Le son du grisli

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Archives des interviews du son du grisli

Drouet, Frith, Sclavis : Contretemps etc. (In Situ, 2011)

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A approcher tant de climats, à se délester ainsi, à humer le chaos, à planer et tournoyer sans centre, à désactiver leurs tics, à pulvériser tous les filets protecteurs ; ils ne pouvaient que gagner ou se perdre dans un grand fourre-tout superflu.

Et bien sûr, ils gagnent. Ils gagnent en poussant le trait à fond. Ils gagnent à arpenter ainsi ces paysages composites et déviants. Les récifs leur sont familiers. Ils sont libres comme une eau de spasme, indemnes de toutes les tempêtes. Guerre et paix chez eux, alarmes et fracas. Mais surtout : une improvisation qui ne ressemble à aucune autre. Un miracle ?

Jean-Pierre Drouet, Fred Frith, Louis Sclavis : Contretemps etc… (In Situ / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2007. Edition : 2011.
CD : 01/ Premier mouvement 02/ Deuxième mouvement 03/ Troisième mouvement 04/ Quatrième mouvement 05/ Cinquième mouvement 06/ Sixième mouvement
Luc Bouquet © Le son du grisli



Silencers : Balance des blancs (Sofa, 2011)

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Balance des blancs est un disque de Kim Myhr (à la guitare et aux objets résonant), Benoît Delbecq (au piano préparé), Nils Ostendorf (à la trompette) et Toma Gouband (aux percussions). Ils se sont appelés Silencers. Mais leurs titres sont en Français.

On ne sait pas très bien à quoi s'attendre quand Balance des blancs commence. On saisit l’idée d'ambient acoustique, microtonale, fragilisée par les harmoniques. La première surprise vient de Delbecq, plus discret qu’à son habitude (pour ce que j’en ai entendu sur disques en tout cas) alors que Myhr profère des menaces sonores qui ne manquent pas de sel. Au fond du tableau, Ostendorf joue un petit air. On dirait qu’il fait diversion.

Après quoi Delbecq émerge. Mais ses propositions sont trop simples pour enrichir la formule. Il se répète sans parvenir à trouver une issue pour créer individuellement sur l’accompagnement de ses partenaires. En conséquence il étouffe sous l’atmosphère qu’il a lui-même viciée en plaquant trop d'accords. Tous les réglages sont chamboulés. Dommage, même si on le savait : la balance des blancs, c’est très difficile.

Silencers : Balances des blancs (Sofa / Metamkine)
Enregistrement : 12 décembre 2009. Edition : 2011.
CD : 01/ Les rives 02/ En turbulence 03/ Embrasées 04/ Spires 05/ Encerclés
Héctor Cabrero © Le son du grisli


Mural : Live at the Rothko Chapel (Rothko Chapel, 2011)

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Comme quoi, le hasard… Pour Nectars of Emergence, j’avais écrit que Mural entamait une ascension du « Mont Rothko ». Cela se confirme avec Live at the Rothko Chapel, où Mural refait l’intérieur du lieu cher à Morton Feldman.

Jim Denley (instruments à vent), Kim Myhr (guitare acoustique) et Ingar Zach (grosse caisse) se posent donc dans la chapelle. Ils réfléchissent. Le premier choisit de débiter des phrases tranchantes, le deuxième de bercer mollement ses camarades, le troisième de faire battre le cœur de Doom and Promise. Et son cœur bat si bien qu’il fait vibrer une corde, puis deux, etc. Une ronde se forme, maintenue en vie par le trio qui l’enveloppe sans arrêt de graves et de chaleur.

Comme la lumière qui l’atteint peut faire changer la vision qu’on a d’une toile, l’acoustique de la Rotkho Chapel fait varier la musique. Avec la résonance, les accords s’affaissent, les clefs claquent moins fort et la peau du tambour expie. Tout semble chuter mais à un moment les souffles les arpèges et les frottements refont surface. Tout simplement par ce que cette chapelle est une cathédrale. Elle accélère l’ascension des notes qui se multiplient par leur vibration. Il ne suffit même par d’avoir la foi (en Mural) pour s’en convaincre.

Mural : Live at the Rothko Chapel (Rothko Chapel / Metamkine)
Enregistrement : 4 mars 2010. Edition : 2011.
CD : 01/ Doom and Promise
Héctor Cabrero © Le son du grisli


François Carrier, Alexey Lapin, Michel Lambert : Inner Spire (Leo, 2011) / Maïkroton Unit + Bewitched

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La régularité rythmique n’emprisonne que peu de temps l’improvisation éclatée de l’altiste François Carrier et du pianiste Alexey Lapin : très vite, Michel Lambert, percutant de son état, range le métronome-balais dans son cabas et brise en mille morceaux le mouvement qu’il venait d’imposer.

Chose évidente maintenant : le free jazz prend racine et se refuse à interpréter d’autres rivages. L’enchevêtrement harmonique du couple alto-piano, les espaces aménagés en début d’improvisation avortent (presque) toujours car l’heure est à la convulsion (et dans ce domaine, le saxophoniste surprend agréablement). De cet échec consommé naît une musique sans complexe, idéale d’énergie et de détournement. Frontale, sans courbes et sans cachoteries, elle navigue audacieuse et (presque) toujours convaincante.

François Carrier, Alexey Lapin, Michel Lambert : Inner Spire (Leo Records / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2010. Edition : 2011.
CD : 01/ Inner Spire 02/ Square Away 03/ Tribe 04/ Round Trip 05/ Sacred Flow
Luc Bouquet © Le son du grisli

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En ce Maïkotron Unit enregistré au printemps 2010, on trouve Michel Lambert aux percussions et maïkotron associé à Michel Côté (maïkroton de même, saxophones et clarinettes) et Pierre Côté (basses et violoncelle). C’est là une musique de mélodies et d’atmosphères qui, lorsqu’elle n’intègre pas le champ d’un jazz délavé lorsqu’il n’est pas plutôt clinquant, parvient à arranger toquades et tourments au point d’élever une musique de chambre autrement convaincante. Ex-Voto en demi-teinte.

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Epilogue / Dedication / Transfiguration sont, dans l’ordre, les trois temps de cette improvisation produite par Intonema après avoir été donnée à Saint-Petersourg par Bewitched, association de Thomas Buckner (voix), Edyta Fil (flûte), Ilia Belorukov (saxophone alto et objets), Alexey Lapin (piano) et Juho Laitinen (voix et violoncelle). Si l’on pouvait craindre que la somme de deux lyrismes (celui de Buckner et celui de Lapin) entraîne le projet à sa perte, c’est une belle composition d’interventions déboîtées et fragiles que l’on développe ici. Encouragements à la flûte d’Edyta Fil.


Frank Lowe : The Flam (Black Saint, 1975)

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Ce texte est extrait du premier volume de Free Fight, This Is Our (New) Thing. Retrouvez les quatre premiers tomes de Free Fight dans le livre Free Fight. This Is Our (New) Thing publié par Camion Blanc.

Sur la couverture de The Flam, Frank Lowe a le visage symboliste. On pense au sphinx de Boleslas Biegas, dont aurait été corrigée la moue défaite. Le regard est interrogateur, de musique sans doute est-il encore question – Val Wilmer n’insiste-t-elle pas, dans As Serious As Your Life, sur cette vie faite de musique et presque que de cela (jeu, écoute et palabre) ?

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En The Flam, Frank Lowe compose en effet au gré de ses interrogations. Hier, de beaux échanges avec Rashied Ali ou l’éventualité d’un monde à mettre en musique en compagnie de Don Cherry (Brown Rice, borderline). 20 et 21 octobre 1975, l’heure est aux réponses à apporter et le disque qui les consignera prendra le nom de la composition du saxophoniste qu’on y trouve : « The Flam » – définition rapportée : drumbeat consisting of two almost simultaneous strokes of which the first is a very rapid grace note.

Elle est une pièce de free teintée d’un exotisme amusé.  Sa direction est folle et semble avoir été attribuée à Alex Blake, bassiste qui dépose un solo avant d’engager les autres musiciens en présence à dire en belles échappées : Lowe premier de tous et puis Leo Smith (trompette, bugle, flûte), le tromboniste Joseph Bowie et le batteur Charles ‘’Bobo’’ Shaw. Un quartette, donc, dont le tromboniste et le batteur étaient déjà, quelques semaines plus tôt, de l’enregistrement de The Fresh. Un quartette, surtout, dont le raffinement est à entendre sur trois compositions et deux improvisations – la dernière, un solo de Smith, n’atteint pas la minute.

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Déjà sur Black Beings, premier disque personnel publié par ESP-Disk, Lowe avait délégué un peu de ses devoirs de compositeur – c’était alors à Joseph Jarman. Sur The Flam, c’est à Joseph Bowie – dont le « Sun Voyage » est un grand-ouvrage sur lequel Lowe et Smith rivalisent de découpes hardies – et Charles Shaw – sur le « Be-Bo-Bo-Be » duquel le ténor épaissit le trait ou vocalise pour que vole en éclats sa virulence multiforme.

Morceau d’archéologie personnelle : « Si le jazz rock a jamais existé, Frank Lowe en a donné ici l’épreuve la plus convaincante » (Way Ahead, Le Mot et le reste, 2011) : « Third St. Stomp »est une improvisation collective aux éléments de rythme longtemps étouffés. Blake à la basse électrique y apparaît en guitariste dément qui insère des vociférations de 45 (voire de 78) tours au creux du 33 pourtant fabriqué. Un free électrique que les interrogations sensées, les doutes inquiets et les subterfuges fantastiques que l’on trouve partout ailleurs sur The Flam, rehaussent de leur inédite harmonie.

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Florian Hecker : Speculative Solution (Editions Mego, 2011)

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Artiste au très mystérieux relâchement introspectif, Florian Hecker ne cesse de passionner son auditoire dès qu’il se pose devant son ordinateur et ses machines. Sans remonter à sa collaboration avec Yasunao Tone (un des disques les plus hard que j’ai jamais écoutés – et il y en a eu des paquets), l’excellence du musicien allemand s’était totalement révélée en 2009 sur le génialissime Acid In The Style Of David Tudor où les nerfs du nerd que je suis (parfois) sursautaient d’überenthousiasme à un niveau au-delà de l’épilepsie.

Treizième épisode du résident de Vienne, Speculative Solution se compose de deux pièces longues (32 et 19 minutes) entrecoupées de deux interludes d’environ trois minutes. Dès les premières secondes, les échos typiquement heckeriens nous indiquent la voie. Ruptures rythmiques incessantes, explorations aigües, échos magmatiques d’insectes bourdonnants, voire déclinaison inattendue d’une sirène d’ambulance(!), la vision défendue par l’artiste continue de tracer sa voie unique – dans le sens où elle ne ressemble à nulle autre, hormis peut-être Kevin Drumm.

Oui mais la fantaisie, me direz-vous ? Rassurez-vous, en plusieurs endroits, l’humour imprime sa marque, notamment dans les ultimes minutes de Speculative Solution 1 en montagnes russes électroniques abstraites. Ou alors sur le court Speculative Solution 2 au tempo en vases communicants qu'Hecker nous dévoile en mode inversé sur Speculative Solution 3. Ultime œuvre du coffret – livré avec un livret bilingue anglais / français de 160 pages et… cinq billes de métal (mais si) – Octave Chronics retrouve le goût démentiel de Prurient à la sortie d’une rencontre avec KTL et c’est tout autant étonnant.  

Florian Hecker : Speculative Solution (Editions Mego / Metamkine)
Enregistrement : 2009-2010. Edition : 2011.
CD (Box set) : 01/ Speculative Solution 1 2/ Speculative Solution 2 3/ Speculative Solution 3 4/ Octave Chronics
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli


Cumulative Trauma Disorder : Cumulative Trauma Disorder (FF HHH, 2011)

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C’est sûrement parce qu’il est tout jeune que ce duo belge (formé en 2010 par Chris et Fabrice Toussaint) tient plus ou moins sa promesse : Cumulative Trauma Disordre met le désordre sans réussir à créer le moindre traumatisme. Et ce, en se servant de ses guitares électriques, synthétiseurs et boîtes à rythmes…

Et c’est d’abord amusant. L’auditeur peut se laisser prendre au piège du lancinant, de la noise qui tourne sur deux tonalités et des potentiomètres tournés en direct. Cible d’une mitrailleuse à bruits, on est forcément sonné. Mais l’exercice est un peu long et une fois terminé, on ne se souvient de rien. Et, jusqu'à maintenant, pas eu envie de réécouter pour me souvenir.

EN ECOUTE >>> Trauma XII

Cumulative Trauma Disorder : Cumulative Trauma Disorder (FF HHH)
Edition : 2011.
CD-R : 01-09/ Trauma III-XV
Pierre Cécile © Le son du grisli


Morton Feldman : Piano, Violon, Viola, Cello (Bvhaast, 2011)

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Le 28 mai 1987 devant Morton Feldman, Aki Takahashi, Mifune Tsuji, Matthijs Bunschoten et Tadashi Tanaka, s’emparèrent respectivement des instruments commandés par Piano, Violon, Viola, Cello, dernière partition du compositeur.

Celle dont il loua les qualités après l’avoir entendue interpréter son Triadic Memories – « Takahashi appears to be absolutely still. Undisturbed, unperturbed, as if in a concentrated prayer... The effect of her playing on me is that I feel privileged to be invited to a very religious ritual » – boucle un lot d’accords lents derrière lequel les cordes semblent chercher leur propre accord. A force de tentatives et de rapprochements sensibles, elles brouillent la carte-partition et forcent le piano à trouver un nouvel équilibre sur deux couples de notes.

La suite est une histoire d’ondes oscillantes provoquées par ce trouble minuscule. Un balancement léger qui commande une nouvelle mesure du temps : empirique, pensée sur le moment. La durée que nécessite un grave pour s’éteindre n’est qu’un des grains du sablier. Jusqu’à la chute du dernier, le temps tremble. Après quoi, se fait un long silence. Où la musique respire.

Morton Feldman : Piano, Violon, Viola, Cello (Bvhaast / Orkhêstra International)
Enregistrement : 28 mai 1987. Edition : 2011.
2 CD : Piano, Violon, Viola, Cello
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Ghédalia Tazartès : Repas froid (PAN,2011)

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Voir le nom de Ghédalia Tazartès sur une pochette est toujours l’assurance d’une aventure sonore hors du commun – le présent Repas froid confirme excellemment la règle. Jongleur de genres qu’il mélange avec un aplomb unique et une franchise réjouissante, le musicien parisien aux origines turques explose, une fois de plus, les canevas attendus – et ça fait un rude bien aux écoutilles.

Mélange de mélodies populaires, de chants nasaux en une langue indéfinissable, de field recordings claquants, de dialogues cinématographiques, de discours politiques (en russe ?) et de mille autres petites – ou grandes – choses, les deux faces du LP produisent un effet psychédélique stupéfiant qui vaut largement toute la beuh d’Afghanistan. Le cap des 64 balais atteint, on se réjouit de constater que Tazartès cultive un jardin anarchique que nombre de ses jeunes confrères feraient bien de visiter un jour. Saint-Ghédalia, prie pour eux, pauvres pécheurs.

Ghédalia Tazartès : Repas Froid (PAN / Souffle continu)
Réédition : 2011.
LP : 01-20/ -
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli


Jason Kahn Expeditives

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kahn_beautiful_ghost_waveJason Kahn : Beautiful Ghost Wave (CD, Herbal, 2011) C'est l'excellent label malaisien Herbal qui livre, sous une pochette évocatrice, cette pièce éraillée et grésillante, feuilletée et décapante, menaçante par l'explosion qu'elle semble promettre. Un peu moins de quarante minutes (particulièrement présentes grâce à une prise de son efficace) qui défient les scénarios que l'auditeur tente pourtant de recréer d'instant en instant, et qui déjouent les attentes de l'amateur d'un Kahn habituellement moins éruptif. Stimulant donc.

kahn_walcheturmJason Kahn : Walcheturm (cassette, Banned Production, 2011) Captées – avec le même soin que le disque évoqué ci-dessus – dans le vaste volume réverbérant de la Walcheturm à Zurich en avril dernier, ces deux pièces d'un quart d'heure chacune jouent de la résonance du lieu sans s'abandonner à la seule contemplation, loin s'en faut... Craquements hétéroclites, pouls s'empilant et nuages électromagnétiques sur ciel de traîne sont autant de matériaux qui viennent s'amalgamer sur les deux faces de cette cassette (un support adéquat) très réussie.

jason_kahn_music_for_an_empty_cinemaJason KahnFrancisco Meirino : Music for An Empty Cinema (CD-R, Authorised Version, 2011) Élégamment encartonné et confidentiellement tiré à cent exemplaires, cet enregistrement rend compte de la collaboration de Kahn (synthétiseur analogique, radio ondes courtes) avec Meirino (ordinateur, détecteurs de champs magnétiques) dans un cinéma de Lausanne, courant 2009 : qu'ils percent ou enveloppent, les drones – sables nuancés, scories en escadrons – font apparaître des mirages dans leurs densités variables, dans leurs vibrations étagées. A bon volume, une belle expérience.

jason_kahn_melbourne_sydneyJason Kahn, Matt Earle, Adam Sussmann : Concerts Melbourne + Sydney (téléchargement libre, AvantWhatever, 2011) Le label l'indique : ce disque « is dense with frequencies and activity but possesses a remarkable stillness »... peut-être faut-il ajouter que, si les trois musiciens (dont les membres du Stasis Duo) associés pour ces prestations australiennes de janvier 2011 sont sensibles aux moindres altérations (par ondulation, injection ou incision dans la linéarité) de l'espace sonore qu'ils sculptent, ils ont également la capacité de convoquer sans chichis des masses électriques à la « remarkable harshness »...



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