Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


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A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

R. Lee Dockery, Smokey Emery : Cathedrelic / Rankin-Parker, Pearce : Odd Hits / Ben Bennett : Trap (Astral Spirits, 2016)

rois astral spirits

R. Lee Dockery, Smokey Emery : Cathedrelic (Astral Spirits, 2016)
Alourdissant leurs discographies respectives – fournie, celle de Smokey Emery ; encore assez légère, celle de R. Lee Dockery – d’une nouvelle cassette, Daniel Hipolito (bandes, synthétiseurs, électronique) et Lee Dockery (basse, synthétiseurs, électronique) y font aussi œuvre commune. Au son d’une drôle d’ambient, ils retournent des plaques de tôle et libèrent des spectres chantant quand ils ne se plaisent pas à traîner à terre une série de graves qui crachent. Assourdissante, l’épreuve est aussi étourdissante.  

Teddy Rankin-Parker, Daniel Pearce : Odd Hits (Astral Spirits, 2016)
En 2014, Astral Spirits publiait une cassette du Broken Trap Ensemble – un quartette, dans les faits – dont sont membres Teddy Rankin-Parker et Daniel Pearce. En duo, passée une première phase d’improvisation entendue, le violoncelliste et le batteur fabriquent des miniatures instrumentales inspirées, qu’elles adoptent une lourde démarchent, frémissent ou même cavalent (le jeu de violoncelle n’y étant pas pour rien). Pour les amateurs, trouver là une « alternative », avec quelques ressemblances, aux épreuves de Lonberg-Holm.



Ben Bennett : Trap (Astral Spirits, 2016)
Hier c’était un solo de Will Guthrie qu’Astral Spirits publiait sur cassette. Aujourd’hui, c’est Ben Bennett – batteur entendu notamment auprès de Jack Wright – qui dépose sur bande douces pièces instrumentales enregistrées seul. A la rumeur de sa frappe appuyée et endurante, Bennett ajoute les cinglements de préparations ficelées, quelques sifflements aussi et puis des bruits de moteurs. Lorsqu’il se veut plus subtil, le batteur est malheureusement moins « à l’aise » et c’est alors une claque que prend l’attention de l’auditeur : soudain évanouie.

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Ben Bennett, Jack Wright : Tangle (Public Eyesore, 2014)

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Depuis quelques années partenaires réguliers (l’attestent Ohio Grimes and Misted Meanie et Wrest), Jack Wright (ici aux saxophones alto et soprano) et Ben Bennett (à la batterie et aux percussions) développaient récemment leurs recherches communes de sons si possible singuliers.

Pour ce faire, comme en atelier, le duo prend prudemment position avant de s’essayer à diverses combinaisons : les graves de l’alto traînant sur les rebonds étouffés de batterie, et c’est déjà la naissance d’une conversation. D’autant que Wright fait grand cas des propositions de son partenaire : ainsi rogne ou retourne-t-il quelques motifs soufflés en considérant les sinueux tapis de percussions que Bennett tisse sur l’instant. Au final, l’improvisation tient, qui confirme que la fréquentation de la jeunesse – hier déjà avec Bhob Rainey ou Matthew Sperry – profite à l’ouïe de Wright.

Ben Bennett, Jack Wright : Tangle (Public Eyesore)
Enregistrement : 2 juillet 2013. Edition : 2014.
CD : 01/ Embroiled 02/ Bogus Ferret 03/ You Itchy
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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