowhere (Ambiances magnétiques - 2008)
Kor (Leo Records - 2008)
The Stone Quartet (DMG - 2008)
A voix basse (Musica Falsa - 2008)
Winter in New York (Leo Records - 2007)
9 Moments (Red Toucan - 2007)
At the Le Mans Jazz Festival (Leo Records - 2006)
Face It! (Leo Records - 2005)
Fire Dance (Red Toucan - 2005)

William Parker déjà sur grisli
Petit oiseau (AUM Fidelity - 2008)
Double Sunrise Over Neptune (AUM Fidelity - 2008)
Corn Meal Dance (AUM Fidelity - 2007)
Who Owns Music ? (Buddy's Knife - 2007)
Long Hidden : The Olmec Series (AUM Fidelity - 2006)
Evolving Silence 2 (Earsay - 2006)
Sound Unity (AUM Fidelity - 2005)
And William Danced (Ayler - 2002)

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Les diaboliques: Jubilee Concert (Intakt - 2009)

lesdiabosliques

En 2006 à Zurich, la pianiste Irène Schweizer invitait Maggie Nicols (chant) et Joëlle Léandre (contrebasse, chant) à fêter avec elle le vingtième anniversaire du label Intakt. Les diaboliques ainsi reformées, de profiter aussi de sa vingtaine d’années d’existence et de création.

S’il n’avait été filmé par Jürg et Marianne Rufer, l’événement aurait beaucoup perdu : concert déjà intense qui imbrique dans l’allégresse de multiples langages (accents monkiens de Schweizer, folies contemporaines de Léandre et constructions fantasques ou exercices de style de Nicols), Jubilee Concert profite en effet de ses images. Car, souvent, la grande représentation prend des airs de théâtre halluciné, pour le bien duquel le trio manie le grotesque avec une élégance hors-norme.

Alors, sur l’air de déconstructions improvisées ou d’hymnes patentés, les trois femmes pensent, grondent et pleurent, s’emportent toujours, se cherchent sans arrêt, et puis : édifient une relecture grandiose d’All Alone (Irving Berlin) avant de supplier qu’on les jette en pâture : Maggie Nicols à lunettes noires et tee-shirt orange requérant « Dip Me in Chocolate and Throw Me to the Lesbians ». L’essentiel aura été dit ; aller voir ce film tient de la priorité.

DVD: 01/ Intro 02/ Jubilation I 03/ Jubilation II 04/ Jubilation III 05/ All Alone 06/ Interference 07/ Dip Me in Chocolate and Throw Me to the Lesbians 08/ Jubilation IV >>> Les diaboliques - Jubilee Concert - 2009 - Intakt. Distribution Orkhêstra International.

Irène Schweizer déjà sur grisli
Berne Concert (Intakt - 2009)
First Choice (Intakt - 2006)
Portrait (Intakt - 2005)
Live at Taktlos (Intakt - 2005)

Joëlle Léandre déjà sur grisli
Basse-continue (Hors-Oeil - 2008)
Out of Nowhere (Ambiances magnétiques - 2008)
Kor (Leo Records - 2008)
The Stone Quartet (DMG - 2008)
A voix basse (Musica Falsa - 2008)
Winter in New York (Leo Records - 2007)
9 Moments (Red Toucan - 2007)
At the Le Mans Jazz Festival (Leo Records - 2006)
Face It! (Leo Records - 2005)
Fire Dance (Red Toucan - 2005)

Maggie Nicols déjà sur grisli
At the Le Mans Jazz Festival (Leo Records - 2006)
Live at Taktlos (Intakt - 2005)

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Joëlle Léandre: Basse continue (Hors Œil - 2008)

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L’expérience est assez rare, de suivre Joëlle Léandre en images, en plus de l’entendre jouer et parler. Dire face caméra, de façons toujours différentes, n’avoir aucun message à porter : Basse continue, film de Christine Baudillon, n’a plus qu’à recueillir le témoignage.

Dans le cadre, Léandre feint d’abord de se défiler avant de se laisser aller, en personnage qui ne peut faire autrement que d’en imposer, à quelques soliloques angoissés en attente de partage au point de se voir changés en fulminantes diatribes. Quelques sentences viennent alors s’ajouter à celles retenues dans un livre déjà conseillé, qui ponctuent les extraits de concerts auxquels assista la réalisatrice : donnés par la contrebassiste seule ou en compagnie de Barre Phillips, Anthony Braxton, Daunik Lazro, Fred Frith, George Lewis, Lauren Newton, Jean-Luc Capozzo ou encore Jean-Claude Jones.

Augmentant les charmes de l’objet, un carnet imprimé de poèmes et d’encres signés de la contrebassiste accompagne le disque. Révélée aujourd’hui comme jamais, Joëlle Léandre, à force d’approches diverses et répétées.

DVD >>> Christine Baudillon - Joëlle Léandre, Basse continue - 2008 - Editions Hors Œil.

Joëlle Léandre déjà sur grisli
Out of Nowhere (Ambiances magnétiques - 2008)
Kor (Leo Records - 2008)
The Stone Quartet (DMG - 2008)
A voix basse (Musica Falsa - 2008)
Winter in New York (Leo Records - 2007)
9 Moments (Red Toucan - 2007)
At the Le Mans Jazz Festival (Leo Records - 2006)
Face It! (Leo Records - 2005)
Fire Dance (Red Toucan - 2005)

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Joëlle Léandre, Quentin Sirjacq: Out of Nowhere (Ambiances magnétiques - 2008)

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Sans doute, Joëlle Léandre n'a-t-elle pas assez de partenaires illustres, il faut encore qu'elle en révèle : Quentin Sirjacq, ici, jeune pianiste de ses étudiants, avec lequel elle enregistrait récemment Out of Nowhere.

Son improvisation, Léandre l'estime alors auprès d'un apprenti en discrétion : suite d'accords pas loin d'être imperceptibles (Ruin) et progressions faussement hésitantes, qui révèlent le goût de Sirjacq pour quelques maîtres classiques (Morton Feldman, plusieurs fois ; Erik Satie, sur Hallucinations). Un art de la mesure – quand le pianiste ne se laisse pas emporter par un lyrisme plus entendu – auquel la contrebassiste oppose un archet grinçant, une récréation percussive (Fragment 2) ou un romantisme noir (The Call).

De lignes de fuite (Léandre) en points de chute ou de suspension (Sirjacq), Out of Nowhere fait alors son lot de l'instant, autour duquel il pourra longtemps tourner.


Joëlle Léandre, Quentin Sirjacq, Opening. Courtesy of Ambiances magnétiques.

CD: 01/ Opening 02/ fragment 1 03/ Fragment 2 04/ presence 05/ The Call 06/ Ruin 07/ Absence 08/ Hallucinations 09/ Moon Journey 10/ Awakening 11/ Closing >>> Joëlle Léandre, Quentin Sirjacq - Out of Nowhere - 2008 - Ambiances magnétiques. Distribution Orkhêstra International.

Joëlle Léandre déjà sur grisli
Kor (Leo Records - 2008)
The Stone Quartet (DMG - 2008)
A voix basse (Musica Falsa - 2008)
Winter in New York (Leo Records - 2007)
9 Moments (Red Toucan - 2007)
At the Le Mans Jazz Festival (Leo Records - 2006)
Face It! (Leo Records - 2005)
Fire Dance (Red Toucan - 2005)

A lire aussi : Joëlle Léandre, A European Proposal, par Francesco Martinelli, sur Point of Departure.

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Joëlle Léandre, Akosh S.: Kor (Leo Records - 2008)

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Quelques années après leur première collaboration, Joëlle Léandre et Akosh Szelevényi redirent à l’Olympic Café, Paris, l’intensité commune de leur démarche improvisée.

Graves, forcément, l’archet et le saxophone : Part 1 à peine ouvert et, immédiatement, le transport en terres bouleversées : grincements de contrebasse et mélodies discrètes d’une Europe introuvable à force de revendiquer plusieurs centres, folklores interrompu ensuite par un mouvement de clochettes et une série majestueuse de pizzicatos dérangés.

Progressions difficiles, aussi – souffles en peine contre râles accrocheurs (Part 2) – et puis Balkans réinventés : diphonies chassées par le tumulte (Part 4) ou pièces contemplatives nées d’incantations plus rassurantes (Part 7). Ainsi, différemment et avec naturel, clarinette basse, saxophones et flûtes, auront opposé avec adresse quelques chimères mélodiques à l'imaginaire percussif et lyrique d’une Léandre qui ne faiblit pas (Part 6).

CD: 01/ Part 1 02/ Part 2 03/ Part 3 04/ part 4 05/ Part 5 06/ Part 6 07/ Part 7 >>> Joëlle Léandre, Akosh S. - Kor - 2008 - Leo Records. Distribution Orkhêstra International.

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Joëlle Léandre: The Stone Quartet (DMG/ARC - 2008)

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En 2006, à l’invitation de la Downtown Music Gallery, Joëlle Léandre improvisait sur la scène du Stone de New York ses retrouvailles avec Marilyn Crispell (piano), Roy Campbell (trompette) et Mat Maneri (violon).

Selon différentes combinaisons, la contrebassiste organisa les échanges, inaugurés par le développement en quartette d’une longue pièce d’atmosphère nébuleuse, sur laquelle les interventions se frôlent avant d’emboîter le pas à celles d’un Campbell passé à la flûte, qui commande un orientalisme incapable de résister longtemps aux coups d’un piano emporté.

Deux duos, ensuite : Maneri et Léandre inspirés sur un grand dialogue d’archets, puis Crispell et Campbell économisant leurs moyens, jouant de la paraphrase en accordant toujours leurs points de vue. Déjà convaincante, l’interactivité gagne encore en densité sur la quatrième et dernière partie du disque, qui profite d’un relâchement faisant toute confiance aux grincements d’archets, aux notes projetées et aux répétitions minimalistes d’un final sombre et enchanteur.

CD:  01/ Part 1 02/ Part 2 03/ Part 3 04/ Part 4 >>> Joëlle Léandre, Marilyn Crispell, Roy Campbell, Mat Maneri - The Stone Quartet - 2008 - DMG.

N.B. Joëlle Léandre improvisera aux côtés de Maja Ratkje à Paris, le 12 juin prochain, dans le cadre du festival La voix est libre. Pour revenir aux origines de cette rencontre, aller consulter le site internet de la revue Mouvement.

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