Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


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Archives des interviews du son du grisli

Simon Whetham : Prayers Unheard (Dragon's Eye, 2011)

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Il arrive aux disques de faire l’effet de villes ou de quartiers qui plaisent alors qu’on ne s’y attendait pas. On était venu là on ne sait pourquoi et nous voici sous le charme d’une rue, d’une façade, d’un bâtiment quelconque. C’est l’effet que fait Prayers Unheard de Simon Whetham, un artiste sonore anglais qui s’est amouraché des field recordings.

Grâce à eux, il raconte ce qu’il a vu ou ressenti à l’occasion d’une promenade. Ici, c’est Kazimierz, l’ancien quartier juif de Cracovie. Ici, c’est Prayers Unheard & ici l’abstraction est totale et belle à ce point qu’on en sort convaincu qu’une grande symphonie peut être abstraite. Comme si Gavin Bryars interprétait minimalement le Jüdische Chronik de Chostakovitch. Ces chants sont dramatiques parce que ravagés par l’espoir dans le même temps qu’ils sont voués à se taire.

Prayers Unheard quant à elles vous montent à la gorge à force de tocsins étouffés, de vents et d’aigus électroniques. Une oppression qui chavire, un violon lointain qui vous rappelle que le chant des oiseaux (que l’on entend aussi) n’est pas le plus courageux de tous. Est-ce maintenant un bout de Stormy Weather qui s’infiltre avant que des pas vous ramènent à votre point de départ : celui à partir duquel vous avez commencé à découvrir le Monde. Celui que vous retrouverez pour renouer avec votre innocence.

Simon Whetham : Prayers Unheard (Dragon’s Eye Recordings)
Edition : 2011.
CD : 01/ Part First (An Uncertain Distance) 02/ Part Second (Paths, Crossing) 03/ Part Third (The Chamber)
Héctor Cabrero © Le son du grisli



Kikuchi Yukinori, Ishigami Kazuya, Miyazaki Testsuya : Luminous (Neus-318, 2010)

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Non, Luminous n’est pas un enième groupe de rock catho, mais un split-CD que se partagent Kikuchi Yukinori, Ishigami Kazuya et Miyazaki Testsuya – il faut croire que la forte densité des villes nippones s’est propagé au « monde » du disque !

Nos messieurs donnent tous dans la musique électronique mais de façons bien différentes. Le premier (sur les sept premières plages) en défendant une musique un brin déjantée qui ferait penser à un Kieran Hebden plus expérimental que de coutume (moins occidental, donc). Pendant vingt minutes, Ishigami Kazuya joue quant à lui de tous les bruits que peut générer son matériel électronique : moins identifiable, son noise est le plus gentil des noise, c’est-à-dire sans doute le moins agressif. Enfin, Miyazaki Tetsuya impressionne, lui, sur deux pistes, avec des basses tonitruantes et des sifflements qui semblent tomber de l’orage dont il utilise le grondement. Sans savoir ce qui rapproche vraiment les trois musiciens, on tentera de parler d’ « obscure clarté » ou de « lumière sombre ». Déjà pas mal.

Kikuchi Yukinori, Ishigami Kazuya, Miyazaki Testsuya : Luminous (Neus-318 / Souffle Continu)
Edition : 2010.
CD : 01-07/ Kukichi Yukinori : Crystal / Toma / Cold / Old Man With Birds / Japanese Movie / Pain / Element of Violence 08/ Ishigami Kazuya : East Asian Delusion 09-10/ Miyazaki Tetsuya : The Death of Ordinary Salaried Worker / The Second Death of Ordinary Salaried Worker
Pierre Cécile © Le son du grisli


Sonic Youth : Simon Werner a disparu... (SYR, 2010)

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Ne pas avoir vu Simon Werner a disparu…, le film (on imagine le french ersatz d’une production Larry Clark vs Gus Van Sant – mais ce n’est qu’une supposition), n’empêche pas qu’on s’intéresse à Simon Werner a disparu…, le disque, puisque Sonic Youth en est l’auteur.

Et cette bande-son, malgré ses « défauts » illustratifs, se laisse écouter. Bien sûr, les ficelles / cordes sont grosses et le groupe fait tourner ses manies (improvisations dissono-suffisantes, gimmicks accrocheurs, accords efficaces, harmoniques et boucles / sur-boucles / sur-sur-boucles, ou encore l’habitude de Steve Shelley de rattraper par le col les improvisateurs trop zélés que sont parfois ses partenaires).

Rien de neuf (peut-être ces traits tirés de Krautrock qui rappellent de temps à autre le son de CAN, et Soundtracks justement) mais rien de mal, sauf peut-être une inquiétude : dans la masse discographique de SY, ce disque pourrait bien disparaître aussi…

Sonic Youth : Simon Werner a disparu (SYR)
Enregistrement : février-mars 2010. Edition : 2011.
CD : 01/ Thème de Jérémie 02/ Alice et Simon 03/ Les anges au piano 04/ Chez Yves (Alice et Clara) 05/ Jean-Baptise à la fenêtre 06/ Thème de Laetitia 07/ Escapades 08/ La cabane au zodiac 09/ Dans les bois / M. Rabier 10/ Jean-Baptiste et Laetitia 11/ Thème de Simon 12/ Au café 13/ Thème d’Alice
Pierre Cécile © Le son du grisli


Pierre Favre : Le voyage (Intakt, 2010)

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Soit quatre saxophonistes (Beat Hofstetter, Sascha Armbruster, Andrea Formenti, Beat Kappeler), un tromboniste (Samuel Blaser), un clarinettiste (Claudio Puntin), deux bassistes (Wolfgang Zwiauer, Bänz Oster) et un guitariste (Philipp Schaufelberger) assistant ici Pierre Favre en son doux voyage.

Souffles à contre-jour ou en contre-chants, souffles tissant l’unisson ici et empruntant le contrepoint ailleurs, suave souffle d’un lunaire trombone face à l’armada solaire du percussionniste (As Far As That Goes) ; tous ces souffles sont des souffles d’unions et de largesses.

Toujours claires et sensibles, les textures de Pierre Favre, de l’éveil à la lumière, bénéficient d’une guitare-guide, tantôt vive et nerveuse, tantôt arpégeante de douceur. Et cette douceur, sans zone d’ombres et sans crépuscule défait, n’est pas pour rien dans le charme vivifiant de ce solaire voyage.

Pierre Favre Ensemble : Le voyage (Intakt / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2010. Edition : 2010.
CD : 01/ Les vilains 02/ Vreneli ab em guggisberg 03/ One for Makaya 04/ Akimbo 05/ As Far As That Goes 06/ Anapana 07/ Attila es-tu là ? 08/ Wrong Name
Luc Bouquet © Le son du grisli


Angelicá Castelló : Bestiario (Mosz, 2011)

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Installée à Vienne depuis une dizaine d’années, la Mexicaine Angelicá Castelló s’est fait un nom comme citoyenne du monde (elle a vécu à Montréal et Amsterdam), mais surtout en tant qu’organisatrice de la série de concertsNeue Musik in St. Ruprecht  – pour l’anecdote, la plus ancienne église romane de la capitale autrichienne. Mettant à l’affiche Nono ou Scelsi aux côtés de membres vénérés de la scène locale (Kai Fagaschinski ou Billy Roisz), la musicienne de Mexico City a multiplié les points de chute, entre multiples collaborations et œuvres solo – dont le présent Bestario, d’un intérêt saisissant au-delà de la réserve d’introduction.

Il est en effet bon de ne pas arrêter son chemin aux trompeuses apparences des premiers instants. Ces temps initiaux, des pizzicati pêchés parmi les moins intéressants (euphémisme) ducôté de chez Dimitri Chostakovitch embaumés dans une brume fenneszienne laissent heureusement rapidement place au meilleur – de tout haut niveau. Tirant ses envies tant du côté du très remarquable Giuseppe Ielasi que de l’ivresse bricolée des comparses de label Rdeča Raketa, le bestiaire de l’artiste mexicaine engrange les troubles auditifs – émiettés pour mieux renaître de leur apparente désorganisation.

N’hésitant jamais, ou si peu, à déconstruire un argot du bruit nettement plus viennois (au sens Editions Mego du terme) que catalan – encore que le troisième morceau Lima emprunte un sample d’une radio francophone (France Culture ?), Castelló appuie sur les envies bruitistes, noyées dans un magma sonore où s’affrontent Jefre Cantu-Ledesma et l’ensemble Zeitkratzer rejoint par Keiji Haino (l’admirable Ksenia). Rapprochant l’univers du classique contemporain à celui des musiques électroniques abstraites (à l’instar de son activité de programmatrice déjà citée), Angelicá Castelló termine son œuvre sur un formidable morceau de bravoure, quelque part près d’un György Ligeti déambulant dans une ruche infatigable captée un soir de grande chaleur par Jana Winderen revenant d’un concert de Colleen. Geil !

Angelicá Castelló : Bestiario (Mosz)
Edition : 2011.
CD : 01/ Krikaya 02/ La Fontaine 1 03/ Lima 04/ Ksenia 05/ La Fontaine 2 06/ Louise 07/ Tombeau
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli



Dave Rempis, The Engines, Vandermark 5, Resonance

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rempis475The Rempis Percussion Quartet : Montreal Parade (482 Music, 2011)
En janvier 2010, The Rempis Percussion Quartet enregistrait en studio ce Montreal Parade. Accueillant le contrebassiste Ingebrigt Håker Flaten, Dave Rempis (alto, ténor, baryton) et sa paire de batteurs (Tim Daisy et Frank Rosaly) redonnaient des preuves d'invention commune sur d'autres structures roulantes : This Is Not a Tango et If You Were a Waffle and I Were a Bee. Ici, le saxophoniste dépose des notes longues pour amortir les chocs nombreux ; là, en esquive d'autres, les maîtrise à force d'introspections puis fête la réconciliation au son d'une conclusion furieuse. [sortie : 22 mars]

engines75The Engines : Wire and Brass (Okka Disk, 2010)
Suite des aventures mécaniques de Dave Rempis, Jeb Bishop (trombone), Nate McBride (contrebasse) et Tim Daisy (batterie), Wire and Brass délivre deux autres compositions du saxophoniste et puis trois signées McBride ou Daisy. Tandis que ces dernières (Trouble Distribution, Next Question, Red Cage) taillent en pointes tous reliefs, les compositions de Rempis (Four Fleet of Slush, Free Range) distribuent les solos pour mieux s'en nourrir. Exhubérant partout, l'alto peut rappeler celui d'Ornette Coleman des origines ou progresser en roue libre davantage encore – déstabilisant alors à coups d'inventions brutes le swing léger qui inspire depuis toujours The Engines.

v575The Vandermark 5 : The Horse Jumps and The Ship Is Gone (Not Two, 2010)
Sous le titre The Horse Jumps and The Ship Is Gone, deux disques reviennent sur autant de soirées de concerts donnés à Chicago en juin 2009 par un Vandermark 5 passé à sept pour avoir intégré le trompettiste Magnus Broo et le pianiste Havard Milk. Alternant grandes plages de musique climatique et écarts fiévreux, le groupe parvient à faire preuve de cohésion (sur Cadmium Orange, par exemple) si le piano de Milk ne le lui interdit pas pour pêcher par excès de facilité voire de convention. Rempis à l'alto et au baryton (New Weather) ne cesse, lui, de redire son entente avec Ken Vandermark.

resonance75Resonance : Kafka in Flight (Not Two, 2011)
Enregistré à Gdansk à l’automne 2009, The Resonance Ensemble traitait trois pièces de son meneur, Ken Vandermark. En élément assuré d’une formation d’exception – autres présences affichées dans l’ordre alphabétique : Magnus Broo, Tim Daisy, Per-Ake Holmlander, Steve Swell, Mark Tokar, Mikolaj Trzaska, Michael Zerang et Waclaw Zimpel –, Rempis servait au ténor et à l’alto une pièce de swing aux envies déconstruites (The Pier), un air pour brass band en patiente décomposition (Rope) et une composition hybride aux prises de becs hallucinés (Coal Marker). Suite logique et autre gage de qualité estampillée Resonance, dont le titre est Kafka in Flight


Lydia Lunch, Philippe Petit : Twist of Fate (Monotype, 2010)

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C’est au film de Cronenberg, Crash, que l’inconscient collectif rattachera ce concert de Lydia Lunch et Philippe Petit. Des bruits évoquent des carambolages, des reverses énormes décorent les carcasses de milliers de rayures, des guitares y vont de leurs dérapages incontrôlés et des collages noise-addicts pansent les plaies mais les rouvrent.

Et il y a la voix de Lydia Lunch. Une voix qui minaude, s’époumone, crache des vers sexués… Lydia Lunch est votre pire cauchemar en même temps que la plus belle étreinte dont vous pouviez rêver. Mais attention, on ne touche qu’avec l’oreille : pièce ficelée d’un bondage sonore, vous, vous divaguez. Et vous filez la métaphore cinématographique : la bretelle David Lynch vous conduit à Julee Cruise. Lunch évoque en effet une Julee Cruise écorchée vive sur ce radical Twist of Fate, un canevas de chansons pop qui pend à un croc de boucher. 

Lydia Lunch, Philippe Petit : Twist of Fate (Monotype)
Enregistrement : 2009. Edition : 2010.
CD + DVD : 01/ Thirsty 02/ Play Dumb 03/ Twist of Fate 04/ Beautiful Bastard 05/ Oxygen 06/ Mysterious Disappearance 07/ Dream Drugs 08/ Louse
Pierre Cécile © Le son du grisli


Tristan Honsinger, Olaf Rupp : Stretto (FMP, 2010)

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Le duo de cordes que forment Tristan Honsinger et Olaf Rupp pose une question huit plages durant : Can You Imagine A Conversation Between A Table And A Chair ? Louanges à l’auditeur qui se posera alors la question de savoir qui, du violoncelliste ou du guitariste, fait la table, sachant que l’autre devra en conséquence « remplir » le rôle de chaise.

Faire fi des réponses même si la réflexion peut occuper les moments creux et les longueurs qu’on trouve ici ou là : non pas des blancs dans la conversation promise, mais des banalités que l’on s’échange sous couvert de politesse. Ceci n’empêchant pas le duo d’intéresser le plus souvent, notamment lorsque les instruments à cordes échappés de l’orchestre se proposent de faire autant de bruit que lui mais à deux seulement.

Les arpèges de Rupp dévalent alors à grande vitesse la pente dessinée par l’archet d’Honsinger et puis remontent sous les effets d’un gimmick porteur. Rupp jamais plus habile que lorsqu’il provoque et Honsinger jamais plus efficient que lorsqu’il tranquillise. Échevelées presque toutes, les miniatures jouent le contraste en forêt : quelques chants d’oiseaux font état d’une improvisation en extérieur en conséquence plus posée. Ici, l’archet feint l’aphonie et la guitare le retrait. En forêt le duo s’est donc retiré et impressionne davantage : pour être sur ses gardes en attendant que le conseillent les bruits du monde.

Tristan Honsinger, Olaf Rupp : Stretto (FMP / Instant Jazz)
Enregistrement : 2010. Edition : 2010.
CD : 01/ Can 02/ You 03/ Imagine 04/ A Conversation 05/ Between 06/ A Table 07/ And A 08/ Chair ?
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Irène Schweizer, Rüdiger Carl, Louis Moholo : Messer Und... (FMP, 2010)

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Le repos n’aura été que de courte durée : quelques minutes à peine de la piccolo flute de Rüdiger Carl avant que piano et batterie réintègrent le spectre convulsif qui couvre Messer und…

En concert (Moers, 19 mai 1975 / Graz, 17 novembre 1977) ou en studio (Berlin, 11 décembre 1975), l’élan est le même : battre le fer quand il est chaud, naître et renaître au convulsif, ne rien arrêter d’une furie démoniaque, continuer à vie et à mort ce combat sauvage, titanesque.

Fuyant le silence, héroïques dans la tourmente ; Irène Schweizer, Rüdiger Carl et Louis Moholo d’en remettre une couche dans ce vaste incendie qu’étaient alors les seventies.

Irène Schweizer, Rüdiger Carl, Louis Moholo : Messer Und… (FMP / Instant Jazz)
Enregistrement : 1975 & 1977. Edition : 2010.
CD : 01/ Messer 02/ Come-on-Bert 03/ Gondsi mitenant 04/ Conn-Conn 05/ Tuned Boots
Luc Bouquet © Le son du grisli


Schlippenbach Quartet : At Quartier Latin (FMP, 2010)

schlippenlatinsliSi, au disque, les quatre décennies d’aventures du Schlippenbach Trio sont pour le moins correctement documentées, les avatars du groupe, lorsqu’il a été étendu à un quartet (entre 1973 et 1983, par adjonction d’un bassiste – successivement Kowald puis Silva), n’ont comparativement laissé que peu d’enregistrements.

Les deux concerts berlinois reproduits aujourd’hui – qui combinent la face B du vinyle Three Nails Left (février 1975) et l’intégralité du LP intitulé The Hidden Peak (janvier 1977) – permettent d’écouter Alexander von Schlippenbach (piano), Evan Parker (saxophones ténor & soprano), Paul Lovens (percussions) et Peter Kowald (contrebasse) dans des conditions satisfaisantes, tout en faisant un intéressant pendant au disque publié il y a une dizaine d’années par Atavistic, Hunting the Snake (septembre 1975).

Ecouter ou réécouter cette musique, trente-cinq ans après sa création, c’est aussi s’interroger sur sa réception à l’époque et remettre en cause la doxa de l’oncle qui, nostalgique, s’acharna à nous convaincre que, vraiment, l’âge d’or du free (branche teutonne) en Europe – ces seventies au milieu desquelles nous naissions, tandis que mouraient certains idéaux dudit tonton – « c’était super, pur & dur, politisé » et tout et tout... que la musique y était « libre & sauvage »…
 
Eh bien, je crains de ne pas entendre là le free « intransigeant, viril, destructeur », fantasmé par certains auditeurs vétérans (de ce qu’ils prenaient pour une guerre) mais, précisément, une musique qui tient par un équilibre de concessions (et pas un équilibre de la terreur sonique, héroïco-kaputt et sanglante), une œuvre de gentlemen à grandes oreilles, qui certes s’invente dans les opérations qui la réalisent, mais que travaillent de scrupuleux agencements de textures choisies et une délicate pensée des formes. Cette raffinerie raffinée, prenant à l’occasion l’allure d’une ébullition, agit comme la distillation des essences subtiles du jazz, annonçant ce que le groupe, en trio, poursuivrait : condensation, précipités…

Schlippenbach Quartet : At Quartier Latin (FMP / Instant jazz)
Enregistrement : 1975-1977. Edition : 2010.
CD : 01/ Black Holes 02/ Three Nails Left, for P.L. 03/ The Hidden Peak I 04/ The Hidden Peak II 05/ The Hidden Peak III 06/ The Hidden Peak IV 07/ The Hidden Peak V
Guillaume Tarche © Le son du grisli

fmpsliCe disque est l'un des douze (rééditions ou enregistrements inédits) de la boîte-rétrospective que publie ces jours-ci le label FMP. A l'intérieur, trouver aussi un grand livre de photographies et de textes (études, index de musiciens, catalogue...) qui finit de célébrer quarante années d'activités intenses.   



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