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Irene Kurka : Hildegard von Bingen : John Cage (Edition Wandelweiser, 2012)

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Quand on se rend compte qu'une idée est bonne, on se demande quelquefois si l'on aurait pu l'avoir. C’est ce qui m'est arrivé en écoutant cet enregistrement de la soprano Irene Kurka. Associer la voix profonde d’Hildegard von Bingen et le chant intérieur de John Cage (ou vice-versa), quelle belle idée, n'est-ce pas ?

Et c’est Irene Kurka elle-même qui semble l'avoir eu. Elle qui interprète neuf fois Hildegard et elle qui donne sa version de Sonnekus² (en neuf temps que Je te veux de Satie inspira à Cage). Elle qui mélange, enfin, les dix-huit pièces déjà chantées. Elle qui fait se confondre l’attachement à la foi et le détachement envers toutes choses, le latin et l'élévation qu'il encourage et l'anglais pressé et sa fuite en avant, le sens des mots et le non-sens de leur expression, etc. Elle : Irene Kurka. Qui ressucite une langue morte et cristallise notre modernité. C'est elle, qui a eu l'idée.

Irene Kurka : Hildegard von Bingen : John Cage (Wandelweiser)
Enregistrement : 22 juin 2011. Edition : 2012.
CD : 01-09/ Hildegard von Bingen 10-10/ John Cage : Sonnekus² 19-36/ Hildegard von Bingen, John Cage
Héctor Cabrero © Le son du grisli

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