Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Belong : Common Era (Kranky, 2011)

belongrisli

Sur le site du label Kranky, on apprend que le duo que forment Michael Jones & Turk Dietrich a pris un peu de temps pour travailler son son. On comprend aussi que Belong est retourné à des chansons pop dont les couplets (chantés) sont rendus flous par l’usage de nombreuses pédales de guitares.

Tenter de décrire les chansons de Belong, ce serait un peu comme détailler le visage d’une femme inconnue aperçue à l’autre bout d’une rue par un jour de crachin. Elle aurait forcément les traits de cette autre qui apparaît sur la pochette noir & blanc du disque (je veux dire qu'elle correspondrait aux indices que le groupe a bien voulu nous donner).

Musicalement, ce serait la nette influence de groupes des années 90 (Boo Radleys, Stereolab, Pale Saints, My Bloody Valentine) et de temps à autre un parfum de terrible paradis perdu qui vous enivre à coup de beatbox (Joy Division). Toutes ces références marquent fantastiquement la musique de Belong, moins atmosphérique aujourd’hui qu’hier, mais toujours aussi radio-active.

Belong : Common Era (Kranky / Amazon)
Edition : 2011.
CD : 01/ Come See 02/ Never Came Close 03/ A Walk 04/ Perfect Life 05/ Keep Still 06/ Different Heart 07/ Make Me return 08/ Common Era 09/ Very Careful
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Belong : October Language (Carpark, 2006)

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Sous la tutelle de Joshua Eustis (Telefon Tel Aviv), Belong – nouveau duo de la Nouvelle-Orléans – s’initie à la mise en bouteille d’un fluide musical. Particulier, celui-ci, mais pas sans attaches, à en croire les références évidentes débitées par le rouleau des nappes sonores constituant l’essentiel d’October Language : My Bloody Valentine, Medicine, Gas ou Rafael Toral.

Engagé, donc, sur la voie d’un bruitisme mélodique, Turk Dietrich et Michael Jones multiplient les constructions denses, expectorant toujours, qu’elles finissent par buter sur une répétition analogique extatique (I Never Lose. Never Really) ou déferlent jusqu’à n’en plus pouvoir, avant de choisir enfin l’accalmie progressive (Remove The Inside).

Les nappes insatiables peuvent aussi aller et venir au gré d’un rythme changeant (Who Told You This Room Exists ?) ou accueillir, pour tout ornement, les stridences d’une guitare éloignée (All Equal Now, October Language) ou les sollicitations de sirènes égarées (Red Velvet or Nothing).Les déferlantes passées, une traînée de basses est parfois repérable, quelques inserts minuscules osent soudain paraître. Sans rien changer à l’essentiel : amas de claques bruyantes et progressions dynamiques distribuées partout. Perpétuation persuasive de la musique défendue par des noms déjà cités. Voire, apothéose actuelle d’un genre.

Belong : October Language (Carpark Records / Differ-ant)
Edition : 2006. 

CD : 01/ I Never Lose. Never Really 02/ Red Velvet or Nothing 03/ October Language 04/ I’m Too Sleepy… Shall We Swim? 05/ Remove The Inside 06/ Who Told You This Room Exists? 07/ All Equal Now 08/ The Door Opens The Other Way
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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