Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Alva Noto, Ryuihi Sakamoto : Summvs (Raster-Noton, 2011)

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A la vision des protagonistes en présence, on ne vous fera pas l’injure de rappeler les nombreux hauts faits d’armes de leurs discographies respectives, on ne peut que s’attendre à un événement incontournable, sinon musical, du moins médiatique. A vrai dire, nous aurions aimé ne dire que du bien de Summvs (somme, dans l’idiome éteint de Néron et Brutus) mais l’honnêteté la plus élémentaire ne peut taire quelques agacements.

Alors que l’électronicien allemand et le compositeur japonais en sont déjà à leur cinquième collaboration, un sentiment diffus de laisser-aller – certains évoqueront même la notion de paresse – imprègne les cinquante-six minutes du disque. Non que ce soit de mauvais goût, les deux gaillards savent ce qu’ils font, même trop bien, simplement nous avons trop pris l’habitude de nous extasier devant leurs travaux précédents pour ne pas en apercevoir les plus voyantes ficelles.

Notes éparses de piano chez l’un, elles nous font toutefois pleinement regretter Un autre décembre de Sylvain Chauveau, interventions numériques chez l’autre, on leur préférera sans doute la bien plus pertinente confrontation ANBB de l’an dernier, tout concours à la balise d’un sentier tellement familier qu’on finit par ne plus trouver de surprise ni même de plaisir. D’autant plus regrettable que le duo germano-nippon nous avait récemment tapé dans l’oreille avecutp_, splendide live réalisé avec l’Ensemble Modern pour le quatre centième anniversaire de la ville de Mannheim, doublé d’un DVD absolument fascinant.  

Alva Noto, Ryuichi Sakamoto : Summvs (Raster-Noton)
Edition : 2011.
CD : 01/ Microon I 02/ Reverso 03/ Halo 04/ Microon II 05/ Pionier IOO 06/ Ionoscan 07/ By This River 08/ Naono 09/ Microon III 10/ By This River – Phantom
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Shift : Songs from Aipotu (Leo, 2011)

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Au début les traits ne sont pas totalement définis, les frontières sont poreuses. Plutôt qu’une musique de tension(s) et de détente(s), s’envisage une musique d’attente et d’accomplissement. Le sens de ces grouillements, craquèlements et quasi-silence s’éclaircissent peu à peu. Dans ce demi-songe qu’est Introduction, les sons, frêles et distants, se brouillent, s’entrechoquent et donnent naissance à un rythme tendu, délivrant ainsi les élans enfouis. Le synthétiseur pousse alors ses larges vagues en plein large, le piano ne s’incommode plus d’un solo tranchant et la clarinette devient presque debusyenne.

Maintenant, tous peuvent resserrer les formes, ne plus taire leur jeu et grignoter le spasme en son entier (Modern Classics, Shot). Ainsi va la musique de Shift (Frank Gratkowski, Thomas Lehn, Philip Zoubek, Dieter Manderscheid, Martin Blume) : libre, autonome et diablement convaincante.

EN ECOUTE >>> Un extrait de 40 secondes

Shift : Songs from Aipotu (Leo Records / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2008. Edition : 2011.
CD : 01/ Introduction 02/ Modern Classics 03/ Gavotte 04/ Shot
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Otomo Yoshihide, Axel Dörner, Sachiko M, Martin Brandlmayr : Allurements of the Ellipsoid (NEOS, 2010)

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Ces allurements, autrement dit attirances, concerneraient des musiques expérimentales envisagées à Berlin pour l’une, à Vienne pour l’autre, à Tokyo pour les dernières. Non pas nationales, mais géographiques, réunies en 2005, et trois jours durant, à Donaueschingen (latitude : 47.9594, longitude : 8.4989).

Sorte de jumelage concrétisé en terrain d’entente, ces Allurements of the Ellipsoid sont quatre qui célébrèrent autant de pratiques instrumentales délicates – si l’on compte pour une et une seule celle d’Otomo Yoshihide qui manie ici électronique, platines et guitare, et à qui le présent quartette aurait dû emprunter le nom. Ses trois autres éléments : Sachiko M (ondes sinus), Axel Dörner (trompette) et Martin Brandlmayr (batteries et percussions).

Tous engins de pressions intiment à l’instant de former sa musique à partir de souffles blancs, de frottements sur caisse claire ou de métal en résonance, de ronflements et d’aigus courts ou longs. Parmi l’ensemble et tout en l’augmentant sans cesse, les musiciens parviennent à faire œuvre de cohésion. Les éléments les plus concrets – la frappe régulée de Brandlmayr, les cordes lasses dans lesquelles bute Yoshihide – n’affaiblissent pas l’abstraction du propos mais l’encadrent et l’ennoblissent, la parachèvent.

Dörner, en débiteur de courant d’air ou en soliste monomaniaque, et Sachiko M, en projeteuse d’aigus et de microcontacts, agissent davantage en perturbateurs nécessaires : il faut que sonne l’heure des luttes pour provoquer l’invention et faire que ses formes varient.  La fin sera d’ailleurs ténébreuse : la guitare s’y lèvera pour geindre avant que le calme l’emporte : sa trajectoire est une dernière ellipse.

Otomo Yoshihide, Axel Dörner, Sachiko M, Martin Brandlmayr : Allurements of the Ellipsoid (NEOS / Codaex)
Enregistrement : 10-12 octobre 2005. Edition : 2010.
CD1 : 01/ Allurement 1 02/ Allurement 2 – CD2 : 01/ Allurement 3 02/ Allurement 4
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Charlemagne Palestine, Joachim Montessuis : Voxorgachitectronumputer (Sub Rosa, 2011)

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Le 29 juin 2007 dans l’église du Gesu à Toulouse, Charlemagne Palestine et Joachim Montessuis (musicien qui n’avait publié jusque-ici qu’une compilation du nom d’Errances) ont donné un concert. Le premier est à l’orgue, le deuxième à l’ordinateur et les deux vocalisent.

La collaboration dure un peu plus d’une heure. Charlemagne Palestine confectionne des drones et des motifs assez simplistes mais qui vont en s’étoffant. A force d’actionner les tirettes et de jouer des effets, le duo vire de cap : sa musique n’en devient que plus étrange, remplie autant de graves que d’aigus qui interfèrent. C’est une musique psychédélique d’aujourd’hui que Palestine et Montessuis transforment en décor de théâtre devant lequel ils donnent de la voix. C’est le temps d'un dernier acte loufoque. Et il y a là quelque chose de grandiose. Car Voxorgachitectronumputer est une sonate pop exquise à écouter, une Pathétique jubilatoire.

Charlemagne Palestine, Joachim Montessuis : Voxorgachitectronumputer (Sub Rosa / Orkhêstra International)
Enregistrement : 29 juin 2007. Edition : 2011.
CD : 01/ Voxorgachitectronumputer
Héctor Cabrero © Le son du grisli

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Freiband : Stainless Steel (ini.itu, 2011)

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Héritier foisonnant du grand Christian Fennesz, Frans de Waard aka Freiband n’a eu de cesse au cours de son évolution musicale d’intégrer une lutte vivace contre tous les conformismes pompeux et nuisibles. Qu’il agisse en patron de label (Korn Plastics, c’est lui), en cheville ouvrière du passionnant magazine Vital Weekly ou en musicien aux multiples alias (Kapotte Muziek, THU20, sans parler de son propre blaze), l’artiste néerlandais intègre tout au long de son parcours des références d’hier aux techniques d’aujourd’hui. Dangereuse tant les germes de la stérilité émotionnelle guettent le moindre faux-pas, sa manière noise évite à la fois la noyade purement bruitiste et les emprunts exotiques mal dégrossis (un gamelan indonésien, une très belle habitude du micro-label bruxellois ini.itu – qu’on ne remerciera jamais assez pour le soin particulier qu’il apporte à ses pochettes et son artwork).

Présenté sous un LP où chaque face évolue en contrepoint de l’autre (Stainless (Software) et Steel (Hardware)), le disque de Freiband invite à sa table des références à la fois incontournables et précieuses. Très souvent, notamment en fin de la face A, on songe à du Iannis Xenakis échappé de Paris pour un refuge entre Vienne et Jakarta et la plaque retournée, on se prend à rêver d’une collision au sommet entre l’unique Steve Reich et M. Wolfgang Voigt (cette onomatopée en 4/4 !!!), sous le haut patronage de Lawrence English. Autant dire que pas une seconde, on ne baille aux corneilles.

EN ECOUTE >>> Stainless (Software) >>> Steel (Hardware)

Freiband : Stainless Steel (ini.itu)
Edition : 2011.
LP : A/ Stainless (Software) B/ Steel (Hardware)
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Indigo Trio, Michel Edelin : The Ethiopian Princess Meets The Tantric Priest (Rogue Art, 2011)

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A l’Indigo Trio de Nicole Mitchell ajouter Michel Edelin et obtenir ainsi un quartet à deux flûtes.

Le jazz est là qui déverse des accents dolphyens appuyés (Ambre Sunset). Deux flûtes sont en embuscade et le blues se divise (Inside the Earth). L’orient s’invite et encourage à improviser sans complexe (The Ethiopian Princess Meets the Tantric Priest). Ailleurs, le canevas est solide, immuable : une rythmique (Harrison Bankhead, parfait de soutien de sobriété ; Hamid Drake, précis mais envahissant) et deux solistes opposant leurs souffles ici, les mariant ailleurs.

En fin de disque surgit Return of the Sun, une composition d’Harrison Bankhead passé maintenant au piano ; joli havre de paix s’ouvrant en une écoute profonde, souvent escamotée auparavant. Un voyage imparfait comme le sont tous les voyages réussis.

Indigo Trio, Michel Edelin : The Ethiopian Princess Meets the Tantric Priest (Rogue Art / Souffle continu)
Enregistrement : 2011. Edition : 2011.
CD : 01/ Top Secret 02/ Inside the Earth 03/ Dérives 04/ Wind Current 05/ Call Black 06/ The Ethiopian Princess Meets the Tantric Priest 07/ Ambre Sunset 08/ Return of the Sun
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Eric Zinman, Laurence Cook : Double Action (Ayler, 2011)

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Un disque qui arrive à point nommé : pour faire entendre combien Eric Zinman n'a toujours pas la place qu'il mérite (une des premières) parmi les grands du clavier ; pour rendre (un peu, pas encore assez) justice à Laurence Cook, batteur & percussionniste (comment peut-on swinguer autant ?) que tout programmateur devrait s'arracher. Qu'il reste chez lui (à Boston, Etats-Unis d'Amérique), quasi-inactif, est un signe du (mauvais) temps. Il est pourtant là depuis plus de quarante ans (réécoutons le avec, entre autres, Bill Dixon...).

Quoiqu'il en soit, Eric et Laurence font entendre ici un dialogue aussi large qu'un tout : le jazz, le free, la musique contemporaine, Tex Avery, les rues et l'Amérique de Cassavetes s'y côtoient. Ajoutez-y donc la lutte, la colère, l'espoir et la joie, et vous saurez à quoi vous en tenir. Un des grands disques de l'année, assurément.

EN ECOUTE >>> Siege >>> Incident

Eric Zinman, Laurence Cook : Double Action (Ayler / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2009. Edition : 2011.
CD : 01/ Threat One 02/ Threat Two 03/ Siege 04/ Dogs 05/ The Greater the Green, the Greater the Ceremony 06/ Limited Highway Access 07/ Incident
Didier Lasserre © Le son du grisli

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Free Jazz Expéditives : Joe McPhee, Mikołaj Trzaska, Peter Brötzmann, William Parker, Gunter Hampel, Frank Wright, Louis Moholo

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gunter_hampel_nownessGunter HampelThe Essence in the Nowness of Reality (Birth, 2010)
Après avoir invité Daniel Carter, Sabir Mateen et Steve Swell, à augmenter le quartette qu’il forme avec Johannes Schleiermacher, Andreas Lang et Bernd Oezsevim, Gunter Hampel enregistrait en studio le 30 septembre 2009 cet Essence in the Nowness of Reality. S’il concède plusieurs fois et même allègrement la direction à l’un ou l’autre de ses partenaires, Hampel démontre d’une écriture assurée qui ne s’interdit pas de donner souvent dans un free collégial. Et puis, toujours, cette évocation de figures musicales qui, même si d’avant-garde, ne renièrent pas la tradition : Eric Dolphy, Steve Lacy

moholo_spiritual_knowledgeLouis Moholo : Spiritual Knowledge and Grace (Ogun, 2011)
Un concert empêché des Blues Notes à Eindhoven et Frank Wright qui traînait par là : la rencontre du ténor et de Louis Moholo (batterie), Dudu Pukwana (saxophone alto, piano, voix) et Johnny Dyani (contrebasse) date de 1979. Le temps de prouver que deux saxophones virulents peuvent s’entendre sur une valse avant d’emprunter un motif aux allures de folklore (Ancient Spirit). Et puis d’élever, après échange d’instruments, une pièce de musique intensive dont le nom révèle la nature de ce qui l’anime : Contemporary Fire.

kali_fasteau_alternate_universeKali Z. Fasteau, William Parker, Cindy Blackman : An Alternate Universe (Flying Note, 2011)
Certes, la prise de son de cet Alternate Universe enregistré en 1992 par Kali Fasteau (piano, violoncelle, saxophone soprano…), William Parker (contrebasse) et Cindy Blackman (percussions), est assez médiocre. Pourtant, on y entend quand même deux archets qui en imposent au point de faire oublier toutes longueurs (divagations au clavier électrique) et frappes frustes. Un soprano, enfin, qui peine à innover sous l’influence de Coltrane.

mcphee_synchronicityJoe McPhee Survival Unit III : Synchronicity (Harmonic Convergence, 2011)
Dans le Survival Unit III on trouve Joe McPhee à la clarinette et au saxophone alto, Fred Lonberg-Holm au violoncelle amplifié et Michael Zerang à la batterie. Sur Synchronicity – 33 tours qu’accompagne un CD du même enregistrement augmenté d’un titre –, McPhee divague en écorché sur les reliefs subtils que dessine Zerang et fait front aux assauts de l’archet crachant de Lonberg-Holm. Ici un hommage à Maryanne Amacher, là un clin d’œil à Hendrix : plus que libre, le trio attache des noms à son condensé de musiques inspirées.

trzaska_clarinet_quintetIrcha, Joe McPhee  : Lark Uprising (Multikulti, 2010)
Pour transformer l’Ircha de Mikołaj Trzaska en Clarinet Quintet, McPhee retrouvait l’instrument à Poznan en 2009 – les trois autres clarinettistes : Waclaw Zimpel, Pawel Szambuski et Michal Gorczyski. La marche lente d’une coalition promettant le soulèvement prochain, la peine à suivre changée en mélodie, les revirements et les sursauts, forment un hymne de clameurs et de répétitions hors norme. Après le Clarinet Summit de John Carter ou la Clarinet Family d’Hamiet Bluiett, une réunion de clarinettistes trouve donc encore à dire sous la conduite de Trzaska.

peter_brotzmann_goosetalksPeter Brötzmann, Johannes Bauer, Mikołaj Trzaska : Goosetalks (Kilogram, 2010)
Sur ce Goosetalks enregistré au Dragon Club de Poznan en février 2008, Mikołaj Trzaska encore, aux côtés de Peter Brötzmann et Johannes Bauer. Saxophones alto et ténor, clarinettes et trombone, donc, servent un art de la mesure qui a fait fi du temps puis des pièces d’insistance volontaire. A mi-parcours, un chahut de basse-cour amusée ; en conclusion, un air d’Albert Ayler : l’altercation tranquille. 

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Michel Guillet : Behind Nothing (Ing-On, 2011)

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L’électroacoustique de Michel Guillet n’a pas peur du bruit. Ni d’en faire d’ailleurs. Même trop. Qu’importe… Car plus on écoute son troisième disque, Behind Nothing, et plus Michel Guillet vous retourne l’oreille et l’imagination. Ici, emboîtant le pas d’une électro volontaire, on s’est dirigé vers un écran de télévision. On y a collé notre front contre la neige blanche et noire en espérant qu’en sortent les monstres que l'homme a enfermés dans cette boîte. Mais ces monstres que Guillet a domptés restent à la place qu’il leur a assignée. Donc on va voir ailleurs.

Et ailleurs une poésie sonore et surréaliste nous ballade longtemps d’une enceinte à l’autre avant que nous ne décidions de nous asseoir à mi-chemin ou presque. Devant nous : un casse-tête de sons, entre le jeu de miroir dans lequel on perd ses repères et le jeu de construction dont les éléments sont des morceaux de vaisselle cassée, des micros qui flambent, des micro machines enrayées… Surréaliste, vous disais-je… Et drôlement surprenant.

Michel Guillet : Behind Nothing (Ing-On / Souffle Continu)
Edition : 2011.
CD : Behind Nothing
Pierre Cécile © Le son du grisli

scCe vendredi 14 octobre, à 18H30, Michel Guillet donnera une version live de ce Behind Nothing au Souffle Continu à Paris.

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Philipp Quehenberger : Uffuff (Editions Mego, 2011)

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Un flashback en 2007 dont les échos n’ont guère perduré (l’album Phantom In Paradise) nous avait laissé un souvenir mitigé de Philipp Quehenberger. Quatre années plus tard, un étonnant – et inquiétant, ça rime – quatre-titres vient heureusement corriger la donne.

Entamé sur un tempo martial profondément imprégné d’EBM (Front 242 & co, sortez du corps Uffuff), l’EP du producteur autrichien secoue les écoutilles – et pas qu’un peu, ma chère. Variations early nineties au taux de BPM rapidos (le très bien nommé New Beat sous le remix de Patrick Pulsinger), déclinaisons électroniques où l’IDM de Plaid s’invite à la table (Hey Gert remixé par Elin) ou visions dancefloor d’un 4/4 acoquiné dans une backroom SM (Keep Talking sous les doigts d’Altroy), l’artiste viennois nous en fait voir un monde en black & grey qui coupe, percute et dépote à tout va. Chouette alors !

EN ECOUTE >>> Hey Gert (Elin Remix)

Philipp Quehenberger : Uffuff (Editions Mego / Metamkine)
Edition : 2011
EP : A1/ Uffuff A2/ New Beat (Patrick Pulsinger "Out Of The Box" Remix) B1/ Hey Gert (Elin Remix) B2/ Keep Talking (Altroy Remix)
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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