Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Harley Gaber : I Saw My Mother Ascending Mount Fuji (Innova, 2010)

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Il y a de ces idées qui vous viennent à l’écoute d’un disque pour la première fois… La première est parfois en lien avec son titre et alors, dès les premières notes, on pense entendre le début d’une histoire : ici, celle de la longue marche de la mère d’Harley Gaber.

Mais rapidement, on n’y pense plus : le violon multitracké, les flûtes (de Linda Cummisky et David Gilbert) et les bandes magnétiques, se mêlent dans une veine minimaliste (on pense d’abord à John Adams) qui impressionne par ses effets hallucinogènes. Le violon passe pour un koto électrique qui se faufile entre des fantômes : les vents sont porteurs ou contraires et jouent avec eux. Ensuite, apparaissent les premières neiges : les sons cristallins recouvrent le paysage de rocaille et l’air se fait plus pur avec pour effet de rendre la respiration plus difficile.

Mais le voyage reste toujours aussi déroutant. Pour cette pièce formidable, Harley Gaber a puisé dans ses archives, en a extrait deux de ses compositions pour les lier à jamais. C’est peut-être pourquoi l’auditeur a cette impression d’envergure. Comme le mentionne le dos du disque, I Saw My Mother Ascending Mount Fuji est une pièce datant de… « 1968-2009 ». Et c’est bien trente ans de travail que l’on peut y entendre, trente ans d'ascension.

Harley Gaber : I Saw My Mother Ascending Mount Fuji (Innova / Orkhêstra International)
Edition : 2010.
CD : 01/ I Saw My Mother Ascending Mount Fuji
Héctor Cabrero © Le son du grisli

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Masashi Harada : Breath, Gesture, Abstract Opera (Leo, 2010)

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Etrange disque que celui-ci qui semble refuser toute direction si ce n’est celle du torpillage constant. Longue marche encombrée de cratères et crevasses, Breath, Gesture, Abstract Opera navigue en folle intranquillité.

Ici, livrés à eux-mêmes, percussions (Masashi Harada), theremin (James Coleman) et violoncelle (Glynis Lomon) n’engendrent qu’un royaume aléatoire, sans paix ni interrogation. Ainsi, le theremin et sa naturelle étrangeté n’est pas plus vecteur d’inquiétude que le violoncelle, les percussions ou des voix qui, souvent, se chevauchent et s’interpénètrent. Juste un gouffre, entre délivrance-colère et gémissements-gesticulations. Sans centre, sans port d’ancrage, zappant d’une brûlure à l’autre, cette musique réinvente la glissade et s’y incruste durablement.

Masashi Harada : Breath, Gesture, Abstract Opera (Leo Records / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2003. Edition : 2010.
CD : 01/Prologue 02/ Part 1 Scene 1 03/ Part 1 Scene 2 04/ Part 1 Scene 3 05/ Part 1 Scene 4 06/ Part 2 Scene 1 07/ Part 2 Scene 2 08/ Part 2 Scene 3 09/ Part 2 Scene 4 10/ Epilogue
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Oneohtrix Point Never : Returnal (Editions Mego, 2010)

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Alias mystérieux de l’Américain Daniel Lopatin, Oneohtrix Point Never tire son étrange nom d’un jeu de mots sur la radio de Boston – où réside son auteur – Magic 106.7.

Adepte d’une ambient noise fuzz où les orages de KTL s’entrechoqueraient avec les souvenirs récoltés de video games eighties confrontés à l’Astral Social Club (Nil Admirari), le quatrième opus de OPN emprunte également des lignes de force davantage synthkraut – au sens moderne où les admirables Emeralds l’entendent (Describing Bodies). Héritier d’un Jean-Jacques Perrey aux commandes de très vintage Akai, Roland et Korg, puisant ses lignes de force dans une relecture contemporaine des classiques seventies qu’imaginerait Jóhann Jóhannsson quand il quitte sa trajectoire solo et rejoint Evil Madness et Apparat Organ Quartet (Stress Waves), Lopatin emprunte aussi, par des voies certes détournées, un décorum aux frontières sans limites.

Derrière un titre vraiment formidable, qui donne d’ailleurs son nom à l’album, les références s’empilent sans jamais se chevaucher, quelque part entre Boards of Canada et Tangerine Dream, chantées d’une étonnante voix manipulée électroniquement. Un disque recommandable pour tous ceux qui ont un jour apprécié la Kosmische Musik.

Oneohtrix Point Never : Returnal (Editions Mego)
Edition : 2010.
CD : 01/ Nil Admirari 02/ Describing Bodies 03/ Stress Waves 04/ Returnal 05/ Pelham Island Road 06/ Where Does Time Go 07/ Ouroboros 08/ Preyouandi
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Martin Küchen : The Lie & the Orphanage (Mathka, 2010)

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Ode à la lutte contre les mensonges de l'histoire et la désinformation passive (à lire dans le livret), The Lie & the Orphanage est avant tout un excellent disque que Martin Küchen enregistrait récemment : seul à l’alto, au baryton et au ténor.

Grave, une sirène prédit le message important, délivré toujours sous la pluie, que celle-ci soit faite de bruits de clefs, de souffles éconduits, de complexes battages sonores ou de plaintes nettes mais en perpétuel manque de volume. Ici, on surprend Küchen en cuisine (The Testimony of Marie Neumann), là en atelier consacré à des projets d’hydraulique miniature (Plausible Lies), ailleurs encore en jardin épais qu’il arrange à la cisaille au point de tomber bientôt sur la horde d’animaux terribles qui s’y cachait – chaque monstre émettant un chant particulier dans le seul espoir de vous soumettre.

Seul titre enregistré au ténor, Killing the Houses, Killing the Trees donne à entendre Küchen multiplier les pistes et donc les apparitions jusqu’à ce que le râle d’un moteur de plus en plus en peine fasse lentement vaciller cette pièce de conclusion. A bout de souffles, Martin Küchen peut être satisfait : parti de mensonges, il aura mis au jour d’accablantes preuves de vérité.

Martin Küchen : The Lie & the Orphanage (Mathka)
Enregistrement : 2009. Edition : 2010.
CD : 01/ Named by an Unnamed Source 02/ The Testimony of Marie Neumann (for Alfred-Maurice De Zayas) 03/ Warszawa 04/ The Orphanage 05/ Plausible Lies 06/ Other Losses (for James Bacque) 07/ An Eye for an Eye / Congolese Women (for John Sack) 08/ Killing the Houses, Killing the Trees
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Tribraque : Tribraque (Bloc Thyristors, 2010)

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Ces jours-ci, le même disque sort deux fois : en version LP sur le label Bloc Thyristors [voir illustration] et en version CD sur le label Trace [voir ici]. Ce disque, c’est Tribraque de Tribraque. « Tribraque » est peut être le mot-valise né du rapprochement de « tribu » (qui est un trio formé par Jean-François Pauvros aux guitares et à la voix, Patrick Müller à l’électronique et Jean-Noël Cognard à la batterie) et de « foutraque » (adjectif qui prévient de la folie qui opère sur la longue improvisation des musiciens).

Quitte à ce qu’on se méprenne sur mon compte, j’avoue que, dès le début, j’ai choisi de me laisser faire : Pauvros m’installe sans précaution dans la nacelle, rabat la barre de protection à grand coup de guitare et actionne die groß maschine : mon périple en montagnes russes commence à peine et je ne sais pourquoi je m’accroche déjà. La musique est sans cesse déstabilisante (électrique, rugueuse, aliénée) si tant est qu'elle ne ménage pas l’auditeur grâce à des plages moins dérangées : comme si Kieran Hebden & Steve Reid avaient été poussés dans les brancards ;  comme si le post-rock de Between renaissait de ses cendres. En un mot : sauvagement émancipatoire !

Tribraque : Tribraque (Bloc Thyristors / Metamkine)
Enregistrement : 2009. Edition : 2010.
LP/CD : 01-06/ Part I-Part VI
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Paul Bley, Kresten Osgood : Florida (Ilk, 2010)

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A trop frôler la joliesse, on peut s’y laisser prendre. Mais ici, le mal serait moindre. Moindre que l’accompagnement de peu de personnalité de Kresten Osgood face au résonnant Paul Bley.

On comprend l’appréhension du batteur danois face à la statue du commandeur canadien. Alors, on excuse et on se prend à rêver d’un percussionniste rentrant dans le cœur de la musique du pianiste, quitte à bousculer, à heurter. En lieu et place d’un vrai dialogue, la timidité gagne du terrain et s’incruste durablement. Ici, une monotonie – bizarrement absente des pièces solos de l’un et de l’autre –  qui s’oublie le temps d’un All The Things You Are musclé et aventureux. Oasis reconquise en ce désert glacé, la composition de Jerome Kern nous fait regretter que les deux musiciens ne soient restés que trop souvent dans la seule périphérie.

Paul Bley, Kresten Osgood : Florida (Ilk / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2007.  Edition : 2010.
CD : 01/ Darkness 02/ Light 03/ Fluid Head 04/ Arches 05/ The Beaten Track 06/ Told You So 07/ Meeting of the Minds 08/ All the Things You Are 09/ True Blue & Gold 10/ Backslash
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Cranc : Copper Fields (Organized Music from Thessaloniki, 2010)

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Sur Copper Fields, au large, apercevoir pour la deuxième fois le vaisseau Cranc. Sur lequel trois musiciens – Angharad Davies (violon), Rhodri Davies (harpe) et Nikos Veliotis (violoncelle) – font face à des intempéries qu'eux seuls commandent.

La flottaison sur un drone grave, des archets tirant sur les aigus et le tangage pour seul mouvement commun. Au gré des minutes, s'efface une note qui tenait, donnait même l'impression de pouvoir tenir encore longtemps, au profit d'une autre, nouvelle : les lignes ainsi multipliées forment des sillons dans lesquels s'amasseront chants courts ou débris de cordes. Et puisqu'il s'agit ici encore de peindre un univers et qu'il faut qu'il tourne, Copper Fields est une autre histoire de cercles et de cycles, de mesures et d'aspérités, enfin : de belles proportions.

Cranc : Copper Fields (Organized Music from Thessaloniki / Absurd / Metamkine)
Enregistrement : 20-24 mai 2008. Edition : 2010.
CD : 01/ Copper Fields
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Earth Music: Ten Years of Meridian Music (Innova, 2010)

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Dix ans de musique et pas de n’importe quelle musique : celle programmée par la galerie Meridian qui, si l’on n’a pas de penchant particulier pour les compilations ou les rétrospectives, pourrait vous faire changer d’avis. Au moins le temps de la durée de ce disque.

Parce qu’on trouve sur cette anthologie des musiciens fabuleux, qui s’activent dans des genres différents mais qu’il est possible de rapprocher malgré tout : Vinny Golia (à la clarinette basse), Matthew Sperry (ses élucubrations électroniques sont merveilleuses), Pauline Oliveros (& son drone d’accordéon), Frank Gratkowski (esprit frappeur de clarinette), Jon Raskin (baryton hors ROVA) ou bien encore Shoko Hikage (répétitive répétitive). Chaque plage du disque vous fait passer d’un monde à l’autre, les quelques secondes de silence entre les morceaux sont une porte dérobée donnant sur un ailleurs aussi fabuleux que l’était le précédent.

Earth Music : Ten Years of Meridian Music : Composers in Performance (Innova)
Edition : 2010.
CD : 01/ Vinny Golia : Steps 02/ John Bischoff : Quarter Turn 03/ Matthew Sperry : Improvisation 04/ Damon Smith, Hugh Livingston, Carla Kihlstedt : Lines for Trio 05/ Pauline Oliveros : Pauline’s Solo 06/ Ben Goldberg, John Schott : All Chords Stand for Other Chords 07/ Shoko Hikage : Improvisation 08/ Frank Gratkoswki : Improvisation 09/ Sara Schoenbeck, Ellen Burr : Improvisation 10/ Viv Corringham : Improvisation 11/ Jon Raskin : Sonic Coordinates 12/ Tim Bickley, Bob Marsh : Microtonic Meditations for Endings and Beginnings 13/ Philip Gelb, Jie Ma : Comp. 40 N and Comp. 110 A. 14/ Theresa Wong : Nightwatching
Héctor Cabrero © Le son du grisli

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Stéphan Oliva : Lives of Bernard Herrmann (Sans Bruit, 2010)

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Après  Ghosts of Bernard Herrmann paru en 2007 sur le label Illusions, voici la suite de l’exploration en solitaire par le pianiste Stéphan Oliva, mais cette fois-ci en public, de l’œuvre du compositeur de musiques de films Bernard Herrmann.

Fidèle à celui-ci, Oliva développe un discours qui emprunte tant à la tradition romantique de Liszt et Debussy pour les climats recueillis (Citizen Kane) qu’aux explorations de la musique sérielle pour les mélodies comme esquissées et dévoilées par petites touches successives (Sisters). Aussi, Oliva use des ostinatos, des fulgurances dissonantes et du minimalisme qui faisaient la marque du maître. Orson Welles, Henry Hathaway, Alfred Hitchcock comme plus tard François Truffaut, Brian De Palma ou encore Martin Scorsese se sont tous, occasionnellement ou régulièrement, appuyés sur la musique composée par Bernard Herrmann pour mettre en scène leur vision hantée et angoissée du monde. Ici, le silence est nuit, les notes solitudes et les mains du pianiste semblent dialoguer comme se répondent au cinéma champ et hors champ : de la présence menaçante (pourtant invisible, inaudible) de ce dernier naîtra le suspense.

La solitude d’Oliva incarne en un geste contemporain la solitude des deux personnages hitchcockiens (Scottie et Norman Bates) que font inévitablement renaître les deux pièces centrales du disque que sont Vertigo et Psycho, deux films malades qui déclinent la figure de la spirale (le chignon de Madeleine dans Vertigo, la bonde de la douche dans Psycho). La spirale, leitmotiv cinématographique devient ici source d’inspiration musicale : Oliva tourne autour de la mélodie, s’en approche pour ensuite prendre ses distances. La musique est comme aspirée, siphonnée ; elle se vide pour ne laisser apparaître que les os. Les improvisations du pianiste resserrent plutôt qu’elles élargissent le spectre. Nous est alors proposé ici un art de l’économie, de la nudité, du dépouillement, qui fait naître le mystère et le malaise, comme le crépuscule, en chassant petit à petit le jour, installe la nuit.

A l’instar de l’incapacité de Scottie et Norman à vivre dans un présent qui se serait affranchi du passé (en l’occurrence des figures féminines de  l’Amante et de la Mère), la musique d’Oliva ne peut s’épanouir que dans les réminiscences à la fois de la musique d’Herrmann et des images suscitées par elle. Du compositeur américain, l’œuvre et son esprit (ses fantômes ?) sont ici justement, intimement revisités, de sa première musique de film (Citizen Kane) à sa toute dernière, achevée la veille de sa mort (Taxi Driver), pour laquelle Bernard Herrmann utilisait pour la première fois le matériau du jazz. Alors, Oliva de reprendre les choses là où le maître les avait laissées.

Stéphan Oliva : Lives of Bernard Herrmann (Sans Bruit)
Enregistrement : 2009. Edition : 2010.
CD : 01/ Ouverture / Xanadu 02/ La Chiesa San Miniato Al Monte 03/ Prelude 04/ Vertigo Suite 05/ Sister’s Nightmare 06/ The Birthday 07/ Radar / Space Control 08/ Prelude / The Road / The Bedroom 09/ Spies of Fear 10/ Prelude
Pierre Lemarchand © Le son du grisli

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Evan Parker : Whitstable Solo (Psi, 2010)

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Subtilement barbelée, d’une élégance échevelée et exigeante, la geste soloparkerienne n’en finit pas d’enchanter, inscrivant ses épisodes les plus épiques au fichier secret de nos drogues auditives. La collection de ces chapitres, du moins de ceux qui comptent, s’organise, au disque, selon un plan quasi-quinquennal : Saxophone Solos (1975), Six of One (1980), The Snake Decides (1986), Process & Reality (1991), Lines Burnt in Light (2001)… et Whitstable Solo donc, qui vient d’y trouver aujourd’hui une place de choix.

Avec cet enregistrement de l’été 2008, c’est en huit assez brèves bouffées (de quatre à quinze minutes – ce qui contraste avec les longues plongées hallucinatoires antérieures) qu’Evan Parker rend compte de l’état des recherches que le saxophone soprano lui a permis de mener ; il les évoquait ainsi, dès 1992, dans un texte intitulé De Motu : « Ces derniers temps, le saxophone m’est plutôt apparu comme un instrument d’investigation biologique : il me permet d’étudier et d’accroître le contrôle de mon audition et des mécanismes moteurs de mon système musculaire et osseux ; l’amélioration de leur fonctionnement m’a beaucoup donné à réfléchir. C’est tantôt le corps qui conduit l’imagination, tantôt l’imagination (« l’esprit vif » de Rascher) qui guide le corps. » S’adonnant à ce jeu « alternatif », le souffleur dresse une manière d’autoportrait – physique & intellectuel – et, les années passant, tient une forme de journal personnel dont il publie les pages significatives.

En présence du public ou avant son arrivée, devant les micros d’Adam Skeaping (avec lequel EP partage un long compagnonnage et déjà plusieurs enregistrements dans cette église St Peter’s de Whitstable), Parker atteint ici, dès la troisième pièce, après poussée et reflux de fièvre, une température à laquelle de clairs dessins se dégagent du tourbillon : danses lentes, comme rêvées, presque lacyennes – voire sifflables… de whitstable à whistlable ? – dans leurs intervalles et figures mélodico-géométriques. Si l’ébullition reprend ensuite, virulente, hypnotique, au moins aura-t-elle montré quelle fine écume elle est en mesure de faire advenir. Un très beau disque, qui « instruit » et donne à penser.

Evan Parker : Whitstable Solo (Psi / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2008. Edition : 2010.
CD : 01/ Whitstable Solo 1 02/ Whitstable Solo 2 03/ Whitstable Solo 3 04/ Whitstable Solo 4 05/ Whitstable Solo 5 06/ Whitstable Solo 6 07/ Whitstable Solo 7 08/ Whitstable Solo α-ω
Guillaume Tarche © Le son du grisli

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