Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Ken Silverman : From Emptiness (SoundSeer, 2011)

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Par petites cellules de durées quasi-égales (solos, duos, trios), les musiciens s’exposent. Guitare et oud (Ken Silverman) ; trompette, bugle ou flûte (Roy Campbell) ; chant ou sanshin (Kossan) ; saxophone alto ou clarinette (Blaise Siwula) ; turkish cümbüs (Tom Shad) ; batterie (Dave Miller) et violon (Tom Swafford) s’épanchent en des fondus-enchaînés qui ne sont rien d’autre qu’une mise en condition de l’improvisation qui va suivre.

Maintenant, tous vont croiser et entrecroiser leurs élans ; parfois en pure perte, parfois en atteignant quelque sommet. De cette auberge espagnole aux multiples pigments, la voix sera élément dissonant, vilain petit canard venant contrebalancer un horizon souvent normalisé. Ailleurs, une clarinette aura du mal à faire école et c’est le rythme qui sonnera le réveil du septet. Et ainsi,  l’hymne apparaîtra : pur et collectif, sincère et partagé. Pour résumer : un disque étonnant et passionnant.

Ken Silverman Septet : From Emptiness (SoundSeer)
Enregistrement : 2009. Edition : 2011.
CD : 01/ From 02/ Empti 03/ Ness 04/ Thought 05/ And Emo 06/ Tion 07/ From (reprise)
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Miller + Fiam: Modern Romance (Expanding Records - 2006)

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Chantre d’un minimalisme électronique revendicatif, l’Australien Dave Miller s’acoquine à Harry Hohnen pour délivrer un Modern Romance qui combine propositions sûres et tentatives défaillantes. Sans chercher une minute à évaluer l’intérêt de l’ensemble.

Alors, partout où il va voir, le duo se montre capable du meilleur et du pire : penché sur une ambient raffinée (Tempest in a Teacup) ou grossière (Too Often) ; échafaudant des constructions rythmiques, délicates (Slowing to a Stop, Edge of Midnight) ou poussive (Thousand Francs) ; donnant dans la pièce musicale répétitive, avec assurance (Tired Neighbourhood Bird) ou sans (Complex Kisses).

Pour prendre l’avantage, reste aux deux hommes de profiter d’interventions acoustiques choisies : piano et contrebasse déposés comme il faut (Tired Neighbourhood Bird) ; une guitare, surtout, gonflant à elle seule Band on the Street, bossa réinventée, élégante et à peine perceptible, assénant sur rythme bancale des gifles à tout amateur de Trip do Brazil.

Perdus parmi la diversité de leurs idées brutes, Miller + Fiam réussissent quand même à échapper au pire, tombés comment sur quelques compositions valables. Mais n’ayant pas pris la peine de filtrer leurs intentions, Modern Romance souffre d’un manque de conviction qui relativise les essais acceptables.

CD: 01/ Tempest in a Teacup 02/ Tired Neighbourhood Bird 03/ Armchair 04/ Edge of Midnight 05/ Band on the Street 06/ Thousand Francs 07/ Complex Kisses 08/ Wise Coward 09/ Too Often 10/ I Need a Riverboat 11/ Martinos 12/ Slowing to a Stop 13/ Dead Sea

Modern + Fiam - Modern Romance - 2006 - Expanding Records.

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