Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Christine Mannaz-Dénarié : Viridité (Dysmusie, 2014) / La Morte Young : When Angels Speak of Love (Death Carnival, 2014)

christine mannaz-dénarié viridité

Le 12 juin 2010, de 12H à 17H, onze musiciens du projet No Undo faisaient sonner (et résonner) une construction de Le Corbusier, l’église Saint-Pierre de Firminy. Livrons d’abord le nom des préposés à l’office : Jérome Noetinger, Christian Malfray, Jean-François Minjard, Jérome Montagne, Pierre Faure, Mathias Forge, Hervé Boghossian, Bruno Capelle, Nicolas Dick, Hervé Durand, Jean-François Plomb. Or il manquait un douzième apôtre…

Si mes connaissances en prénoms sont exactes, celui-ci sera femme : Christine Mannaz-Dénarié. C’est à elle qu'on a confié les enregistrements de la performance pour en faire deux compositions de musique électroacoustique : L’astrolabe et Le songe de Sisyphe. Un devoir de mémoire autant qu’un exercice de re-spatialisation (sur vinyle) de la performance du 12 juin, qui avait déjà été transformée sur place (si j’ai tout bien compris).

Pour faire référence à la mythologie (face B) ou construire la sienne (face A), Mannaz-Dénarié met tout ce petit monde dans une capsule, direction : voûte céleste. Le véhicule accélère, tourne, troue des champs magnétiques, et c’est sous forme de poudre que les musiciens se rappellent à notre bon souvenir. Lyophilisée, la performance fait penser à certains travaux de Xenakis ou à des chimères de Pierre Henry. Une préférence, quand même, pour la deuxième face (c’est que les guitares y prennent plus de place, et « modernisent » un peu le tout).

Christine Mannaz-Dénarié : Viridité (Dysmusie / Metamkine)
Enregistrement : 2010. Edition : 2014.
LP : A/ L’astrolabe B/ Le songe de Sisyphe
Pierre Cécile © Le son du grisli

la morte young when angels speak of love

Comme un Faure et un Malfray peuvent en cacher deux autres (et même, coïncidence ?, les mêmes !), changeons de genre avec La Morte Young. Moi qui ne crois ni aux anges ni à l’amour (triste fin de jeunesse), me voilà bien pour parler de When Angels Speak of Love. Heureusement, après le noiramour de Whisper of Dharma 3 j’ai bien cru apercevoir la queue du diable dans ce slow déguisé où les guitares plombées jouent au loup avec une enfant qui chante son effroi dans un mégaphone. Et croyez-moi, la queue du diable, ce n’est pas rien : titillée du bout du médiator et excitée par sa proie, le coup est parti tout seul : pan, dans l’ange !

La Morte Young : Whisper of Dharma 3 / When Angels Speak of Love (Death Carnival)
Edition : 2014.
Mini CD : 01/ Whisper of Dharma 3 02/ When Angel Speaks of Love
Pierre Cécile © Le son du grisli

le son du grisli

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