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Bérangère Maximin : No One is an Island (Sub Rosa, 2012)

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Je ne sais si on comprendra où veut en venir Bérangère Maximin en écoutant No One Is An Island. Il y a quelques années, j’avais, moi, déjà eu du mal à saisir l’idée de Tant que les heures passent  (Tzadik). Expérimental ? Illustration ? Folk bizarroïde ? Rien de transfigurant en tout cas.

Si No One Is An Island change un peu la donne c’est qu’on y croise des invités tels que Christian Fennesz, Richard Pinhas, Frederic Oberland et Rhys Chatham. Avec eux, Maximin remet parfois le couvert d’une musique électroacoustique légère diront les uns, simpliste diront les autres (avec Fennesz, elle se contente par exemple de contrefaire du Fennesz sur Bicéphale Ballade). D’autres fois, c’est plus abouti : avec Pinhas, elle signe un magnétique Carnaval Cannibale foutraque et répétitif, avec Chatham elle marrie sa légèreté avec la rudesse d’une trompette, et avec Fennesz une seconde fois sur Knitting in the Air elle prend, à la voix, des poses à la Kim Gordon qui ne choquent pas l’oreille.

Si bien qu’à la fin, on sent encore des hésitations chez Bérangère Maximin, mais on ne peut que constater que ses propositions s’affinent. Et lui adresser tous nos encouragements.

EN ECOUTE >>> No One is an Island

Bérangère Maximin : No One Is An Island (Sub Rosa)
Edition : 2012.
CD / LP : 01/ How Warm Is Our Love 02/ Un Jour, Mes Restes Au Soleil 03/ Knitting In The Air 04/ Carnaval Cannibale 05/ Bicéphale Ballade 06/ Where The Skin Meets The Bone
Pierre Cécile © Le son du grisli

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