Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution de Sept basses (hors-série #11)

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Sept basses
Hors-série papier #11
100 exemplaires numérotés
7 euros (port compris)

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Steve Dalachinsky, Joëlle Léandre : The Bill Has Been Paid (Dark Tree, 2013)

steve dalachinsky joëlle léandre the bill has been paid le son du grisli

Ça sent la liberté ici. Ça sent la sueur. Ça sent ceux qui ne se ménagent pas. Ça sent les esprits. Ici, il ne peut être question que de liberté et d’évocation-hommage à celles et à ceux qui n’ont cessé de l’illustrer. En quelque sorte, la poésie de l’un (Steve Dalachinsky) n’est rien d’autre qu’une lutte acharnée. Et chez Joëlle Léandre, chaque note n’est rien d’autre que la marque d’une vraie indépendance.

Il faut donc les écouter, ne rien lâcher, ne rien perdre de la liberté qu’ils sont allé débusquer depuis si longtemps. Une liberté si familière pour nous tous. Qu’il doit être bon de découvrir ces mots, ces musiques pour la première fois. Certain(e)s tomberont donc sur ce disque. Et il y a des chances pour qu’ils ne s’en remettent pas. Adoration ou rejet : point d’autre chemin semble-t-il. Quant à nous, nous ne pourrons qu’écrire, encore et encore, que cette liberté-là est inestimable. Essentielle voire vitale.

EN ECOUTE >>> Son of the Sun (After Magic)

Steve Dalachinsky, Joëlle Léandre : The Bill Has Been Paid (Dark Tree / Orkhêstra International)
Enregistrement : 27 mai 2012. Edition : 2013.
CD : 01/ Vocalise (for Jeanne Lee) 02/ Interlude #1 03/ Son of the Sun (After Magic) 04/ Interlude #2 05/ Sweet & Low (Word of Light and Love/The Bill Has Been Paid) 06/ Interlude #3
Luc Bouquet © le son du grisli

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Sudo Quartet : Live at Banlieue Bleue (NoBusiness, 2012)

sudo quartet

S’il démontre que le festival Banlieues Bleues peut encore être pourvoyeur d’instants d’intérêt, ce Live célèbre encore davantage la complicité intacte du duo de cordes Léandre / Zingaro, sublimée par les présences de Sebi Tramontana (troisième larron d’un Chicken Check In Complex jadis enregistré aux Instants Chavirés) et Paul Lovens.

Volatil, le violoniste appelle à lui tous les graves de la contrebasse, les endort sur phrase défaite – la voix de Léandre prend alors le relai – ou entame avec eux un jeu de rapprochement et d’éloignement dont les mouvements profitent de la cohérence du quartette. C’est qu’en arrière-fond, trombone et batterie œuvrent aussi à la prestation haute : litanie improvisée délicate et puissante, voilà pour le souvenir.

EN ECOUTE >>> Sudo 1 >>> Sudo 4

Sudo Quartet : Live at Banlieue Bleue (NoBusiness)
Enregistrement : 25 mars 2011. Edition : 2013.
CD : 01-05/ Sudo 1 – Sudo 5
Guillaume Belhomme © le son du grisli

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Chim Nwabueze : Fenêtre dissimulée (L'Harmattan, 2012)

chim nwabueze fenêtre dissimulée

Chim Nwabueze est joueur de scie (ou lame sonore). Dans son avant-propos à Fenêtre dissimulée – livre-disque –, il écrit : En 2001, j’ai eu une proposition de la Bibliothèque du 12e arrondissement de Paris pour faire un projet autour de la scie : Naissance des Mondes : Voyages de la Scie Musicale. Je ne voulais pas seulement faire une série de concerts. Ainsi, je suggérai, à mes risques et périls, un projet plus global fait d’images, poèmes, installations et rencontres. La première version de Fenêtre dissimulée est née de cette tentative de présenter une vision claire de mon rapport à l’art en général, la scie comme point de ralliement.

Passée la crainte d’avoir entre les mains un recueil-gadget de poèmes et de pensées mêlés, la surprise naît : les mots choisis de Chim Nwabueze – qu’ils nous entretiennent du délicat usage de cette scie à qui les dents ont été arrachées (Une chose à considérer est la virtuosité de la lenteur), dénoncent les habitudes de milieux satisfaits (les lieux dits « alternatifs » deviennent des nids de mafieux déguisés en brebis et de fonctionnaires sans grande marge de manœuvre : pourtant, les artistes de rue et du voyage sont de moins en moins libres, visibles, admissibles, pendant que d’autres se battent, souvent de façon machiavélique, pour enfin, pouvoir entrer dans le cadre d’un tableau municipal) ou composent des confidences-plaidoyers (L’oreille, aussi, veut pêcher / Loin des rivages) – font mouche.

Pour ne pas attendre après les partitions adaptées, Nwabueze a couru les collaborations. Sur le disque, il dialogue notamment avec Joëlle Léandre – avec la contrebassiste, il publia plus tôt Near and Far, concert donné en 2001 aux 7 lézards à Paris –, le percussionniste Tatsuya Nakatani ou la harpiste (de piano) Sylvie Menta. Seul, il insiste sur les performances percussives de son instrument (évidemment couplé sur Doublesaw), expérimente et brade toute virtuosité au profit d’un bizarre autrement saisissant, interroge les effets de l’amplification avec un goût pour les bruits « inconvenants », enfin, glisse quelques phrases sur la lame de fond bruitiste de Fugitive Stillness. Voilà qui attache d'une autre manière le mot à la musique, et conseille et la lecture et l’écoute de Fenêtre dissimulée.

Chim Nwabueze : Fenêtre dissimulée (L’Harmattan)
Edition : 2012.
Livre + CD : 01/ Doublesaw I 02/ Chant libre I 03/ Doublesaw II 04/ Saturn Turning 05/ Poussière d’étoile 06/ - 07/ Thoughtstreams 08/ Green Report 6 (extrait) 09/ A Sudden Shift 10/  Fugitive Stillness 11/ Inner Seas
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

_Chimannonce

Le 14 avril, pour fêter la sortie de Fenêtre dissimulée, Chim Nwabueze improvisera en compagnie de Bobby Few  à l'espace Le Scribe L'Harmattan, Paris.

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Joëlle Léandre : Wols Circus (Galerie Hus, 2012)

joelle léandres wols circus le son du grisli

Les dernières nouvelles données par Joëlle Léandre dataient des suites d’une opération : patte désormais réparée. En attendant le retour sur scène de la contrebassiste, se pencher sur ces travaux composés inspirés des dessins d’Otto Wols. « 12 compositions pour contrebasse d’après 12 gravures de Wols » : voilà le sous-titre de Wols Circus et sa quasi complète explication.

Voir, c’est fermer les yeux, écrivit en son temps le tachiste. Pour avoir bien regardé la douzaine de gravures, Léandre la raconta comme personne le 30 novembre 2011 à la Maison rouge à Paris…  Yeux fermés, la contrebassiste se souvient aussi bien des trajectoires déposées sur le papier que des notes qu’elle accrocha à la partition : microtonale, elle murmure, vibrionne ou laisse venir à elle tous les chants parasites ; d’envergure, elle prend à la gorge un air d’un classique nouveau (Ohr), mélange d’un archet vif des blanches et des noires, donne enfin au fantôme la voix qui lui manquait.

Qui de Wols ou de Léandre a pris possession de l’autre ? Après avoir marié l’urgence de l’improvisation à la folie de son écriture, la contrebassiste crie « assez ! » Le temps que la musique retombe, et voici terminé un enregistrement qui fera – non pas tache mais – date.

Joëlle Léandre : Wols Circus (Galerie Hus / Instant Jazz)
Enregistrement : Edition : 2012.
CD : 01/ Grosse Tache 02/ Grosse Sterntache 03/ Herz 04/ Topographie 05/ Drei Vignetten auf Einem Blatt 06/ Kleiner Fleck 07/ Stadtzentrum 08/ Ohr 09/ Dunkle Stadt 10/ Baumhaftes 11/ Gesicht 12/ Die Stadt-quer
Guillaume Belhomme © le son du grisli

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Lol Coxhill Expéditives

coxhill expéditives

coxhill instant replay

Lol Coxhill : Instant Replay (Nato, 2011)
Lol Coxhill en France, au début des années 1980. L’idée – pour lui comme pour Nato, qui réédite aujourd’hui Instant Replay – d’en profiter. Alors, entendre le soprano fantasque en compagnie de Joëlle Léandre, Christian Rollet, Annick Nozati et Sven-Ake Johansson (notamment le temps d’une relecture théâtrale d’Embraceable You), Louis Sclavis, Raymond Boni, Tony Coe, le Bagad de Kimperlé ou la Chantenaysienne sous la direction d’Yves Rochard (au son de chansons d’enfance). Et puis, avec Jac Berrocal ou Paul Rutherford, un supplément d’âme : la finesse de Coxhill servant une formidable imagination partagée.

coxhill aires de jeux

Erik Satie et autres messieurs : Airs de jeux (Nato, 2011)
Autre réédition Nato et hommage à Erik Satie. Lol Coxhill est de ces « autres messieurs », parmi lesquels on trouve aussi Ulrich Gumpert (qui va de Sarabandes en Gnossiennes avec autant d’application que de liberté), Tony Hymas, Steve Beresford, Dave Holland, Tony Coe, Philipp Wachsmann… La forme des interprétations est diverse, le soprano faisant le pari de tentatives transgenres des plus facétieuses.

coxhill rock

Lol Coxhill, Barre Phillips, JT Bates : The Rock on the Hill (Nato, 2011)
Enregistré au Théâtre Dunois (déplacé) en 2010, The Rock on th Hill donne à entendre Lol Coxhill et Barre Phillips auprès du batteur JT Bates. Le soprano y divague avec allure sans prendre ombrage des reliefs changeants décidés par ses partenaires ou sert avec délicatesse des mélodies qui rappellent le duo Lacy / Waldron de One More Time. Ce sont là de belles pièces improvisées dans l’écoute, l’arrangement sur le vif voire la cohésion instinctive.

coxhill ward

Lol Coxhill, Alex Ward : Old Sight New Sounds (Incus, 2011)
Enregistré en 2010, Old Sight New Sounds est la rencontre d’un Coxhill au soprano agile, subtilement décousu ou rappelant ailleurs les premiers temps du free (Joseph Jarman en tête), et d’Alex Ward à la clarinette. Après s’être cherchés un peu, les vents tissent un parterre de sons disposés en cercles : volubiles.

coxhill poppy

GF Fitz-Gerald, Lol Coxhill : The Poppy-Seed Affair (Reel, 2011)
Un DVD et deux CD font The Poppy-Seed Affair, à ranger sous les noms de GF Fitz-Gerald et Lol Coxhill. Un film burlesque qui accueille dans son champ sonore des solos de guitare en force, des élucubrations de Fitz-Gerald (guitare, cassettes, boucles et field recordings) et surtout un concert enregistré en 1981 par le duo : sans effet désormais, la guitare fait face au soprano : deux fantaisies se toisent sur un heureux moment.

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Vinny Golia : The Ethnic Project (Kadima Collective, 2012)

vinny golia the ethnic project

Pour goûter les rencontres de Vinny Golia avec des contrebassistes – d'Haunting the Spirits Inside Them... (Music & Arts, 1992) à Mythology (Kadima Collective, 2000) en passant par 11 Reasons to Begin (Music & Arts, 1996) –, comment être déçu par The Ethnic Project, qui donne à l’entendre souffler en instruments exotiques (danso, moxeneo, kaval, ganzi, zurla, nokhan, tarogato, hulusi…) aux côtés de Joëlle LéandreLisa Mezzacappa, Barre Phillips et Bertram Turetzky ?

Déstructurations ludiques ou paysages miniatures avec Philipps, batailles prestes ou recherches sonores avec Léandre, délicats pas de deux ou chant de la terre avec Mezzacappa, harmonies rares et opposition féroces avec Turetzky – qui va de coups d’archet saillant en claques magistrales –, voilà les manières qu’a Golia de faire sien l’instrument rare. En conclusion, il joue seul et enregistre sur plusieurs plages des cornemuses écossaises en hommage à Paul Dunmall. De quoi revoir toute définition de l'ethnique.   

Vinny Golia : The Ethnic Project (Kadima Collective)
CD : 01/ Viba2 02/ Vibe6 03/ Vijo1 04/ Vili4 05/ Vibe5 06/ Viba4 07/ Vijo3 08/ Vili5 09/ Viba6 10/ Vili7 11/ Vibe1 12/ Vibe4 13/ Vijo2 14/ Viba5 15/ Bonus Track (dedicated to Paul Dunmall)
Enregistrement : 2011/ Edition : 2011.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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13 miniatures for Albert Ayler (Rogue Art, 2012)

13 miniatures for albert ayler

C’est en plein cœur que l’on doit viser. Là, où précisément, se niche le sensible. En cette matinée du 13 novembre 1966, les civilisés avaient décidé de crucifier le sauvage. Le sauvage se nommait Albert Ayler. La bataille fut rude. Perdue d’avance. « Ça fait quoi, Monsieur Ayler, ces serpents qui sifflent sous votre tête ? » Albert ne répondit jamais. Quatre ans plus tard, un chapiteau chavira et Ayler ne put contenir ses pleurs. La suite est connue. La fin dans l’East River. Beaucoup d’orphelins parmi les sauvages. Les civilisés avaient déjà oublié.

Pour commémorer les quarante ans de la mort d’Ayler, on convoque dix-huit sensibles. Ils sont sensibles et le savent. Ils se nomment : Jean-Jacques Avenel, Jacqueline Caux, Jean-Luc Cappozzo, Steve Dalachinsky, Simon Goubert, Raphaël Imbert, Sylvain Kassap, Joëlle Léandre, Urs Leimgruber, Didier Levallet, Ramon Lopez, Joe McPhee, Evan Parker, Barre Phillips, Michel Portal, Lucia Recio, Christian Rollet, John Tchicai. Ensemble ou en solitaire, ils signent treize miniatures. On est bien obligé d’en écrire quelques mots puisque tel est notre rôle. Donc : certains battent le rappel du free ; un autre se souvient des tambours de Milford ; un autre, plus âgé, refait les 149 kilomètres séparant Saint-Paul-de-Vence de Châteauvallon ; deux amis ennoblissent le frangin disparu puisque jamais le jazz n’ennoblira les frangins (n’est-ce pas Alan Shorter, Lee Young ?) ; l’une et l’autre réitèrent le Love Cry du grand Albert ; l’une gargarise les Spirits d’Ayler. Et un dernier, sans son guitariste d’ami, fait pleurer ses Voices & Dreams. Toutes et tous habitent l’hymne aylérien. En ce soir du 2 décembre 2010, les sensibles se sont reconnus, aimés. Ce disque en apporte quelques précieuses preuves.

13 miniatures for Albert Ayler (Rogue Art / Les Allumés du Jazz)
Enregistrement : 2010. Edition : 2012.
CD : 01 to 13/ Treize miniatures for Albert Ayler
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Joëlle Léandre, Serge Teyssot-Gay : TRANS ( Intervalle Triton, 2012)

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Peut-être est-ce de s’être si bien entendu avec Akosh S. (KOR) qui a poussé Joëlle Léandre à approcher (ou se laisser approcher par) Serge Teyssot-Gay avec qui elle a enregistré, le 7 janvier dernier, ce concert de trois quarts d’heure pour le propre label du guitariste : Intervalle Triton.

Passé le temps des politesses, la contrebasse et la guitare, qui viennent d’horizons pourtant différents, se trouvent bien des points communs. Teyssot-Gay joue les décorateurs et Léandre improvise en réagissant aux vibrations, Léandre engage la conversation sur le terrain du folklore sans attaches, Teyssot-Gay et Léandre unissent de longues spirales, l’un maîtrisant les larsens, l’autre faisant son affaire des harmoniques.

Au plus fort de la rencontre (qui ne compte quasiment pas de flottements), le duo peut trouver ses idées dans la réduction de phrases autant que dans le crescendo sans limite (la quatrième plage du CD en donne le meilleur exemple quand Léandre y va de son langage de réprimandes et de bouts de phrases rapiécées avec une énergie que ne cesse de titiller le médiator). A tel point que le dernier titre peut nous laisser sur notre faim : on aurait aimé que cette ode aux basses sauvages dure au moins deux fois plus longtemps. Pour s’en consoler, reste à réécouter le disque !

Joëlle Léandre, Serge Teyssot-Gay : TRANS (Intervalle Triton / L’autre distribution)
Enregistrement : 7 janvier 2012. Edition : 2012.
CD : 01/ 7.25 02/ 6.44 03/ 7.07 04/ 7.42 05/ 4.29 06/ 10.11 07/ 2.54
Pierre Cécile © Le son du grisli

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MMM Quartet : Live at the Metz' Arsenal (Leo, 2012)

mmm quartet metz arsenal

La mise en relation fut de courte durée, les questions de timidité ayant été résolues depuis longtemps. Néanmoins, s’espère, s’attend et se guette l’élément déclencheur ; celui qui, fugace et vite oublié par toute (Joëlle Léandre) et tous (Fred Frith, Alvin Curran, Urs Leimgruber) ouvrira le chemin. Le piano jouera ce rôle. Mais ceci est sans importance.

Maintenant, l’improvisation avance, trouve son territoire. Des electronics généreux brouillent le cercle, empêchent que s’ouvrent les espaces. Mais de lutte, il n’y aura point : lentement, une harmonie se trouve, se déploie. Il y aura une lenteur entretenue, des cordes raclées, des souffles volés et plus jamais les lignes ne seront encombrées. Au fil des minutes, chacun va gagner en autonomie et, ainsi, enrichir le collectif. Et faire de cette improvisation un moment rare et précieux.

EN ECOUTE >>> Live at the Metz' Arsenal (extrait)

MMM Quartet : Live at the Metz' Arsenal (Leo Records / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2009. Edition : 2012.
CD: 01/ Part One 02/ Part Two
Luc Bouquet © Le son du grisli

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