Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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le son du grisli #3Conversation de John Coltrane & Frank Kofskyle son du grisli sur twitter
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Soft Machine : Third (Columbia, 1970)

SoftMachineThird

While it is difficult (impossible?) to choose one's favorite record - I do have my desert island list - one of my faves and most important records was Soft Machine Third. And this almost goes beyond just the amazing music. I remember seeing the ad for this LP in probably Downbeat in 1970 when it came out sitting waiting for my guitar lesson (my teacher was more a jazz guy) - and just being oddly attracted to the record. Sadly I did not actually buy the record for another few years. This also is chose as the record to write about that I have been recently listening in close succession to some of the live Soft Machine releases (mostly on Cuneiform) that have the various different lineups (quartet, quintet, septet) playing the works from that LP. It was quite an interesting take that the Softs kept approaching those pieces with live - I couldn't get this almost funky, metalish Hugh Hopper bass line on (I think it was live on BBC recording) Facelift. And then some of the horn parts integrated. Ok - enough - this record as they say is the shit (le merde?).

Soft Machine : Third (Columbia)
Enregistrement : 1970. Edition : 1970
CD : 01/ Facelift 02/ Slightly All the Time 03/ Moon in June 04/ Out Bloody Rageous
Al Margolis © Le son du grisli

favegrisliMusicien américain, Al Margolis anime notamment le projet If, Bwana et dirige le label Pogus. Favorite Encores est son dernier disque paru à ce jour. 

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The Naked Future : Gigantomachia (Esp, 2009)

Nakedgrisli

L’année dernière, le clarinettiste Arrington de Dionyso – auteur d’un excellent enregistrement sur Petit label – et le contrebassiste Gregg Skloff oeuvraient au rapprochement du rock et du free jazz au sein de The Naked Future. Là aussi : le pianiste Thollem McDonas et le batteur John Niekrasz, qui finissent de faire fluctuer le quartette au gré d’improvisations furieuses, de menuets déboîtés et d’insistances instrumentales entêtantes. Plutôt convenable, malgré des périodes de flottements dues à une découpe insatiable à l’origine de dommageables phases de décalages.

The Naked Future : Gigantomachia (ESP / Orkhêstra)
Enregistrement : 2008. Edition : 2009
CD : 01/ We Binge on a Bloddthirsty God 02/ We Boil the Raven’s Skull Into Gold 03/ We Engage the Monstruous With Our Mirrors 04/ We Fly Beneath and Above the Flux 05/ We Sleep in a Rabbit Hole
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Interview d'Oliver Lake

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Figure éminente du Black Artists Group, de la scène loft new-yorkaise, du World Saxophone Quartet, et aujourd’hui saxophoniste profitant de l’osmose d’un Trio 3 qu’il emmène depuis 1986 avec Reggie Workman et Andrew Cyrille, Oliver Lake déplore quand même de devoir batailler encore pour réussir à faire entendre sa voix. Celle-ci, à entendre sur les références de son propre label, Passin’ Thru, et d’excellentes rencontres avec Irène Schweizer ou Geri Allen publiées récemment par Intakt Records. 

…Mon premier souvenir musical vient de ce juke-box que j’écoutais dans le restaurant de ma mère. J’ai passé beaucoup de temps à cet endroit, j’y ai entendu pas mal de musique noire. Ma mère avait aussi pris l’habitude de chanter du gospel…

Comment êtes-vous arrivé à la musique ? J’avais à peu près 14 ans… Certains de mes copains jouaient d’instruments de musique et j’ai rejoint un marching band du nom de The American Woodman. J’y tenais les cymbales et le tambour de basse. Plusieurs membres de ce groupe étaient de véritables jazzmen. J’ai commencé à me rendre à leurs jam sessions, ce qui m’a donné envie de me mettre au saxophone. Ce groupe participait à des compétitions organisées un peu partout dans le pays. Un de ses membres était le saxophoniste Fred Walker, qui m’a mis entre les mains mes premiers disques de jazz, histoire que je me rende compte de la chose. 

Quel souvenir gardez-vous de vos débuts avec le Black Artists Group ? Le Black Artists Group a été une école pour moi… J’y ai appris à travailler toutes les disciplines : la musique, la danse, le théâtre, les arts visuels, mais aussi l’autopromotion et la production de concerts. Cette expérience a été une force lorsque j’ai gagné New York : je savais comment il fallait que je réagisse. En ce qui concerne l’époque de la scène loft, elle était énergique, frénétique… Il y avait tellement d’endroits où jouer downtown. Là encore, mon expérience dans le Black Artists Group m’a bien aidé : le loft movment était aussi une affaire d’autoproduction : nous louions des endroits où jouer, y répétions avec le groupe, écrivions la musique, fabriquions les affiches et faisions toute la publicité, tout ce que je faisais déjà à St. Louis avec le Black Artists Group, à une époque où nous étions encore payés au nombre d’entrées…

Quelles sont les choses qui ont changées ces quarante dernières années dans le domaine du jazz selon vous ? Il y a quarante ans, les festivals programmaient 90% de musiciens américains et 10% d’Européens. Aujourd’hui, ce serait plutôt l’inverse. Pendant tout ce temps, beaucoup de musiciens non américains ont progressé au point d’être aujourd’hui d’excellents musiciens de jazz, ce qui fait que les festivals qui se tiennent à l’étranger peuvent aujourd’hui programmer leurs propres vedettes…

Être musicien de jazz est donc toujours aussi difficile ? Je me sens bien dans ma peau de musicien de jazz. J’ai eu assez de chance pour faire partie de plusieurs groupes qui ont eu un certain succès, et, en tant que compositeur, j’ai pu faire jouer mes compositions. Je dois quand même dire que je pensais qu’avec l’âge, tout deviendrait plus facile pour moi. Or, ce n’est pas le cas, je dois encore me lever chaque jour si je veux que les choses arrivent.

Il y a une vingtaine d’années, vous avez décidé de fonder votre propre label, Passin Thru, qui existe toujours aujourd’hui… Une fois encore, monter mon label a été une des conséquences de mon expérience dans le Black Artists Group. Nous savions déjà à l’époque qu’il était primordial de contrôler notre propre destin, et gérer soi-même un label découle de cette idée là. Avoir les droits de mes compositions et être maître de mon destin tout en nouant des relations avec d’autres labels : Justin Time pour le World Saxophone Quartet et Intakt Records pour Trio 3.

Vous avez aussi soutenu Freddie Washington par le biais du label… Ca a été un honneur pour moi d’enregistrer son premier disque. Freddie m’a un peu aidé lorsque j’ai commencé au saxophone, et j’ai été heureux de mettre en valeur la pratique de ce superbe saxophoniste, qui plus en dans cet excellent trio dans lequel interviennent aussi John Hicks au piano et Billie Hart à la batterie.

Quelle est l’histoire du Trio 3, que vous formez avec Reggie Workman et Andrew Cyrille ? Tous les trois, nous nous appelions fréquemment, l’un demandant à l’autre de participer à tel ou tel de ses projets, et cela si souvent que nous avons fini pas monter notre propre trio… L’idée était de réunir trois compositeurs qui sont aussi trois improvisateurs et de former un trio dont la musique serait le leader. Nous avons aussi eu l’idée de rencontrer d’autres musiciens à l’occasion : il y a à peu près dix ans, nous avons donné un concert dans un club avec Andrew Hill en invité. En ce moment, nous travaillons beaucoup avec Geri Allen [At This Time, premier disque issu de cette collaboration, vient de sortir sur le label Intakt, ndlr].

Vous avez aussi joué avec Irène SchweizerIrène est une excellente pianiste, nous avons passé des moments fabuleux en concerts et en studio avec elle. Nous devrions la retrouver cet automne, à l’occasion d’une tournée en Europe.

Pouvez-vous me citer de jeunes musiciens que vous appréciez actuellement ? James Carter, Greg Osby, Vijay Iyer.

Pour finir, j’aimerais que vous me parliez de votre rapport à l’écriture, la poésie, par exemple, vous permet-elle de vous exprimer différemment ? J’en reviens encore à mon expérience au sein du Black Artists Group. Là, j’avais l’habitude d’accompagner des poètes, ce qui m’a incité à écrire ma propre poésie. Lorsque j’ai emménagé à New York en 1974, j’ai collaboré avec plusieurs poètes, notamment Ntuzaki Shange. Après avoir travaillé un certain temps avec elle, j’ai commencé à écrire mes propres pièces d’un théâtre solo. Quand tu écris de la poésie, tu t’exposes davantage, tu en dis plus sur toi. Souvent, je récite quelques uns de mes textes lors de mes concerts en solo. C’est ma façon à moi de m’exprimer plus personnellement encore…

Oliver Lake, propos recueillis en mai 2009.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

Oliver Lake déjà sur grisli
Berne Concert (Intakt - 2009)
Zaki (HatOLOGY - 2007)
Time Being (Intakt - 2006)
WildFlowers : Loft Jazz New York 1976 (Douglas - 2006)

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Alva Noto, Ryuichi Sakamoto, Ensemble Modern : Utp (Raster Noton, 2009)

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Troisième projet commun à Carsten Nicolai et Ryuichi Sakamoto, Utp donne à entendre et à voir – le label Raster Noton ayant choisi de coupler ici CD et DVD – le couple donner un concert en compagnie de l’Ensemble Modern.

D’ordinaire appliqué à défendre de grands travaux de musique contemporaine, l’ensemble investit l’exercice au son de grands coups d’archets qu’il dépose sur un drone traînant, avant d’agir avec plus de discrétion lorsque Sakamoto ose quelques notes de piano sur un bip à la sonorité d’hier – musique électronique que le Japonais a toujours appréciée, élevée entre modernité et archaïsme.

Plus loin, des vignettes atmosphériques au discours mélodique évaporé défilent, comparent leurs mécaniques : notes à distance faisant toute confiance aux volutes porteuses du décorum de Broken Line 1 ; transport sur écho léger d’autres notes de piano et de pizzicatos rapides sur Broken Line 2 : Nicolai modelant, sans rien laisser paraître de ses intentions, la forme ultime de l’échange : sensible et assez vaste.

Alva Noto, Ryuichi Sakamoto, Ensemble Modern : Utp (Raster Noton / Metamkine)
Edition : 2009.
CD : 01/ Attack Transition 02/  Grains 03/ Particle 1 04/ Transition 05/ Broken Line 1 06/ Plateaux 1 07/ Silence 08/ Particle 2 09/ Broken Line 2 10/ Plateaux 2 (End)
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Gavin Bryars : Silva Caledonia (GBR, 2009)

gavin bryars silva caledonia

Consacrant en moins de six minutes tout l’attachement de Gavin Bryars aux pays baltes, Silva Caledonia impose à l’Estonian National Male Choir, conduit par Kaspars Putnins, de souffler lentement le chaud et le froid.

Sur une sélection d’illustrations de textes tirés de l’œuvre de deux poètes écossais (Edwin Morgan et George Bruce), Bryars ne s’embarrasse pas de lyrisme suspect et soulève avec une mesure rare des voix qui lui font face : sur l’air d’un folklore suranné soudain redécouvert (Memento) ou de la seule composition n’étant pas de lui (O Oriens, signé Toivo Tulev), ou sur les soubresauts causés par un chœur scindé en deux camps s’affrontant au rythme de manœuvres lentes (The Summons).

S’il lui arrive évidemment d’évoquer la musique de Grieg ou celle d’Arvo Pärt, Silva Caledonia profite aussi de la singularité de son auteur : contrebassiste ayant confié ici son rôle d'intervenant à Daniel Nix sur Ian In The Broch, danse dissonante mêlée aux faux-espoirs d’un gloria sauvage donnée en guise de conclusion grandiose.

Gavin Bryars : Silva Caledonia
GBR / Codaex
Edition : 2009.
CD : 01/ Farewell to St. Petersburg 02/ Memento 03/ Silva Caledonia 04/ O Oriens 05/ The Summons 06/ Ian The Broch
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Laurie Scott Baker: Gracility (Music Now - 2009)

gracilisli

Avant d’animer en compagnie de Cornelius Cardew le People’s Liberation Music, l’australien Laurie Scott Baker commençait à défendre auprès de partenaires d’importance ses énigmatiques façons de composer.

Au nombre de ces musiciens qui donnèrent leur interprétation de notes jetées sur le papier ou de graphiques singuliers jouant le rôle d’intentions compositionnelles, trouver en 1969 auprès de Baker les guitaristes Derek Bailey et Keith Rowe et le contrebassiste Gavin Bryars, musiciens déchiffreurs qui mirent au jour Gracility, pièce d’expérimentation grave et traînante, musique de gamelan revue et corrigée à coups de cordes accrocheuses.

Plus loin, les deux courts mouvements de Pibroch soumettent Evan Parker, seul, à l’idée de phrases mélodiques répétées au point de faire bientôt naître des résidus qu’il faudra intégrer au discours : avec tact, le soprano se plie à un exercice qui le change. En compagnie de Jamie Muir (percussions) et de John Tilbury (orgue), Baker sert ensuite Bass Chants & Cues, qui rappelle les travaux de Terry Riley avant d’évoquer un morceau de krautrock égaré en terre anglaise quand, pour terminer, le même défend en membre du Scratch Orchestra une autre composition devant beaucoup à la même influence : Circle Piece. Voilà donc pour les archives imposantes d’un compositeur qui collabora par la suite avec Robert Wyatt et faisait paraître l’année dernière Liquid Metal Dreaming.

CD1: 01/ Gracility 02/ Changing Light 03/ Port of London Atmos 04/ Camden Sunday Afternoon 05/ Breathing of the City 06/ The Northern Line 07/ Keithrowe Airport 08/ Microphonic 09/ Sweat & Tears 10/ Who Was That 11/ Pibroch 1926 12/ Pibroch The Call - CD2: 01/ Bass Chants & Cues 02/ Jackdaws Ascending 03/ Wurlitzer Ramayana 04/ Baby Binson Sonar 05/ River Thames AM 06/ Goldsmiths (Driving) 07/ Rotherhithe Approach 08/ Futurama Ascends 09/ Bubble & Squeak SE10/ Music Hall Tripping 11/ The Scream 12/ Coo-ee (Echorec) 13/ Winged Dove 14/ Circle Piece 15/ Degrees 16/ Degrees 17/ 180 Degrees 18/ 360 Degrees >>> Laurie Scott Baker - Gracility - 2009 - Music Now.

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Sydney Pimmon: Smudge Another Yesterday (Preservation - 2009)

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Une autre fois sous le pseudonyme de Sydney Pimmon, Paul Gough signe un ouvrage d’une musique électronique opaque : Smudge Another Yesterday, masterisé par le guitariste Giuseppe Ielasi

Huit pièces, qui révèlent dans le meilleur des cas une ambient vaporeuse, obsédée par les voix : Come Join the Choir Invisible ! en appelant autant aux travaux de Krzysztof Penderecki qu’au souffle continu de Jacques Coursil ; Don’t Remember, chant de Kazumi à l’inquiétude balbutiante ; It Will Never Snow in Sydney, voix factice évoquant davantage le theremin de Clara Rockmore.

Lorsqu’il se montre moins préoccupé par des voix qui pourtant l’obsèdent, Pimmon monte les uns contre les autres bourdons tremblants et nappes sonores au grain rugueux (Evil Household Ceremony, Hidden), ou se satisfait de pseudo-paysages à l’éthéré plus naïf (Dervieux, Oh Whollsee). Une fin en champs magnétiques mis à mal par quelques mélodies, et Smudge Another Yesterday s’efface en distingué.

CD: 01/ Come Join the Choir Invisible ! 02/ Evil Household Ceremony 03/ It Will Never Sniw in Sydney 04/ Don’t Remember 05/ Hidden 06/ Dervieux 07/ Oh Whollsee 08/ Some Days Are Tones >>> Sydney Pimmon - Smudge Another Yesterday - 2009 - Preservation.

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Les diaboliques: Jubilee Concert (Intakt - 2009)

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En 2006 à Zurich, la pianiste Irène Schweizer invitait Maggie Nicols (chant) et Joëlle Léandre (contrebasse, chant) à fêter avec elle le vingtième anniversaire du label Intakt. Les diaboliques ainsi reformées, de profiter aussi de sa vingtaine d’années d’existence et de création.

S’il n’avait été filmé par Jürg et Marianne Rufer, l’événement aurait beaucoup perdu : concert déjà intense qui imbrique dans l’allégresse de multiples langages (accents monkiens de Schweizer, folies contemporaines de Léandre et constructions fantasques ou exercices de style de Nicols), Jubilee Concert profite en effet de ses images. Car, souvent, la grande représentation prend des airs de théâtre halluciné, pour le bien duquel le trio manie le grotesque avec une élégance hors-norme.

Alors, sur l’air de déconstructions improvisées ou d’hymnes patentés, les trois femmes pensent, grondent et pleurent, s’emportent toujours, se cherchent sans arrêt, et puis : édifient une relecture grandiose d’All Alone (Irving Berlin) avant de supplier qu’on les jette en pâture : Maggie Nicols à lunettes noires et tee-shirt orange requérant « Dip Me in Chocolate and Throw Me to the Lesbians ». L’essentiel aura été dit ; aller voir ce film tient de la priorité.

DVD: 01/ Intro 02/ Jubilation I 03/ Jubilation II 04/ Jubilation III 05/ All Alone 06/ Interference 07/ Dip Me in Chocolate and Throw Me to the Lesbians 08/ Jubilation IV >>> Les diaboliques - Jubilee Concert - 2009 - Intakt. Distribution Orkhêstra International.

Irène Schweizer déjà sur grisli
Berne Concert (Intakt - 2009)
First Choice (Intakt - 2006)
Portrait (Intakt - 2005)
Live at Taktlos (Intakt - 2005)

Joëlle Léandre déjà sur grisli
Basse-continue (Hors-Oeil - 2008)
Out of Nowhere (Ambiances magnétiques - 2008)
Kor (Leo Records - 2008)
The Stone Quartet (DMG - 2008)
A voix basse (Musica Falsa - 2008)
Winter in New York (Leo Records - 2007)
9 Moments (Red Toucan - 2007)
At the Le Mans Jazz Festival (Leo Records - 2006)
Face It! (Leo Records - 2005)
Fire Dance (Red Toucan - 2005)

Maggie Nicols déjà sur grisli
At the Le Mans Jazz Festival (Leo Records - 2006)
Live at Taktlos (Intakt - 2005)

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Christof Kurzmann, Burkhard Stangl : Neuschnee (Erstwhile, 2009)

schneesli

Sorti de The Magic I.D., Christof Kurzmann redonne une actualité au duo qu’il forme avec le guitariste, pianiste, vibraphoniste et chanteur Burkhard Stangl, sorti, lui, de Polwechsel. Et Neuschnee, de mettre au jour le curieux rapport des deux hommes au format chanson.

L’électroacoustique pour tout langage, ils abordent le domaine en originaux tourmentés : traînant de longs morceaux sur lesquels on trouve field recordings, ébauches de travaux minimalistes, perturbations sonores et instrumentations démembrées, au rythme d’un vague à l’âme cher jadis à Gastr Del Sol – voix et guitares de Stangl rappelant plusieurs fois celles de David Grubbs.

La lassitude pas assez affirmée pour refuser de créer encore, Kurzmann et Stangl élaborent enfin Gredler, grande pièce de musique dissonante élevée sur boucle, puis Song Songs, au texte nourri de titres de chansons célèbres empruntés à Nick Cave ou à Cole Porter, aux Carpenters ou aux Beatles, histoire de combler de références leur forme singulière de chanson expérimentale.

CD: 01/ Las Hijas de Nieve 02/ In The Global Snow of Things 03/ Gredler 04/ Homeless Dogs 05/ Song Songs >>> Christof Kurzmann, Burkhard Stangl - Neuschnee - 2009 - Erstwhile. Distribution Orkhêstra International.

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