Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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le son du grisli #3Peter Brötzmann Graphic WorksConversation de John Coltrane & Frank Kofsky
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Sarah Peebles : Delicate Paths (Unsounds, 2014)

sarah peebles delicate paths

A la question « qu’est-ce que le shō ? », je répondrais d’abord « un instrument de musique », ensuite « un orgue à bouche japonais (quand même venu de Chine) cher au gagaku » et pour finir « l’instrument de prédilection de la Canadienne Sarah Peebles (elle compose et improvise) qui l’a étudié au Japon ». La vie n’est-elle pas bien faite ? Le ci-devant CD, Delicate Paths, est justement un disque de Sarah Peebles !

Pour faire vite et grossier (quoi de plus normal pour un Occidental devant décrire n’importe quelle curiosité d’Orient ?), la sonorité du shō est proche de celles du mélodica ou de l’harmonica. Qu’elle improvise en solo (en 2007), joue live avec Evan Parker et le guitariste Nilan Perera (2009) ou explore des ragas avec la chanteuse Suba Sankaran, Peebles ne s’éloigne pas de la réalité sonore de son instrument. Son originalité se trouve ailleurs. Dans l’exploration des harmoniques, par exemple, et dans les interférences qu’elle créé avec ses partenaires. En solo, elle invente une musique d’Eastern mélancolique tandis qu’avec Parker et Perera, elle tisse des atmosphères plus ambiguës.  

Mais c’est oublier que Peebles peut aussi tordre le coup à son shō. Si cela n’arrive qu’une fois, la pièce électroacoustique qu’est In the Canopy (Part 1) marque le coup, et de quelle manière ! Traits fugaces tirés sur une brise nocturne (voilà l’image qu’il me fallait). Nous pouvons donc conclure, à l’écoute de cette « musique pour shō », que Sarah Peebles est, à plus d‘un titre, shōdement recommandée (voilà la conclusion qu’il me fallait).

Sarah Peebles : Delicate Paths. Music for Shō (Unsounds)
Enregistrement : 2007-2013. Edition : 2014.
CD : 01/ Resinous Fold 7 (for Smoke) 02/ Delicate Path (Murasaki) 03/ Resinous Fold 6 (for Trigona) 04/ Delicate Path (Lime) 06/ Resinous Fold 2 (for Bamboo) 06/ Delicate Path (Sandalwood) 07/ In the Canopy (Part 1) 08/ Resinous Fold 2+4+3 (for Malachite, Bronze & Cerumen)
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Michael Edwards : For Rei As A Doe (Aural Terrains, 2014)

michael edwards karin schistek for rei as a doe

J’ai éprouvé un penchant pour la couverture du CD For Rei As A Doe, presque une amitié. La végétation ocre plie et les angles qu’elle forme sont cassés par des droites verticales composées sur ordinateur. On pourrait y voir la métaphore de cette composition « for piano and computer » de Michael Edwards, interprétée par Karen Schistek.  

Les références seront-elles maintenant toujours les mêmes ? Est-ce ce que Feldman, Cardew, Tilbury font désormais, et pour toujours, la loi ? Leurs fantômes s’échappent des enceintes mais Edwards a l’intention de leur tenir compagnie. Son ordinateur est un brumisateur de particules qui, lui, fait écho à Penderecki, Scelsi ou Stockhausen. C’est d’ailleurs pour cela que l’on suit le piano de Schistek d’un bout à l’autre de la pièce (quarante minutes, pas une seconde de plus). Et si l’on apprend que celle-ci a en fait été écrite pour Rei Nakamura, Schistek la porte avec une irrésistible nonchalance. J’ai éprouvé pour elle aussi une amitié, parce qu’en l’absence de son dédicataire, elle ne devait, et ne pouvait (selon mon estimation), que faire mieux que lui.

Michael Edwards : For Rei As A Doe (Aural Terrains)
Enregistrement : 2014.
CD : 01/ For Rei As A Doe
Héctor Cabrero © Le son du grisli

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John Eckhardt : Forests (Depth of Field Music, 2014)

john eckhardt forests

L’expérience est (de cause à effet) rare, d’entendre sur disque un improvisateur qui résiste à la frénésie productive comme à l’insatiable besoin de consigner toute démonstration sur support. Depuis Xylobiont (psi, 2008), John Eckhardt n’était apparu sur CD qu’en membre du Crossbows de Barre Phillips – formation de contrebassistes dans laquelle il côtoie notamment Clayton Thomas.

Si l’on put regretter l’avarice d’Eckhardt, c’est que Xylobiont est une réussite. Or, son avarice était une précaution qu’exigeait la maturation lente qui le menait à Forests – enregistrement de près de deux heures à trouver dans un tronc d’arbre miniature (en fait, une clef USB) rangé dans une boîte transparente parmi des morceaux d’écorces et de feuilles, de brindilles et de mousses. Sur la clef en question, trouver deux-cent photos prises en forêt de Staksund (Suède) entre 2004 et 2013, trois textes (préface de Barre Phillips et notes d’Eckhardt) et, pour ce qui est du son, huit épreuves de « String Quartets ».

eckhardt 1  eckhardt 2

De l’aveu même d’Eckhardt, ces pièces pour contrebasse quatre fois enregistrée ne sont ni des improvisations, ni des compositions, mais des créations « en transit », presque structures organiques à entendre. Le bois, forcément, y est partout : brut (ni préparations, ni amplification), qui résonne aux passages de l’archet – lors d’impressionnantes initiations à l’arco-branche – ou aux déferlantes de pizzicatos : reprenant, pour les développer encore, les préoccupations de Xylobiont (polyphonie, dynamique, harmonique, répétition, drone…), le contrebassiste tranche avec la précision que d’autres mettent à manier l’acier. Naît alors un lot de rumeurs épaisses, certes, mais ajourées : de râles menaçants, d’oscillations instables, de souffles saisissants… Aux branches des arbres de Staksund, John Eckhardt a bel et bien suspendu des cordes : le paysage ne changera pas avec la lumière, mais plutôt avec le volume auquel on décidera d’écouter, et de réécouter, Forests.

John Eckhardt : Forests (Depth of Field Music)
Edition : 2014.
USB : 01/ Cedri 02/ Xylotope 03/ Nemora 04/ Fungi 05/ Svartälven 06/ Geophyte 07/ Noominous 08/ Aeål
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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IQ + 1 : IQ + 1 (Polí5, 2014)

iq+1

Voici donc Georgij Bagdasarov, Katerina Bilejova, Jana Kneschkle, Jara Tarnovski, Petr Vrba, Michael Zboril et leur drôle de millefeuille. Le vent est maléfique, les machines désintégrées (platines vintages, synthétiseurs analogiques, theremin), les instruments égarés (saxophone baryton, trompette, violon, basse électrique).

Dans ce tournis de sons, l’harmonie s’invite embarrassée, balayée. Un baryton s’égare (ailleurs, le voici en embuscade), une trompette demande de l'aide, une guimbarde cabre quelques rythmes retors. Pas de drone, juste quelques micros-explosions et autres cigales électroniques venant distraire l’amas sonique, ici, finement cadastré. Conclusion : pas besoin de géomètre pour IQ+1.

écoute le son du grisliIQ+1
IQ+1

IQ+1 : IQ+1 (Polí5)
Enregistrement : 2013 / Edition : 2014
CD : 01/I  02/Q  03/+  04/1
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Seth Cluett : Forms of Forgetting (LINE, 2014)

seth cluett forms of forgetting

L’artiste touche-à-tout qu’est Seth Cluett (qui cite La mémoire, l’histoire, l’oubli de Paul Ricœur, pourquoi pas…) pose sur ce CD « Chartier » la question du souvenir, de ce que l’on retient et de ce que l’on oublie. Et si oublier c‘est un peu « faire disparaître » (c’est pas du Ricœur mais du moi qui invente), que retenir de l’écoute (des écoutes, pour les forcenés) de Forms of Forgetting ?

Eh bien, j’ai le regret de l’avouer… le meilleur de ce qu’il m’a été donné d’entendre dans le « genre drone » ces derniers temps. Et si j’ose chronologiquer la claque, c’est que ces naaappes et re-naaaappppppeeeees emberlificotées, passées les vingt premières minutes, vous tournent la tête avant de s’inviter en vous (oui, j’ai bien dit « en »… de ces trucs qui vous remuent & qui remuent « en » vous). Aujourd’hui, nous nous accorderons (vous & moi) sur ce fait : les drones, ça court les rues (et les déserts, j’en parle pas). Mais ceux de Cluett ne cachent pas leur intentions et vous font même gagner une heure : de temps, d’enivrement, de musique, à votre guise !

Seth Cluett : Forms of Forgetting (LINE)
Edition : 2014.
CD / DL : 01/ Forms of Forgetting
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Jacques Demierre, Jonas Kocher, Axel Dörner : Mulhouse, 27 août 2014

jacques demierre jonas kocher axel dörner festival météo 2014

Invité par le festival Météo à dispenser un stage organisé sur plusieurs jours au profit de musiciens motivés (et pas seulement pianistes), carte blanche était offerte à Jacques Demierre pour la composition de la formation qui ouvrirait la soirée de concerts donnés au Noumatrouff ce 27 août dernier.

A sa gauche (vu du public), Jonas Kocher, brillant accordéoniste de ses compatriotes qui travailla avec lui à Öcca ou en Insub Meta Orchestra ; à sa droite (du même point de vue), Axel Dörner, trompettiste qu’Urs Leimgruber, partenaire de Demierre en ldp, aura donc essayé avant lui (disque Creative Sources). Sera-ce Demierre qui composera ? Dörner qui concèdera ? Kocher qui s’adaptera ? Ou alors l’inverse ? – mais allez chercher l’inverse d’une formule à trois inconnues…

Le mystère reste entier, qui aurait pu expliquer l’équilibre trouvé par le trio : aux frasques et embardées du pianiste, à l’implication avec laquelle il assène des gifles sèches à son instrument – dans un rapport auquel Joke Lanz fera écho le lendemain soir, à Bâle (Sud), lorsque, à l’affût derrière ses platines, il trouvera matière à la fabrication d’un autre ouvrage sonore d’équilibre et d’expression instantanée – ou en explore l’intérieur, Kocher et Dörner répondent dans l’urgence (heurts provoqués, autres emportements) en prenant soin de revenir aux sources du langage qui les travaille habituellement (ligne inquiète de discrétion, voire de circonspection, sinon de silence).

Ainsi les aigus ou graves tenus de l’accordéon font bientôt le lien entre un monde et un autre. Et voilà la scène renversée : les musiciens s’immobilisent, prennent et tiennent la pause – s’ils bougent encore un peu, c’est alors un théâtre au ralenti, l’image est à la traîne, comme parasitée par les sons, même les plus infimes (souffles minces ou blancs, cordes effleurées, sourdine ou knatterboot-gerücht). Le trio prendra plaisir à renverser d’autres fois cette même scène, avec une entente égale et un équilibre rare, qui forcent une triple estime. 

Jacques Demierre, Jonas Kocher, Axel Dörner : Mulhouse, Noumattrouff, Festival Météo, 27 août 2014.
Photos : François, Quelques Concerts
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Janek Schaefer : Lay-by Lullaby (12k, 2014)

janek schaefer lay-by lullaby

Légende de l’ambient et des field recordings, Janek Schaefer déboule – enfin – sur la maison-mère du genre, l’infatigable maison new-yorkaise 12k.

Pour ceux qui ont déjà abordé l’œuvre du bonhomme, qu’il soit en solo ou aux côtés de Stephan Mathieu ou Philip Jeck, l’effet de surprise ne jouera guère, même si Lay-by Lullaby invite clairement à la méditation et se veut un exact contrepoint au furieux Asleep At The Wheel de 2010 (dont quelques échos routiers nous rappellent son essentielle présence).

Ici, tout n’est clairement que tendresse ambient avant de se laisser dorloter dans les thermes (quitte à roupiller dix minutes) et de siroter un cocktail de fruits frais dans un fauteuil en rotin. C’est bien sûr cliché mais dans la vie, ça fait aussi un rude bien de compter sur des valeurs sures.

Janek Schaefer : Lay-by Lullaby (12k)
Edition : 2014
CD : 1/ Radio 101 FM 2/ Radio 102 FM 3/ Radio 103 FM 4/ Radio 104 FM 5/ Radio 105 FM 6/ Radio 106 FM 7/ Radio 107 FM 8/ Radio 108 FM 9/ Radio 109 FM 10/ Radio 110 FM 11/ Radio 111 FM 12/ Radio 112 FM
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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John Zorn : In the Hall of Mirrors (Tzadik, 2014)

john zorn in the hall of mirrors

Un auditeur ne connaissant pas l’astuce trouverait en Stephen Gosling un pianiste téméraire et à l’imagination débordante. Un auditeur connaissant l’astuce n’aurait d’autre choix que d’admettre la fulgurance de cette musique.

L’astuce, la voici : John Zorn a composé six pièces (oublions la première, sorte de muzak d’un autre âge) et a rédigé la complexe partition de piano pour Stephen Gosling, lequel se charge d’en être l’interprète, et seulement l’interprète. Greg Cohen (contrebasse) et Tyshawn Sorey (batterie) disposent, eux, de la liberté d’improviser à leur guise autour de la partition de Zorn.

Le résultat est convaincant. Le malin (pour ne pas dire plus) Zorn jette de l’huile sur le feu en renvoyant dos à dos improvisation et écriture. Ce n’est pas la première fois, ce ne sera pas la dernière. Reste qu’ici ses choix compositionnels, adoptés des codes de l’improvisation, des musiques contemporaines ou sérielles, font toujours bon ménage. Oui, malin ce Zorn qui putréfie la ballade (In Lovely Blueness), lui offre un sonique-solide cluster avant d’égrener quelques lumineuses gymnopédies. Malin comme un Zorn, pourrait-on même écrire.

John Zorn : In the Hall of Mirrors (Tzadik / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2014. Edition : 2014.
CD : 01/ Epode 02/ Maldoror 03/ Tender Buttons 04/ In Lovely Blueness 05/ Illuminations 06/ Nightwood
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Pourtant les cimes : Mulhouse, 27 août 2014

pourtant les cimes mulhouse météo 2014

Pourtant les cimes des arbres (Sens Radiants, et alors ?), devenu … Pourtant les cimes. L’important, se jouant dans ce 27 août, fin d’après-midi, à la Friche – « friche » égalant : regret patrimonial et, accessoirement, « gauchement », hommage à ceux tombés (employés, petites mains) pour l’industrie une fois que celle-ci n’y est plus (si faillite, qu’elle pourrisse !, la « culture » y repoussera) – DMC de Mulhouse, dans le cadre du festival Météo.

Le vert pistache et le gris des murs allaient ceci étant comme un charme à la veste moutarde de Lazro. Le souffleur, impeccable. Derrière lui, ce labyrinthe en construction permanente que les interventions de Lasserre taillent à coups de caisse claire ou de cymbales. Et que les saxophones élèvent, et comment : hautes sphères comme coulisses attendent (appellent, peut-être) le temps qui viendra et décidera de tout : Duboc peut jouer les paratonnerres (archet embrassant ou pizzicatos consolants), l’atmosphère est là : alerte, inquiète puis menaçante.

« Lunaire » encore, sans doute. Lazro, bien au-dessus des cimes annoncées ; Lasserre, inventant avec force ; Duboc, préoccupé peut-être, tempérant de ses craintes. Sens Radiants (Pourtant les cimes, pourquoi pas ?) fut en deux temps (tempétueux / atmosphérique) une autre fois brillant. Au point qu'on se demande : Pourtant les cimes ne serait-il pas ce phénomène capable, de fil en aiguille, de nous réconcilier avec les friches sonnantes ?

Pourtant les cimes, Mulhouse, Festival Météo, 27 août 2014.
Photos : François, Quelques Concerts
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Jim Dvorak, Paul Dunmall, Mark Sanders, Chris Mapp : Cherry Pickin' (Slam, 2014) / Red Dhal Sextet (FMR, 2013)

jim dvorak paul dunmall mark sanders chris mapp cherry pickin

S’il est bel et bien Américain, le trompettiste Jim Dvorak s’est souvent fait entendre auprès de Britanniques influents : Keith Tippett, Elton Dean, ou encore Evan Parker et Lol Coxhill dans The Dedication Orchestra. Le 10 juillet 2013, c’est en compagnie de Paul Dunmall, Mark Sanders et Chris Mapp qu’il rendait quelques compositions personnelles.

La présence de Dunmall (au ténor et au saxello), exceptionnel encore, soignera l’influence que Coltrane semble avoir eu sur Dvorak. Son jazz est vif – Sanders et Mapp aidant, d’ailleurs –, altier, pourra rappeler aussi Ornette Coleman ou Oliver Lake mais ne s’en tiendra pas là. Dvorak multiplie en effet les propositions : donnant ici de la voix (quitte à désespérer un peu son auditeur), il cite ailleurs Frank Zappa ou se souvient d’Harry Miller, enfin, conduit avec une instabilité inspirante une plage d’une vingtaine de minutes que les quatre musiciens rehausseront tour à tour de leurs inventions personnelles : ainsi As Above, So Below sonne-t-il l’heure de la fructueuse cueillette.

Jim Dvorak, Paul Dunmall, Mark Sanders, Chris Mapp : Cherry Pickin’ (Slam Productions)
Enregistrement : 10 juillet 2013. Edition : 2014.
CD : 01/ E.D.’s Muse 02/ If I’m Gonna Have to Choose 03/ Love’s Own Prayer 04/ Miller’s Tail 05/ Zapped 06/ Getty’s Mother Burg 07/ As Above, So Below
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

red dhal sextet

En studio à Berlin le 19 septembre 2011, Dunmall enregistrait en sextette mû par un goût pour les légumineuses que ses membres (aussi Alexander von Schlippenbach, Hilary Jeffery et le Fabric TrioFrank Paul Schubert, Mike Majkowski et Yorgos Dimitriadis) ont en commun. La résonance d’un accord tombant de piano annoncera la tempête : attendue, celle-ci n’en sera pas moins percutante et sa musique accidentée, qui fait de son équilibre précaire la force qui lui assurera sa diversité : ainsi Schlippenbach et Dunmall sonnent-ils maintenant l’heure de la récolte.

Red Dhal Sextet (FMR)
Enregistrement : 19 septembre 2011. Edition : 2013.
CD : 01/ White Dhal 02/ Orange Dhal 03/ Purple Dahl 04/ Red Dhal 05/ Turquoise Dhal 06/ Scarlet Dhal 13:11
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

festival météo 100

Paul Dunmall  concluera ce samedi soir l'édition 2014 du festival Météo : au Noumatrouff, à la tête du Deep Asunder Four (Hasse Poulsen, Paul Rogers, Mark Sanders). 

 

 

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