Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


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Tetuzi Akiyama, Anla Courtis : Naranja Songs (Public Eyesore, 2014)

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Alors donc quoi un disque de guitares acoustiques, un duel ou bien ? Qui date de 2008 et de Buenos Aires (patrie d’Anla Courtis) c.-à-d. du temps où Tetuzi Akiyama y était. Incroyables, toutes ces coïncidences.

Quatre titres et quatre duos : pincements de cordes / silence (du vent qui joue avec les cordes?), arpèges / & diantre le figer-picking de trop (passons…), cassage de codes (conseil : le petit blues de The Citrico Vibe et ses scoubidous de gimmicks), travaux de ponçage / équarrissage (d’accord c’est de l’intérim mais Springs & Strings, où s’affrontent un pouce et un archet, ça a de quoi vous marquer). Tetuzi Akiyama a donc eu raison de faire tout ce chemin (Los Frets Nómades) pour qu’Anla Courtis le mette au jus (espagnol deuxième langue).

Tetuzi Akiyama, Anla Courtis : Naranja Songs (Public Eyesore)
Enregistrement : septembre 2008. Edition : 2014.
CD : 01/ Mind Mochileros 02/ Springs & Strings 03/ The Citrico Vibe 04/ Los Frets Nómades
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Courtis/Moore : Bring Us Some Honest Food (Dancing Wayang, 2015)

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Si ce n’est pas la première fois que le duo Anla Courtis / Aaron Moore interroge d’autres instruments que la guitare et la batterie qui ont servi à l'élaboration de leur signature, Bring Us Some Honest Food soumet la méthode à un principe de réécriture – l’enregistrement date du 22 mars 2014, que Moore a réinventé sur la première face et Courtis sur la seconde.

Ici un piano, que le duo démonte et sur lequel il chante ; là une guitare nouvelle, dans quel bayou retrouvée ? S’ils permutent, Courtis et Moore tiennent néanmoins à leur pop expérimentale qui, de chanson déglinguée compactant des airs de This Heat / Joy Division... en folk rompu, de boucles de basse-fosse (de moindre intérêt) en outros appelés à faire refrain de chaque son minuscule, fait souvent effet.

En seconde face, les musiciens imbriquent quelques combinaisons rythmiques de fer et de bois qu’augmentent reverses, morceaux de trompette et de piano, cordes étouffées et peaux graves… Concentrés, ils cherchent peut-être ici à se souvenir de la chanson révélée par la face précédente. Peinant à remettre la main dessus, ils se défaussent avec panache et inventent à la place : tant mieux puisque, comme d’autres la science, Courtis et Moore ont la pop infuse.

Alan Courtis, Aaron Moore : Bring Us Some Honest Food (Dancing Wayang)
Enregistrement : 22 mars 2014. Edition : 2015.
LP : A1/ Portions of Honesty A2/ The Honest Waitress A3/ Honest Pork Pie – B1/ Dishonest Dessert
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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L’autopsie a révélé que la mort était due à l’autopsie : Le souffle de l’avorton (Komma Null / Chienne secrète, 2013)

l'autopsie a révélé que la mort était due à l'autopsie le souffle de l'avorton

Voilà un concept-album (s’il en est encore – je veux dire… de vrais) : avec l’aide du mystérieux mage Utu Garu IV, Aka_Bondage, Alan Courtis, Ogrob, Frank de Quengo Tonquedec en ont appelé à l’âme de Jean-Philippe Borbollono, compositeur du XVIIe siècle mort en couche (au singulier).

Si l’on y croyait pas vraiment, on y croirait presque ! C’est qu’el Borbolon (telle qu'a été baptisée l’âme en question) inspire drôlement L’autopsie a révélé que la mort était due à l’autopsie. Pré-natal autant que pré-bruitiste, pré-sériel, etc., Borbollono fait du groupe des marionnettes, le plonge dans l’ectoplasme et le dirige encore dégoulinant avec une maestria digne d’un Daniel Barnumboim : interludes, flutisme de feu, sonatine, requiem en Fa magique, études pour contrebasse ou ornithorynque... Nul doute, l’avorton vous soufflera !!!

L’autopsie a révélé que la mort était due à l’autopsie : Le souffle de l’avorton (KommaNull / Chienne secrète)
Edition : 2013.
LP : A1/ Interlude pour piano et interférences extoplasmiques A2/ Partita inadmissible pour piano, cordes et trombone A3/ Sonatine pour piano à sept mains, percussion occidentale et accidentale A4/ Flutisme de feu – B1/ Etude pour contrebasse, percussion et ornithorynque B2/ Suite romantique B3/ Requiem en Fa magique
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Sur une k7, KommaNull a organisé la rencontre d’Alan Courtis et d’Häk. En face A, le deuxième développe à la batterie synthétique un rythme mollasse mais néanmoins aguichant avant de s’essayer à une musique électronique sans grand (ni petit) enjeu. Sur l’autre face, Courtis colle des field recordings (courses de voiture ? couteau tranchant ? respirations coupées ?...), froisse des choses froissables, inverse des voix, pour un résultat autrement plus détonnant.

Häk / Anla Courtis : Split (KommaNull)
Edition : 2013.
K7 : A/ Häk : Musik für Molekularsynthesizer – B/ Alan Courtis : Untitled
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Anla Courtis, Jean D.L. : The Light Burns Ghosts (MNÓAD, 2012)

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On ne sait jamais vraiment ce qu’Anla Courtis ramènera d’une nouvelle exploration et c’est peu dire quand il collabore et quand cette collaboration se fait avec un musicien inconnu de nous (de moi), ici : JEAN D.L.

Longue collaboration pourtant, s’il faut en croire les dates entre lesquelles s’est construit The Light Burns Ghosts (2005-2012). Dans quelle base sous-marine désaffectée le duo est-il allé enregistrer ? Ca souffle de partout, les basses vous environnent, les bruits de métaux vous (m’) arrivent en rafales et tout demande que l’on se calme, et même définitivement. C’est ce qu’Anla Courtis et Jean D.L. finissent par faire au bout de vingt minutes qui documentent sept années de leur belle collaboration.

Anla Courtis, Jean D.L. : The Light Burns Ghosts (MNÓAD)
Enregistrement : 2005-2012. Edition : 2012.
DL : The Light Burns Ghosts
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Aaron Moore, Thierry Müller : Today Is Yesterday’s Tomorrow (Three:Four, 2012) / Courtis, Moore : Courtis/Moore (Earbook, 2012)

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A lire la discographie qu’Aaron Moore a signé en dehors de Volcano the Bear, on trouve des duos bien pensés qui contraignent cette collaboration avec Thierry Müller (d'Ilitch) à se montrer à la hauteur. C’est aussi frétillant que tremblant pour eux qu’on dépose le diamant sur la première face du (double !) vinyle…

Tout commence sur un air de post-rock mais un air de quelques secondes seulement. Car une clarinette basse se lève qu’un drone suit qu’une guitare suit que des trompettes suivent : tout s’enchaîne plutôt lentement et fait pencher l’enregistrement vers l’atmosphérique expérimentale. Fondu enchaîné : du mélancolique replié sur lui-même, des mélodies avortées de guitares avortones ou de grand piano opportun. On l’a vite comprend, Moore et Müller n’ont pas dans l’idée de défendre une esthétique ou même un disque cohérent. Ils sont là pour jouer et jouent et se déguisent, singent Gastr del Sol, Merzbow, Sonic Youth, Broken Social Scene, Mark Hollis

Au diable les compositions complexes, bonjour les citations et les clins d’œil (jusqu’à un ethnofolk tout moisi ou une pop qui ferait passer les productions K Records pour des gargouilles gothiques, qu’importe enfin !). Today Is Yesterday’s Tomorrow est le titre qu’il fallait : il explique ce qu’il est possible à deux musiciens de faire avec pour (presque) seul matériau leurs références et leurs envies de s’amuser. Maintenant, faudra-t-il que l’auditeur ait les mêmes références et les mêmes envies pour goûter les délires libertaires du duo ? A voir…

EN ECOUTE >>> Today Is Yesterday's Tomorrow

Aaron Moore, Thierry Müller : Today Is Yesterday’s Tomorrow (Three:Four / Souffle Continu)
Enregistrement : 2009-2011. Edition : 2012.
2 LP : A1/ Absolute Returk A2/ Cybèle était si belle A3/ Le secret des pieds A4/ Olivia is Thinking – B1/ The Helicopter of the Beast – C1/ Absolute Divorce C2/ Fantocomon C3/ The Slits Runner C4/ Are you in a Plane ? – D1/ The Lost Interstellar Tourist D2/ I Swan You D3/ Meurtre parfait
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Enregistré en concert en février 2009, Courtis/Moore fait suite à Brokebox Juke sorti sur le label No-Fi. Comme si la présence de Courtis étouffait les penchants pour la pop (expérimentale ou non) de Moore, le CD bâtit son propos sur des drones, des résonances, des instruments à vent qu’on dirait imaginaires (sur l’irrésistible P=1) et encore des guitares qui en promettent en distorsions et chants électriques. Tout autre chose donc. Moins facile et encore plus convaincant !

Anla Courtis, Aaron Moore : Courtis/Moore (Earbook)
Enregistrement : 2009. Edition : 2011.
CD/ 01/ E=1 02/ P=1 03/ P=2 04/ L=2 05/ L=1
Pierre Cécile © Le son du grisli

ff

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Störung : Sound & Visual Art (Störung, 2012)

störung sound & visual art

Le propos du Störung Festival de Barcelone est explicite, que rappelle le titre de ce DVD augmenté d’un livre : Sound & Visual Art. A l’intérieur, onze collaborations audiovisuelles reviennent sur la neuvième édition du festival. Pas toutes convaincantes : lorsque pêche l’électronique (D-FuseXX+XY Visuals And Sound Art Project, Asférico, Andy Guhl) l’image n’a pas toujours la force de nous le faire oublier.

Pour ce faire, on peut néanmoins compter : sur Anla Courtis, dont les voix ralenties et étouffées sous cloche illustrent les images sépia de fantômes en goguette ; sur Francisco López, dont la spatiale création réagit au noir et blanc de Paul Prudence ; sur Kim Casone qui, à l’image et au son, promène un homme en forêt sombre le temps de conter une histoire dont on déplore la brièveté ; Simon Whetham, enfin, qui manipule de grands vents sur un paysage inventé par Hugo Olim. Quatre musiciens sauvent ainsi la rétrospective : au point de permettre qu’on l’écoute seulement.

Störung : Sound & Visual Art (Störung)
Edition : 2012.
DVD : 01/ D-fuse : Gradualism #01 02/ Dextro & AM : 26_071 Auda 03/ S. Brauer, S. Subero & Alan Courtis : Malabia bla bla 04/ P. Prudence & F. López : Hydro-organic Machine Study 05/ Kim Cascone : Black Flame 06/ XX+XY Visuals and Sound Art Project : Mater States 07/ Aleix Fernández & Asférico : Shapes 3.0 08/ Andy Guhl : Laptop-condensored 09/ Hugo Olim & Simon Whetham : Rhizoid 10/ Elufo & Asférico : Fuerza Natural II 11/ Diego Alberti & Federico Monti : Untitled 09
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Alan Courtis, Cyrus Pireh : Coils on Malbec (Shinkoyo, 2016)

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Sur la table que se partagent Alan Courtis et Cyrus PirehCoils on Malbec est le souvenir de leur rencontre, le 6 octobre 2013, à Buenos Aires : échange enregistré puis revu et, même, composé –, on trouve une console, un Zoom et un walkman, quelques fils rouge et blanc, enfin, des bobines électroniques et du vin d’Argentine. Le Malbec a été versé dans de petits récipients de métal que les générateurs, assoiffés peut-être, approchent déjà.  

De la miniaturisation des instruments et d’une expression abrégée – mais non pas diminuée –, Courtis et Pireh ont su faire un handicap inspirant. De leur association informelle, aussi d’ailleurs. Ainsi, les remous et les rumeurs que font naître les maigres (certes, mais insistants) éclairs, les troubles-sons (froufroutements, infimes dérapages, aigus tremblants…) et les bruits-intrus (parasites, buzzs, boucles…) battent la mesure de ces deux pièces de longueur égale.

Et la mesure ici importe, qui éloigne le duo des bruits faciles et des exercices entendus, rappelant à l’Argentin – le « ramenant », presque, à – cette Buenos Aires Tape qu’il enregistra jadis avec Günter Müller et Pablo Reche dans le même temps qu’il atteste l’intérêt du multi-instrumentiste américain pour les gestes comptés autant que chargés.

Qui, après avoir tourné et retourné le vinyle rouge, étourdi par ces chants d’instruments qui n’en sont pas, en chercherait naïvement la clef, devra s’en remettre à un seul et unique espoir : s’essayer à Uritorco, performance enregistrée quelques jours plus tard par les mêmes au Casa América, qui peut être trouvée sur cassette DumpsterScore.


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Alan Courtis, Cyrus Pireh : Coils on Malbec
Shinkoyo
Enregistrement : 6 octobre 2013. Edition : 2016.
LP : A/ Coils on Malbec – B/ Malbec on Coils
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Anla Courtis, BJ Nilsen : Nijmegen Pulse (BromBron, 2013)

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Les premières minutes, il faut tendre l’oreille pour deviner qu’Alan Courtis* et BJ Nilsen se promènent à Nijmegen, charmante (certainement) cité des Pays-Bas. Leurs field recordings arrivent crescendo et sont plus à ranger dans le tiroir « ambient » que dans une exposition d’archives sonores.

Mais on connaît les deux hommes et les choses changent sur la seconde piste du CD. Dès lors, s’ils rapporteront des bruits d’oiseaux, le carillon d’une église, le souffle du vent ou les discussions d’un groupe d’écoliers, ce sera pour se les réapproprier. Avec l’aide d’un walkman, d’une guitare et d’un orgue électrique, ils en fabriquent des rumeurs anxiogènes qui va aussi bien à l’art de Courtis qu’à celui de Nilsen. Et lorsqu’ils ne retournent pas Nijmegen (Grondplatte Negemjin), il y a toujours dans leurs field recordings un artefact qui traîne, comme un trésor caché dans une image d’Epinal.

Anla Courtis, BJ Nilsen : Nijmegen Pulse (BromBron / Metamkine)
Enregistrement : 2013. Edition : 2013.
CD : 01/ Snelbinder Collectief 02/ Cheesewheel Masters 03/ Grondplatte Negemjin 04/ As Double and Brutal As Nature
Pierre Cécile © le son du grisli

sonic protest 2014* Dans le cadre du festival Sonic Protest, Anla Courtis donnera à entendre les conclusions d'un projet mené avec les jeunes de l'hôpital de jour d'Antony. Ce 6 avril, à La Générale, Paris.

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Anla Courtis, Aaron Moore : KPPB (Earbrook, 2014)

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Après Brokeboxe Juke (élaboré par correspondance) et Courtis/Moore (enregistré en concert), la folie est la même qui (par correspondance encore) inspire Anla Courtis et Aaron Moore. Les contours de KPPB (King Pancreas et Punk Butter) n’en changent pas moins de ceux des deux références qui la précèdent.

C’est que cette folie inspirante tient au duo lieu de poésie, et que la poésie ne permet pas qu’on la répète. D’autant qu’ici, un millier d’instruments la traduisent à fin de collages hétéroclites. Guitares, saxophones, accordéon, violon, petites percussions et grands tambours... Tout œuvre à une « ambient in opposition » qui multiplie les efforts pour perdre son promeneur : expérimental minimaliste, boucles hallucinées, rengaines angoissées, expressionnisme pressant…

Certes, quelques flottements sur King Pancreas – absorbé par l’éther, le duo tente un air à la Wim Mertens ou boucle un temps des sonorités de peu – que Punk Butter relativise avec une morgue rare : bols en décalages et archets en perdition y introduisent une complainte captivante aux mouvements égaux. Un art musical de la situation et de son beau retournement…  

écoute le son du grisliAnla Courtis, Aaron Moore
KPPB (extraits)

Anla Courtis, Aaron Moore : KPPB (Earbook)
Edition : 2014.
CD : 01/ King Pancreas 02/ Punk Butter
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Anla Courtis et Aaron Moore entameront ce 10 mars une tournée en Europe. Pour la France et la Suisse, ils sont attendus à Montreuil, Marseille, Toulouse et Genève : Instants Chavirés le 13, GRIM le 14, Myrys le 15, Cave 12 le 16.

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Daniel Menche, Anla Courtis : Yagua Ovy (Mie, 2011)

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On avait, sur The Torrid, furtivement entendu Anla Courtis et Daniel Menche ensemble. Yagua Ovy permet de prolonger ce plaisir, sous l’égide inspirante du loup-garou.

De nuit, forcément, Menche se cogne en forêt contre une nuée d’arbres, fait naître des murmures et des gémissements qui avertissent de l’arrivée de la bête au son d’une crécelle peu commune. Rattrapés par la figure qu’ils ont invoquée, Menche et Courtis livrent alors une lutte radicale – les râles de guitare électrique concurrencent en force de frappe les coups portés sur quelques éléments de batterie.

En face B – les séquelles peut-être –, la guitare est ralentie et les percussions se chargent d’admonester des pièces de bois minuscules. C’est la berceuse qui épouse le rythme de la respiration du Yagua Ovy, en train de reprendre du poil de la bête. Est-ce une scie circulaire qui, au loin, se fait entendre ? L’animal n’attendra pas qu’elle se soit trop approchée pour émerger, en découdre, en conclure…

EN ECOUTE >>> Runa-Uturunco & Em Relincho (extraits)

Daniel Menche, Anla Courtis : Yagua Ovy (Mie)
Edition : 2011.
LP : A/ El Relincho B/ Runa-Uturunco
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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