Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


suivre le son du grisli Fil RSS au grisli clandestin Contact

Sortir : Sonic Protest 2017Interview de Jacques OgerLe son du grisli sur Twitter
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Esther Lamneck, Roberto Fabbriciani : WInds of the Heart (Innova, 2010)

windsofgrisli

Huit mètres de long, en bois et en PVC, quatre octaves dont deux en dessous de la flûte contrebasse ; c’est l’hyperbass flute, conçue par Roberto Fabbriciani en 1976. Tantôt paquebot ronflant, tantôt contrebasse coupante, tantôt souffle mortuaire ou flûte retrouvée, l’étendue de l’hyperbass flute semble infinie et ouverte à bien des possibles.

Ici, c’est donc un duo : il y a Roberto Fabbriciani qui joue de l’hyperbass flûte et Esther Lamneck qui joue du tarogato. Tous les deux ont longtemps séjourné les musiques de Boulez, Berio, Cage, Scelsi, Ligeti et tous les deux sont de magnifiques improvisateurs. L’une aime le débordement. Son souffle frôle le continu. Elle le zèbre de secousses amères, de courbes brisées. Pour faire vite : entre Peter Brötzmann et Evan Parker. L’autre serait plutôt énergie sombre ; certaines fréquences de l’hyperbass flute demeurant inaudibles à l’oreille humaine. Il est celui qui enveloppe plutôt que celui qui guide. Il est celui qui assombrit la belle clarté de sa partenaire ici, l’accompagne de sa flûte lumineuse ailleurs. A l’arrivée : un disque passionnant.

Esther Lamneck, Roberto Fabbriciani : Winds of the Heart (Innova / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2008. Edition : 2010.
CD : 01-14/01-14
Luc Bouquet © Le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]

>