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Bruits qui changent de l'ordinaire


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Chris Abrahams : Fluid to the Influence (Room40, 2016)

chris abrahams fluid to the influence

Alors que... revoici Chris Abrahams… En huit tours de piste, le pianiste des Necks (qui tâtera en plus de la guitare, de la percussion, etc.) nous montre tout ce qu’il sait / peut faire en dehors des… Necks. Du bon et du moins bon. C’est lui qui le dit… en tout cas, qui le joue !

Du bon quand il passe son clavier au hachoir électronique (le label ne s’y trompe pas quand il met en avant Receiver) et qu’il invente des pistes d’ambient expé, de noise qui sursaute, mais rien d’impressionnant non plus. Du moins bon (et parfois quoi ? eh bien du mauvais, tiens !) quand il y va de son piano gnangnan, chopinodebussyen (le piano), ou de son minimalisme à l’organ ou clavecin de l’espace qui tourne en rond… C’est d’ailleurs peut-être ça, le plus gros écueil qui guette toujours les groupes qui durent et qui marchent bien : le projet solo ! son gnangnan à soi !



fluid to the influence

Chris Abrahams : Fluid to the Influence
Room40
Edition : 2016.
CD / LP / DL : 01/ 1 Liter Cold Laptop 02/ Scale Upon the Land 03/ Receiver 04/ Clung Eloquent 05/ Trumpets of Bindweed 06/ The Stones Continued Intermittently 07/ As Tranquil As An Apple 08/ Rust and Cornet
Pierre Cécile © Le son du grisli

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The Necks : Vertigo (ReR, 2015) / Alessandro Bosetti, Chris Abrahams : A Heart That Responds from Schooling (Unsounds, 2015)

the necks vertigo

Trois quarts d’heure d’impro sur un filin assurent forcément à un moment ou à un autre qu’on soit sujet au (voire la proie du !) vertige, puisque tel est le nom du nouvel album de The Necks.

On connaît la recette et eux la touillent depuis longtemps (avec les mêmes gestes, bien sûr = le tissage du piano, la pause rythmique, l’arcodrone…) mais le trio arrive encore à nous surprendre. Ça peut être avec un soupçon d’électronique, des cordes de piano qui éclatent sous la pression ou un renversement acoustique / organique qui conduit Abrahams / Buck / Swanton à progresser non plus dans la tension mais avec un leste tout aussi impressionnant…

Et si le passage à la Ray Manzarek sous morphine ne vous captive pas, voilà que la basse le chasse et institue quelques minutes de bourdonnement multicouches qui ne peuvent que faire mouche. Non ce n’est pas de vertige que l’on souffre, mais de l’affalite que prescrivait l’autre jour Xavier Charles.



The Necks : Vertigo (ReR)
Edition : 2015.
CD : 01/ Vertigo
Pierre Cécile © Le son du grisli

alessandro bosetti chris abrahams

L’échange auquel se livrent ici Chris Abrahams et Alessandro Bosetti est à l’origine de sept pièces on ne peut plus variées : électroacoustique pour piano feldmanien et close-up vocal, reprises de standards (Esteem de Lacy et Bridges de Milton Nascimento) qui pourront rappeler Ran Blake ou Patty Waters et permettent à Bosetti de jouer avec les limites de sa tessiture, instrumentaux étouffants ou poésie déconstruite. Si l’ensemble est inégal, ici ou là, « c’est possible que… ».

Alessandro Bosetti, Chris Abrahams : A Heart That Responds from Schooling (Unsounds)
Edition : 2015.
CD : 01/ Eye 02/ Reservoirs 03/ Esteem 04/ Observatories 05/ Bridges 06/ Greenhouses 07/ La Nourriture
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Mike Majkowski : Why Is There Something... (Bocian, 2014) / Lotto : Ask the Dust / Roil : Raft of the Meadows

mike majkowski why is ther something instead of nothing

Sans Blip ni Fabric, Mike Majkowski reprenait son ouvrage de couturière (Tremolo) en solitaire en se posant une question : Why Is There Something Instead of Nothing?

Manche et chevalet piqués encore, certes, mais sur la première face seulement. C'est à dire là où Belt of Sand naît de la rapidité et de l’endurance d’un archet qui compose comme sur un retour d’ampli : l’instrument n’est alors plus mis à mal, mais joue de chutes de tension et de parasites pour chanter une fragile polyphonie que lui envieraient bien des bourdons.

Chutes de tensions aussi pour A Shadow of Silver Dipped in Gold, mais différentes. Le couple de notes auquel l’archet revient entre deux silences contrefait une sirène échouée, qu’un harmonique réduira au secret et qui sera battu en retour, et de plus en plus fort. Au terme du grand disque qui tourne à la vitesse d’un quarante-cinq, Majkowski n’aura peut-être pas répondu à la question posée, mais aura ranimé tout l’intérêt qu’on lui portait déjà.

Mike Majkowski : Why Is There Something Instead of Nothing? (Bocian / Metamkine)
Enregistrement : Juin 2013. Edition : 2014.
LP : A/ Belt of Sand B/ A Shadow of Silver Dipped in Gold
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

lotto ask the dust

Lotto – ou l’association de Mike Majkowski, Łukasz Rychlicki (guitare électrique) et Pawel Szpura (batterie) – rappellera par son endurance et sa force de frappe (et même de persuasion) The Necks ici, Radian ailleurs. Les obsessions tournantes du trio – combinaison de gimmicks différents, effets de médiator et de vibrato, relâchements élevés au rang d’expressions franches – le forcent en effet à l’exploration de terres arides sur la répétition de mêmes gestes. L’intensité, changeante, elle, s’occupera des nuances à donner aux teintes d’un album allant et venant entre improvisation rêche et americana.

Lotto : Ask the Dust (Lado ABC)
Edition : 2014.
LP : A1/ Gremlin-Prone A2/ Lense A3/ Longing to Speak - B1/ Comet B2/ Divider B3/ Man of Medicine
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

roil raft the meadows

Des Necks évoqués ci-dessus, s’est échappé (une fois de plus) Chris Abrahams : le temps de deux séances datées de février 2013 et 2014, qui l’exposaient auprès de Mike Majkowski et James Waples (batterie). L’improvisation est cette fois plus empruntée, par la faute du pianiste, disons-le, sourd à toutes nuances pour être trop occupé à jouer de facilités, à rabâcher son lyrisme. Dommage, d’autant que Majkowski et Waples travaillaient parfois dans l’ombre (Raft of the Meadows, Life Event Kit) à contredire les ses progressions toutes faites. En vain, et contre tous.

Roil : Raft of the Meadows (NoBusiness)
Enregistrement : 9 février 2013 & 6 février 2014. Edition : 2014.
LP : A1/ Laminate A2/ Raft of the Meadows A3/ Live Event Kit - B1/ Junipers Both A2/ Multiplier A3/ Bone Collar
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Chris Abrahams, Burkhard Beins, Andrea Ermke : Tree (Musica Moderna, 2013)

chris abrahams burkhard beins andrea ermke tree

Aux branches du Tree que forment Chris Abrahams, Burkhard Beins et Andrea Ermke, sont suspendues les percussions et objets du second : ce sont elles que l’on remarque d'abord sur ces deux titres enregistrés en 2011 à la Vivaldisaal de Berlin ; elles, parmi lesquelles Abrahams expérimente patiemment sur synthétiseur analogique quand Ermke distribue samples et field recordings. Et la forêt de percussions mène à une salle des machines que jouxte un jardin où paissent quelques bêtes à rumeurs.

Passé à l’harmonium – Beins au synthétiseur et à l’électronique –, Abrahams entame la seconde improvisation : c’est, vingt-cinq minutes durant, un bourdon passé en entonnoir qu’érodent en plus des enregistrements de terrain et qu’agressent l’activité humaine. Plus habile peut-être, la seconde improvisation l’emporte sur la première, par les façons qu’elle a de retoucher ses habitudes et de contredire nos attentes.  

écoute le son du grisliChris Abrahams, Burkhard Beins, Andrea Ermke
Tree (extrait)

Tree : Tree (Musica Moderna)
Enregistrement : décembre 2011. Edition : 2013.
CD : 01/ 32:22 02/ 25:48
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Chris Abrahams : Memory Night (Room40, 2013)

chris abrahams memory night

Davantage connu pour son rôle de pianiste au sein du trio australien The Necks, Chris Abrahams n’en pas à son coup d’essai ambient, son Memory Night étant sa troisième échappée en solitaire sur l’officine Room40. Le titre ne ment pas, les quatre tracks explorent les tourments de la nuit, entre agitations internes et folies externes.

Si le premier titre fait œuvre de noirceur intime, le second morceau voit le musicien assis au piano (et la suite également), ses notes blanches et noires complétées par des bruits épars et contagieux, telle la confrontation inattendue et superbe entre Florian Hecker, Pierre Boulez et Francisco Lopez. Morceau d’anthologie, mon colonel ! Plus bruitiste, le troisième extrait fait vibrer le trouillomètre à zéro, quelque part au fond d’une grotte ruisselante, tandis que le dernier passage, le moins convaincant, multiplie les approximations entre jazz et noise.

écoute le son du grisliChris Abrahams
Stabilise Ruin

Chris Abrahams : Memory Night (Room40 / Metamkine)
Edition : 2013.
CD : 01/ Leafer 02/ Bone And Teem 03/ Strange Bright Fact 04/ Stabilised Ruin
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Chris Abrahams, Sabine Vogel : Kopfüberwelle (Absinth, 2012) / Chris Abrahams, Magda Mayas : Gardener (Relative Pitch, 2013)

chris abrahams sabine vogel kopfuberwelle

Enregistré pour l'essentiel en 2010, Kopfüberwelle donne à entendre Chris Abrahams à l'orgue auprès de la flûtiste Sabine Vogel – nouveau profil au tableau de chasse d'Abrahams, friand de réductionnistes de toutes espèces et même de toutes qualités.

Ce sont là six pièces – présentées dans le livret comme autant d'« Incantations-sounding improvisations » – dont on ne cessera d'interroger l'intérêt à la lumière des rapprochements opérés par les instruments ou au contraire des distances qu'ils s'obligent à garder. De drones hésitants en sifflements perturbateurs, orgue et flûte composent d'abord avant d'entamer un dialogue dont les découpes soulignent l'inconstance de deux inspirations. Chants en surimpression, jeux de questions-réponses, passables et rien de transcendant. La dernière pièce relève quand même le niveau : son nom est Companions for the River Journey, qui fut enregistrée en 2009. Surprise des régressions.

écoute le son du grisliChris Abrahams, Sabine Vogel
Companions for the River Journey

Chris Abrahams, Sabine Vogel : Kopfüberwelle (Absinth)
Enregistrement : 2009-2010. Edition : 2012.
CD : 01/ Roadless 02/ Handwritting 03/ Luftleere Räume 04/ Floating Head Over 05/ Auftauchend 06/ Companions for the River Journey
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

chris abrahams magda mayas gardener

Loin des pièces sombres et mouvantes qu’ils ont, ensemble ou séparément, pris l’habitude de peindre, Chris Abrahams et Magda Mayas signent sur Gardener six improvisations heurtées. Sur et en pianos, harmoniums et clavecins, le duo multiplie les manières de faire pousser des sonorités qui peinent à l’harmonie, si ce n’est sur Surroundings et Remnant, justement parce qu’ils y retrouvent leurs habitudes : sombres, mouvantes.

Magda Mayas, Chris Abrahams : Gardener (Relative Pitch)
Enregistrement : 2009. Edition : 2013.
CD : 01/ Song of the Pylons 02/ The Changes Wrought by the Recurring Use of Tools 03/ Lichens 04/ Surroundings 05/ Ash Canopy 06/ Remnant
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Jason Kahn : Open Space (Editions, 2013)

jason kahn open space

Cela fait près de dix ans que Jason Kahn (electronics) élabore, sur mesure, pour des occasions et des musiciens particuliers, des partitions graphiques : de Séoul (Dotolim) à New York (Timelines_NY), de Los Angeles (Timelines Los Angeles) à Zurich (Timelines, Sin Asunto), leur interprétation – puisque c'est bien d'une actualisation collective, littéralement d'une « performance », dont il s'agit – a toujours donné lieu à de passionnants concerts... et les soixante-dix minutes de la prestation enregistrée en janvier 2012 à Sydney ne déçoivent pas !

Porté à neuf membres, l'effectif australien regroupe, autour de Kahn, Chris Abrahams (piano), Laura Altman (clarinette), Monika Brooks (accordéon), Rishin Singh (trombone), Aemon Webb (guitare), John Wilton (percussion), Matt Earle (electronics) et Adam Sussmann (electronics) – les deux derniers constituant le Stasis Duo avec lequel JK a enregistré début 2011. L'orchestre au complet n'intervient que très brièvement et ponctuellement ; il est en général dispersé afin d'obtenir différentes variations de densités : c'est ainsi que les accords d'Abrahams se déposent sur un bourdon de guitare avant que ne s'ouvre une courte séquence de silence à peine empoussiéré qui elle-même annonce des constructions fragiles, mixtes, dictées par cette partition qui pousse les improvisateurs hors de leurs « zones de confort », dans des associations délicates.

L'auditeur, quant à lui, affecté à la manipulation de ces deux beaux vinyles (luxueusement escortés : fac-similé de la partition, livret détaillé, pochette peinte et numérotée), est convié dans cet « espace » que ménagent les interactions à l'œuvre. Carte en main, il n'en évalue que mieux les ouvertures.

open space score open space c

Jason Kahn : Open Space (Editions)
Enregistrement : Janvier 2012. Edition : 2013.
2 LP : LP1 : A/ Open Space B/ Open Space – LP2 : C/ Open Space D/ Open Space
Guillaume Tarche © Le son du grisli

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Alessandro Bosetti, Chris Abrahams : Who We Had Left (Mikroton, 2012)

alessandro bosetti chris abrahams who we had left

En 2010, c’est avec Chris Abrahams qu’Alessandro Bosetti travaillait son art électronique, opposant son iconoclastie aux obsessions du réputé pianiste.

Des progressions tortueuses d’un art musical télégraphique (We Also Dress Today) aux vaines entourloupes d’arpèges qui n’en finissent pas, empêtrés en plus dans les cordes lâches d’une basse de synthèse (We Arrange Our Home), le duo cherche – où trouver en effet l’équilibre à lui aller ? – et puis trouve : si ce n’est une interprétation anecdotique de la Waltz for Debby chère à Bill Evans, le disque consigne une maintenant irréprochable entente.

Ce sont alors un délicat morceau d’atmosphère (We See Infancy), une pièce minimaliste jouant de dissonances et d’inserts électroniques illuminés (When They Are Overhead), enfin, une chanson sur laquelle la voix de Bosetti fait, en anglais, corps avec l’instrument classique pour mieux le retourner : celui-ci accuse alors le coup d’une poésie sonore qui cultive le mystère et brille par les airs qu’elle trouve à dire.

Alessandro Bosetti, Chris Abrahams : Who We Had Left (Mikroton / Metamkine)
Enregistrement : 10 avril 2010. Edition : 2012.
01/ We Also Dress Today 02/ We Arrange Our Home 03/ We Cannot Imagine 04/ We See Infancy 05/ When They Are Overhead 06/ Waltz For Debby
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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The Dogmatics : The Sacrifice for the Music Became our Lifestyle (Monotype, 2012)

the dogmatics the sacrifice for music became our lifestyle

Au rythme des rencontres qui le changent un peu de The Necks, Chris Abrahams parvient à faire dire autre chose à son piano. Malgré tout, comme son partenaire Tony Buck, il décide souvent du caractère que chaque nouvelle expérience devra adopter (récemment encore en Culture of Un). A cette quasi règle, The Sacrifice for the Music Became Our Lifestyle semble faire figure d’exception.

C’est que Kai Fagaschinski – clarinettiste qui compose aussi ce Dogmatics – arrive à en imposer assez pour ne pas donner avec le pianiste dans la sempiternelle (et avouons-le souvent efficiente) progression allant crescendo : ainsi la moitié de The International Nothing – de combien de projets à suivre Fagaschinski est-il la moitié ? – presse-t-elle Abrahams de s’essayer à l’improvisation de réserve : notes répétées à distance, délicatesses valant nuances, silences qui pullulent et harmoniques qui tracent des perspectives nouvelles sur la feuille de route écrite à même le chemin. Parfois, les passes laissent la place à des passages où les musiciens agissent l’un après l’autre sans plus réagir : c’est alors le moment qui comble leur propos commun de toutes ses vérités, de toute son évidence.

EN ECOUTE >>> Eternity is a Long Time >>> The Role of the Sun Lay at the Heart of the Problem

The Dogmatics : The Sacrifice for the Music Became our Lifestyle (Monotype)
Edition : 2012.
LP : A1/ The Role of the Sun Lay at the Heart of the Problem A2/ A Reconstruction of the Sequence of Events Which Has Brought It into Being A3/ The Land that Wields It Does Not Bear Down as Hard A4/ Snakes and Eagles – B1/ ...and those Melodies Proved to be Invulnerable Again B2/ Schnecken und Igle B3/ Eternity is a Long Time
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Culture of Un : Moonish (Bocian, 2012)

culture of un moonish

L’association de Chris Abrahams et de David Brown (guitares acoustique et semi-acoustique préparées) baptisée Culture of Un ne diffère pas que par le non emploi de l’électricité de celle de son acolyte Tony Buck avec d’autres guitaristes (Martin Siewert dans Heaven And ou Kenta Nagai dans Trophies par exemple). Sa musique est pourtant tout autant chargée (en basses, en rythmes, en séquences, etc.).

La différence tient peut-être de ce que les deux musiciens de Culture of Un ne font pas « un », justement. En respectant le tempo, ils partent dans des directions opposées. Le piano de l’un ramenant toujours au concret de l’acoustique quand la guitare (ou ses morceaux) paraissent vouloir y échapper à tout prix. C’est cette opposition, ce dos à dos, qui fait la réussite de Moonish en préférant à la progression dramatique chère à The Necks une musique poétique qui peut aussi bien faire penser à Harold Budd qu’à Derek Bailey. Ce qui tombe bien, sachant les instruments de prédilection de ces deux références !

Culture of Un : Moonish (Bocian / Metamkine)
Edition : 2012.
CD : 01/ Narcotics, Video Production and Mining 02/ Porpoise to One Side 03/ Unlike the Visitor, the Desert Does Not Adjust 04/ Lights Were Swallowed in the Night 05/ The Saw Had a Job to do That Summer 06/ Watery for Two Days
Pierre Cécile © le son du grisli

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