Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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le son du grisli #3Peter Brötzmann Graphic WorksConversation de John Coltrane & Frank Kofsky
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Daniel Humair: Full Contact (Bee Jazz - 2008)

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A l’occasion de son soixante-dixième anniversaire, Daniel Humair retrouve le pianiste Joachim Kühn et rencontre pour la première fois sur disque le saxophoniste Tony Malaby (récemment entendu sur Tamarindo).

Le trio, d’ouvrir Full Contact sur l’air d’un affrontement récréatif entre un piano et un saxophone déphasés, séparés bientôt par un premier solo de batterie. La suite, faite d’une surenchère à laquelle s’adonnent les solistes – Humair compris, intéressé toujours par les possibilités mélodiques de son instrument –, de constructions hâtives révélant quelques préoccupations contemporaines (Ghislène) et de jolis mouvements sombres plutôt inattendus (Full Contact, Sleeping Angels).

Sleeping Angels, sur lequel les notes longues de Malaby semblent transportées par les coups cette fois réservés d’Humair, et morceau à la répétition fière qui tournera encore pour écarter au mieux les rares dommages relevés quand même : construction anguleuse un rien précieuse d’Oasis, et surbrillance de la prise de son, heureusement souvent atténuée par les graves distribués sur Full Contact.

CD: 01/ Buried Head 02/ Jim Dine 03/ Full Contact 04/ Oasis 05/ Ghislène 06/ Salinas 07/ Effervescent Springbox 08/ Sleeping Angels >>> Daniel Humair - Full Contact - 2008 - Bee Jazz. Distribution Abeille Musique.

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Dexter Gordon: Live in ’63 & ’64 (Naxos - 2007)

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Ayant habité Copenhague pendant plus de dix ans, Dexter Gordon en aura profité pour parcourir l’Europe : afin d’enregistrer à Paris pour le compte de Blue Note, ou donner des concerts de la taille de ceux rassemblés sur ce film : datant de 1963 (en Suisse) et 1964 (aux Pays-Bas et en Belgique).

La première année, au Festival de Lugano, le saxophoniste, entouré du pianiste Kenny Drew, du contrebassiste Gilbert Rovère et du batteur Art Taylor, dispense un bop aux charmes limpides, pétri de cool, et adresse un hommage appuyé à Lester Young, en reprenant notamment You’ve Changed de Billie Holiday. L’année suivante, auprès du pianiste George Gruntz, du contrebassiste Guy Pedersen et du batteur Daniel Humair, il donne un concert en Belgique ou enregistre pour la télévision hollandaise : au programme, l’impeccable – à force d’avoir été étudiée par le ténor – Body and Soul, ou une version élégante de What’s New, thème que Coltrane avait investi plus tôt sur l’album Ballads.

A chaque fois, Dexter Gordon sert, révérencieux, une musique distinguée et opérante, qu’il dispense avec un certain détachement, autre preuve d’une maîtrise capable d’influencer quelques uns de ses confrères : Sonny Rollins, John Coltrane.


Dexter Gordon, Live in '63 & '64 (extraits). Courtesy of Naxos.

DVD : 01/ A Night in Tunisia 02/ What’s New 03/ Blues Walk 04/ Second Balcony Jump 05/ You’ve Changed 05/ Lady Bird 06/ Body And Soul

Dexter Gordon - Live in '63 & '64 - 2007 - Naxos. Distribution Abeille Musique.

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