Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Jay-Dea Lopez : The Australian Gothic (Unfathomless, 2015)

jay-dea lopez the australian gothic

Je les croyais chassés une fois pour toutes par les bonnes résolutions que j'ai prises pour le nouvel an, et voilà qu'ils font leur grand retour. Je veux parler des field recordings. Mais quand je parle de grand retour, c'est que ceux-là valent la peine !

Non, Jay-Dea Lopez n'est pas le fils caché de Jay Z et de Jennifer Lopez (je fais ce que je peux) mais un artiste sonore australien qui sévit depuis le début des années 2010. Via The Australian Gothic, il rend hommage aux monstres de son île (des diables de Tasmanie aux bagnards anglais, il faut dire qu'il y avait du spécimen prêt à alimenter tous les fantasmes). C'est donc un portrait fantastique qu'il peint de son pays en provoquant ses oiseaux en claquant du bâton, en réveillant des batraciens à coups de cailloux ou en juxtaposant des bruits qui jusque-là ne s'étaient (sans doute) jamais croisés...

C'est donc en compositeur que Lopez se place et se déplace dans le champ de l'enregistrement de terrain. Il réinvente la Nouvelle-Galles du Sud et sa faune (de toutes tailles) en faisant profiter ses captations d'un souffle créateur qui n'appartient qu'à lui. Voilà pourquoi sa phonographie est impressionnante... ça m'apprendra à prendre des bonnes résolutions. 

Jay-Dea Lopez : The Australian Gothic (Unfathomless)
Enregistrement : 2014. Edition : 2015.
CD : 01/ The Australian Gothic
Pierre Cécile © Le son du grisli

 

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Ryoko Akama, Bruno Duplant : Immobilité (Notice, 2015) / Akama, Duplant, Dominic Lash : Next to Nothing (Another Timbre, 2014)

ryoko akima bruno duplant immobilité

C’est un autre duo que celui de Kahn et Olive que Notice consigne aujourd’hui sur une autre cassette : Ryoko Akama (électronique) et Bruno Duplant (orgue, électronique), qui improvisaient dans une pensée commune : « … appearing, disappearing… »

Changés en sons tenus, deux individualités s’approchent, se confondent parfois, se distancent ailleurs : L’immobilité promise (qui, en fait, n’existe pas) étant impossible sur calque. Plus surprenante, la seconde face (Même place) porte une respiration unie à un drone dont l’intensité varie. Comme le battement d’un cœur suspendu au rythme d’une machine, que Ryoko Akama et Bruno Duplant assistent avec précaution.



Ryoko Akama, Bruno Duplant : Immobilité (Notice Recordings)
Edition : 2015.
Cassette : A/ L’immobilité n’existe pas B/ Même place
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

ryoko akama bruno duplant dominic lash next to nothing

Si les quatre pièces qui forment Next to Nothing sont d’auteurs différents (Ryoko Akama, Bruno Duplant et Dominic Lash), on imagine qu’elles ont été pensées pour être jouées ensemble, l’une à la suite de l’autre. D’autres notes y disparaissent après s’y être accrochées et même avoir espéré durer sous l’effet d’une stabilité discrète ; mais sur les compositions de Ryoko Akama, les instruments cessent de jouer de fausses ressemblances : ils arrangent alors des éléments sonores disparates autrement expressifs.



Ryoko Akama, Bruno Duplant, Dominic Lash : Next to Nothing (Another Timbre)
Edition : 2014.
CD : 01/ A Field, Next to Nothink 02/ Grade Two 03/ Three Players, Not Together 04/ Grade Two Extended
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Paul Bley (1932-2016)

paul bley 1932-2016

Lorsqu’il quitte son pays pour les États-Unis, Oscar Peterson désigne un autre Canadien capable de lui succéder à l’Alberta Lounge : Paul Bley, jeune pianiste qui finira lui aussi par passer la frontière pour suivre les cours de la Julliard School of Music. De New York à Montréal, Bley multiplie les collaborations – avec Jackie McLean, Donald Byrd, Lester Young, Louis Armstrong ou Charlie Parker, au côté de qui il se produit en 1953 à la télévision canadienne – jusqu’à ce que Charles Mingus lui propose de diriger sa formation, puis produise son premier disque : Introducing Paul Bley. Célébré à New York, le pianiste gagne Los Angeles où il joue en compagnie de Chet Baker avant d’obtenir une résidence à l’Hillcrest Club : là, se consacre à l’art du trio en compagnie de Charlie Haden et Billy Higgins, partenaires qui le convainquent bientôt d’employer Ornette Coleman et Don Cherry. Laissant le quartette évoluer sans lui, Bley retrouve ensuite New York où il fréquente Roland Kirk et Oliver Nelson puis intègre le trio du clarinettiste Jimmy Giuffre, avec lequel il s’envole pour l’Europe en 1961. Deux ans plus tard, il fait un passage par le quartette de Sonny Rollins avant de mener un trio qui l’associe au contrebassiste Gary Peacock et au batteur Paul Motian. Membre de la Jazz Composers’ Guild – association fondée par le trompettiste Bill Dixon fédérant beaucoup de musiciens d’avant-garde –, Bley poursuivra ses expérimentations en se consacrant, à la fin des années 1960, aux possibilités offertes par les synthétiseurs. Revenu au piano, il ne cessera plus d’interroger sa pratique aux côtés de musiciens aventureux (John Gilmore, Steve Lacy, Dave Holland, John Surman, Evan Parker, Barre Phillips) et reviendra sur son parcours au gré de retrouvailles avec Giuffre et Baker. Guillaume Belhomme, Giant Steps, Jazz en 100 figures, Le mot et le reste, 2009.

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Kosmose : Kosmic Music from the Black Country (Sub Rosa, 2015)

kosmose kosmic music from the black country

Le label Sub Rosa déterre un groupe pas banal et belge en plus : Kosmose. Ces 2 CD (ou 2 LP, au choix) sont la seule référence de ce groupe qui opéra dans la région de Charleroi entre 1973 et 1978. Pour résumer, c’est une bande d’improvisateurs pileux nés d’un premier groupe du nom de SIC

Aux claviers, guitares, saxophones, flûtes, batteries, etc. il y a Francis Pourcel, Daniel Malempré, Alain Neffe, Paul Kutzner, Michel Demonceau, Guy-Marc Hinant (l’un des fondateurs de… Sub Rosa !), des concitoyens qui aimaient le rock mais aussi le punk, le kraut, le psyché et la kosmische. Quarante ans après, je fais leur connaissance sur de la musique qui plane beaucoup (genre Pink Floyd), où les solos sont peu fréquents mais où les musiciens peuvent déboîter quand même (mention spéciale à la batterie d’Hinant sut The Fourth Untitled Track & The Ninetieth Untitled Track)…

Quand la musique plane moins, c’est d’ailleurs plus intéressant. Au gré des ans, le groupe découvre le drone et la boîte à rythmes. Ça modifie son travail sans non plus lui permettre d’atteindre à la félicité (= rivaliser avec les parangons des genres cités ci-dessus). Mais à quoi bon puisqu’en 1978, Kosmose c’est déjà fini. Pour Neffe et Hinant, c’est une autre aventure qui commence, avec Pseudo Code et sa potlatch music.



Kosmose : Kosmic Music from the Black Country (Sub Rosa)
2 CD / 2 LP : 01/ The Second Untitled Track 02/ The Third Untitled Track 03/ The Fourth Untitled Track 04/ The Fifth Untitled Track 05/ The Ninetieth Untitled Track 06/ The Tenth Untitled Track 07/ The eleventh Untitled Track 08/ The Sixth Untitled Track 09/ The Seventh Untitled Track 10/ The Twelfth Untitled Track 11/ The Eighth Untitled Track
Pierre Cécile © Le son du grisli

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The Dead Mauriacs : Un cabinet de curiosités (Geräuschmanufaktur, 2015)

the dead mauriacs un cabinet de curiosités

Sur cassette – la même face consignée d’un côté comme de l’autre –, c’est un esprit fin de siècle qu’invoquent Olivier Prieur (field recordings, piano, banjo, walkman, didgeridoo de papier, ordinateur…) et Jan Warnke (field recordings, synthétiseurs, drones, bandes).

Diversement accompagné, Prieur paraît envisager la discographie de The Dead Mauriacs (plusieurs CDr et cassettes aux tirages limités) en esthète perdu parmi les influences, certes, mais aussi en imaginatif subtil. Ici c’est un piano lointain mis au service d’une ambient de bricole, là une rengaine étouffée en sillon profond, ailleurs encore une musique d’atmosphère interdite aux claustrophobes et aux siffleurs de mélodies. Et beaucoup des « curiosités » qu’on trouve là donnent envie d’aller entendre les précédentes réalisations de ce groupe à géométrie variable.

The Dead Mauriacs : Un cabinet de curiosités (Geräuschmanufaktur)
Edition : 2015.
Cassette : A-B/ Un cabinet de curiosités
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Anthropique : Sur les routes de Bourgogne (In Situ, 2015) / Bourgogne, une terre de jazz : 1980-2010 (Le Murmure, 2015)

anthropique sur les routes de bourgogne

Ils voyagent (ici sur les routes de Bourgogne), observent, demandent, ont soif de rencontres. Ici, un éducateur, un luthier, une peintre, une restauratrice, une potière… et beaucoup d’autres. Ils écoutent, prennent des notes, des photos (quatre livrets, un par département). La rencontre ne sera pas anecdotique. Elle reviendra dans une semaine, dans dix ans, à la fin d’une vie

Et puis, ils jouent et ils réfléchissent. Et puis, ils réfléchissent et ils jouent. Et ils assemblent. Ils oublient des choses. Elles resurgiront : dans une semaine, dans dix ans, à la fin d’une vie. Donc: ils assemblent. Ils s’imprègnent : les dires de l’un et de l’autre (choisir l’un plutôt que l’autre : douce torture), la chanson, le verbe, le souvenir et improviser là où c’est terriblement difficile. Alors : The Doors, Gainsbourg, Baudelaire, Billie, l’Espagne du cœur. Et tout ceci de faire sens, de n’être plus collage mais entité, souvenir et présence. Ils (et elle), ce sont Didier Petit, Edward Perraud et Lucia Recio. Et l’on sent bien que le voyage est loin d’être achevé.



Anthropique : Sur les routes de Bourgogne (In Situ / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2014. Edition : 2015.  
CD : 01/ Que sonnent les tuiles de Bourgogne 02/ L’esprit du lieu 03/ The Crystal Ship 04/ La vielle mène à tout 05/ Tourneurs du Morvan 06/ Comme un boomerang 07/ La mort des amants 08/ Paragraphe 09/ La romance du chevrier 10/ Tout un film 11/ Don’t Explain 12/ Que sonnent encore les tuiles de Bourgogne 13/ Topographique  14/Zorongo
Luc Bouquet © Le son du grisli

bourgogne une terre de jazz 1980 2010

C’est ici la suite d’un premier ouvrage, Au fil du jazz : Bourgogne 1945-1980. Trente années de jazz (de toutes sortes) racontées sous l’égide du Centre régional du jazz en Bourgogne, soit trente ans de politique culturelle et de vie associative. Passés les obligations contractuelles, les longueurs régionalistes et les poncifs de rigueur (« jazz, une ouverture sur le monde »), le grisli trouvera ici une affiche (Sun Ra au Grand Théâtre de Dijon), là quelques clichés (Jeanne Lee, John Tchicai…), ailleurs des pages consacrées aux festivals Jazz à Cluny (par Didier Levallet) et Jazz à Nevers (par Jean-Michel Marchand). La démarche patrimoniale et régionaliste cache ainsi quelques surprises.

Collectif : Bourgogne, une terre de Jazz 1980-2010. A Love Supreme (Le Murmure)
Edition : 2015.
Livre (247 pages) : Bourgogne, une terre de Jazz 1980-2010
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Thymolphthalein : Mad Among the Mad (Immediata, 2015)

thymolphtalein mad among the mad

Après Ni Maître, Ni Marteau, Mad Among the Mad – titre du second enregistrement publié de feu Thymolphtalein – atteste peut-être la distance que l’association d’Anthony Pateras, Natasha Anderson, Jérôme Noetinger, Clayton Thomas et Will Guthrie, avait prise avec la réalité. Avec ses habitudes et ses obligations, notamment.

Improvisations et compositions partagées (Pateras, Guthrie, Thomas), prises studio ou extraits de concerts : l’intention était la même (qu’une sentence ampoulée, « ouvrir les portes de l’inconnu et se risquer dans l’inouï », résume dans la pochette du disque) mais les formes pouvaient changer : électroacoustique sur le feu (même si l’électronique prend rapidement l’ascendant malgré les efforts des percussions), sonorités suspendues, minimalismes en décalage, timbres déformés, moteurs sifflants et feux de Bengale…

Jusqu’à ce qu’un gimmick de contrebasse emporte tout, si ce n’est ce dernier effet de bande qui décidera du terme et qui nous fait espérer qu’Immediata – dire ici l’élégant objet que le label a confectionné pour l’occasion – conserve d’autres trésors de Thymolphthalein à changer en disque(s).



Thymolphthalein : Mad Among the Mad (Immediata / Metamkine)
Edition : 2015.
CD : 01/ Awareness Of Time Is An Assault On Time [Prague] 02/ You Cannot Escape the 20th Century 03/ Supreme Nothingness 04/ Mad Among The Mad 05/ It Doesn’t Kill You, It Stops You Living 06/ Awareness Of Time Is An Assault On Time (Ljubljana)
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Cabaret Contemporain, Linda Oláh, Isabel Sörling : Moondog (Sub Rosa)

cabaret contemporain moondog

Une simple soustraction des featurings (Linda Oláh & Isabel Sörling au chant) nous en dit plus sur ce Cabaret Contemporain : dedans il y a donc Fabrizio Rat (piano), Giani Caserotti (guitare), Ronan Courty (contrebasse), Simon Drapier (contrebasse itou) et Julien Loutelier (batterie). Et tout ce petit monde va droit au répertoire de Moondog (et dans le mur aussi) encouragé par deux résidences à la Maison de la Musique de Nanterre et Le Lieu Unique de Nantes (il faut bien aider la jeunesse sans idée).

Comme à tout groupe inconnu hommage est bon, pourquoi pas le vieil Hardin ? C’est la promesse assurée d’une certaine (espérons) couverture médiaticobranchouille, non pas ? Oui bien mais qu’en faire des mélodies de Moondog ? Eh bien (comme souvent) pas grand-chose. Certes certes on transpose le défunt aveugle dans des espaces faits pour qu'il chute (et qu’il aurait en conséquence sans doute détestés) : minimalisme gnangnan à la Stina Nordenstam (My Tiny Butterfly), dance pop à la Cardigans (I’m Just a Ho Head), rubik’s cube unicolore (Maybe), vocalises ECMisantes, cover pseudoexpée qu’aurait pu cracher les Brigitte comme Nouvelle Vague comme Pink Martini... Bref, queue d'chi là-dedans, mon pov’ Louis…



Cabaret Contemporain, Linda Oláh, Isabel Sörling : Moondog (Sub Rosa)
Edition : 2015.
CD / LP :  01/ My Tiny Butterfly 02/ I Love You 02/ Do Your Thing 04/ I’m Just a Hop Head 05/ Why Spend the Dark Night with You 06/ Maybe 07/ Paris 08/ Trees Against the Sky 09/ Enough About Human Rights 10/ All Is Loneliness 11/ High on a Rocky Ledge
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Jean Guérin : Tacet (Souffle Continu, 2015)

jean guérin tacet

Si le tacet est un silence qui dure, celui de Jean Guérin n’en fait pas grand cas sur ce disque du même nom enregistré en janvier 1971. La référence Futura est aujourd’hui rééditée sur vinyle par le Souffle Continu.

Dans le film de Claude Faraldo que la musique illustre, Bof.. (Anatomie d’un livreur), il est question de vin : c’est d’abord au rythme de gouttes que Guérin arrange donc son ouvrage – d’autres effets liquides suivront. Et c'est bientôt l’auditeur qui oublie le « comment faire » (collages, appropriations, bruitages…) pour se plonger au mieux dans le son du film qui lui est associé.

Une trompette (Bernard Vitet) sur écho, des bandes manipulées, un saxophone (Philippe Maté) en lutte contre une électroacoustique dérangée, une voix (Françoise Achard) comme perdue dans le corps de quels instruments, une impression d’Afrique chassée par une électronique hirsute… Les expériences d’alors – quelques rapprochements : François Bayle, Jef Gilson, Alain Goraguer et Orfeu Negro pour dire que l’image parvient ici aussi à percer le son – se réentendent : et l’on peut même goûter cette musique d’ancien régime où le silence ne régnait pas encore en maître sur l’exploration sonore, où l’on reconnaissait le charme des écarts et même la beauté des excédents.



Jean Guérin : Tacet (Souffle Continu)
Enregistrement : janvier 1971. Réédition : 2015.
LP : A1/ Triptik 2 A2/ Mixage vert A3/ Maochat A4/ Ca va le comte – B1/ BM 37 B2/ Interminable hommage à Zaza B3/ Reflexion 2 et I B4/ Gaub 71
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Johannes Frisch, Ralf Welhowsky : Which Head You’re Dancing In? (Monotype, 2014)

johannes frisch ralf welhowksky which head you're dancing in

Quelques saillies (il faut le reconnaître) mais bon moyen-moyen. Voilà pour résumer en six mot (je ne compte jamais les parenthèses) cette nouvelle rencontre Johannes Frisch (bassiste repéré dans le Kammerflimmer Kollektief ou avec Mia Zabelka) / Ralf Wehowsky (RLW & concept-groupe qui a déjà enregistré avec Bruce Russell, Kevin Drumm, Anla Courtis etc.).

Parce que c’est en fait un mezzé bien foutraque que ce Which Head You Re-Dancing In? Du digital d’outre-tombe, des beats crachant sur basse qui drone (la plage 4 qui donne son titre au disque c’est alva noto qui ferraille avec Veliotis), de la derbouka qui rebondit dans un piano droit… Bref, des expériences d’accord mais concrètement ?

Eh bien parfois (quand même) des beats assaillants ralentis / accélérés contre un vokalKlavier retournant avec Theme for a Skyscraper ou un sax-aphone qui vole dans les plumes d’une contrebasse (à plumes donc) avec Crisis In Space. Maintenant, quand on remarque que sur ce disque un titre s’appelle Let’s Now Interrupt for a Commercial…, on se dit que c’est vraiment l’effet que ça donne entre deux bons expérimorceaux.

Johannes Frisch, Ralf Welhowsky : Which Head You’re Dancing In? (Monotype / Metamkine)
Edition : 2014.
CD : 01/ Stutter Train Stoppage 02/ Theme for a Skyscraper 03/ Crisis in Space 04/ Which Cloud You Are Coming From? 05/ Skies of Guantanamo 06/ Let’s Now Interrupt for a Commercial 07/ Dub Clap Move 08/ Acid Breakdown
Pierre Cécile © Le son du grisli

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