Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Nick Hennies : Duets for Solo Snare Drum (Weighter, 2013)

nick hennies duets for solo snare drum

Aux fringantes mailloches, Nick Hennies avait déjà révélé sur Cast and Work l’intérêt qu’il trouve à la pratique tenace capable de chants multiples. Avec le soutien de la violoncelliste Henna Chou, de la violoniste Vanessa Rossetto et du contrebassiste Brent Fariss, il développait un drone à couches multiples dont les bords seront subtilement rabotés : bientôt la ligne n’est plus la même, ses dérapages célébrant toutes l’inconstance du bourdon.

Sur les deux plages qui précèdent Cast and Work sur ce disque estampillé Weighter, Hennies interprète deux compositeurs qui l'inspirent : John Cage, dont il soigne One4 à la caisse claire, et Peter Ablinger, dont les silences de Kleine Trommel Und UKW-Rauschen éblouissent quand sur la composition passent les zébrures grises et noires. Sur compositions personnelles ou empruntées, une même délicatesse et un même savoir-faire.

Nick Hennies : Duets for Solo Snare Drum (Weighter)
Enregistrement : 2012-2013. Edition : 2013.
CD : 01/ One4 02/ Kleine Trommel Und UKW-Rauschen (“Conceptio”) 03/ Cast and Work
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Nick Hennies : Work (Quakebasket, 2014)

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Sur Work, deux travaux de Nick Hennies – percussionniste américain, ancien élève de Steven Schick, entendu notamment auprès de Jürg Frey (Metal, Stone, Skin, Foliage, Air) et de Radu Malfatti (L’effaçage).

Amateur de musique contemporaine – notamment interprète de Cage, Lucier ou Ablinger –, Hennies s’intéresse à une acoustique qui influe sur la perception d’écoute : c’est ce qu’il démontre sans attendre, dix minutes durant, sur Settle for Vibraphone. Là, le percussionniste s’est enregistré jusqu’à trois fois : la veine est minimaliste d'aspect, les coups portés sont d’une régularité fragile, les notes parfois se chevauchent et les harmoniques à naître des insistances lèvent une poignée de chants fantoches.  

C’est en carillonneur moins impatient qu’apparaît Hennies sur Expenditures. Sur vibraphone encore, mais cette fois accompagné, il bat la mesure durant un quart d’heure avant d’altérer sa partition : clarinette (Jonathan Doyle), ondes sinus (Chris Cogburn), trombone (Steve Panker) et archets (violon de Travis Weller et contrebasses de Brent Fariss et Ingebrigt Haker Flaten) en font bouger les lignes avec un allant séditieux. La musique n’est alors plus de mesure, mais d’encombrements, voire de désordres, dont elle tire sa richesse.

écoute le son du grisliNick Hennies
Settle

work

Nick Hennies : Work (Quakebasket / Metamkine)
Edition : 2014.
CD : 01/ Settle for Vibraphone 02/ Expenditures
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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