Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Spéciale Agitation FrIIteEn librairie : Eric Dolphy de Guillaume Belhommele son du grisli #3
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Manuel Mota, Jason Kahn : Espírito Santo (Mazagran, 2011)

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En lambeaux, comme effilochées, les deux longues pièces de ce disque enregistré à Lisbonne en octobre 2009 par Manuel Mota (guitare électrique) et Jason Kahn (percussion, synthétiseur analogique) exploitent – par effleurements et rêverie lente – les propriétés acoustiques d'un lieu au plafond particulièrement élevé et aux murs de briques.

Tout épars qu'il soit, le jeu de Mota n'en est pas moins ancré dans l'instrument, tandis que Kahn est à son plus discret, ou précisément à sa plus essentielle et influente discrétion. Indépendants, plongés dans un songe qu'ils semblent parfois ne partager que de loin, les deux musiciens sculptent un souffle, une rumeur éclairée de quelques lointains carillons presque éteints, dont l'effet hypnotique peut gagner ; on comprend alors les mots de JK : « Durant l'enregistrement, j'ai rapidement perdu la perception du temps pour flotter dans la catacombe sonore que nous étions en train de créer. »

A quel volume écouter ce beau disque ? Point trop fort, c'est la promesse de fantômes... Plus haut, le surgissement d'un monde long, délicatement vibrant.

EN ECOUTE >>> Extrait >>> Extrait

Manuel Mota, Jason Kahn : Espírito Santo (Mazagran / Metamkine)
Enregistrement : 23 octobre 2009. Edition : 2011.
CD : Espírito Santo
Guillaume Tarche © Le son du grisli

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Kris Wanders, Mani Neumeier : Taken By Surprise (Not Two, 2011)

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Dans la catégorie des hauts convulsifs, voici Kris Wanders et Brett Evans. Soit deux ténors œuvrant à pulvériser les bonnes mœurs et les mous phrasés. Blocs d’énergie brute, stratèges de la destruction directe, Brötzmann pourrait être leur modèle. Mais ce serait bien vite oublier que Wanders fut l’un des pionniers du free européen avant de s’en éloigner.

Le retrouver aujourd’hui, roc inébranlable et fougueux comme au premier soir, n’est pas chose à négliger. Comme ne le sont pas ses partenaires : Yosuke Akai, guitariste au jeu saccadé (entre Sonny Sharrock et Joe Morris) ; Rory Brown, contrebassiste coriace et pénétrant ; Mani Neumeier, co-leader avec Wanders du quintet et batteur à la frappe pittoresque. Soit un disque aux multiples brulures et à l’énergie sidérante.

Kris Wanders - Mani Neumeier Quintet : Taken By Surprise (Not Two / Instant Jazz)
Enregistrement : 2011. Edition : 2011.
CD : 01/ Oxymoron 02/ Taken By Surprise 03/ Not on Radio
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Trophies : Become Objects of Daily Use

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Sans conteste, le titre d’OVNI du mois revient au label polonais Monotype en hébergeur du trio italo-australo-japonais Trophies. Projet de l’artiste sonore et compositeur transalpin Alessandro Bosetti, magnifiquement entouré du batteur aussie Tony Buck (oui, le fondateur de The Necks) et du guitariste nippon Kenta Nagai, Trophies est un fameux casse-tête pour tout obsédé des classifications sans ambiguïté.

Car, nom d’un John Zorn ou d’un Goz of Kermeur, en voilà un fameux b(r)ouillon, en témoigne He Was A Very Foxy Gentleman, un des titres les plus formidables de cette année – et pas uniquement en raison de son titre foutraque. Basé sur des boucles étonnantes et le spoken word très particulier de Bosetti (notamment dû à son anglais particulier), mi-goguenard mi-bricoleur de génie, le monde de nos trois nouveaux amis produit des fondus enchaînés (free) jazz d’une liberté totale, c’est d’autant plus fort qu’ils ne forcent jamais le trait. Alors que sur papier, on avait tout pour se faire « entuber », on ressort de ce disque grandi et les oreilles encore plus grandes ouvertes. Une performance en soi.

EN ECOUTE >>> This Is Not the Same as Chanting >>> He Was A Very Foxy Gentleman >>> Hotels Are Ripping You Off in D.C.

Trophies : Become Objects Of Daily Use (Monotype / Metamkine)
Edition : 2011
CD : 01/ This Is Not The Same As Chanting 02/ He Was A Very Foxy Gentleman 03/ Hotels Are Ripping You Off In D.C.0 04/ He Came Close To Simply Proceeding 05/ Enumerating Issues Of Coexistence 06/ In The Backseat Listen To Him Talk 07/ Let Me Take Out The Dog 08/ Spaceship
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Interview d'Ab Baars

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Hier, Ab Baars interrogeait sa pratique instrumentale en solitaire sur l’indispensable Time to do My Lions. Aujourd’hui, il fête le vingtième anniversaire du trio qu’il compose avec Wilbert de Joode et Martin van Duynhoven et poursuit sa collaboration avec la violoniste Ig Henneman sur Cut a Paper. Assez d’occasions pour faire le point sur l’évolution de ce que Misha Mengelberg appelle l’ « Ab Music »…

Lorsque j’étais enfant, nous avions un petit orgue à pompe à la maison car ma mère jouait de l’harmonium à l’église. Nous avions un livre de partitions qui contenait des chansons folkloriques hollandaises, des chants religieux, des hymnes. C’était un très vieux recueil, très connu dans les vieilles familles hollandaises. Ma mère jouait les partitions qu’elle y trouvait. Ce doit être mon tout premier souvenir de musique… 

De vraies origines de jazzman américain ! Oui, en effet ! L’orgue, l’église…

Quel a été votre premier instrument ? Le piano… Lorsque j’ai eu sept ans, ma mère m’a demandé de choisir un instrument. D’abord, je suis allé à l’école de musique où j’ai appris un peu la théorie et puis, à la fin de l’année, nous pouvions choisir un instrument. Et j’ai choisi le piano. J’ai alors suivi des cours pendant deux ou trois ans avant d’arrêter tout à fait. A 15 ans, je me suis mis au ténor… J’ai été éduqué à la musique classique.

Qu’est-ce qui a motivé votre choix du saxophone ? En fait, mon oncle jouait du saxophone ténor dans une fanfare et à l’occasion de bals. Il vivait dans un tout petit village à la frontière belge et avait un second saxophone, très vieux, qu’il prêtait à des gens qui voulaient apprendre l’instrument. A 12 ou 13 ans, j’ai commencé à écouter des groupes qui se servaient de saxophones Colosseum, Chicago, Blood, Sweat and Tears, et je suis devenu fou de cet instrument. Quand j’ai appris que mon oncle en avait un, alors je me suis jeté dessus… A cette époque, j’écoutais déjà du jazz mais mes premières influences sont d’abord venues de groupes tels que ceux-là. Malgré tout, le premier disque que j’ai acheté à été Sun Ship de Coltrane. Je ne savais alors pas grand-chose de l’improvisation mais je me suis découvert un goût pour la musique sauvage, très libre, et forte. 

Adolescent, vous avez joué dans des groupes de rock ? Oui. A 15 ans, je jouais dans des groupes du coin et j’improvisais déjà. Et puis, bien après, en 1989, j’ai rencontré The Ex… J’écoute encore toutes sortes de musique. 

Puisque nous fêtons les 20 ans de l’Ab Baars Trio, racontez-moi comment vous avez rencontré Wilbert et Martin… Eh bien, je connaissais Martin depuis longtemps. Enfant, je vivais à Eindhoven où il y avait un club de jazz. Le tout premier groupe de jazz que j’y ai entendu, au début des années 1970, était mené par Dexter Gordon. Il était acocmpagné par une section rythmique hollandaise composée de Martin à la batterie et de Marten van Regteren Altena à la contrebasse et Cees Slinger au piano. C’est comme ça que j’ai découvert Martin van Duynhoven. Ensuite, quand j’ai eu 20/21 ans, j’ai été invité à jouer dans le groupe de Theo Loevendie, un compositeur et improvisateur hollandais qui travaillait avec Martin depuis longtemps déjà. Loevendie était intéressé par la musique turque, il en savait beaucoup à propos des rythmiques turques, et Martin était le batteur qui était capable de jouer ces rythmes étranges ; c’est comme ça que j’ai commencé à jouer avec Martin. Quant à Wilbert, je l’ai rencontré grâce à Ig Henneman : elle montait un nouveau groupe et avait sollicité Wilbert pour l’avoir entendu jouer. Lorsque j’ai monté mon trio, comme je trouvais moi aussi qu’il était un excellent contrebassiste, je le lui ai volé !

Quels souvenirs gardez-vous des premiers temps de ce trio ? Je me souviens avoir été très heureux de jouer en petit groupe parce qu’à cette époque, je jouais surtout en grandes formations. Pour la première fois, j’ai pu jouer en petit comité. La première chose que j’ai appréciée, ça a été la clarté des voix : j’ai tout de suite réalisé que ce trio était constitué de trois voix libres, trois voix qui pouvaient être vraiment indépendantes les unes des autres. Quand nous avons commencé à jouer ensemble, j’ai réalisé que nous formions un groupe de voix indépendantes mais capables de défendre une idée musicale commune. Même si nous ne sommes que trois, nous pouvons parfois sonner comme si nous étions davantage. C’est ce que j’aime dans ce trio. C’était intéressant d’écrire pour lui, de composer de nouvelles choses : d’abord, j’ai écrit de longues pièces avec de longs thèmes avant de réaliser que le trio avait  besoin de très peu de matériau car mes partenaires sont d’excellents musiciens, ils n’ont pas besoin de tant de musique, ils peuvent improviser et développer leur propre musique. Cela a changé ma manière de composer et m’a beaucoup enrichi.

Que vous ont apporté de leur côté les collaborations du trio avec les invités qu’on été Roswell Rudd, Ken Vandermark… ? Je pense que ces collaborations ont changé le son du groupe. Quand tu travailles depuis tellement de temps avec un groupe et qu’une nouvelle personne, une nouvelle voix, avec des idées différentes sur la manière d’improviser, arrive, alors le groupe s’en trouve modifié, stimulé même. C’est arrivé avec Roswell Rudd, Steve Lacy, Ken Vandermark… Ils ont tous ajouté quelque chose au trio. Par exemple, Ken a amené ses compositions, qui sont assez longues alors que moi j’écris souvent des petites choses pour qu’ensuite improviser dessus. Envisager la composition à travers des formes plus longues a tout changé : notre façon d’improviser comme notre façon de penser, c’est très stimulant.

Comment percevez-vous l’évolution du trio ? Je pense que nous avons développé un langage tout au long de ces 20 ans. Et je crois que nous arrivons à le parler de mieux en mieux à chaque fois que nous nous retrouvons. Chaque membre du trio joue de plus en plus librement, je pense, de façon plus ouverte. Nous sommes devenus des personnalités plus fortes : trois personnes différentes qui racontent leur propre histoire sous l’égide du trio. Mais, comme nous nous connaissons depuis longtemps et que chacun de nous connaît les pensées musicales des deux autres et enfin que nous nous faisons confiance, on sait que lorsque l’un de nous tente quoi que ce soit, l’autre va réagir de façon positive. Se faire confiance est essentiel, on peut toujours s’appuyer sur les autres, on sait qu’ils nous soutiendront. C’est simple, improviser est presque devenu une affaire de famille.

Ce qui explique que Gawki Stride fait une plus large place à l’improvisation… Oui, Gawki Stride est assez différent des autres disques, en effet : dans le sens où, surtout au tout début, j’écrivais les compositions et me disais « bon, on joue les compositions et puis on improvise en utilisant ce matériau ». Alors, on allait de la section A à la B, après la B Martin prenait un solo, nous allions ensuite à la partie C, et ainsi de suite. Pour Gawki Stride, je n’ai rien dit du tout : j’ai juste passé les partitions et on s’est mis à jouer. Je n’ai pas dit à Wilbert et Martin qui allait faire quoi et où, ça s’est développé très naturellement. Wilbert et Martin ont profité de cette liberté mais ils avaient aussi une responsabilité dans la forme à donner à l’ensemble et dans l’apport de nouvelles idées. C’est pourquoi on ressent peut-être plus de liberté dans cette musique. En tout cas plus que dans celle de nos tout premiers enregistrements.

Vous partez tout de même à chaque fois d’un thème… Oui, bien sûr, même si Gawki Stride compte une improvisation libre.

Cela pourrait être l’avenir de la musique du trio ? Oui, je pense. Ces deux dernières années, nous avons donné beaucoup de concerts, et nous avons joué beaucoup d’improvisations libres. Aujourd’hui, elles représentent la moitié de nos concerts.

En tant que compositeur, quelle est l’idée que vous vous faîtes aujourd’hui de la pratique de l’improvisation ? J’aime aussi bien interpréter qu’improviser librement. Ceci dit, je pense que pour jouer de la musique totalement libre il faut aussi être compositeur : en effet, il faut penser à un début et à une fin, il faut donner une direction à ton improvisation, et réfléchir à la façon de développer cette pièce libre.

Comment imaginez-vous les 30 ans de l’Ab Baars Trio ? Eh bien, on pourrait organiser un truc avec The Ex, ou inviter une nouvelle fois Roswell Rudd à nous rejoindre. J’ai toujours adoré jouer avec lui, c’est un musicien fantastique et un homme exceptionnel.

Quelle est « la chose » qui vous marque le plus chez Roswell Rudd ? Quand il joue, j’ai pris l’habitude de rire très fort. Parce que ce qu’il fait est tellement fantastique… Je suis toujours enthousiaste lorsque je l’entends jouer, j’ai envie de sauter partout… Sa voix est heureuse et forte à la fois… 

Rendez-vous dans dix ans, alors ? Oui… En attendant, on va seulement se contenter de prendre un peu d’âge…

Ab Baars, propos recueillis le 22 octobre 2011.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli 

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John Tilbury, Marcus Schmickler : Variety (A-Musik, 2004)

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Est-ce après avoir rencontré John Tilbury – à l’occasion du concert donné à Bologne en 2001 par ce MIMEO, dont il est membre depuis 1998, augmenté du pianiste (The Hands of Caravaggio) – que Marcus Schmickler envisagea ces quarante minutes à enregistrer en compagnie du maître  ? Cela aurait pu aussi bien être avant : rêve de deux jours consacrés, au Loft de Cologne, à mettre en valeur les notes en peine de Tilbury et dont garder le souvenir sur un disque édité par ses propres soins – ici donc, sous étiquette A-Musik.

Avec circonspection, notez bien. Schmickler à l’intérieur d’un autre piano que celui du maître et à l’ordinateur : comment ne pas entendre le souffle de Feldman sur les épaules de Tilbury ? Ces épaules dont le mouvement accompagne la naissance des premières notes de Variety, et finalement de toutes les notes retenues en Variety. Comment ne pas les entendre, malgré leur discrétion, et comment faire autrement – d’autres que Schmickler n’auraient pas manqué de faire autrement, ceci dit – que de les envelopper de précautions ?

Et l’art que Schmickler a ici d’être délicat est fantastique : il peut suspendre une longue note parallèle aux accords miniatures de son partenaire ou distribuer avec parcimonie des craquements légers, des bruits de découpe, des larsens succincts. Tilbury, de son côté, est à la manœuvre abstraite : un arpège qu’il délaye en irrégulier, plus loin une répétition tenace, ailleurs encore un développement impossible et un abandon enchanteur.  La jeune recrue de Keith Rowe et l’un de ses compagnons de longue date – le plus fidèle peut-être – étaient faits pour s’entendre. S’entendre sur Variety.

Marcus Schmickler, John Tilbury : Variety (A-Musik)
Edition : 2005.
CD : 01/ Variety
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Derniers fanzines avant fermeture

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Behind the Zines (Gestalten, 2011)

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L’éditeur berlinois Gestalten avait fait déjà fait connaître l’intérêt qu’il porte aux publications inquiètes de graphisme soigné en faisant paraître We Love Magazines puis We Make Magazines. Avec Behind the Zines, le sujet abordé perd en tirage ce qu’il gagne peut-être en invention.

L’ouvrage ne se veut pas historique : les publications qu’on y trouve sont récentes. A la place, il traite de fabrication, de distribution (grand rôle joué par Motto), d’économie même, avant de dresser un panorama épatant d’impressions rares, voire de luxe. Les « zines » en question, loin d’être clandestins, peuvent être des publications de galeries, des revues à tirage limité (Monokultur, Ruby Mag, 200%), des recueils arty (ces Chronicles de Kim Gordon publiés par Nieves) ou une simple série de dessins photocopiés.

L’ouvrage profite d’une mise en page aussi soignée que celle des imprimés dont il traite ; à cela, ajouter l’idée  pertinente de laisser la parole, au creux d’un livre qui parle de leurs travaux, à quelques créateurs et éditeurs qui, au détour d’une phrase, peuvent se permettre d’autres conseils de lecture (Urs Lehnide de Rollo Press se souvenant des heures passées à parcourir l’inspirant dot dot dot).

R. Klanten, A. Mollard, M. Hübner (ed.) : Behind the Zines. Self-Publishing Culture (Gestalten)
Edition : 2011.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Clare Cooper, Chris Abrahams : Germ Studies (Splitrec, 2011)

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Un poster livré avec Germ Studies fait apparaître un tableau de « germes » dessinés qui ont inspiré Clare Cooper (à la cithare / guzheng) et Chris Abrahams de The Necks (au synthétiseur DX7). Sur 5 ans, le duo a donné voix (et donc bruits) à ces monstres inventés sous le crayon de ses connaissances (allons-y : Oren Ambarchi, Lawrence English, Axel Dörner, Otomo Yoshihide, Xavier Charles, Tony Buck, Clayton Thomas, Robbie Avenaim, Jim Denley, Tetuzi Akiyama, Sean Baxter, Mazen Kerbaj, C Spencer Yeh, Robin Fox, Anthea Caddy, Annette Krebs, Andy Moore, Andrea Neumann, Stephen O’Malley, Robin Hayward, Kai Fagaschinski, Keith Rowe, Werner Dafeldecker, Jean-Philippe Gross, Mike Pride…).

Leurs études d’entomologie imaginaire auront pris cinq ans à Cooper et Abrahams. Leur mémoire de fin d’étude tient en deux CD. Une collection de miniatures sonores qui partent dans tous les sens. Cela peut être abstrait, électronique, concret, rythmé ou non, ou tout cela à la fois. Sous le microscope, les microsystèmes, pour qu’on les laisse tranquilles, lâchent un son ou deux ; Abrahams et Cooper peuvent passer au suivant. A la fin, une germination folle a donné un projet surréaliste et méritant. Locality & Reproduction?

Chris Abrahams, Clare Cooper : Germ Studies (Splitrec / Metamkine)
Enregistrement : 2003-2005. Edition : 2011.
2 CD + 1 Affiche : Germ Studies
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Resonance par Pierre Cécile

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L'Art Vivant par Théo Jarrier

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