Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Mattin : Songbook #5 (Disembraining Machine, 2014)

mattin songbook 5

Trois chansons sur la première face, deux sur la deuxième : c’est donc un vinyle de plus ! Et un Mattin de plus, mais (c’est toujours la question) dans quel genre cette fois ? Après pas loin de deux ans passés à me poser la question j'ose enfin une réponse : dans le genre post-punk / no wave ou je ne sais quoi (le sait-il lui-même ?).

En tout cas, le démon l’habite (j’aurais pu écrire l’a-beat) et le voilà (avec des comparses qui ont pour noms Alex Cuffe, Andrew McLellan, Dean Roberts, Joel Stern) qui éclate sur nos murs dans un son de ballade qui bat de l’aile, de motorisch ou berlinischbowie (mais en fait c’est pas Bowie mais Eno, qu’est-ce que j’y comprends, moi ? Il faudrait que je me cogne un jour les vocals d’Eno, ça c’est autre chose), de sonic vielle improrock ou de poésie guitarhéroïnomane... Tout ça pour persister & dire que c’est toujours foutraque, Mattin ; c’est toujours troublant aussi.



mattin 5

Mattin : Songbook #5
Disembraining Machine

Edition : 2014.
LP : A1/ What Isn’t Music After John Cage? A2/ Aware Of Its Own Meditation A3/ Stuck In Our Own Trap – B1/ Alienation As An Enabling Condition B2/ The Act Acting On Itself
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Klaus Filip, Radu Malfatti, Mattin, Dean Roberts : Building Excess (GROB, 2004)

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Vienne, 4 juillet 2003. En studio, Klaus Filip, Radu Malfatti, Mattin et Dean Roberts s’essayent à une expérience électroacoustique qui pourrait bien changer les habitudes de l’audition commune. La guitare électrique de Roberts pèsera ses notes claires avant de les distribuer, les ordinateurs de Filip et Mattin dérouleront leur lot d’oscillations et de craquements, perturbations dont se nourrira le trombone – en filigrane plus qu’en sourdine – de Malfatti.

Dans une machine volante, le groupe progresse et prend possession de l’espace qui l'environne. C’est son transport que l’on entend et aussi les territoires qui concèdent et chantent, l’un après l’autre, avoir été découverts. Le silence suit, puis ce sont quelques souffles qui disent leur blancheur. Autant que de minces larsens ils font maintenant la bande-son de l’architecture élevée en quelques minutes, différente de celle qui sera déposée sur la couverture du digipack – éternel fantasme de modernité sortie de la cassure et colporteuse de froid, que tord l’association à bras le son.

Klaus Filip, Radu Malfatti, Mattin, Dean Roberts : Building Excess (GROB / Metamkine)
Enregistrement : 4 juillet 2003. Edition : 2004.
CD : 01/ Building Excess
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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