Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Return of The New Thing: Alchemy (Not Two - 2008)

Returnofthegrisli

A l’Alchemia de Cracovie, Return of the New Thing donnait en 2007 un grand exposé d’improvisation sombre, qui, une fois mis en boîte, vient grossir la singulière discographie du groupe.

Du mouvement lent de graves turbulences, le quartette repart donc, pour amasser interventions concentrées et sautes d’humeur revigorantes – Jean-Luc Guionnet passant de propositions timides en expressionnisme agité, Dan Warburton tirant au piano profit d’arpèges avant de distribuer une série de notes turbulentes – sur la première plage, puis traîner davantage sur la deuxième, pan d’intensité charriée par vagues successives soumises à peine à l’influence d’accentuations soudaines : rauques de l’alto contre insistance d’un violon.

En guise de conclusion, le contrebassiste François Fuchs et le batteur Edward Perraud installent un discours plus normé – swing soutenu mais en perpétuelle dérive –, qui complète l’approche musicale de Return of the New Thing, partie de l’influence de Coltrane et patiemment diluée.

CD: 01/ 29’09’’ 02/ 24’41’’ 03/ 17’22’’ >>> Return of the New Thing - Alchemy - 2008 - Not Two. Import.

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Return of the New Thing: Crescendo (Not Two - 2005)

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(Em)Porté par le saxophoniste Jean-Luc Guionnet et le violoniste et pianiste Dan Warburton, Return of the New Thing adressait en 2005, avec Crescendo, un hommage créatif aux figures anciennes de la Nouvelle Chose.

Lentement ouverte, 35’31 combine ensuite un free chargé sur lequel Guionnet et Warburton (au piano) excellent, insistants, répétitifs ou fulgurants, et quelques plages plus calmes, qui convoquent un drone sorti d'un violon ou une note répétée par la contrebasse de François Fuchs.

Plus balancé encore, 25’11 dispose le piano en retrait pour permettre au soprano des fulgurances remarquables, avant que le groupe ne s’adonne à un swing échevelé, qui ramasse, aidé par la précision du batteur Edward Perraud, les intentions expérimentales pour les présenter plus nettement. Exigences plus présentables, mais toujours aussi efficaces.

Dans les pas de l’œuvre (trop courte, en leader) de Sunny Murray, Return of the New Thing a prouvé avec Crescendo l’acuité d’un discours qui aurait tenu, chez d’autres, de l’appropriation illégitime.

CD: 01/ 35'31 02/ 25'11

Return of the New Thing - Crescendo - 2005 - Not Two Records. Import.

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