Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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le son du grisli #3Conversation de John Coltrane & Frank Kofskyle son du grisli sur twitter
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Moore, Shields, Barrabarracuda, Men Who Can’t Love : Trash Sabbatical (Revolver, 2008)

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J’ouvre la boîte à pizza, épaisse, aux couleurs cinglantes, et j’y trouve un 33 tours et deux 45 tours ainsi qu’un collier hawaïen (si l’on peut dire) de facture plastique. La première impression est bizarre, et si l’objet est amusant, il n’est pas franchement soigné. 

Je passe ensuite les disques, en commençant par les plus petits. Sur chacun d’entre eux, Thurston Moore occupe une face entière en compositeur de pure pop (Petite Bone) ou en expérimentateur qui prend sa guitare pour un saxophone (l’excellent Unzipped). Sur les faces B, des exercices de bruits signés Kevin Shields (non pas celui que l’on connaît, mais une autre : Eva Aguila) et une chanson de Barrabarracuda, un groupe qui a cessé d’exister peu après avoir enregistré ce morceau de bass’chant’trash’brut de filles à classer entre Bis et Le Tigre (quand les membres de celui-ci n’avaient pas encore la langue dans leur poche). Pour ce qui est du grand disque noir, Thurston Moore y joue un rock bruyant et esbroufe, la musique est un peu stérile. De l’autre côté, Men Who Can’t Love défendent une pop lo-fi qui aime tellement les racks d’effets qu’ils font une croix sur les mélodies écrites et jouées en début du morceau, sans trouver les moyens de les faire oublier sous le bruit.

Bien sûr, la boîte prend de la place mais on peut télécharger son contenu. D’ailleurs, on dirait que les exemplaires concrets d’origines sont désormais introuvables. Mais sans la boîte, que reste-t-il de l'expérience sonique ? Chronique à part : Vends collier hawaïen de plastique jaune. Prix à débattre (écrire au journal qui fera suivre).

Thurston Moore, Kevin Shields, Barrabarracuda, Men Who Can’t Love : Trash Sabbatical (Revolver)
Edition : 2008.
1xLP + 2x7'' : A01/ Thurston Moore : Unzipped B01/ Kevin Shields : Paved Fury B02/ Kevin Shields : Motor Hands - C01/ Thurston Moore : Petite Bone D01/ Barrabarracuda : Stone Cold Steve Austin at the Cold Stone Creamery - E01/ Thurston Moore : Privy Seals F01/ Men Who Can’t Love : Untitled F02/ Men Who Can’t Love : When Your Nights Get A Little Colder F03/ Men Who Can’t Love : Sunday’s Slave F04/ Men Who Can’t Love : Wynona Ryder Voice Over F05/ Men Who Can’t Love : Untitled F06/ Men Who Can’t Love : Somnilequy
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Bill Dixon : Tapestries for Small Orchestra (Firehouse 12, 2009)

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De ce free jazz qui n’en était déjà plus quand Cecil Taylor engagea Bill Dixon pour l’enregistrement de Conquistador (Blue Note – 1966), il reste ici toute l’intensité, la trame, la force. Bill Dixon partageait alors avec quelques autres (rares) musiciens (Anthony Braxton et les trop souvent oubliés Marzette Watts et Jacques Coursil) le souci d’entrer en résonance avec autre chose que la fulgurance du jazz. Et ici, on pense bien sûr à Schoenberg, à Webern et à Cage dans la gestion des espaces et des silences. Soit une correspondance imaginaire et pourtant si prégnante entre toutes les musiques chercheuses et questionnantes qui irriguèrent le XXème  siècle.

A l’incandescence du free et à ses plus hautes convulsions, Dixon préféra toujours assembler des matériaux vifs et colorés (Dixon est un peintre de grand talent, ne l’oublions jamais), relier et construire un vrai tissu de relations pour ceux qui en acceptaient le risque. Aujourd’hui ce sont les souffles croisés des trompettistes Taylor Ho Bynum, Rob Mazurek, Graham et Stephen Haynes qui prolongent et amplifient le souffle déchiré et griffé de Dixon d’une douce complicité. Une contrebasse (Ken Filiano), une clarinette basse ou contrebasse (Michel Côté), un violoncelle (Glynis Lomon) et un batteur-vibraphoniste (Warren Smith) complètent admirablement le tableau.

Cette musique est avant tout collective. Elle s’accomplit en de larges unissons ; entre drame et quiétude, densité et épaisseur, timbres et énergies. Elle peut s’amuser à la confrontation des contraires (les lents unissons de cuivres de Phyrgian II vs la scansion soutenue de la batterie) avant de s’unir et de ne plus se lâcher.  Ainsi, de chaque composition-énigme, émerge une histoire forte et aux si fluides contours qu’il ne viendrait à personne l’idée d’en contester la moindre seconde.

Bill Dixon : Tapestries for Small Orchestra (Firehouse 12 / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2008. Edition : 2009.
CD1 : 01/ Motorcycle ’66  02/ Slivers  03/ Phyrgian II  04/ Adagio - CD2 : 01/ Allusions I  02/ Tapestries  03/ Durations of Permanence  04/ Innocenza - DVD : 01/ Going to the Center  02/ Motorcycle ’66  03/ Phyrgian II  04/ Durations of Permanence  05/ Motorcycle ’66 (alternate take)
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Mats Gustafsson : Duo Box Set (Ideal / Kning Disk, 2009)

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Dans une boîte éditée à 99 exemplaires par les labels Ideal et Kning Disk, trois  45 tours portent le nom de Mats Gustafsson (grand collectionneur de disques à qui il doit plaire d’être à l’origine d’objets rares de la sorte).

Le premier disque revient sur la rencontre, en 2004, du saxophoniste et de Fred Lonberg-Holm. Puisque la première face présente un intérêt quelconque (dialogue fade d’un baryton et d’un violoncelle), la seconde brille davantage : duo subtil d’un archet évoluant par à-coups aigus et d’un alto lui emboîtant le pas sur mouvement circulaire. Le deuxième disque (une seule face gravée) présente le même saxophoniste en compagnie d’un autre, baryton lui aussi : Luca Tomasso Mai, dont la prestance n’a que peu à envier à celle de Gustafsson. Ensemble, les deux insistent donc jusqu’à mettre leur instrument commun au seul service d’applats de couleurs, forcément sombres et épais. Pour terminer, Mats Gustafsson et Leif Elggren (musicien qui signe aussi les dessins des trois pochettes) rivalisent de discrétion en un duo cette fois inédit (Kning Disk avait publié les deux premiers 45 tours en petit nombre et séparément) : là, grésillements et râles internes retiennent Gustafsson dans un autre champ d’action, moins tapageur mais menaçant quand même. Un disque blanc pour deux noirs : boîte de carton renforcé, papiers et agrafes.

Mats Gustafsson : Duo Box Set (Ideal Recordings / Kning Disk)
Edition : 2009.
3X7’’ : A01/ But a Cry of Pain Rolls Up a Mountain A02/ And Throws Itself From a Cliff to Crush – B01/ While the Wind Mixes the Playing Cards of Polite Faces – C01/ Mourning Itself Claims More Deaths C02/ Even a Railroad Accident Stammers for Forgiveness
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Sebastiano Meloni, Adriano Orrù, Tony Oxley : Improvised Pieces for Trio (Big Round Records, 2009)

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Cliquets, crécerelles, criquets, c’est Tony Oxley (batterie) ! Associé à Sebastiano Meloni (piano) et Adriano Orrù (contrebasse) dans ces quatorze impromptus du printemps 2008, il creuse l’espace à sa guise, toute solennité bannie : carillons, tôles dansantes, dans un impeccable et gai détachement… L’écoute bienveillante dispensée par le batteur se double d’une indépendance sans obstruction qui semble indiquer une autre aire que le terrain équilatéral souvent loué par les amateurs de triangles post-evansiens.

Si ses partenaires apportent visiblement beaucoup de soin – avec un contrôle parfois bridant mais une certaine tonicité – à la forme de ces saynètes, le propos d’Oxley est plus poétique, suggestif, « lâché ». Il érode ainsi à bon escient et petits coups de burin certaines joliesses, conférant un relief intéressant à l’orbite de ce trio.

Sebastiano Meloni, Adriano Orrù, Tony Oxley : Improvised Pieces for Trio (Big Round Records)
Enregistrement : 2008. Edition : 2010.
CD : 01/ Contrasts 02/ Trio n°1 03/ Improvviso 04/ Trio n°2 05/ Prelude 06/ Trio n°3 07/ Clusters 08/ Ostinato 09/ Vertical n°1 10/ Trio n°4 11/ Vertical suite: solos & trio 12/ Ballad 13/ Vertical Duo 14/ Scherzo
Guillaume Tarche © Le son du grisli

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Katherine Young : Further Secret Origins (Porter, 2009)

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Katherine Young, seule au basson. A l’instrument, le grand souvenir reste Karen Borca : Katherine Young doit donc en démontrer – après l'avoir déjà fait quand même auprès de Braxton ici

En introduction, si la note est tenue, elle est aussi tremblante, poussée bientôt par une horde de clefs s’abattant dans son dos et de souffles qui consolident son mouvement – les mécaniques mettent en marche un cœur battant sous le bois. Young tourne ensuite en obsessionnelle sur un folk démembré, joue la carte de l’invocation-répétition avant de s’amuser sur un drone prétexte à loisirs et à Patricia Highsmith.

Plus loin, elle fait plus de cas d’emportements qu’elle sectionne à coups de respirations (expressionnistes presque autant) et conclut son exposé comme elle l’avait commencé : dans la défense d’une note et d’une seule : la langage peut tenir en peu de mots, si l’on insiste bien, à la manière de Katherine Young.

Katherine Young : Further Secret Origins (Porter Records / Orkhêstra International)
Edition : 2009.
CD : 01/ Terra Incognita 02/ Patricia Highsmith 03/ Elevation 04/ For Autonauts, for Travelers 05/ Relief 06/ Some People Say That She Doesn’t Exist 07/ Orbis Tertius
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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The d. : D.A.F. (The d., 2009)

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Partie sonore d’un projet artistique global dont la seconde étape consistera en la production de sculptures en verre, The d. est issu de l’imagination, qu’on imagine foisonnante, de l’artiste visuelle française Nathalie Bles. Pour faire simple, le disque est basé sur l’idée même de l’isolement sensoriel et des sonorités fantômes, celles-là même qui permettaient à Charles Manson  d’échanger des messages en prison en vue de préparer des actions de guérilla.

Radicalement furieux – on adhère de tous ses pores ou on rejette de tous ses vaisseaux – D.A.F. (pour Donatien Alphonse François et oui, le marquis de Sade himself) fusionne samples bruyants, poésie vocale, field recordings et compositions originales au sein de deux continuums (Face A et Face B). A l’issue de l’éprouvant parcours qui trace un lien étrange entre le meurtrier de Sharon Tate et l’auteur de Justine ou les malheurs de la vertu, c’est peu dire qu’on est secoué comme mille pruniers plantés en plein épicentre du côté de Port-au-Prince...

The d. : D.A.F. (The d.)
Edition : 2009.
CD : 01/ Face A 02/ Face B
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Chicago Underground Duo : Boca Negra (Thrill Jockey, 2010)

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Boca Negra est le cinquième album du Chicago Underground Duo, et le onzième du collectif Chicago Underground, que l’on a pu en outre entendre en trio, en quartet ou en ensemble. Contrairement aux autres réalisations du duo Rob Mazurek / Chad Taylor, ce disque n’a pas été  enregistré à Chicago mais à Sao Paulo, où vit à présent Rob Mazurek. Mais comme à leur habitude, ils nous offrent une musique de composition et d’improvisation mêlées.

Le premier morceau de l’album, Green Ants, nous replonge en 1969, lorsque Don Cherry et Ed Blackwell gravaient Mu. Rob Mazurek, comme Don alors, alterne clameur du cornet et douceur de la flûte, tandis que Chad Taylor, tel Ed Blackwell, se concentre sur les toms de sa batterie pour mieux convoquer les tambours de l’Afrique. Cette filiation se précisera plus tard, lorsque les deux musiciens choisiront de reprendre le thème Broken Shadows, écrit par Ornette Coleman, compagnon de Don et Ed. Le deuxième titre, Left Hand of Darkness, incarne un autre aspect de la musique des deux hommes : la contemporanéité des ambiances créées par l’ordinateur de Chad Taylor. Outre les boucles et traitement sonores habituels, l’usage de l’ordinateur donne au duo la possibilité d’inviter d’autres instruments, et notamment la contrebasse qui permet à certains morceaux (Confliction et Spy on the Floor) de développer de puissants grooves.

Sur la longueur de ce disque, on côtoie au final des morceaux aux ambiances très contrastées, mais organisées avec soin en une suite cohérente. Un grand disque donc, inspiré, réfléchi, et animé surtout par la complicité quasi télépathique qui unit les deux musiciens chicagoans. S’il fallait le démontrer, revenons à Broken Shadows évoqué plus haut. Sur les roulements de tambours prodigués par Chad Taylor, le vibraphone du même et le cornet de Rob Mazurek s’entrecroisent, se pourchassent, se percutent, se complètent, se séparent puis se retrouvent, comme pour recomposer une mélodie fragmentée… Les autres titres sont à l’avenant, «ombres brisées», diffractées,  parvenues heureusement jusqu’à nous.

Chicago Underground Duo: Boca Negra (Thrill Jockey / Amazon)
Enregistrement: 2009. Edition: 2010.
CD: 01/ Green Ants  02/ Left Hand of Darkness  03/ Broken Shadows  04/ Quantum Eye  05/ Confliction  06/ Hermeto  07/ Spy on the Floor  08/ Laughing with the Sun  09/ Roots and Shooting Stars 10/ Vergence
Pierre Lemarchand © Le son du grisli

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Fred Frith : Impur Part II (ReR, 2009)

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Répondant à une commande de l’Ecole Nationale de Musique de Villeurbanne, Fred Frith compose et dirige, entre 1994 et 1996, le projet Impur.

Pour le concert de clôture de sa résidence, Fred Frith et ses musiciens occupent chaque pièce du bâtiment de l’école de musique. La musique est écrite ou composée et le public déambule dans l’enceinte du bâtiment. Ceci pour Impur I. Pour Impur II, exécuté dans la salle de concert de l’école, le public non averti de l’événement, s’installe peu à peu. Ce n’est malheureusement pas cette performance que nous écoutons aujourd’hui mais un concert organisé avec les mêmes musiciens un an plus tard au RamDam lyonnais.

Entouré d’une vingtaine de complices, Fred Frith dirige une œuvre multiforme, complexe et labyrinthique. Le zapping naturel de Frith, s’il est moins éprouvant que celui de Zorn, n’en est pas moins aussi vertigineux. Mais, admirable metteur en sons, Frith trouve toujours lien et correspondance entre les différents blocs orchestraux, pour que s’évite tout risque de cassure ou rupture de l’oeuvre. Ainsi, vont s’installer, grignoter et s’agripper quelques formes distinctes : une valse ici, un chaos sonique là, un soprano insistant ailleurs. Soit une partition attachante, alliant complicité et fluidité puisque avec Fred Frith tout est toujours possible.

Fred Frith : Impur Part II (ReR / Orkhêstra International)
Enregistrement : 1997. Edition : 2009.
CD : 01/ Invitation-invocation 02/ Affront national 03/ Dead Sea 04/ Waiting for God 05/ Danses avec les rats 06/ Nueve  07/ Now We Know  08/ Gaga-Kun 09/ Don’t’ Say 10/ Cuts Up 11/ Le sursis 12/ Ses habits du dimanche 13/Finger on the Pulse 14/ La dernière valse (pour Mie)
Luc Bouquet © Le son du grisli

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René Lussier, Otomo Yoshihide, Martin Tétreault : Elektrik Toboggan (Victo, 2009)

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S'il avait déjà enregistré auprès d'Otomo Yoshihide et de René Lussier, restait à Martin Tétreault (platines disques) de réunir les deux guitaristes à ses côtés : chose faite en 2008, à l'occasion d'un concert donné au festival de Victoriaville.

L'Elektrik Toboggan à sortir de la rencontre se prend d'abord dans les cordes des guitares, tend des lignes sombres et suspectes avant de céder à tous effets : distorsion, réverbération, oscillation, drones et larsens. Et puis, le jeu de construction s'efface au profit du grésillement de la platine : les silences se font plus pressants, les gestes concentrés à tel point qu'on croirait les guitaristes maintenant attachés à défendre un jazz aux lignes claires, si d'autres parasites ne se chargeaient de convaincre d’une nouvelle évolution : guitares amalgamées par de rapides médiators évoquant ici quelques travaux de Branca ou usages expérimentaux aux conséquences assez fades comparées aux premières minutes de la rencontre – transport du ciel au sol promis par le disque sur le modèle du toboggan.

René Lussier, Otomo Yoshihide, Martin Tétreault : Elektrik Toboggan (Victo / Orkhêstra International)
Enregistrement : 19 mai 2008/ Edition : 2009.
CD : 01/ Boum 02/ Bam 03/ Bim 04/ Bom 05/ Badaboum 06/ Bang 07/ Baoum 08/ Glou Glou
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Michael Amann : Nachklang (Ein Klang, 2009)

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Difficile de suivre le violon de Quaoar tant il est assoupissant. Et en plus il tourne, tourne. Heureusement, Die Wolfshaut joue sur les déconstructions, me reprend par le col, et le piano qu'on y entend nous provoque de sa masse compacte.

Et ensuite, quelles formes prend ce Nachklang, de Michael Amann ? Une suite de macabres qui profitent des instruments à cordes (de toutes sortes) : piano, violon, violoncelle, piano. Amann essaye d'échapper aux systèmes à chaque fois qu'il écrit, et, souvent, il réussit dans son entreprise. C'est Satie qu'on assassine, pourrait dire Nachklang (composition qui donne son titre à cette collection d'oeuvres plus ou moins anciennes). Et pourquoi le piano ne pourrait-il pas assassiner Satie ? Ne sommes nous pas en 2010 ?

Michael Amann : Nachklang (Ein Klang)
Edition : 2009.
Pierre Cécile © Le son du grisli

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