Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Archives des interviews du son du grisli

Gilles Aubry, Stéphane Montayon : Les écoutis Le Caire (Gruenrekorder, 2010)

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Entre deux plaques de carton gris, Gilles Aubry et Stéphane Montavon ont dissimulé Les écoutis Le Caire. Avec, il y a aussi un poster-poème « moderne » conçu par Montavon dans l’idée des calligrammes, c'est donc à dire : beaucoup moins « moderne » qu’il n’y paraît. Beaucoup moins « moderne » que le disque de field recordings qu’il cache en tout cas.

Sur ce disque, il y a inévitablement des bruits. Des bruits de la ville qu’est Le Caire aujourd’hui (tentaculaire, étendue, inembrassable d’un coup d’un seul, que ce soit du regard ou de l'oreille). L’auditeur que nous sommes tombe sur une allée au trafic dense ou sur un chantier certainement ralenti par la chaleur. Plus loin, c’est le bruit que font des machines ou des radios qui vomissent des voix ou crachent des mélodies insensées. Et puis tout à coup, une douce musique prend le dessus sur ce fatras magnifique, elle le transforme, le rythme. On ne sait trop comment Gilles Aubry et Stéphane Montavon ont agencé toutes ces preuves de réalité. Mais elles se trouvent là, sur un partition musicale surprenante, et même très belle.

Gilles Aubry, Stéphane Montavon : Les écoutis Le Caire (Gruenrekorder)
Edition : 2010.
CD : 01/ Les écoutis Le Caire
Héctor Cabrero © Le son du grisli



Evan Parker : Set (Psi, 2010)

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Set est dédié à la microbiologiste Lynn Margulis, théoricienne de l’endosymbiotique. Deux courtes improvisations captées en studio ouvrent et clôturent le disque. On s’intéressera plutôt à la seconde – la plus longue, enregistrée en concert à Donaueschingen le 18 octobre 2003.

Set Part 2 (concert) débute, assez furieusement, avec le trio acoustique Evan Parker / Barry Guy / Paul Lytton. Jusque là, rien d’anormal. On connaît. On reconnaît. On peut s’y lasser ou s’y affoler. Ainsi, s’égrènent les cinq premières minutes avant que Richard Barrett, Paul Obermayer, Lawrence Casserley, Walter Prati et Marco Vecchi mettent en branle leur électronique dingue : transformations et déformations, monde grouillant, mitraillages continus, signalétique affolée, gargarismes et ressacs, prison sonique jamais tempérée. Pour peu que l’on soit un familier de l’Electro-Acoustic, la surprise n’est (toujours) pas de mise. Puis, à tour de rôle, saxophoniste, contrebassiste et percussionniste vont s’installer en solo (là aussi…). Solos très rapidement brouillés, décuplés, décapités, intrigués par un monde électronique halluciné et saillant (à ce petit jeu, c’est la percussion de Paul Lytton qui s’invite avec le plus d’étrangeté et de transmission). La surprise vient alors de ce chaos final énorme et bouillonnant. Presque définitif. Pour peu, on en redemanderait. Mais avec le boulimique Evan, on sait que ce n’est pas nécessaire. La suite ne sera pas très longue à venir…

Evan Parker : Set (Psi / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2003. Edition : 2009.
CD : 01/ Set Part I (studio) 02/ Set Part 2 (concert) 03/ Set Part 3 (studio)
Luc Bouquet © Le son du grisli


Vox Arcana : Aerial Age (Allos Documents, 2010)

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La batterie de Tim Daisy se fait souvent inspirante – et s’étoffe, à en croire une année d’évolution entre Alchemia de Cracovie avec Vandermark 5 (Annular Gift) et Pannonica de Nantes avec The Engines. Le projet Vox Arcana qu’il emmène le prouve la plupart du temps sur Aerial Age.

Parce qu’ici chaque moment est celui d’un temps musical et chaque note de James Falzone (clarinette lasse) ou de Fred Lonberg-Holm (violoncelle revigorant) qui accompagnent non pas cette façon qu’a Daisy de battre la mesure mais ses manières polymorphes d’égrener les secondes renforcent cette impression conjointe de mesure et d’expression. Inspiré ici moins par le jazz (même de chambre) que par l’Ecole de New York et la musique minimaliste, le batteur invente six pièces aléatoires.

Séditieuses pour la plupart, parfois spécieuses – quand il leur arrive d’être complexe parce qu’il en avait été décidé ainsi et non parce que cela était véritablement nécessaire –, celles-ci prennent la forme de fuites expérimentales, de compositions déphasées et puis de chansons découpées nettes. Comme Ken Vandermark, Daisy recourt souvent à l’unisson pour lier le tout : mais non pour faire comme lui œuvre de virulence mais pour caresser de plus petites percussions et feindre un autre genre de blues : celui du citadin intoxiqué de sophistication plongeant loin dans le bois (percussions et marimba) pour revenir à l’essentiel.


Vox Arcana, The Silver Fence. Courtesy of Allos Documents

Vox Arcana : Aerial Age (Allos Documents)
Enregistrement : 7 et 8 janvier 2010. Edition : 2010.
CD : 01/ The Number 7 02/ Blue Space 03/ The Silver Fence 04/ Chi Harp Call in E 05/ Winnemac 06/ White Lines 07/ Chaos 1 08/ Falling
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Enrico Malatesta, Christian Wolfarth : Mirrors (Presto!?, 2010)

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Si l’on connaît bien le travail sensible du percussionniste Christian Wolfarth – auprès de Koch, Korber ou Weber, en duo avec son confrère Michael Vorfeld (pour le label Formed), voire en trio de drummers avec Kahn & Müller (chez Creative Sources et tout dernièrement sur Mikroton) –, celui de son benjamin, le batteur Enrico Malatesta, nous est moins familier… et la fine intrication de timbres des sept pièces brèves offertes ici ne permettra pas à l’auditeur de distinguer nettement le toucher du jeune italien.

Œuvrant, dans cet enregistrement de mai 2009, à l’extension horizontale de leurs kits, au rabotage d’un établi commun, les deux musiciens partagent un sens raffiné de la tectonique : d’un geste toujours assuré, attentif, à plat, ils font sourdre, à force de frottements (archet, cymbales au ras des peaux, mais aussi franches mailloches nourrissant le continuum), de beaux plateaux qui basculent lentement, animés de leur pouls propre, sans emphase ni solennité. En moins de quarante minutes, une réussite d’élégante topographie sonore.


Enrico Malatesta, Christian Wolfarth, 2 (extrait).


Enrico Malatesta, Christian Wolfarth, 5 (extrait). Courtesy of Presto!?.

Enrico Malatesta, Christian Wolfarth : Mirrors (Presto!?)
Enregistrement : 2009. Edition : 2010.
CD : 01-07/ 01-07
Guillaume Tarche © Le son du grisli


Jean-Pierre Drouet, Edward Perraud : √2 (Quarx , 2010)

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On connaît bien Edward Perraud (batteur qui officie dans de nombreuses formations, par exemple : Das Kapital, Hubbub ou… Drummms)  et (peut-être) moins bien Jean-Pierre Drouet (percussionniste de musique contemporaine qui a beaucoup écrit pour le théâtre ou la danse). Les deux hommes se rencontraient il y a peu à la radio – dans l'émission A l’improviste qui est en passe de disparaître de la grille des programmes, aux dernières nouvelles. De cette rencontre est né : √2.

Il faudrait demander à Perraud « pourquoi V2 ? » En attendant, on peut tout imaginer : « V » comme « Vaillant », « Vivifiant » ou même «  Vains » (pour qualifier les titres ronflants qui ont été donnés aux neuf morceaux qui respirent pourtant avec ampleur). Or, à force de l’écrire partout, je me rends compte que le « V » en question est un « √ », c'est à dire une racine carrée – voici venue l’heure, sur le son du grisli, de l’instant Wikipédia : « La racine carrée de deux est définie comme le seul nombre réel positif qui, lorsqu’il est multiplié par lui-même, donne le nombre 2, autrement dit √2 × √2 = 2. » Il y a aussi une explication plus musicale, mais l’heure n’est plus, en fin de deuxième paragraphe, aux extrapolations.

La même source nous dit que « c’est aussi un nombre irrationnel ». Nous voilà rassurés. C’est sans doute pour ça qu’il est difficile de trouver les mots pour dire ce qui se passa entre Drouet et Perraud, un yin et un yang en mouvement perpétuel dont l’agitation a parcouru chaque centimètre carré du studio de radio. Nul doute que dans l’air il reste encore aujourd’hui des traces. Au moins quelques souffles, d'autant plus que les deux hommes ont conclu leurs échanges en comptant sur les effets du bouche à oreille. L’intermédiaire entre la première et la seconde est désormais un disque √raiment √alable.

Jean-Pierre Drouet, Edward Perraud : √2 (Quarx)
Enregistrement : 2009. Edition : 2010.
CD : 01/ Open flux 02/ Pouls 03/ Iris 04/ Ramifications 05/ Halo 06/ Entropies 07/ Morphème 08/ Nuées 09/ « Le silence éternel... »
Pierre Cécile © Le son du grisli



Paal Nilssen-Love : Miró (PNL, 2010)

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Dans le même temps qu’il réédite 27 Years Later – enregistré en 2002 à Molde et publié ensuite par Utech Records (150 exemplaires) –, Paal Nilssen-Love autoproduit Miró, autre enregistrement d’un concert donné seul : en 2008, cette fois, à la Fondació Juan Miró de Barcelone.

Le flot est d’abord rugissant et les roulements rapides sont là pour attester de l’épaisseur du tambour. La pulsation se joue des volumes, l’allure souvent soutenue peut retomber ; le moment leste à suivre sera de toute façon balayé par une nouvelle suite de coups : sur cymbale miniature (Nilssen-Love faisant alors œuvre musicale d’un clin d’œil amusé au répertoire sonore des jeux vidéo) ou toms envisagés tous ensemble et tous ensemble seulement. 

Devant d’impressionnants paquets de notes éboulées, Nilssen-Love peut s’en remettre soudain à un art du soupçon : les balais caressant alors la caisse claire avec une insistance délicate tandis que les fûts chanteront ensuite sous la pression d’un percussionniste agissant en peseur d’âmes. Enfin, repartir : le tempérament de Nilssen-Love ne pouvant respecter longtemps le vœu de tempérance. Avec un charme incontestable, Miró aura ainsi multiplié les expériences : précis d’adhérence (baguettes), d’endurance (batteur) et de résistance (batterie).

Paal Nilssen-Love : Miró (PNL)
Enregistrement : 24 juillet 2008. Edition : 2010.
CD : 01/ Part I 02/ Part II 03/ Part III 04/ Part IV 05/ Part V 06/ Part VI
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Michel Pilz, Peter Kowald, Paul Lovens : Carpathes (FMP, 1975)

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Disque de trio / duo / solo de trois musiciens vus et entendus au sein du Globe Unity, formation incontournable des années 70. Pourquoi ce vinyle ? Michel Pilz à la clarinette basse – quel son et quel talent (à écouter : le morceau Krebsauel en solo) ! Monsieur Peter Kowald – toujours indispensable à ce jour grâce aux nombreux enregistrements. Paul Lovens – sa Grande période (à écouter le morceau Pikolo für den Glöckner von Notre Dame en trio) et aussi pour son label de vinyles Po Torch Records (fin 70 / fin 80). Ce disque est également issu du merveilleux catalogue de vinyles de Free Music Production de l'époque Jost Gebers et Dieter Hahne, avec des pochettes « bien trempées ».

Michel Pilz, Peter Kowald, Paul Lovens : Carpathes (FMP)
Enregistrement : 1975.
LP : 01/ Un peu d’ail 02/ Krebsauel 03/ Inno Chika Chow 04/ Billiger Willi 05/ Willige Billie 06/ Carpathes 07/ Pilolo für den Glöckner von Notre Dame 08/ Zythum
Jean-Noël Cognard © Le son du grisli

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Percussionniste efficient, Jean-Noël Cognard multiplie les projets vigoureux : Salmigondis, Tankj, Tribraque. On l’entendait encore récemment en Empan.


Günter Baby Sommer : Live in Jerusalem (Kadima Collective, 2010)

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Il n’y aurait pas grand scandale à rapprocher Han Bennink et Günter Baby Sommer : même euphorie du jeu et du rythme, même facilité à embarquer ses partenaires en des crescendos carnassiers. Et c’est bien ce qui arrive, ici, à Jérusalem.

Quel que soit le format abordé (du solo au quartet), Günter Baby Sommer, toujours aux abois, embarques ses fûts dans une transe épique. D’abord, la liberté d’errer et d’instruire une improvisation éclatée. Puis, très rapidement, décider d’une pulsation qu’on ne va pas desserrer. Seulement ouvrir vers d’autres perspectives que se chargeront d’enfanter les souffleurs. Et ici, Assif Tsahar, ne se prive pas d’enchaîner de longs et vif phrasés, contaminant par ailleurs le baryton frondeur de Steve Horenstein (Bast). Le rythme pour Baby Sommer mais aussi les mélodies ; celles qu’il fredonne en solo (Sommertime), perd et ressuscite alors qu’on les croyait éteintes. En trois mots : vitalité, décision, intensité. Bonheur aussi !

Günter Baby Sommer : Live in Jerusalem (Kadima Collective / Metamkine)
Enregistrement : 2008. Edition : 2010.   
CD : 01/ Bojoh 02/ Jassek 03/ Sommertime 04/ Bast 05/ Yo Yo Yo 06/ Sabada
Luc Bouquet © Le son du grisli


William Hooker : Earth's Orbit (NoBusiness, 2010)

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Difficile, sans doute, de devoir faire la part des choses (obligées et essentielles) lorsqu'on est un musicien de la renommée de William Hooker. Earth's Orbit démontre de quoi il retourne : en deux formations différentes, le batteur convainc plus ou moins.

Heureusement, l'ensemble tient sur la longueur de deux disques. Entendre d'abord l'inspiration toujours féroce animer un trio dans lequel brillent aussi Darius Jones et Adam Lane : la batterie et le saxophone jouent là des coudes, la pratique du free jazz – même réchauffée – prend un coup supplémentaire sous de nouvelles vociférations, de nouvelles plaintes d'un ténor intense porté haut et sans cesse différemment par la batterie. Mais il n'est pas toujours donné de trouver des partenaires de la taille de Jones et Lane – et encore moins de ceux de jadis (l’époque des lofts new yorkais était glorieuse et les attentes de l'amateur d'audaces sonores sans doute moins soumises aux audaces superficielles).

Alors, on fait avec le saxophoniste Aaron Bennet (ténor pourtant intéressant), le guitariste Weasel Walter (entendu sur Grob auprès de Jim O’Rourke) et le contrebassiste Damon Smith : le premier et le troisième étant incapables de faire entendre raison au second, qui gangrène l'espace de ses propositions simples – son habitude aidant, Hooker aurait peut-être dû choisir de verser avec les mêmes dans un rock perturbé, mais voilà... Le problème étant sans doute, une autre fois, que d'anciennes figures du free se laissent approcher par de plus jeunes sans que ceux-là soient capables du moindre projet original, voire de la moindre idée neuve. Toujours, la faute reviendra aux anciens : s'ils se laissent encore avoir pour accepter toutes propositions, voici leur discographie augmentée de double-disques délectables à moitié.

William Hooker : Earth's Orbit (NoBusiness / Instant Jazz)
Enregistrement : 2007-2009. Edition : 2010.
LP : A01/ Chronofiles A02/ Tensegrity A03/ Tetrahedron B01/ Stremlined Unit B02/ 4d to Dymaxion C01/ Tensegrity (4d) Part 1 D01/ Tensegrity (4d) Part 2
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Les Batteries : Noisy Champs (Musea, 2010)

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Avec la collection les Zut-O-Pistes, chez Musea Records, Dominique Grimaud poursuit son indéfectible mission de mise en valeur d'un patrimoine musical français mésestimé, et ce par la publication de compilations et la réédition de pièces rares. Pour ce septième volume, nous voici au crépuscule de l'époque du Rock In Opposition avec, pour la première fois en CD, Noisy Champs, le premier album de la formation Les Batteries.

L'album fut à l'origine édité par le label AYAA, structure de production et de diffusion concomitante au festival des Musiques de Traverses de Reims (1979-1988). Les Batteries était alors formé par les maîtres des mailloches un peu marteaux Guigou Chenevier (membre d'Étron Fou Leloublan, groupe qui donna son dernier concert en 1986), Charles Hayward (ancien membre de This Heat et membre de The Camberwell Now) et Rick Brown (membre de Fish & Roses avec Sue Garner). Une minorité de titres laisse un peu perplexe, ceux où chacun est derrière ses fûts et élabore une « musique de recherche » un peu trop appliquée. La majorité convainc par la dynamique créée (Post-Polar, par exemple) ou l'effet de surprise (notamment Dernier Solo Avant l'Autoroute, avec sa bande son, sa perceuse et sa machine électromagnétique). Le trio fonctionne en fait surtout dès l'instant où ce ne sont pas uniquement des batteries qui sont en action. Lorsque Charles Hayward chante sur le sublime Identity Parade, accompagné d'une batterie au métronome ralenti et d'un saxophone ténor émouvant. Lorsque ce sont des cloches qui servent d'éléments de percussions (sur White Elegance)...

Noisy Champs regorge de trouvailles. Et lorsque nos trublions font une reprise de The Letter, ce n'est pas au célèbrissime The Box Tops qu'ils s'attaquent mais à une composition d'Harry Partch de 1943. Toujours plein de surprises, chaque volume de la collection contient des morceaux inédits. Ici, ce sont six morceaux enregistrés par les membres du trio entre 2000 et 2006. Et pour une surprise, c'est une surprise. Chacun des six titres est une petite merveille. Vieux Divan installe un jeu de marimba, de machines et autres instruments particulièrement réjouissant, avant de terminer sur un duo chanté par Rick Brown et Sue Garner. Le magnifique Pocket de Guigou Chenevier et Rick Brown (batteries, clavier, chant, machines) fait quant à lui vaguement penser à la rencontre du Velvet Underground et des Doors. D'autres beaux apports sont à découvrir. Ne les révélons pas tous pour garder un peu de mystère.

Les Batteries :  Noisy Champs (Musea)
Réédition : 2010.
CD : 01/ Noisy Champs 02/ Sunday And Dimanche 03/ Identity Parade 04/ Polar 05/ Post-Polar 06/ Dernier Solo Avant L'Autoroute 07/ White Elegance 08/ The Letter 09/ Dernier Rendez-Vous Au Gord 10/ Flintstone 11/ Maksymenko 12/ 3 Hommes Et Un Mouchoir 13/ 3 Legs For 2 Birds 14/ Supply And Demand 15/ Stop Those Ideas 16/ Rosetta 17/ Vieux Divan 18/ Le Pad A Papa 19/ Ondo Martini 20/ Pocket 21/ Concoction
Eric Deshayes © Le son du grisli



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