Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


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A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Roots Magic : Hoodoo Blues (Clean Feed, 2015)

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Dénominateur commun des façons de nombre de « jeunes » musiciens  nés aux quatre coins de la planète, l’écoute (et non plus le souvenir) du free jazz des années 1960 et 1970 n’en finit plus de se faire entendre – voire, de réclamer qu’on l’entende encore : ici une fois de plus, là une fois de trop.

Avec Roots Magic – qyartette composé d'Alberto Popolla (clarinettes), Errico DeFabritiis (saxophone alto), GianFranco Tedeschi (contrebasse) et Fabrizio Spera (batterie), parfois augmenté de Luc Venitucci (orgue, melodica, cithare amplifiée) –, c’est l’Italie (et non plus les Etats-Unis, la Scandinavie ou la Pologne) qui verse dans l’hommage à quelques figures choisies : Julius Hemphill, John Carter, Sun Ra, Olu Dara… Sans pour autant (notons-le) « sonner jazz italien »…

Des reprises, donc, qui permettent aux musiciens d’alterner unissons efficients et solos impromptus, plages de climat suspendu ou morceaux de soul rassurants. Certes, on aurait parfois du mal à distinguer quelque identité – voire personnalité – dans ce groupe qui rappelle les premières heures du Vandermark 5 ou les dédicaces de The Thing… Mais le plaisir est là, d’entendre, joliment relues, The Hard Blues ou Dark Was the Night (qui profite de la belle clarinette de Poppolla). Au creux du répertoire, Defabritiis et Tedeschi placent bien deux compositions personnelles, mais celles-ci insistent, toutes « modernes » sont-elles : l’originalité, fut-elle d’une autre époque ?  

Roots Magic : Hodoo Blues (Clean Feed / Orkhêstra International)
Enregistrement : printemps 2014. Edition : 2015.
CD : 01/ The HARD blues 02/ UNITY 03/ The SUNDAY AFTERNOON jazz and blues SOCIETY 04/ Blues for AMIRI B. 05/ DARK was the NIGHT 06/ A CALL for all DEMONS 07/ POOR me 08/ The JOINT is JUMPING 09/ I CAN’T WAIT till I get HOME 10/ The SUNDAY AFTERNOON jazz and blues SOCIETY
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Sandro Satta, Roberto Bellatall, Fabrizio Spera : Re-union (Rudi, 2011)

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A Rome, le 9 avril 2011, le trop discret Sandro Satta retrouvait le contrebassiste Roberto Bellatalla et le batteur Fabrizio Spera. Sans transpiration mais avec inspiration, l’altiste mène la danse. C’est lui qui, suavement, installe la mélodie, la déroule consciencieusement, éclaircit ses arêtes avant d’alerter un souffle continu, entraînant quelques rebondissements opportuns.

Parfaits dans le rôle d’accompagnateurs éclairés, contrebassiste et batteur partagent ce joyeux festin : l’un n’affolant jamais un jeu tout en rondeur et délicatesse ; l’autre luttant pour ne pas surcharger ses fûts de frappes inutiles. Et ainsi, tous les trois, de nous rappeler que douceur et élégance ne sont pas un frein à l’intensité de cette libre improvisation.

Sandro Satta, Roberto Bellatalla, Fabrizio Spera : Re-union (Rudi Records)
Enregistrement : 9 mai 2011. Edition : 2011.
CD : 01/ Light Lions 02/ Aria 03/ All Hostages 04/ Walkies 05/ Estremo Est 06/ Sambuco
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Weightless : A Brush with Dignity (Clean Feed, 2009)

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Sur A Brush with Dignity, John Butcher (saxophones ténor et soprano) et John Edwards (contrebasse) improvisent en compagnie d’Alberto Braida (piano) et de Fabrizio Spera (batterie) : à l’occasion de deux concerts donnés en Allemagne l’année dernière.

En guise de souvenirs, quatre extraits : sur lesquels approuver une autre fois les manières et l’entente de Butcher et Edwards, mais regretter aussi l’intérêt que Braida trouve parfois en postures entendues et partout à intervenir sur un instrument à la sonorité clinquante. Sur des morceaux d’un jazz libre et déferlant (Apre et Termo) ou quelques mouvements lents qui accueillent hésitations feintes et répétitions travaillées (Centri et Vista), la sonorité du clavier gangrène le discours musical pourtant intéressant dans son ensemble. Pour oublier, s’en remettre à l’introduction de Vista, où Braida s’en prend à ses cordes sans passer par le clavier, ou aux parenthèses enchantées entre lesquelles il se contente d’écouter ses partenaires. 

Weightless : A Brush with Dignity (Clean Feed / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2008. Edition : 2009.
CD : 01/ Apre 02/ Centri 03/ Vista 04/ Termo
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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