Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Peter Brötzmann Graphic WorksAu rapport : Rock In Opposition XParution : Du piano-épave de Ross Bolleter
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Sleaze Art : Infra (Bocian, 2015)

sleaze art infra

Une photo dit assez bien ce qu’on trouve en Infra : des instruments électriques à cordes épaisses tenus à la verticale ou à plat et reliés à combien de machines disposées sur une table. Si l’on redoute la friction des archets et des câbles, il faudra éviter de croiser la route du Sleaze Art de Kasper T. Toeplitz.

C’est à la fois une expérience et une procession : combien d’oscillations à mettre au compte de Toeplitz et des trois autres bassistes (Eryck Abecassis, Frédérick Galiay et JB Hanak) qui, ici – les membres du Sleaze Art semblent changer –, l’accompagnent ? Au son de tremblements, de crépitements, d’orages qui persistent et d’éclairs qui signent : derrière tout ça, c’est le passage d’un vaisseau qui fend l’air et après lequel on peut entendre ce même air se recomposer, cracher à son tour quelques morceaux de bruit, et puis disparaître. Et l’Infra révélé est forcément un Infra à entendre. 


Sleaze Art : Infra (Bocian / Metamkine)
Edition : 2015.
CD : 01/ Infra
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

kasper 100

Fin janvier, Kasper Toeplitz donnera quelques concerts en France : seul à Lille le 23 à l’occasion du festival 340 m/s & en compagnie d’Anna Zaradny à Alfortville les 25, 26 et 27, et Reims les 30 et 31.

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Frederick Galiay : Missing Time (Inversus Doxa, 2013)

frederick galiay missing time

Il faut savoir, de temps en temps, se laisser prendre au piège par un jeu qui déroute. Le tout est de le savoir et, le sachant, me voilà avec aux oreilles la musique de Frederick Galiay et sous les yeux des explications : une basse électrique posée à terre, sur laquelle Galiay jette des objets, reliée à deux amplis, un ordinateur, plus des gongs et de temps en temps les saxophones de Sylvain Cathala.

La chute des objets provoque évidemment des tonnerres qui accouchent par magie ou presque d'une structure complexe (c’est une voie ferrée pour wagon-lit ou d’immenses champs de bataille où seuls des sons vivent encore). Bref, on verrait bien la chose, en plus de l'écouter... Dommage quand même que Galiay vocalise ou que son électronique déborde un peu sur le noir par moment. Il aurait pu en rester à nos premières (et excellentes) impressions…

Frederick Galiay : Missing Time (Inversus Doxa)
Edition : 2013.
CD : 01/ Part I  Bönpo Ouverture/Capture 02/ Part II  Electric Sun/Manipulations 03/ Part III Strates/Exposure 04/ Part IV Magnetic Sleep/Machine room 05/ Part V  Black Out/Space Journey 06/ Part VI Théophanie 07/ Part VII Break Point/Retour 08/ Part VIII Bönpo Clôture/Marks
Pierre Cécile © Le son du grisli

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