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Jimmy Bennington : Symbols Strings and Magic (CIMP, 2010)

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Jeune batteur texan désormais (forcément) sorti de l’Elvin JonesJazz Machine, Jimmy Bennington enregistrait récemment en trio et en quartette avec le clarinettiste Perry Robinson, rencontré à Chicago.

En trio : ayant laissé au contrebassiste Ed Schuller le soin d’établir le contact avec la figure imposante qu’est Robinson, Bennington peut projeter des coups déstabilisant une approche qui troquera sa délicatesse contre la lassitude d’une ballade apaisante (What’s New). Alors, les esprits peuvent se laisser aller : actualisation valable des usages du free à coups de rebonds inspirés et de coups claquant net. Seule une question demeure, qui concerne l’intérêt que Schuller trouve à chanter sur son jeu de contrebasse.

Jimmy Bennington : Symbols Strings and Magic (CIMP)
Enregistrement : 2008. Edition : 2010. 
CD : 01/ Symbols Strings and Magic 02/ What’s New 03/ high Maestro (for Perry) 04/ Let Us Cross Over the River Under the Shade of the Trees 05/ Cadence Blues 06/ Susanna 07/ Now 08/ Side by Side 09/ EMOI 10/ Circles Aplenty
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Burton Greene: Ins And Outs (CIMP - 2006)

greenesliAvec Ins And Outs, Burton Greene dit avoir voulu renouer avec un jazz traditionnel, au sein d’une formation stabilisante – trio qu’il forme avec le contrebassiste Ed Schuller et le batteur George Schuller.

Impatient sans doute, le trio sacrifie d’abord l’intelligence au profit d’une efficacité grossière (Skumpy, dans lequel le pianiste glisse facéties et clins d’œil roublards), avant d’entamer un blues tenant de l’ambiance de piano-bar (Tale of Woe) comme il se montrera, plus tard, capable d’une ballade mollasse (Gentle Wind and Falling Tear).

Parti de cette manière, le trio semblait incapable de faire entendre ailleurs un retour aux sources honnête et convaincant. Pourtant, dès Burkina Faso Swing, les choses évoluent. Le jeu est plus réfléchi, et mène savamment à Chromatical Manner, progression ombrageuse partie d’une phrase répétée de piano. L’un et l’autre thème signés Syl Rollig, femme du pianiste, qui aura œuvré comme tant d’autres à sortir son mari du gouffre.

Maintenant bien lancé, Greene mène un boogie éclaté (When In Front, Get Off My Back), un bop enlevé dans lequel il déploiera autant du rage qu’il avait coutume de le faire 40 ans auparavant (63rd&Cottage Groove), pour se montrer enfin à la hauteur de l’ambitieux Summation, qui mêle naturellement évidence et expérimentations. Qui conclut un set bien plus remarquable qu’il n’avait été décevant.

CD: 01/ Skumpy 02/ Tale Of Woe 03/ Burkina Faso Swing 04/ Chromatical Manner 05/ 63rd&Cottage Groove 06/ Gentle Wind And Falling Tear 07/ When In Front, Get Off My Back 08/ Summation

Burton Greene - Ins And Outs - 2006 - CIMP. Distribution Improjazz.

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