Le son du grisli

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Archives des interviews du son du grisli

The Penguin Guide to Jazz Recordings, Eighth edition (Penguin Book - 2006)

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Lancé en 1992, The Penguin Guide to Jazz on CD est devenu, 14 ans et 7 éditions plus tard, The Penguin Guide to Jazz Recordings. Signé, toujours, Morton et Cook, la huitième édition donne à lire plus de 1500 pages de chroniques ramassées traitant d’enregistrements plus ou moins recommandables, l’important étant qu’ils soient, le plus simplement du monde, encore disponibles.

Chefs d’œuvres et ratés, rééditions ou sorties récentes, se plient ainsi à l’évaluation personnelle des auteurs. Envisagé comme un dictionnaire des noms propres, le guide distribue ses commentaires et ses notes (de 1 – autrement intitulé « Confiscate their instrument » – à 4 étoiles) le long de discographies sélectives élaborées drastiquement. Pour davantage de pragmatisme dans la description de la chose, voici comment le tout s’organise : après avoir donné le nom et le prénom du musicien concerné, sont révélées sans tenir compte des plus évidents usages de coquetterie ou de droit au mystère les dates de naissance et de décès (si jamais) et la liste des instruments pratiqués. Suit une courte biographie, avant que ne soit entamée la liste des disques retenus. Sous chacun des titres, le nom des musiciens intervenants, la date d’enregistrement, la référence au catalogue, et puis la chronique. Adoptant un style direct, le duo emploie la première personne du pluriel, n’adopte aucune pose intellectualiste et fait usage d’un humour certain. Admettant une totale subjectivité, Cook et Morton insistent assez pour ne jamais paraître présomptueux, acceptant de faire avec les limites d’un exercice à qui on aura refusé le recours à une neutralité de bon ton.

En guise de complément utile, les auteurs conseillent aussi au lecteur pressé ou en manque évident de moyens - puisque, n’en déplaise à l’image répandue, tout amateur de jazz n’est pas forcément quinquagénaire banquier ou arriviste plus jeune né pour engranger maille et, aidé par l’effet de trois cocktails tequila / curaçao servi au bar du Lounge Paname, tresser une couronne à l’inventeur de la trompette, instrument sans lequel il ne pourrait supporter ce monde d’argent et d’apparences - une liste de 200 disques prioritaires se rapportant aux œuvres des grandes figures du milieu. C’est que Cook et Morton n’auront pas été effrayés de penser leur guide en tant qu’honnête introduction à l’histoire du jazz dans le même temps qu’ils ont su fabriquer un outil de choix pour tout amateur éclairé un peu plus (présence plus que significative, par exemple, de musiciens s’adonnant à une improvisation que d’autres ont depuis longtemps expulsée du champ du jazz, lui soupçonnant, diagnostiqueurs sûrs de leur fait, une dégénérescence de type onaniste).

Au catalogue des nouveautés, enfin, saluer l’apparition d’un index qui manquait jusque là pour applaudir tout à fait au fond et à la forme d’un ouvrage aussi imposant qu’essentiel.

R.M. Cook & B. Morton: The Penguin Guide to Jazz Recordings, Eighth edition, NYC, Penguin Book, 2006.



Evan Parker, Barry Guy, Paul Lytton: Zafiro (Maya Recordings - 2006)

zafirosliPour s’être souvent associés, ces 40 dernières années, les improvisateurs de choix que sont Evan Parker, Barry Guy et Paul Lytton, se connaissent bien. En 2006, ils se rencontraient une nouvelle fois, à Barcelone, histoire de célébrer des noces que l’on qualifiera, pour la circonstance, de saphir (Zafiro).

En trio, les musiciens combinent sur ID1 leurs ruades différentes: brutes, celles de Parker au ténor ; abrasives, celles que Guy fomente à la contrebasse ; retenues, celles que concède Paul Lytton à la batterie. Changeantes, aussi, les attitudes de chacun : pratique peu conventionnelle de Guy (ID5), insatiabilité de Parker au soprano sur l’archet vindicatif de la contrebasse (ID7), exploration rigoureuse (et en solo) d’une forêt de percussions par Lytton (ID4).

Ailleurs, d’autres combinaisons encore: duos Guy / Lytton - investissant un exercice répétitif et charmant (ID8) - et Parker / Guy - découvrant, au creux d’un brouhaha expansif, les traces d’oiseaux de feu ultramodernes (ID9). Lâchés au-dessus de Zafiro, expérience inapaisée capable de mettre au jour un paquet de trouvailles rassurantes.

CD: 01/ ID1 02/ ID2 03/ ID3 04/ ID4 05/ ID5 06/ ID6 07/ ID7 08/ ID8 09/ ID9 10/ ID10 Zafiro Encore

Evan Parker, Barry Guy, Paul Lytton - Zafiro - 2006 - Maya Recordings. Distribution Orkhêstra International.


Keith Tippett, Julie Tippetts, Louis Moholo-Moholo: Viva la Black Live at Ruvo (Ogun - 2006)

vivasliA Ruvo di Puglia, lors du Talos Festival de 2004, le batteur Louis Moholo-Moholo voit réinvestir Viva la Black – projet personnel qu’il dédia à l’Afrique du Sud – par l’orchestre italien Canto General. A leurs côtés, en guise de soutiens choisis, le pianiste Keith Tippett (qui signe ici la plupart des compositions) et la chanteuse Julie Tippetts.

Sans tarder, l’ensemble porte haut un swing épanoui, qui combine la conduite par Julie Tippetts d’un chœur enthousiaste, les gimmicks appuyés par Moholo et Tippett, et les interventions plus libres des cuivres et anches (Mra, Dancing Diamond). Décomplexés, les musiciens ne rechignent pas à aller voir du côté d’un grand macabre déstructuré pour le convertir aux espoirs, même feints, d’un jazz de salon (Dedicated to Mingus).

Ailleurs, des dissonances rendent bancale une musique de cabaret (Traumatic Experience), quelques mouvements las emportent les interventions (Monpezi Feza), même si tout, au final, aura été animé par les desseins exaltés de musiciens revendiquant espoir, liberté, communion (Septober Energy, You Ain’t Gonna Know Me…). Dans la veine d’un Liberation Orchestra qui aurait troqué ses doutes pour une emphase illusoire.

CD: 01/ Mra 02/ Thoughts To Geoff 03/ Dedicated to Mingus 04/ Monpezi Feza 05/ Four Whispers For Archie’s Chair 06/ Traumatic Experience 07/ Cider Dance 08/ A Song 09/ Dancing Diamond 10/ Septober Energy 11/ South African National Anthem 12/ You Ain’t Gonna Know Me ‘Cos You Think You Know Me

Keith Tippett, Julie Tippetts, Louis Moholo-Moholo - Viva la Black Live at Ruvo - 2006 - Ogun Records.


Christian Weber : 3 Suits & A Violin (HatOLOGY, 2006)

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Le contrebassiste Christian Weber – entendu aux côtés d’improvisateurs aussi importants que Peter Kowald, Irène Schweizer, John Butcher, et aujourd’hui membre de WWW – menait en 2002 un quintette pour qui l’improvisation est prétexte à investir avec respect le monde des bruits.

Légers, grésillements et grincements, larsens issus de la guitare de Martin Siewert et interventions sourdes du clarinettiste Hans Koch, défrichent la voie sur laquelle s’engouffrera la seule et véritable menace: celle des pizzicatos répétés de la contrebasse (Pony Music). Glissant le long des cordes, Weber choisit l’archet pour décider ensuite avec Siewert d’une charge électroacoustique plus concrète (Sun Perspectives). Insistant ailleurs encore, sur un amas de buzzs divers décelable malgré les plaintes métalliques élaborées par le batteur Christian Wolfarth sur cymbales (Buzz Aldrin), ou autant que chacun de ses partenaires, qui accompagnent à coups de pratiques instrumentales déviées leur musique jusqu’au limbe (Lone Star). Changeant des mouvements bruitistes et las rencontrés partout, Frogmouth expose différentes formes d’aigus avant d’accueillir une nappe discrète sortie d’un sampler, instable et bientôt bousculée par la virulence du groupe - violoncelliste Michael Moser en tête. Soit, 16 minutes brillantes postées au creux de 33 autres, à l’origine, elles, de microcosmes ravissants.

Christian Weber : 3 Suits & a Violin (HatOLOGY / Harmonia Mundi)
Edition : 2006.
CD :
01/ Pony Music 02/ Sun Perspectives 03/ Buzz Aldrin 04/ Camping Light Night 05/ Frogmouth 06/ Lone Star
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Ned Rothenberg, Matthias Ziegler, Peter Schmid: El Nino (Creative Works - 2006)

ninosliEn compagnie du flûtiste Matthias Ziegler et du saxophoniste et clarinettiste Peter A. Schmid, l’Américain Ned Rothenberg s’adonne sur El Nino à une improvisation emportée et ludique. Et adresse, dans le même temps, un hommage aux graves.

C’est que les instruments utilisés ici ne laissent pas d’autres choix: clarinettes basse ou contrebasse, flûte contrebasse, saxophone subcontrebasse, etc. Animés d’un bout à l’autre du disque par la fièvre euphorique du trio, les instruments servent des constructions baroques et répétitives (SchRotZ #1), dessinent des entrelacs chastes (SchRotZ #2) ou fantasment un transport dans les steppes d’Asie centrale (ShakuhaZiSch).

Ici plus expérimentale, la pratique n’en devient pas opaque pour autant (SchRotZ #3) ; versant dans un classique affecté ailleurs, l’ensemble perd nettement de son charme, le temps du d’un duo Ziegler / Schmid (ZiSch) ou en introduction d’un ZiRoth #1 que Rothenberg et Ziegler parviendront finalement, à force de stimulation maligne, à sublimer.

Alors, si l’écart entre les sages expérimentations et les poses plus maniérées brouille l’ensemble, restent des moments brillants, à l’image de SchRoth #14, combinaison convulsive qui porte El Nino au statut de recueil convaincant.

01/ SchRotZ #1 02/ SchRotZ #2 03/ SchRotZ #3 04/ ZiSch #2 05/ SchRoth #14 06/ ShakuhaZiSch 07/ ZiRoth #1 08/ SchRotZ #5 

Ned Rothenberg, Matthias Ziegler, Peter Schmid - El Nino - 2006 - Creative Works.



Jack Wright : The Indeterminate Existence (Last Visible Dog, 2006)

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Sept morceaux choisis reviennent sur les efforts en solo fournis par Jack Wright ces quinze dernières années. « Difficile d’écoute », prévient le label. Pourtant, pas le plus hermétique des enregistrements du saxophoniste. Et même, parfois, quelque chose de supérieur.

Sur chaque titre, Wright dit la même chose – The Indeterminate Existence -, mais ses façons diffèrent : sectionnant quelques aigus ou accueillant les notes longues, sacrifiant tout aux plaintes roboratives ou décidant d’un temps libre à employer de manière plus ludique, multipliant les techniques de transformation de la note pure comme il distribue les décorations borderline – grognements, raclements, souffles décentrés.

Les formes hétéroclites que Wright met au jour se bousculent donc sans ordre établi, mais laissent assez d’espace à des figures plus policées : tentatives timides de recherche mélodique, spirales redondantes du soprano ou airs de swing du ténor. Histoire, sans doute, de ne pas se reprocher un jour ou l’autre de ne pas avoir su tout expulser.

Jack Wright : The Indeterminate Existence (Last Visible Dog)
Edition : 2006.
CD : 01/ - 02/ - 03/ - 04/ - 05/ - 06/ - 07/ -
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Terry Riley: Poppy Nogood and the Phantom Band All Night Flight (Elision Fields - 2006)

rileygrisliS’il est à l’origine d’un courant minimaliste américain qui aura pu, ici ou là, être gagné par une certaine austérité formelle, le compositeur Terry Riley démontrait en 1968 que les variations répétitives pouvaient aussi se permettre une exubérance plus séditieuse.

Enregistré en concert, Poppy Nogood and the Phantom Band All Night Flight donne à entendre Riley à l’orgue électrique et au saxophone soprano. Hypnotique dès l’ouverture, la musique imbrique des nappes oscillantes - soumises au delay ou à la consistance changeante de leur envergure sonore – et les interventions insatiables du soprano, là pour asseoir la transe ou, au contraire, la heurter sans jamais arriver à briser l’accoutumance.

Visiblement à l’aise, Riley sert une musique répétitive qui joue autant de ses influences (modes indiens ou musique gnaoua) que de préoccupations plus immédiates : expérimentations électroniques hybrides mises au service d’un psychédélisme d’un nouveau genre. Le tout, capable de mettre d’accord différents types d’auditeurs curieux.

CD: 01/ - 02/ - 03/ - 04/ - 05/ -

Terry Riley - Poppy Nogood and the Phantom Band All Night Flight - 2006 - Elision Fields. Distribution Differ-ant. 


Alexander von Schlippenbach : Piano Solo Twelve Tone Tales, Vol. 1 & 2 (Intakt, 2006)

schlippentwelvesliSur deux volumes séparés, Alexander von Schlippenbach interprète, seul au piano, quinze compositions personnelles et six reprises. Délicat ou emporté ; toujours leste.

Evoluant sans garde-fou, Schlippenbach investit aussi bien le champ classique – mêlant touches impressionnistes et expressionnistes (Devices and Desires, ou le plus que lent Twelve Tone Tales II) ou d’essence plus contemporaine (Twelve Tone Tales) – que celui du jazz – sur des thèmes personnels (K 2, Meo, sur lesquels le pianiste adresse quelques clins d’œil à Monk
ou Schweizer) ou non (reprises de Les de Dolphy et de All The Things You Are de Kern).

S’il bouscule parfois ses postures sages sous le coup d'une ferveur subite toujours accueillie avec bienveillance (The One, Only Thing Left), Schlippenbach construit le plus souvent une musique contemplative, déliée et délayée (Twelve Tone Tales III, Something Sweet, Something Tender), qu’il agrémente d’accents monkiens (Born Potty, Wildcat’s Proper Hit) ou estime à la lumière d’une réflexion vigilante. Avec assez de savoir-faire pour donner dans la redite sans jamais rien ressasser.

Alexander von Schlippenbach : Piano Solo Twelve Tone Tales, Vol. 1 & 2 (Intakt / Orkhêstra International)
Edition : 2006.
CD1 : 01/ Twelve Tone Tales 02/ Devices and Desires 03/ K 2 04/ Allegro Agitato 05/ The One 06/ Twelve Tone Tales II 07/ Only Thing Left 08/ Meo 09/ Lok 03 - CD2: 01/ Twelve Tone Tales III 02/ Bishop 03/ Allegorese 04/ Wildcat’s Proper Hit 05/ Born Potty 06/ All Jazz is Free 07/ Twelve Tone Tales IV 08/ Off Your Coat Hassan 09/ Les 10/ Something Sweet, Something Tender 11/ Out There 12/ All The Things You Are 13/ Trinkle Trinkle
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Philippe Robert: Rock, pop, un itinéraire bis en 140 albums essentiels (Le mot et le reste - 2006)

robertgrisliJournaliste  aux  Inrockuptibles,  à  Mouvement  ou  Jazz  Magazine, Philippe Robert dresse dans Rock, Pop une sélection de 140 albums se rapportant au genre et qualifiés d’essentiels pour tout amateur véritable atterré par le niveau du goût des autres, ou pour tout historien valable dénonçant l’injustice avec laquelle la mémoire collective a coutume de se fabriquer des souvenirs, soit : médiocrement.

140 albums, enregistrés entre 1965 et 2005 et disponibles sur CD, évoqués sous forme de vignettes plutôt que de chroniques, comme l’explique l’auteur en introduction, qui mêlent histoire et anecdotes, descriptions et conseils (distillés, pour chaque disque, sous la forme d’une discographie sélective et d’une liste de groupes plus ou moins similaires à celui mis à l’honneur), le tout sous la plume claire et aguerrie de l’auteur.

Alors, en une trentaine de lignes à chaque fois, Robert présente quelques chefs d’œuvres reconnus (signés John Cale, Laurie Anderson, T. Rex, ou The Clash) ou, la plupart du temps, ignorés (dus alors à Julie Tippets, Ash Ra Tempel, Keiji Haino…), adresse des couronnes bigarrées à quelques personnages ténébreux (Chris Bell, Kevin Coyne, Nick Drake, et pelletées de songwritters extirpés de sous les sables) comme il admire celles, d’un autre genre, d’adeptes assumés du flower power et de folkeux en bataille, applaudit aux mélanges radicaux et hybrides (le rock teinté de cabaret d’Henry Cow, le free rock de Guru Guru ou le folk gothique de Pearls Before Swine) et redit tout le bien qu’il pense d’ouvrages de pop expérimentale aujourd’hui devenus classiques (fomentés par Robert Wyatt, My Bloody Valentine, Sonic Youth ou Shellac).

Personnelle, la sélection se trouve, ici ou là, évidemment discutable, mais l’ouvrage n’en reste pas moins jubilatoire : par sa logique, d’abord, tenue d’un bout à l’autre par l’exégète de la pire et plus rare espèce – soit : véritablement partageuse – qu’est Philippe Robert ; par sa capacité jubilatoire, ensuite, à tisser des liens insoupçonnés entre quelques univers qu’on aurait pu croire opposés.

Philippe Robert, Rock, pop, un itinéraire bis en 140 albums essentiels, Le mot et le reste, 2007.


Lori Freedman: 3 (Ambiances magnétiques - 2006)

lorigrisliClarinettiste canadienne accumulant les partenaires (Steve Lacy, Joe McPhee, Ab Baars, Barry Guy, Misha Mengelberg…) comme d’autres collectionnent les médailles, Lori Freedman présente ici des extraits choisis de 3 récents et affables trios.

Aux côtés de René Lussier (guitare électrique) et de Martin Tétreault (turntables), Freedman combine les élans de sa clarinette basse et les perles bruitistes de Tétreault (Skroawng, Seven) ou rivalise avec les postures amusées de Lussier – blues défait sur Spaghetti brûlé, rock nerveux sur The Tribe of Triclops.

Plus atmosphériques, les pièces concoctées en compagnie de Jean Derome (saxophone et objets) et Rainer Wiens (guitare préparée et percussions) dessinent une irrégulière rose des vents (The Light of Night), disposent selon des patrons parallèles des drones de tout essences (Six Degrees), ou cèdent à la nécessité d’un assaut final emporté par la fougue du saxophone et de la clarinette (Tigresse).


Plus conventionnelles, les improvisations menées par Freedman, le contrebassiste Nicolas Caloia et la percussionniste Danielle Palardy-Roger, rappellent les enregistrements du Spontaneous Music Ensemble – avec (Chrysalis, Lipsync) ou sans (Babalou, Poussière de lune) véritable conviction. Sorte de retour aux sources improvisées comme moyen de diversifier le propos singulier de Lori Freedman.

CD: 01/ Skroawng 02/ The Tribe of Triclops 03/ Dohseedoh 04/ Seven 05/ Spaghetti brûlé 06/ The Light of Night 07/ Six Degrees 08/ Ipanemean Trionychid 09/ Tigresse 10/ Chrysalis 11/ Babalou 12/ Poussière de lune 13/ Lipsync

Lori Freedman - 3 - 2006 - Ambiances magnétiques. Distribution Orkhêstra International.



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