Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Jeffrey Hayden Shurdut : Imaginary Control Systems (JaZt Tapes, 2011)

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Oublier la médiocre prise de son de cet enregistrement (c’est le lot de toute la série JaZt Tapes) ne demande pas trop de difficultés tant la musique proposée ici possède suffisamment d’intérêt et d’atouts pour que l’oreille n’en retienne que l’essentiel. L’essentiel se joue en cette journée de juin 2007 : Jeffrey Hayden Shurdut (piano et synthétiseur), Luther Thomas (saxophone alto) et Lukas Ligeti (batterie) improvisent. Un appareil enregistreur, sans doute miniature, capte les improvisations du trio.

Le pianiste propose des pistes harmoniques. Le saxophoniste hausse le ton et regroupe ses multi-zébrures. Le batteur n’arrive pas toujours à canaliser ses frappes sèches. Ici, on ne fait que bifurquer, changer de direction. On propose, on accepte ou on rejette. Le trio est dans l’errance, dans l’irrésolu, dans l’aléatoire. On change de piste. On passe d’un clair-obscur (Science) au plus tonitruant des séismes (Love). On invente d’improbables mélodies ou on en emprunte de très vieilles. Et surtout : on ne s’interdit rien. Ne rien s’interdire : possible définition de l’essentiel ?

Jeffrey Hayden Shurdut : Imaginary Control Systems (JaZt Tapes)
Enregistrement : 2007. Edition : 2011.
CD : 01/ Religion 02/ Science 03/ Love
Luc Bouquet © Le son du grisli

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