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John Coltrane : Live at the Showboat (RLR, 2010)

john coltrane live at the showboat

Cette évocation de Live at Showboat est extraite du livre que Luc Bouquet a consacré aux enregistrements live de John Coltrane : Coltrane sur le vif, en librairie depuis le 6 mars.

L’un des clubs préférés de John Coltrane à Philadelphie se nomme le Showboat. Le saxophoniste y jouera une dizaine de fois au cours de l’année 1963. SI nous avons ici conservé les dates d’enregistrement proposées dans les livrets des disques, restons (très) perplexes quant à leur exactitude.

Le saxophoniste retourne à « Good Bait », composition de Tadd Dameron qu’il a souvent interprétée avec Gillespie. Rien à signaler ici, si ce n’est la justesse parfois approximative de Coltrane et un Roy Haynes imitant Elvin Jones à la perfection si bien que…

« Out of This World » est une composition d’Harold Arlen et Johnny Mercer que le quartet enregistra le 19 juin 1962 pour l’album Coltrane (Impulse). Après un début hasardeux, Trane va déborder quelque peu l’harmonie du morceau. Deux chorus du saxophoniste, ici : le premier dure dix minutes, le second huit minutes, et, dans les deux cas, grognements et débordements free se taillent la part du lion. Pour ne pas briser l’intensité du set, le saxophoniste expose très rapidement le thème de « Mr. P.C. ». Nous n’avons jusqu’ici jamais évoqué cette systématique du quartet consistant à ne pas attendre les applaudissements du public pour enchaîner très vite sur un nouveau thème. Sans doute, pour le saxophoniste, une nouvelle version de l’aller-toujours-plus-vite. Après un chorus enlevé et trépidant de McCoy Tyner – et un solo,incomplet, de Jimmy Garrison –, Coltrane et Jones (serait-ce réellement Roy Haynes ? Nous doutons de plus en plus), se livrent à un duo homérique. Sans doute le plus brûlant que nous connaissions sur cette véloce composition, dédiée, rappelons-le, au contrebassiste Paul Chambers.

« Afro Blue » est un thème de Mongo Santamaria que le quartet ne semble pas avoir enregistré en studio. Ce morceau, qui met en avant Tyner, sera joué presque chaque soir lors de la tournée européenne de l’automne 1963. On s’étonne, ici, d’un tempo anormalement lent et d’une batterie n’employant pas le rythme latin habituel (Jones ou Haynes ? Le doute persiste...). Avec ses trente-cinq minutes, cette interprétation d’ « Impressions » est l’une des plus longues que nous connaissons. Nous sont ici confirmés les témoignages de spectateurs parlant d’improvisations dépassant l’heure de jeu. Débuté au soprano, « Impressions » se poursuit par un impétueux chorus de piano. Mais ce sont les vingt-cinq minutes du solo de Coltrane – maintenant au ténor – qui sidèrent, et ce, littéralement. Inlassablement, le saxophone lance flèches et sagaies et varie les angles d’attaque tout en entretenant un déluge continu. A travers ces notes rugueuses et supersoniques pointe le cri coltranien, celui-là même qui éclatera au grand jour quelques mois plus tard.

John Coltrane : Live at the Showboat (RLR)
Enregistrement : 17 juin (?) 1963. Edition : 2010.
CD : Live at Showboat
Luc Bouquet @ Lenka lente / Le son du grisli

john coltrane luc bouquet

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Christine Mannaz-Dénarié : Viridité (Dysmusie, 2014) / La Morte Young : When Angels Speak of Love (Death Carnival, 2014)

christine mannaz-dénarié viridité

Le 12 juin 2010, de 12H à 17H, onze musiciens du projet No Undo faisaient sonner (et résonner) une construction de Le Corbusier, l’église Saint-Pierre de Firminy. Livrons d’abord le nom des préposés à l’office : Jérome Noetinger, Christian Malfray, Jean-François Minjard, Jérome Montagne, Pierre Faure, Mathias Forge, Hervé Boghossian, Bruno Capelle, Nicolas Dick, Hervé Durand, Jean-François Plomb. Or il manquait un douzième apôtre…

Si mes connaissances en prénoms sont exactes, celui-ci sera femme : Christine Mannaz-Dénarié. C’est à elle qu'on a confié les enregistrements de la performance pour en faire deux compositions de musique électroacoustique : L’astrolabe et Le songe de Sisyphe. Un devoir de mémoire autant qu’un exercice de re-spatialisation (sur vinyle) de la performance du 12 juin, qui avait déjà été transformée sur place (si j’ai tout bien compris).

Pour faire référence à la mythologie (face B) ou construire la sienne (face A), Mannaz-Dénarié met tout ce petit monde dans une capsule, direction : voûte céleste. Le véhicule accélère, tourne, troue des champs magnétiques, et c’est sous forme de poudre que les musiciens se rappellent à notre bon souvenir. Lyophilisée, la performance fait penser à certains travaux de Xenakis ou à des chimères de Pierre Henry. Une préférence, quand même, pour la deuxième face (c’est que les guitares y prennent plus de place, et « modernisent » un peu le tout).

Christine Mannaz-Dénarié : Viridité (Dysmusie / Metamkine)
Enregistrement : 2010. Edition : 2014.
LP : A/ L’astrolabe B/ Le songe de Sisyphe
Pierre Cécile © Le son du grisli

la morte young when angels speak of love

Comme un Faure et un Malfray peuvent en cacher deux autres (et même, coïncidence ?, les mêmes !), changeons de genre avec La Morte Young. Moi qui ne crois ni aux anges ni à l’amour (triste fin de jeunesse), me voilà bien pour parler de When Angels Speak of Love. Heureusement, après le noiramour de Whisper of Dharma 3 j’ai bien cru apercevoir la queue du diable dans ce slow déguisé où les guitares plombées jouent au loup avec une enfant qui chante son effroi dans un mégaphone. Et croyez-moi, la queue du diable, ce n’est pas rien : titillée du bout du médiator et excitée par sa proie, le coup est parti tout seul : pan, dans l’ange !

La Morte Young : Whisper of Dharma 3 / When Angels Speak of Love (Death Carnival)
Edition : 2014.
Mini CD : 01/ Whisper of Dharma 3 02/ When Angel Speaks of Love
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Slobodan Kakjut : The Compromise Is Not Possible (GOD, 2008)

slobodan kajkut the compromise is not possible

Vu que la pochette de ce double LP donne peu d’informations sur son contenu, je remercie l’étiquette du cellophane (son producteur, son attaché de presse…) de m’avoir fait cette promesse : « 65 minutes from hell coposed by Slobodan Kajkut for voice, guitar, drums and organs, recorded in St. Andrä Church, Graz, Austria ».

Sorti en 2008, ce disque noir de l’enfer pour qui « The compromise is not possible » est donc l’œuvre du patron de God Records qui a collaboré par la suite avec Michael Moser ou Weasel Walter. C’est même son premier disque, qui marque son esthétique du sceau d’une dark ambient qui raffole presque autant de silences que de metalenvolées.

L’écho de l’église où ces quatre faces ont été enregistrées va d’ailleurs bien au projet. La voix de Christine Scherzer lui donne ce je ne sais quoi d’eucharistie païenne qui piochent dans un panthéon où batifolent Stephen O’Malley, Yanka Rupkina, Richard Pinhas, Luciano Berio, Sonny Sharrock, Jon Porras et j’en passe. Heureusement, la guitare de Robert Lepenik, l’orgue d’Hannes Kerschbaumer et la batterie de Wolfgang Eichinger renversent rapidement le vin de messe et la table qu’il y avait dessous. Et si l’on ne sait plus à quel saint se vouer on mettra tous nos espoirs dans leur nouvelle idole, Slobodan Kajkut.

Slobodan Kakjut : The Compromise Is Not Possible (Wide Globe / God)
Enregistrement : 7 mars 2008. Edition : 2008.
2 LP : The Compromise Is Not Possible
Pierre Cécile © Le son du grisli

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MKM, Casey Anderson, Mark Trayle : Five Lines (Mikroton, 2014)

casey anderson jason kahn norbert möslang günter müller mark trayle five lines

Si elles ne bouleverseront pas l’œuvre ni les manières des membres de MKMGünter Müller (ipods et électronique), Jason Kahn (synthétiseur analogique, radio et mixeur), Norbert Möslang (cracked everyday-electronics) –, ces Five Lines enregistrées en 2010 au California Institute of the Arts démontrent que le machicotage électronique est capable d’invention.

En compagnie de Casey Anderson (ordinateur, objets et radio) et le regretté Mark Trayle (ordinateur et guitare), le trio dessine, comme l’illustre la couverture du disque, cinq lignes en pointillés aux redirections nombreuses qui composeront sous l’effet de manipulations mesurées, voire inquiètes. Ainsi, de brouillages qui se télescopent en larsen insinuants, de sifflements renversés en perturbations parasites et de battements fins en craquements étouffés, l’électronique en partage cherche une autre abstraction. Une abstraction dont les interférences sont le lieu où prolifèrent cinq aspirations renouvelées.  

MKM, Casey Anderson, Mark Trayle : Five Lines (Mikroton / Metamkine)
Enregistrement : 5 septembre 2010. Edition : 2015.
CD : 01/ Five Lines
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Lemaire / Arques : De l’eau la nuit (Tricollectif, 2015)

lemaire arques de l'eau la nuit

D’abord, il faut dire que le packaging (cruciforme et gravure au plomb) fait de l’effet & qu’il nous presse rudement de nous pencher sur ces deux inconnus (de moi en tout cas, ce qui fait déjà pas mal de monde dans mon monde personnel) : Gabriel Lemaire & Yves Arques, du collectif… Tricollectif.

Pas mal de nouvelles informations à intégrer alors que j’ai déjà le cortex cérébral au bord de la rupture, mais allons donc. Lemaire est aux saxophones et à la clarinette et Arques est au piano. Comme je les découvre, je me dis au début qu’ils sont partis pour donner dans une impro tendue rebattue (genre « fuis moi je te suis » sinon « suis moi ou je te fouette »). Et c’est ce qu’ils font. Puis ils ne le font plus. On me demanderait donc d’attendre ? Soit. Je n’ai pourtant aucune conscience professionnelle… et en plus je regretterais avoir attendu pour ce mignonnet unisson sax / piano.

Je poursuis quand même et, heureusement, à peu près au milieu du disque, nos amis se (me ?) réveillent. La main gauche d’Arques semble désabusée et force le saxophone à gronder. C’est bien mieux, mais court. Ça impressionne un peu, et puis c’est tout, avant un retour à un impressionnisme qui finit de me convaincre que Lemaire & Arques papillonnent entre des références (impro / classique / contemporain…) qu’ils stérilisent. Le manque d’expérience, peut-être.



Gabriel Lemaire, Yves Arques : De l’eau la nuit (Tricollectif)
Enregistrement : 30 et 31 octobre 2014. Edition : 2015.
CD : 01/ Les yeux ouverts 02/ Nocturne 03/ Clartés 04/ Clous et roseaux 05/ Ballade 06/ Eau obscure 07/ Le chat et l’amoureuse 08/ Berceuse
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Convulsif : CD3 (Get a Life, 2015)

convulsif cd3

La première chose que l’on remarque dans Convulsif, c’est la forte basse électrique. Normal, dirons-nous, puisque c’est Loïc Grobéty qui la tient et que Loïc Grobéty n’est autre que le noyau dur / soleil noir autour duquel tourne le metal hurlant (ou free metal, pourquoi pas, ou grind affranchi, qu’en sais-je ?) du groupe.

Ce qui change ici du metal classique, c’est l’instrumentarium. Car dans Convulsif on peut croiser un violon (Jamasp Jhabvala), de l’électronique ou une clarinette (Christian Müller) en plus du trust basse / guitare (Stéphane Loup) / batterie (Maxime Hänsenberger). Et cette particularité semble agir sur les compositions redessinées par l’improvisation. Ainsi un gimmick de basse pourra forcer le groupe au martellement sonore ou un retour d’ampli servir de drone répulsif à tout velléitaire.

Emules de Sunn O))), Lotus Eaters ou Wrekmeister Harmonies, la musique de Convulsif est là, prête à s’enrouler comme un jack dénudé autour de votre neck déboîté : sur CD et même en tournée à travers l’Europe en mars et avril.

Convulsif : CD3 (Get a Life)
Edition : 2015.  
CD : 01-05/ CD3
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Goh Lee Kwang, Tim Blechmann : Findars / Claudio Roccheti, Klaus Janek : Reisenotizen (Herbal International, 2014)

goh lee kwang tim blechmann findars

L’endroit où Goh Lee Kwang et Tim Blechmann ont enregistré cette pièce d’une quarantaine de minutes – Findars Art Space de Kuala Lumpur – aura donné son nom au disque qui la concrétise aujourd’hui.

Dix ans après s’être entendu sur Drone, les deux hommes réinterrogent les possibilités de leurs interférences. Inquiet de nouveaux chants minuscules, Goh les soigne avec mesure et précision, jouant de courtes pulsations et de tremblements discrets. En parallèle, Blechmann met en route un engin qui, après s’être stabilisé, accouchera d’un drone dont l’agitation ambiante accentuera l’oscillation. Or, c’est le raffinement que l’art de Goh et celui de Blechmann se partagent ici qui donne tout son intérêt à cette nouvelle collaboration.

Goh Lee Kwang, Tim Blechmann : Findars (Herbal International)
Enregistrement : 15 février 2014. Edition : 2014.
CD : 01/ Findars
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

claudio rocchetti klaus janek reisenotizen

Comme Blechmann, Claudio Rocchetti (traitement de field recordings et feedbacks) et Klaus Janek (contrebasse augmentée) ont fait le voyage jusqu’en Malaisie. C’était en août 2011, à l’occasion d’une tournée qui les vit passer aussi par la Chine et Hong Kong. De son séjour, le duo a ramené huit paysages retentissant que se disputent les atmosphères (enregistrées par Yan Jun, Liu Xinyu, Sin:Ned, entre autres) avec lesquelles Rocchetti compose et la turbulente contrebasse et qui, disposés les uns après les autres, révèlent un surprenant sur-naturel musical.

Claudio Roccheti, Klaus Janek : Reisenotizen - Aus Dem Land Der Mitte (Herbal International)
Enregistrement : août 2011. Edition : 2014.
CD : 01-08/ Reisenotizen Aus Dem Land Der Mitte
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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LDP 2015 : Carnet de route #1

ldp 2015 7 & 8 mars

Cette année, le trio ldp célèbre sa quinzième année d'existence et son doyen soufflera quatre-vingt bougies. Deux anniversaires qu'Urs Leimgruber, Jacques Demierre et Barre Phillips fêteront en différents endroits du monde où les auront menés Listening, tournée entamée le 7 mars dernier à Berne. Jusqu'en décembre prochain (promesse non contractuelle), les musiciens tiendront pour le son du grisli un carnet de route polyglotte que composeront photos, impressions et textes libres...

7  March, Berne, Suisse 
Sonarraum U64

A year, about that – Now about this, the story – Re-entering an old building, familiar from youth, what was that address? Ah, yes. And it's still warm in here. The windows aren't even dusty. Welcome welcome!
B. Ph.

Heitere Fahne is das es frächs Konzert gsi.
U. L.

Yamaha. Pas le meilleur, mais pas le pire, me lance-t-on. Aucune envie de répondre, juste observer. S’asseoir, me dire son architecture, arpenter ses cordes, prendre sa mesure. Laisser venir, croiser ma position verticale avec l’harmonie horizontale de sa table. Les premiers sons traceront le territoire.
J.D.

P1090734

8 Mars, St. Johann in Tirol, Autriche  
Artacts 15

A mountain with some holes
Fill'em with music
Crowd a crowd in there too
Festi-value you
Love it
Keep on flowing
B. Ph.

Hans Oberlächner, festival artacts, 15 Jahre Jubiläumsausgabe: Etwa jene nie versiegende Quelle, des Trio Leimgruber_Demierre_Phillips, seit 15 Jahren faszinieren die drei Charmeure an ihren Instrumenten mit ungebrochener Spontanität – welch andere Konstellation wäre wohl besser geeignet, als diese Band zu den Paten des Festivals zu erklären.
U.L.

Boston. Lassé de payer chaque fois le transport et la location, le festival l’a finalement acheté. Mais les pianos n’appartiennent à personne. J’ai l’impression que s’ils sonnent, s’ils acceptent de sonner, c’est qu’on leur a laissé leur indépendance. Méfiez-vous des “i’ sonn’ pas c’piano”.
J.D.

P1090726

Photos : Jacques Demierre

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WMWS : One-Night Stand (Improjazz, 2015)

wmws one-night stand

Il est vrai… j’étais venu là (à l’Upstairs Room du Ronnie Scott’s Club le 14 avril 1973 sur invitation du label Improjazz) pour Robert Wyatt. A la batterie, il faisait pulser (et comment !) l’improvisation d’un quartette d’un soir. Avec lui, il y avait le saxophoniste Gary Windo, le claviériste Dave MacRae et le bassiste Richard Sinclair.

Juste après l’enregistrement de Rock Bottom, l'homme de Soft Machine travaille à une tout autre affaire. Plutôt de manière informelle, comme on dit, il improvise. Avec MacRae son comparse de Matching Mole, il donne au set un goût de rock prog et de fusion (le clavier électrique n’y est pas pour rien, MacRae faisant même penser au Chick Corea des seventies sur la deuxième face). Mais malgré l’efficacité du duo, c’est peut être Windo qui opère le mieux et donne une cohérence aux nombreuses séquences de jeu. Plusieurs fois il intervient avec autorité et, dans ses solos, vire au free. A ma grande surprise, et pour mon plus grand plaisir.

D’ailleurs, si j’étais venu là pour Robert Wyatt, c’est bien Gary Windo qui aura retenu mon attention. Depuis, il l’a même conservée.

RMWS : One-Night Stand (Improjazz)
Enregistrement : 14 avril 1973. Edition : 2015.
LP : A-B/ One-Night Stand
Pierre Cécile © Le son du grisli

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GIASO : - (Fibrr, 2014)

giaso fbrr

GIASO est un orchestre. Un grand orchestre même. Et international, qui plus est (« s’il en est », auraient précisé quelques médias de grande marque). Car GIASO c’est pour « Great International Audio Streaming Orchestra » (dans l’Orchestra, j’ai ouïe entendu personnellement Joachim Montessuis et Julien Ottavi). Quoi, du streaming dans l’air ? Alors comment comprendre ces bouts de concerts à Bourges, Nantes et Bergen, alors que tout se passe sur la toile (comme auraient dit quelques médias…) ?

Passé 30 ans, j’ai de toute façon arrêté d’essayer de tout comprendre. Je m’en tiens à une ignorance sympathique et j’écoute. Un drone (tendu, le drone), le drone du grand vaisseau qui prend l’espace et que ses soupapes lâchent tout net. Mais, quoi ? Autant de musiciens pour de simples fumerolles ? Que nenni ! Car tous les parasites du monde (nos amis) qui tenaient à quitter la Terre se sont trouvés sur ce « courant ». Désertion toute : l’orchestre s’exprime vraiment une fois la stratosphère passée. Rythmes, larsens, infrasons et insectophones s’en donnent à cœur joie : c’est la fête (= le rêve), on est à la fois tous ailleurs et éloignés les uns des autres !

GIASO : - (Fibrr / Metamkine)
Enregistrement : 2013-2014. Edition : 2014.
CD : -
Pierre Cécile © Le son du grisli

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