Le son du grisli

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Fursaxa : Mycorrhizae Realm (ATP, 2010)

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Au fil de sa discographie, étalée depuis 1999 sur six albums, la folk music de Tara Burke n’a eu de cesse de développer ses oripeaux psychédéliques et tourmentés, en témoignent les envolées pratiquement mystiques de l’album Lepidoptera, échappé dans de mystérieux contreforts appalachiens d’où émergent des lutins vaudous fans de Diane Cluck. Cinq années et quelques albums plus tard, la très belle démarche acidifiée de Fursaxa s’échappe de son enregistreur quatre pistes pour trouver refuge dans un vrai studio professionnel.

Débutant par un drone liturgique embaumé de sons des Appalaches, Mycorrhizae Realm s’imbrique intensément dans une galaxie réverbérée où s’invitent Christina Carter, Josephine Foster et Marissa Nadler. Très fortement imbibée d’un psychotropisme en clair (très) obscur, les sept odes lunaires de l’album débusquent un horizon crépusculaire aux grands espaces. Un vent new americana où s’engouffrent des airs de multiples instruments acoustiques (la guitare de Greg Weeks, le violoncelle de Helena Espvall, entre autres glockenspiel ou flûte) soufflant sur les braises refroidies d’une ode à la nature. Belle et acerbe, comme peuvent l’être les déplacements aléatoires des masses d’air allant et venant.

Fursaxa : Mycorrhizae Realm (ATP Recordings)
Edition : 2010.
CD : 01/ Lunaria Exits The Blue Lodge 02/ Poplar Moon 03/ Celosia 04/ Well Of Tuhala 05/ Sunhead Bowed 06/ Charlote 07/ Ode To Goliards
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Fursaxa : Alone in the Dark Wood (ATP, 2007)

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Sous le nom de Fursaxa, Tara Burke, fleurs dans les cheveux et sur robe longue, signe cette année Alone in the Dark Wood, sixième album témoin d’une quête musicale inaugurée en 1999 et saluée, entre autres, par Thurston Moore ou Acid Mothers Temple.

Pour ce faire, elle aura dû arrêter de mâcher des herbes longues comme le bras pour s’emparer de diverses sortes de guitare, flûtes et percussions, et défendre un univers le plus souvent éthéré, folk personnel soumis aux illusions nomades et aux hallucinations provoquées par la faim que connaît celui qui s’entiche d’une alimentation essentiellement basée sur la racine.

Alors, les frêles vocalises s’installent sur un bourdon inquiet (Lunaria Enters The Blue Lodge, Black Haw), une guitare désaccordée se charge comme elle peut de la rengaine que répète Alone In The Dark Wood, des imprécations de suppliques lointaines traînent leur Américaine jusqu’aux rivages de l’Inde (In The Hollow Mink Shoal, The Bells of Capistrano). Provoquant  la rencontre en forêt de News From Babel et de Stephen Micus, Fursaxa réalise dans les airs ce que Castanets avait réussi à faire au sol, soit : construire un album singulier aux marges d’une scène néo-folk insipide.

Fursaxa : Alone in the Dark Wood (ATP Recordings)
Edition : 2007.
CD : 01/ Intro 02/ Lunaria Enters The Blue Lodge 03/ The Bells Of Capistrano 04/ Drinking Wine In Yarrow 05/ Black Haw 06/ Clè Elum 07/ Alone In The Dark Wood 08/ Nawne Ye 09/ Sheds Her Skin 10/ In The Hollow Mink Shoal 11/ Rattling The Calabash 12/ Birds Inspire Epic Bards 13/ Of Tubal Cain
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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