Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


suivre le son du grisli Fil RSS au grisli clandestin Contact

Sortir : Sonic Protest 2017Interview de Jacques OgerLe son du grisli sur Twitter
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Stefano Pastor : Songs (Slam, 2012) / Erika Dagnino, George Haslam, Stefano Pastor, Steve Waterman : Narcéte (Slam, 2012)

stefano pastor songs

Après Chants (Slam 519), voici Songs. Mais l’effet de surprise est passé. L’âpreté du violon de Stefano Pastor ne nous surprend plus. Idem pour sa voix de crooner fragile. Il faut donc trouver d’autres pistes. C’est ce que fait ici Pastor en s’érigeant metteur en scène et en sons des six chansons de ce nouveau disque solo. Le violon se démultiplie. Il est accompagnateur, coloriste, soliste, bagarreur. Et insatiable, toujours. Il racle la corde jusqu’à la rupture quand il s’agit de convoquer le I Got Rhythm de Gershwin. Il se pare d’un romantisme toc et navrant quand le Brésil s’invite (Beatriz, Quem E Vocé). Il se fait rageur quand surgit le réjouissant Purple Haze d’Hendrix. Et il retrouve le chemin d’un jazz déviant – et néanmoins poignant – quand You Go To My Head et Duke Ellington’s Sound of Love empruntent sa route. Rien de révolutionnaire, ici, mais une singularité à ne surtout pas négliger.

Stefano Pastor : Songs (Slam / Improjazz)
Enregistrement : 2006 & 2010. Edition : 2012.
CD : 01/ I Got Rhythm 02/ Beatriz 03/ Quem E Vocé 04/ You Go To My Head 05/ Purple Haze 06/ Duke Ellington’s Sound of Love
Luc Bouquet © Le son du grisli

Erika Dagnino, George Haslam, Stefano Pastor, Steve Waterman - Narcéte

Se jouant du contrepoint pour mieux accueillir la voix (très) peu assurée d’Erika Dagnino ; George Haslam (saxophone), Stefano Pastor (violon & contrebasse) et Steve Waterman (trompette) ont à cœur de ne jamais encombrer la matière première à savoir les dix chants-poèmes de l’Italienne (textes en anglais et italiens reproduits à l’intérieur de la pochette). Remarquées ici : l’épaisseur de Steve Waterman, ses percées solaires et son art consommé du contre-chant. Ailleurs, les instrumentistes se laissent aller à entremêler leurs élans, à se décliner en blues languide ou à durcir leurs souffles. Et dans tous les cas, veillent et respectent l’étrange poésie d’Erika Dagnino.

Erika Dagnino, George Haslam, Stefano Pastor, Steve Waterman : Narcéte (Slam / Improjazz)
Enregistrement : 2011. Edition : 2012.  
CD : 01/ Chant I 02/ Chant II 03/ Chant III 04/ Chant IV 05/ Chant V 06/ Chant VI 07/ Chant VII 08/ Chant VIII 09/ Chant IX 10/ Chant X
Luc Bouquet © le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]

Erika Dagnino : Signs (Slam, 2013)

erika dagnino signs

Le grain de sable (ici Erika Dagnino) ne peut faire taire la force du trio formé par Ras Moshe (flûte, saxophones), Ken Filiano (contrebasse), John Pietaro (vibraphone, percussions). Chez le saxophoniste (par ailleurs poète) : un black phrasé, un saxophone ténor large et granuleux, un saxophone soprano alerte. Soit dit en passant : une découverte. Chez le contrebassiste : des pleurs d’archets, du bois crissant, un désir d’irriguer des terres qu’il devine fertiles. Chez le percussionniste : un vibraphone coureur, une armada percussive posée à bon escient.

Quelques mots sur le grain de sable : la poésie forte et profonde d’Erika Dagnino n’est pas en cause, mais son phrasé et sa diction en droite ligne d’une Violeta Ferrer (mais avec Violeta, l’émotion nous submerge) ne passent pas la rampe. Soit la couronne d’épines sur le fleuve intranquille.

Erika Dagnino Quartet : Signs (Slam Productions)
Enregistrement : 2012. Edition : 2013.
CD : 01/ Preludio 02/ Prima Improvvisazione 02/ Seconda Improvvisazione 03/ Terza Improvvisazione 04/ Quarta Improvvisazione 05/ Intermezzo 06/ Quinta Improvvisazione 07/ Improvvisazione Finale
Luc Bouquet © Le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]
>