Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

Inscription à la newsletter du son du grisli
suivre le son du grisli Fil RSS au grisli clandestin Contact

Quinzaine Agitée : Chants de FranceA la question : Harutaka MochizukiEn librairie : Ci-gît d'Antonin Artaud et Nurse With Wound
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Joe McPhee : Ibsen’s Ghosts (Not Two, 2011)

joe mcphee ibsen s ghost

Enregistrées le 21 février 2009 au Victoria Theater d’Oslo, cinq improvisations en appellent aux fantômes d’Ibsen : elles sont l’œuvre d’un quartette que forment Joe McPhee, Jeb Bishop, Ingebrigt Haker-Flaten et Michael Zerang.

Au ténor – et rien qu’au ténor –, McPhee invite ses partenaires à suivre son inspiration, qui le mène de mélodies lasses en fuites improvisées : là, les oppositions peuvent aboutir sur la coalition d’une boucle de trombone et d’un solo piqué de saxophone (deuxième improvisation) ; ailleurs, l’archet, brillant, peut recueillir les désillusions expérimentales (débuts de la troisième improvisation, qui gonflera sous les effets d’une exhortation commune) et la batterie renvoyer sèchement telle intervention (troisième improvisation).

Rapprochés par des intérêts communs défendus auprès de Vandermark ou Brötzmann, McPhee et ses partenaires réussissent où d’autres peinent : inventer sur l’instant des formes qui épousent leur vaillance.  

Joe McPhee : Ibsen’s Ghosts (Not Two / Instant Jazz)
Enregistrement : 21 février 2009. Edition : 2011.
CD : 01-05/ Improvisation #1 - Improvisation #5
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]

Keefe Jackson : Seeing You See (Clean Feed, 2010)

seeingrisli

Toujours chez Keefe Jackson ces petits appels-apports ayleriens qui ne sont pas pour rien dans la réussite de cet enregistrement. Certes, des petites choses, pas nécessairement audibles pour un non-initié, mais démontrant l’implication d’un musicien en recherche d’un ailleurs à (re)conquérir. A cet égard, Seeing You See ne me fera pas mentir.

Alors que Jeb Bishop semblait avoir pris le dessus sur son compagnon, Jackson se fend d’un solo électrique, évitant tout appui, tant rythmique qu’harmonique. Prise de risque que s’autorise un saxophoniste (clarinettiste crépusculaire sur Eff-Time, Since Then & Close) soucieux de ne plus jamais reproduire les phrasés d’école.

Il peut, ici, dans ce strict cadre (bop ouvert, free extensible), compter sur la maîtrise absolue de ses partenaires (Jeb Bishop, Jason Roebke, Noritaka Tanaka) de la windy city. Le pourra-t-il si l’aventure se précise plus périphérique, plus éclatée comme le suggère l’inaccompli Since Then ? A suivre donc…

Keefe Jackson : Seeing You See (Clean Feed / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2008. Edition : 2010.
CD : 01/Maker 02/ If You Were 03/ Put My Finger on It 04/ How-a-Low 05/ Eff-Time 06/ Seeing You See 07/ Turns to Every Thing 08/ Since Then 09/ Word Made Fresh 10/ Close
Luc Bouquet © Le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]

Dave Rempis, The Engines, Vandermark 5, Resonance

rempislitives

rempis475The Rempis Percussion Quartet : Montreal Parade (482 Music, 2011)
En janvier 2010, The Rempis Percussion Quartet enregistrait en studio ce Montreal Parade. Accueillant le contrebassiste Ingebrigt Håker Flaten, Dave Rempis (alto, ténor, baryton) et sa paire de batteurs (Tim Daisy et Frank Rosaly) redonnaient des preuves d'invention commune sur d'autres structures roulantes : This Is Not a Tango et If You Were a Waffle and I Were a Bee. Ici, le saxophoniste dépose des notes longues pour amortir les chocs nombreux ; là, en esquive d'autres, les maîtrise à force d'introspections puis fête la réconciliation au son d'une conclusion furieuse. [sortie : 22 mars]

engines75The Engines : Wire and Brass (Okka Disk, 2010)
Suite des aventures mécaniques de Dave Rempis, Jeb Bishop (trombone), Nate McBride (contrebasse) et Tim Daisy (batterie), Wire and Brass délivre deux autres compositions du saxophoniste et puis trois signées McBride ou Daisy. Tandis que ces dernières (Trouble Distribution, Next Question, Red Cage) taillent en pointes tous reliefs, les compositions de Rempis (Four Fleet of Slush, Free Range) distribuent les solos pour mieux s'en nourrir. Exhubérant partout, l'alto peut rappeler celui d'Ornette Coleman des origines ou progresser en roue libre davantage encore – déstabilisant alors à coups d'inventions brutes le swing léger qui inspire depuis toujours The Engines.

v575The Vandermark 5 : The Horse Jumps and The Ship Is Gone (Not Two, 2010)
Sous le titre The Horse Jumps and The Ship Is Gone, deux disques reviennent sur autant de soirées de concerts donnés à Chicago en juin 2009 par un Vandermark 5 passé à sept pour avoir intégré le trompettiste Magnus Broo et le pianiste Havard Milk. Alternant grandes plages de musique climatique et écarts fiévreux, le groupe parvient à faire preuve de cohésion (sur Cadmium Orange, par exemple) si le piano de Milk ne le lui interdit pas pour pêcher par excès de facilité voire de convention. Rempis à l'alto et au baryton (New Weather) ne cesse, lui, de redire son entente avec Ken Vandermark.

resonance75Resonance : Kafka in Flight (Not Two, 2011)
Enregistré à Gdansk à l’automne 2009, The Resonance Ensemble traitait trois pièces de son meneur, Ken Vandermark. En élément assuré d’une formation d’exception – autres présences affichées dans l’ordre alphabétique : Magnus Broo, Tim Daisy, Per-Ake Holmlander, Steve Swell, Mark Tokar, Mikolaj Trzaska, Michael Zerang et Waclaw Zimpel –, Rempis servait au ténor et à l’alto une pièce de swing aux envies déconstruites (The Pier), un air pour brass band en patiente décomposition (Rope) et une composition hybride aux prises de becs hallucinés (Coal Marker). Suite logique et autre gage de qualité estampillée Resonance, dont le titre est Kafka in Flight

Commentaires [0] - Permalien [#]

Exploding Star Orchestra : Stars Have Shapes (Delmark, 2010)

starsli

Le groupe s’est pourtant déjà montré inspiré – auprès de Bill Dixon notamment – et compte même d’éminents musiciens – voire de remarquables tels Matt Bauder (saxophones, clarinettes), Jeb Bishop (trombone), Nicole Mitchell (flûte) ou Jason Stein (clarinette basse) –, les preuves ne suffisent pas : l’Exploding Star Orchestra de Rob Mazurek peine à convaincre sur Stars Have Shapes.

Parce qu’il investit d'abord ce champ d’ « Impressions » défriché jadis jusqu'à l'assèchement par Alice Coltrane et se contente de s’y promener seulement. En sus, s'il prend de l’ampleur, le développement d’Ascension Ghost Impression #2 n’en gagne jamais en présence, gangréné par ses façons naïves. Plus frontal, ChromoRocker donne le change un moment (le cornettiste renouant là avec un jazz frontal) mais un moment seulement pour sacrifier aux codes institués dès l'ouverture : ceux d’un jazz à l’œcuménisme factice.

Ainsi, la règle continue à faire des siennes : sur une nouvelle évocation d’Alice Coltrane parmi des bribes d’Herbie Hancock période Head Hunters (Three Blocks of Light) ou sur un dernier titre d’une évanescence tellement achevée que le voici s'évaporant bientôt. Souvent, Rob Mazurek convainc pour décevoir ensuite. Suffit d’attendre le prochain.

Exploding Star Orchestra : Stars Have Shapes (Delmark)
Edition : 2010.
CD : 01/ Ascension Ghost Impression #2 02/ ChromoRocker 03/ Three Blocks of Light 04/ Impression
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]

Jorrit Dijkstra : Pillow Circles (Clean Feed, 2010)

pillowgrisli

Jorrit Dijkstra appartient à cette tribu de musiciens qui ne peuvent réduire leur musique à une seule sphère. Ainsi, après l’épisode chicagoan des Flatlands Collective (Jeb Bishop, Jason Roebke et Frank Rosaly poursuivent ici l’aventure), Pillow Circle confirme le désir qu’a le saxophoniste néerlandais d’instruire jazz, improvisation et musique contemporaine (et nouveauté : le rock avec un hommage au groupe Radiohead).

Mais là, où précédemment tout semblait délimité et à la limite du cadenassé, le présent CD prend le parti de faire s’enchâsser et se croiser les cellules. Ainsi, telle pièce débutée en improvisation libre trouvera-t-elle son salut dans une composition à tiroir(s) où s’aventurent de swinguant riffs de cuivres avant dislocation et transformation de la matière jazz en une masse bruitiste et saturante.

Hors des tournis et des zappings faciles, ne se gênant pas d’ouvrir large le spectre des contraires (montées ici, resserrements là), Jorrit Dijkstra, Tony Malaby, Jeb Bishop, Oene Van Geel, Paul Pallesen, Raphael Vanoli, Jason Roebke et Frank Rosaly réussissent là où d’autres ont échoué, à savoir réunifier avec fluidité quelques-uns des possibles de la musique d’aujourd’hui. A suivre donc…

Jorrit Dijkstra : Pillow Circles (Clean Feed / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2009. Edition : 2010 
CD : 01/ Pillow Circle 34 02/ Pillow Circle 41 03/ Pillow Circle 18 04/ Pillow Circle 55 05/ Pillow Circle 65 06/ Pillow Circle 88 07/ Pillow Circle 19 08/ Pillow Circle 10 09/ Pillow Circle 23
Luc Bouquet © Le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]

Lucky 7s : Pluto Junkyard (Clean Feed, 2009)

luckygrisl7

De la rencontre entre des musiciens de Chicago et de la Nouvelle Orléans résulte la musique jouée par le groupe Lucky 7s. Les chicagoans (Josh Berman au cornet, Keefe Jackson au sax ténor, Jeb Bishop au trombone) empruntent les sentiers défrichés par le saxophoniste Ken Vandermark quand les orléanais (Jeff Albert au trombone, Quin Kirchner à la batterie, Matthew Golombisky à la contrebasse) prolongent l’art du batteur Ed Blackwell.

Les mélodies sont ici amplement développées, tout en sinuosité et sophistication, et les compositions, empruntes d’une certaine abstraction, se détournent des schémas classiques (thème – improvisation – thème) pour proposer des suites de mouvements distincts, aux ambiances changeantes (Afterwards). Et les changements sont tels que l’on peut vite se retrouver sur les terres du rock indépendant (The Dan Hang). Mais cette approche contemporaine et toute chicagoane se mêle joyeusement au swing pulsé par la rythmique de nos orléanais, encore ébouriffés par le vent mauvais de Katrina.

La conciliation de ces deux univers semble être incarnée par le vibraphone de Jason Adasiewicz (remarquable comme toujours), dont les notes assurent tantôt l’harmonie et le rythme, tantôt les échappées belles en des terrains plus incertains. On pourrait dire que la musique des Lucky 7s est cinématographique, dans le sens où elle développe d’amples mouvements, comme l’on cadre de grands espaces, et resserre parfois sa focale pour faire surgir des personnalités en des soli effrénés, perturbant l’apparent calme offert par des musiciens quelques secondes auparavant à l’unisson. Mais, au final, le collectif prime finalement sur les individus (ici, la notion de leader est rejetée) et la joie de jouer ensemble déborde du début à la fin de ce disque.


Lucky 7s, Ash (Live at The Hungry Brain, Chicago). Courtesy of Lucky 7s.

Lucky 7s : Pluto Junkyard (Clean Feed / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2007. Edition : 2009.
CD : 1/ #6  2/ Pluto Junkyard  3/ Ash  4/ Cultural Baggage  5/ Future Dog  6/ Jaki’s Walk  7/ Afterwards  8/ The Dan Hang  9/ Sunny’s Bounce
Pierre Lemarchand © Le son du grisli

Commentaires [1] - Permalien [#]

Atomic, School Days: DISTIL (Okka Disk - 2008)

AtomicGrisli

Une autre fois, Atomic rencontrait School Days – Green Mill, Chicago, en 2006. DISTIL, ouvert d'abord aux sons d'un post-bop croulant sous les interventions trop démonstratives du vibraphoniste Kjell Nordeson, mais rattrapé bientôt avec application par Paal Nilssen-Love, qui impose de lents et denses développements rythmiques approuvés par le pianiste Hävard Wiik puis gonflé des charges de soul intempestives commandées par Ken Vandermark, Jeb Bishop et Magnus Broo.

Irrémédiablement, d'autres encombrements convulsifs (Visitors) et un jazz made in Chicago imposé aux Scandinaves (Dark Easter) : entre swing et déconstructions, polymorphe, l'association trouve une suite bravache à lui aller (Andersonville) avant d'investir le champ d'un lyrisme avide de montées en puissance (saxophone baryton de Vandermark et clarinette basse de Fredrik Ljungkvist) et de redescentes accordées, fait désormais habituel terrain d'entente.

CD1: 01/ Deadline 02/ Irrational Ceremony 03/ Visitors 04/ Dark Easter – CD2: 01/ Andersonville 02/ Fort Funston 03/ Closing Stages 04/ Ghosts and Spirits 05/ Bunuel at the Cocktail >>> Atomic, School Days - DISTIL - 2008 - Okka Disk. Distribution Improjazz.

Commentaires [0] - Permalien [#]

Jeb Bishop: Tiebreaker (Not Two - 2008)

bishopsli

Remarqué souvent pour ses interventions au sein du Vandermark 5 ou du Peter Brötzmann Chicago Tentet, le tromboniste Jeb Bishop s’essayait récemment, et sous son propre nom, à l’art du trio.

Auprès du contrebassiste Jason Roebke et du batteur Harris Eisenstadt, enregistrait à Cracovie ce Tiebraker, disque élaboré autour d’une suite de compositions longue de quarante minutes installée en deuxième plage : Jacket Weather / Double Dog / How Are You Dear / Northstar partie au son d’un mélange de swing et de cool amenés l’un et l’autre à perdre de leur influence sous l’effet des solos distribués et de quelques silences interdisant tout développement frénétique.

Les trois autres plages, de retenir des preuves de préoccupations différentes : conséquence de gestes changeants sur l’allure d’une phrase répétée sur Round Two, combinaison de facilité mélodique et de déconstructions frontales sur Mastetaker, ou interrogation d’un présent à aller au bop sur Piggly Wiggly. A chaque fois perspicace.

CD: 01/ Round Two 02/ Jacket Weather / Double Dog / How Are You Dear / Northstar 03/ Mastetaker 04/ Piggly Wiggly >>> Jeb Bishop, Jason Roebke, Harris Eisenstadt - Tiebraker - 2008 - Not Two Records.

Commentaires [0] - Permalien [#]

Keefe Jackson's Project Project: Just Like This (Delmark - 2008)

KJacksonGrisli

Réunissant onze musiciens (dont les Vandermarquables Jeb Bishop et Dave Rempis) auprès du saxophoniste Keefe Jackson, Project Project redit avec Just Like This les préoccupations – déjà remarquées sur Ready Everyday – de son leader : revenir aux origines du jazz afin de lui révéler quel sera son avenir.

Cuivres en avant, l’orchestre dresse ainsi un hommage au swing, régénéré soudain par quelques gestes neufs – clarinettes de Jason Stein sur Dragon Fly et de James Falzone sur Just Like This (ici, la tradition trop appuyée quand même) –, ou immisce un peu de free sur un développement alangui – le ténor de Jackson et la batterie de Frank Rosaly, pour beaucoup dans la réussite de Which Well.

Quelques digressions déconstruites, ici ou là, ne cachent jamais longtemps le lyrisme menant partout l’ensemble : sur Titled, plus qu’ailleurs encore, où il est imposé crescendo après que les musiciens auront haché une à une leurs interventions ; sur Wind-Up Toy, moins habilement, composition qui conclut, dans un souffle, un enregistrement souvent pertinent.

CD: 01/ Dragon Fly 02/ Grass Is Greener 03/ Titled 04/ Just Like This 05/ Which Well 06/ Wind-Up Toy

Keefe Jackson ‘s Project Project - Just Like This - 2008 - Delmark. Distribution Socadisc.

Commentaires [0] - Permalien [#]

The Vandermark 5: Free Jazz Classics 3 & 4 (Atavistic - 2006)

fjsli34

Sur les deux premiers volumes de Free Jazz Classics, le quintette de Ken Vandermark s’était attaqué à l’interprétation de standards composés par les grandes figures du genre (Taylor, McPhee, Coleman, Wright). Poursuivant son étude, le groupe choisit cette fois de changer de méthode, et d’aborder plus en détail le répertoire de Sonny Rollins (le volume 3) et de Roland Kirk (le volume 4).

Profitant des contrastes des compositions de Rollins, The Vandermark 5 interprète sans accrocs The Bridge, hard bop n’en finissant pas d’alterner les rythmes, ou John S., dont on brise l’ossature, pour la reconstruire ensuite sous la conduite d’une précipitation hardie. Toujours infaillible, la section rythmique assure le jeu des solistes : sur Freedom Suite. Pt. 2 ou East Broadway Rundown, swing efficace qui rappelle le World Saxophone Quartet avant de virer au free expéditif.

Encore plus baroque, l’investissement des musiciens sur les compositions de Kirk. Inaugurée par la marche éléphantesque The Black and Crazy Blues, la sélection propose aussi une reprise de Silverization et Volunteered Slavery, qui permet aux musiciens de mettre la main sur les habituelles funk et soul qu’ils aiment instiller à leur jazz. En plus du swing imposé par l’auteur des thèmes, rendu à merveille par le trombone de Bishop sur Rip, Rig and Panic Suite ou par l’ensemble des vents - à l’unisson ou usant des harmoniques – sur The Free King Suite.

Actualisant le geste d’Archie Shepp enregistrant Four for Trane, le déviant vers Rollins et Kirk, Ken Vandermark poursuit avec la même aisance son précis d’histoire du jazz moderne. Tout en lui insufflant, l’air de rien, un goût d’inédit qui œuvre à la nouveauté du genre.

CD1: 01/ The Bridge 02/ Strode Rode 03/ Freedom Suite. Pt. 2 04/ John S. 05/ East Broadway Rundown 06/ Alfie Suite - CD2: 01/ The Black and Crazy Blues 02/ The Free Kings Suite 03/ Inflated Tear 04/ Rip, Rig and Panic Suite 05/ Silverization / Volunteered Slavery

The Vandermark 5 - Free Jazz Classics 3 & 4 - 2006 - Atavistic. Distribution Orkhêstra International.

Commentaires [0] - Permalien [#]

>