Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Premier bruit Trente-six échosAu rapport : Festival Le Bruit de la MusiqueParution : le son du grisli #2
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Evan Parker, Joe Morris, Nate Wooley : Ninth Square (Clean Feed, 2015)

evan parker joe morris nate wooley ninth square

C’est à la guitare, et seul, que Joe Morris ouvre ce concert enregistré au Firehouse 12 en septembre 2014. Après lui, arriveront Nate Wooley puis Evan Parker – l’association est inédite, à plus d’un titre. C’est ainsi, sur la première plage de Ninth Square, un solo, un duo, un trio puis un autre solo (de ténor), un autre duo (Wooley toujours second), et un autre trio encore.

Quand ce n’est pas à une improvisation commune dont le volume ménage l’auditeur, si ce n’est met au défi son attention, c’est à un jeu d’apparition et de disparition que se livrent les trois musiciens. Dans un cas comme dans l’autre, ils composent sur l’instant avec un intérêt pour une recherche sonore toujours vive, si possible d’une musicalité renouvelée. C’est dans ces notes de guitare timides mais expressives pourtant ou dans ces slides étouffés qu’on trouvera d’ailleurs celle-ci.

Dans ces nouvelles salves de soprano, aussi : et les façons qu’elles ont d’en imposer encore (Grove State) ou la manière avec laquelle elles prennent en compte les interventions de la trompette, qui, d’ailleurs, souvent surprennent (Grove State encore, soit l’instrument changé en cor des Alpes). Enfin, dans ces retournements de situation et autres accompagnements fabuleux (guitare caverneuse sur High Center, trompette verticale sur Green…, en guise d'exemples) dont se chargent, tour à tour, et les uns et les autres.

Evan Parker, Joe Morris, Nate Wooley : Ninth Square (Clean Feed / Orkhêstra International)
Enregistrement : 19 septembre 2014. Edition : 2015.
CD : 01/ Temple Elm 02/ Orange George 03/ Wall Crown 04/ Grove State 05/ High Center 06/ Green
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

le son du grisli

festival météo le son du grisli

Evan Parker apparaîtra deux fois cette année au festival Météo : le 27 août en compagnie de Peter Evans, Paul Lytton et Barry Guy ; le 28 août à la tête d’un Electroacoustic Nonet.

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Reciprocal Uncles, Ove Volquartz : Glance and Many Avenues (Amirani, 2015)

reciprocal uncles ove volquartz glance and many avenues

Considérant la fluidité comme chose recherchée, espérée voire implorée, cet enregistrement la débusque d’entrée. A Göttingen, patrie du clarinettiste Ove Volquartz, cette même fluidité saute aux oreilles. Le naturel passe par là et rien ne viendra le déranger. Histoire de sensibilités, pensera-t-on, et l’on aura raison.

Ces quatre musiciens (je découvre pour la première fois le batteur Cristiano Calcagnile) savent écouter et ne pas taire leur savoir de mélodistes. Ils ont l’appétit vorace, parfois trop (Almost Presto et ses fausses fins) et l’interdit aux oubliettes. Nulle joute entre le soprano de Gianni Mimmo et les clarinettes de Volquartz, juste l’enlacement adéquat. Nulle épine rythmique chez le batteur mais des tambours transperçant. Nulle hérésie ceciltaylorienne chez Gianni Lenoci mais un désir d’accompagner la foudre avant d’attendrir les épices. Rien d’autre, ici, qu’une fougue naturelle, rare, ensorcelante.

Reciprocal Uncles with Ove Volquartz : Glance and Many Avenues (Amirani Records)
Enregistrement : 19 mars 2013. Edition : 2015.
CD : 01/ Schönberg Slides on Boulevard Dali 02/ Flowerpiercers on Cecil Rd. 03/ Zögernd in der Weberngasse 04/ Blaues Schichtengeflecht 05/ Act Not Re-Act 06/ Graciously Flowing Shadows 07/ Almost Presto
Luc Bouquet © Le son du grisli

john coltrane luc bouquet lenka lente

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Toy.Bizarre, EMERGE : Split (Attenuation Circuit, 2015)

toy bizarre emerge split

On se souvient que Frédéric Nogray avait utilisé des field recordings de Cédric Peyronnet (alias Toy.Bizarre) sur Vaccabons et Malfactours. Aujourd’hui, c’est au tour d’EMERGE, sur ce split vinyle de l’excellent label Attenuation Circuit.

Mais place d’abord à Peyronnet. Ses enregistrements de terrain, qui datent de 1995 (sortis une première fois sous forme de cassette), sont minés (mine de tungstène de Puy-Les-Vignes, en Haute-Vienne). Fermée dans les années 50, elles semblait attendre qu’on l'explore. Et ce qu’en fait Peyronnet est tout simplement fantastique. On croirait entendre battre un cœur (et parfois même plusieurs) sous des monceaux de gravats quand ce n’est pas une guitare électrique passée à la meuleuse (électrique itou). Spé et spatial.

Quant à EMERGE (nom sous lequel se cache Sascha Stadlmeier), il donne l’impression d’extraire des détails d'archives sonores dans le but de les traiter (bien ou mal). Il les chiffonne ou les fait tourner en boucles ou en fait des modules rythmiques ou des drones fins… le tout en respectant un fil conducteur qui joue beaucoup des silences. Une autre façon de raconter ce lieu abandonné, plus fantasmée, plus intuitive. Moins stupéfiante, mais en tout cas bien différente.

Toy Bizarre, EMERGE : Split (Attenuation Circuit)
Edition : 2015.
LP : A1/ Toy Bizarre : Kdi Dctb 018[a] A2/ Toy Bizarre : Kdi Dctb 018[b] – B/ EMERGE : MSL
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Ben Owen : Birds and Water, 2&3 (for cassette) (Winds Measure, 2015)

ben owen birds and water 2 & 3

Que Ben Owen tienne à préciser, après le titre de ces deuxième et troisième Birds and Water, « (for cassette) » est fait pour informer : c’est ici, sur cassette, à la fois la reprise et la relecture d’un disque Observatoire publié en 2011. C’est aussi un ouvrage qui désormais joue avec son propre format…

C’est-à-dire, en première face : une note tenue (d’orgue, de synthétiseur peut-être) sur laquelle Owen verse au fur et à mesure grisailles et brouillages, qu’il interrompt un peu plus loin, ou dont, entre temps, il retourne ou maltraite la bande qu’elle imprimait pourtant. On aura beau vérifier la platine, suspectée de fatigue et potentiellement de danger, le propos rassure, que l’on suppose en guerre ouverte contre ces drones qui, aujourd’hui partout, pullulent.

Le drone anéanti, était-ce alors Birds and Water, 3 qui débutait ? Sur la seconde face, on trouvera la pièce deux fois « éditée » : quatre et dix-sept minutes qui renouent avec le drone, mais un drone grave, voire enfoui, et en conséquence plus discret. Qu’Owen modifie secrètement sa hauteur ou l’imagine sorti d’une boucle de masse, c’est la résistance du bourdon qu’il interroge encore et dont il alterne les effets – plus récemment, c’est en illusionniste qu’il la faisait disparaître sur Birds and Water, 4.

écoute le son du grisliBen Owen
Birds and Water, 3 cs Edit 1

Ben Owen : Birds and Water, 2 & 3 (for cassette) (Winds Measure)
Enregistrement : mai 2010 . Edition : 2011 (Obs). Réédition : 2015.
K7 : A/ Birds and Water, 2-3 – B1/ Birds and Water, 3 cs Edit 1 B2/ Birds and Water, 3 cs Edit 2
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Oğuz Büyükberber, Simon Nabatov, Gerry Hemingway : Live at the Bimhuis (TryTone, 2015)

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Tensions, détentes, crescendos, decrescendos : comment en sortir ? En trente et une petites minutes, un trio (jeune de deux années) désire aller plus loin, plus profond que la fois précédente. Quoi de plus logique ?

Le clarinettiste Oğuz Büyükberber impose lacets et tension en début d’improvisation. Le chemin est accepté à mi-notes par ses deux partenaires. Mais la porte d’entrée se dérobe. S’entament des amorces, s’essayent des couleurs. On sentirait presque batteur et pianiste gênés par ce début d’improvisation en roue libre.

Tous bataillent pourtant. Resserrant le mouvement, Gerry Hemingway pénètre un rythme bancal et néanmoins rassembleur. Voici donc la clé. Simon Nabatov peut maintenant convulser sans retenue. Duo piano-batterie puis solo de clarinette basse : le faux pas est écarté. Le naturel se porte large. Une marche de guingois peut même surgir sans que l’on crie au blasphème. Fin.

Oğuz Büyükberber, Simon Nabatov, Gerry Hemingway : Live at Bimhuis (Trytone)
Enregistrement : 2012.  Edition : 2015.  
CD : 01/ 21-9-12
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Jac Berrocal, David Fenech, Vincent Epplay : Antigravity (Blackest Ever Black, 2015)

jac berrocal david fenech vincent epplay antigravity

Berrocal / Fenech, le retour ? Yep, et sur un air de western (enfin, d’un western modifié, celui de Nanook, le premier titre de ce CD). Avec le duo, notons que ce n’est plus Tazartès mais Vincent Epplay, artiste sonore de son état et musicien touche-à-tout-ce-qui-sonne (synthés, fied recordings, accordéon, etc.).

Pas moins de 14 plages, le tout enregistré entre 2011 et 2014. Oui mais alors le tout quoi ? Parce qu’il y en a des choses, dans Antigravity… Des improvisations lugubrostères (The Overload), des chansonnettes inspirées par Brian Eno et David Byrne (Panic in Bali) ou Vince Taylor (Rock’n’Roll Station), des reprises (le Where Flamingoes Fly par Gil Evans ou la Valse des lilas, avec Anna Byskov à la voix, qui ferait une belle musique d’ambiance pour parking à agressions), du folk baltringue pour trompette bouchée (Tsouking Chant), des élucubrations expérimentales (Nanooks), une poésie d’exil hôtelier (Riga Centraal) et autres petits trucs parfois un peu fastoches (Solaris)…

Bref (ah oui, aussi un hommage à Jacques Thollot, et un beau morceau de danse psychotrope : L’essai des suintes ou le bal des futaies)… Bref, disais-je, un catalogue (référence !) d’excentricités rockobrutales dans un Diapason pour routier chantant (cheers, Sœur Sourire).

Jac Berrocal, David Fenech, Vincent Epplay : Antigravity (Blackest Ever Black)
Enregistrement : 2011-2014. Edition : 2015.
CD : 01/ Nanook 02/ The Overload 03/ Panic in Bali 04/ Rock’n’Roll Station 05/ Where Flamingoes Fly 06/ Kinder Lieder 07/ Tsouking Chant 06/ Valse des lilas 09/ Nanooks 10/ Solaris 11/ Ife L’ayo 12/ Spain 13/ Riga Centraal 14/ L’essai des suintes ou le bal des futaies
Pierre Cécile © Le son du grisli

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John Butcher : Nigemizu (Uchimizu, 2015)

john butcher nigemizu

C’est une jolie pochette de carton qui enferme la première référence du label Uchimizu. Sur le disque, trois solos de John Butcher, enregistrés début août 2013 au Japon.

Le 7, c’est au ténor que le saxophoniste fait résonner une église d’Osaka. Ses notes sont longues qui, dans la ligne ou le tremblement, construisent des structures anguleuses (parfois simple esquisse, comme d’un trait de plume) au gré de séquences rapprochées : à la verticale comme à l’horizontale, Butcher unit deux notes, installe un motif qu’il travaille, martèle et soudain gomme, projette un sifflement après lequel il s’élance, transforme combien d’inspirations en hallucinations sèches…

Le 10, c’est au soprano qu’il  comble l’espace du célèbre Hall Egg Farm de Fukuya. D’autres structures s’y entendront, prêtes à s’emboîter comme par merveille. D’abord prudent, le soprano s’étend sur un air qui se réfléchira en miroirs qui, tous à leur façon, le transformeront. C’est alors l’ascension puis la chute lente de volutes différentes : au moment de leur déclenchement ou quand arrive celui de leur disparition, c’est aussi l’assurance de nouvelles surprises.

John Butcher : Nigemizu (Uchimizu / Metamkine)
Enregistrement : 7 & 10 août 2013. Edition : 2015.
CD : 01/ Enrai 02/ Uchimizu 03/ Hamon
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Jacques Thollot : Tenga Niña (Nato, 2015)

jacques thollot tenga nina

En 1995, on en parle, on s’excite : Jacques Thollot enregistre. Depuis longtemps, le mundillo oublie Thollot (le mundillo réussit très bien à oublier ceux qu’il a adorés la veille). Thollot joue en solitaire, compose, espère. Le sac est plein de cassettes, de projets. Et l’homme de Chantenay n’oublie pas. Et il dit go ! Et Tenga Niña voit le jour. Et la secousse sismique n’est pas anodine.

On n’a jamais oublié la trompette d’appel d’Henry Lowther. On la retrouve ici intacte, inaugurant cet album puzzle. Un album où le sucré se marie avec l’amer. To Neneh by Don from Jacques, comment l’oublier ? Comment oublier les morsures de Noël Akchoté ? Comment passer sous silence les bienveillances de Claude Tchamitchian ? Comment oublier les douces violences de Tony Hymas ?

Ce disque n’est rien d’autre qu’un appel à la tendresse. A toutes les tendresses. Et peut-être même au pardon. Ce n’est pas un disque de compositeur. Ce n’est pas un disque de batteur. Peut-être est-ce un disque de chamane ? Et comment oublier l’au-delà de Marie Thollot ? Impossible. Voilà, vous venez de conclure à ma place.

Jacques Thollot : Tenga Niña (Nato / Allumés du Jazz)
Enregistrement : 1995. Edition : 1996. Réédition : 2015.
CD : 01/ Tenga Nina 02/ La maison des Cellettes 03/ To Neneh by Don from Jacques 04/ Récréation exubérante de position stationnaire 05/ Alliance secrète 06/ Trois bambins pour Art 07/ Longitude innée 08/ Un bâton a toujours deux bouts 09/ Même si j’étais mine, garde le style haut ! 10/ To Bud 11/ Fanny de deux à trois 12/ L’au-delà
Luc Bouquet © Le son du grisli

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John Butcher, Andy Moor : Experiments with a Leaf (UnSounds, 2015)

john butcher andy moor experiments with a leaf

C’est un concert donné le 26 octobre 2013 à Berne que consigne Experiments with a Leaf. Cinq plages, longues ensemble d’une demi-heure à peine, sur lesquelles se font face John Butcher et Andy Moor.

L’un comme l’autre à l’affût – l’œil de ces oiseaux de musée photographiés par Moor promet discernement et sagacité –, les musiciens évoluent d’abord à distance (l’un de l’autre, et aussi, semble-t-il, des micros). Mais déjà, le médiator agace et la guitare et le saxophone : les rebonds et virevoltes de Butcher répondent aux saillies de Moor quand les harmoniques électrifiées du guitariste ne poussent pas le ténor à trouver refuge dans l’ombre.

Deux rapaces abreuvés de taurines se cherchent alors : revêches, nerveux, jouant des différences de hauteur et parfois d’intention (pressé, le soprano pourra perdre quelques plumes dans des cordes qu’il se sera, ailleurs, amusé à emmêler), Butcher et Moor se tirent de ces cinq expériences avec un égal panache.

John Butcher, Andy Moor : Experiments with a Leaf (UnSounds)
Enregistrement : 26 octobre 2013. Edition : 2015.
CD / LP / DL : 01/ Five Eyes 02/ Fantasy Downsize 03/ Joy is the Headlight 04/ Tongue
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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John Chantler : Still Light, Outside (1703 Skivbolaget, 2015)

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Si (jusque-là) j’ignorais tout de John Chantler (ce qui prouve au lecteur que je ne connais pas ma grisli bible par cœur), Still Light, Outside m’a bien motivé à aller fouiller, comme on dit de la taupe au trou. Et de la taupe au trou, on sait qu’il n’y a qu’un pas.

Alors qu’est-ce ? Eh bien un Long Shadow of Decline en trois parties à l’instrumentarium qui trahit des guitares, un church organ et des electronics, bref de quoi faire. Et faire bien puisque Chantler fabrique avec tout ça une sorte d’ambient expérimentale (oui, mais légère) qui entasse n’importe quel bacillaire ou adventice (des synonymes de parasite) avec un calme agaçant (pour eux, en tout cas j’imagine).

L’auditeur que je suis n’a plus qu’à constater, la tête dans les étoiles, que ce suspense de film fantastique rêvé est moins effrayant que bien bien malin et que ses sons continus ont même l'accueil sympathique. C’est dire la confiance qu’il faut. Et, même si c’est un peu frais, je fais toute confiance à John Chantler.  

John Chantler : Still Light, Outside (1703 Skivbolaget)
Enregistrement : août-novembre 2014. Edition : 2015.
CD : 01/ The Long Shadow of Decline – Pt I 02/ 01/ The Long Shadow of Decline – Pt II 03/ 01/ The Long Shadow of Decline – Pt III
Pierre Cécile © Le son du grisli

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