Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Zeena Parkins : Double Dupe Down (Tzadik, 2012)

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Réunissant cinq musiques de films composées entre 2004 et 2011 par Zeena Parkins, Double Dupe Down joue la carte d’une étrange diversité. Mais de ce choix de transposer les sources et de bouleverser chronologie et orchestration émerge une œuvre-suite évitant, de belle manière, l’effet zapping.

Ici, même si imbriqués ou juxtaposés, ce sont les passages solos (PSA N° 2 + 7), les arrangements de cordes (The Shape of Error avec Sara Parkins, Maggie Parkins et Okkyung Lee) ou les parties à deux cornemuses (Oompie Ka Doompie avec David Watson et Matthew Welch) plutôt que les electronics inhabités d’Ikue Mori (Harpstring and Lava) que l’on a envie de défendre. Une suite attachante. Sans images certes…

Zeena Parkins : Double Dupe Down (Tzadik / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2004-2011. Edition : 2012.
CD: 01/ Harpstring and Lava 02/ Selina 03/ Opening Credits 04/ Chorale 05/ I Hardly Care 06/ Pipes Oompie 07/ No Sweet Love 08/ Phantasmagoria 09/ Zoo 10/ Skin 11/ Fireworks 12/ At Sea 13/ Duo 14/ Allegra 15/ Picnic Too 16/ The Air Is Perfectly Clear 17/ Squiggle 18/ Carousel 19/ Anthem
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Thorsten Soltau / Preslav Literary School : Grün wie Milch / Alamut (Corvo, 2011)

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Pour qu’il n’y ait pas de jaloux, les deux faces de ce vinyle que se partagent Thorsten Soltau (turntables) et le groupe Preslav Literary School sont aussi belles l’une que l’autre. A tel point qu’il ne faut pas craindre de les abîmer pour entendre ce qu’elles contiennent.

En A, nous avons donc Soltau qui fait un collage de sons brefs, sautants ou tournants, d’une voix au ralenti et d’inserts expérimento-décoratifs. Ce n’est pas l’originalité que l’on retient de Grün wie Milch, mais une ardeur au jeu qui bouscule tous les principes mélodistes. En B, c’est la Preslav Literary School qui compose à partir d’enregistrements sur bandes et d’electronics. Pendant qu’un drone d’orgue monte, des voix et des boucles se succèdent. Alamut, c’est un peu la rencontre de Neu! et d’Eliane Radigue qui donne envie d’aller écouter les autres sorties du groupe anglais. N’est-ce pas à ce genre de réaction qu’on reconnaît qu’un split est réussi ?

Thorsten Soltau / Preslav Literary School : Grün wie Milch / Alamut (Corvo Records)
Enregistrement : 2010 & 2011. Edition : 2011.
LP: A/ Thorsten Soltau : Grün wie Milch B/ Preslav Literry School : Alamut
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Vladislav Delay : Vantaa (Raster Noton, 2011)

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Habitué de la corde raide qui sépare l’indispensable (notamment sous son pseudonyme de Luomo) du secondaire, Vladislav Delay inaugure en ces premiers frimas une collaboration avec la maison Raster-Noton – souhaitons qu’elle soit aussi fructueuse que ses échappées aux côtés d’AGF et du Moritz Von Oswald Trio et, surtout, qu’elle laisse de côté les expérimentations foireuses genre Tummaa.

A vrai dire, et c’est devenu une habitude féroce chez Sasu Ripatti, on ne sait trop sur quelle jambe fricoter à l’approche d’une nouvelle étape de sa discographie, la dixième en l’occurrence. Variation dub techno épousant les contours élégants d’une minimale épurée, Luotasi imprime dès le départ un rythme faussement alangui – il éloigne sans doute définitivement le producteur finlandais des dancefloors en échange d’une galerie d’art contemporain où l’on guette le moindre pas transversal. Saccade ambient techno (en sourdine) d’une splendide beauté sonore, Henki est un temps fort de l’album, sorte de confrontation magnifiée entre Lawrence English et GAS dont on ressort grandi. Le troisième track, Lipite, s’inscrit en vrai marqueur de la plaque, qui résiste d’autant mieux aux écoutes prolongées que l’on met un frein à nos vies sans doute trop fébriles. Autre moment (presque) de grâce, Narri évoque, ô bonheur, un transfert espace-temps de la mythique série Made To Measure en notre décennie, version R-N indeed, alors que le morceau-titre renvoie à M. Wolfgang Voigt en mode dubstep pour élégants distingués. On aime.

Vladislav Delay : Vantaa (Raster-Noton)
Edition : 2011.
CD : 01/ Luotasi 02/ Henki 03/ Lipite 04/ Narri 05/ Vantaa 06/ Lauma 07/ Levite
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Wayne Horvitz : Some Order, Long Understood (Black Saint, 1982)

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Ce texte est extrait du deuxième volume de Free Fight, This Is Our (New) Thing. Retrouvez les quatre premiers tomes de Free Fight dans le livre Free Fight. This Is Our (New) Thing publié par Camion Blanc.

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A l’époque de l’enregistrement de Some Order, Long Understood, le pianiste Wayne Horvitz se cherche encore avant d’embrasser la cause Naked City sous l’influence de John Zorn puis de se perdre tout à fait – il faut avoir entendu le groupe Zony Mash pour le déplorer définitivement.

A New York où il ancrera sa réputation de claviériste éclectique, Horvitz entre donc en studio pour enregistrer d’une traite deux de ses compositions (« Psalm » et le morceau-titre) en compagnie de Lawrence ‘’Butch’’ Morris – cornettiste avec qui il réenregistrera (Nine Below Zero et Todos Santos) – et William Parker – contrebassiste qu’il connaît bien et qui fut déjà de l’enregistrement de Simple Facts, sur lequel on trouve aussi Roy Campbell et John Zorn.

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Pas de répétition, et l’improvisation qui s’en mêle : Some Order, Long Understood. C’est du ventre du piano qu’Horvitz tire ici son chant – dans les notes de pochette, il avoue que sa préférence va à la musique vocale (celle de Billie Holiday en tête, cités ensuite Janis Joplin, Otis Redding, Magic Sam, Jimi Hendrix et Captain Beefheart) ; du ventre du piano, qu’il extirpe des morceaux d’atmosphères – dans le même texte, il invoque Charles Ives et Olivier Messiaen et fait savoir que la musique javanaise servie par le kacapi et la suling le ravit littéralement.

Sous influence, Horvitz emmène ici son trio avec nonchalance ; le traîne, voire. Il n’attend rien du swing pas plus qu’il ne demande à ses partenaires de « jouer free » : son intention est de jouer « vraiment librement », sans autre idée en tête que de laisser les choses se faire. Ainsi le lent désœuvrement de « Psalm » longtemps conduit par le cornet pourra provoquer un soulèvement acoustique qui le mettra à mal : un peu d’électricité aidant, Horvitz conclut l’épreuve en dompteur de grave feedback sur un son fabuleux et en conséquence répété. Ainsi « Some Order, Long Understood » alternera moments de recherches sonores et minimalisme libéré de toutes contraintes rythmiques. Pour ne pas être cantonné à une manière de faire (stricte lecture de la partition, improvisation libre, interactions forcées…) et avoir réclamé « some order », l’éclectisme de Wayne Horvitz aura profité à sa discographie. Pour la dernière fois ?

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BassX3 : Transatlantic (Leo, 2012)

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Cette basse multipliée n’est autre qu'une addition : celle des instruments graves de Gebhard Ullman (clarinette et flute), Chris Dahlgren et Clayton Thomas (contrebasses), enregistrés à l’été 2009 en studio berlinois.

En Transatlantic, ces trois basses promises improvisent en roue libre une musique d’atmosphère qui doit autant à un folk ombreux qu’à un réductionnisme en négatif. Les objets qui interrogent les contrebasses les font trembler : les cordes, malléables, chantent alors des nappes épaisses qui iront, dans les meilleurs moments, avaler les aigus d’un Ullman querelleur.

Quand elle n’est pas d’atmosphère, que les contrebasses préparées se refusent au mouvement de balancier, l’affrontement est inévitable : c’est qu’il s’agit pour elles d’anéantir la naïveté pseudo-andine d’Ullman passé à la flûte (The No Piece) ou d’encaisser quelques claques qui contraindront la clarinette à abandonner les phrases qu’elle répète avec vigueur (Transatlantic Part Two). En conclusion, la troisième et dernière partie du morceau-titre retourne en marécages : les drones y sont plus compacts encore, qu’Ullman parvient à percer de temps à autre et enfin à changer en mer d’huile. Une bouteille de graves et de plaintes y flotte encore.

BassX3 : Transatlantic (Leo / Orkhêstra International)
Enregistrement : 14 août 2009. Edition : 2012.
CD : 01/ Transatlantic 02/ The Thing 03/ The No Piece 03/ The Epic 04/ Transatlantic (Part Two) 05/ Ornette’s Closet 07-08/ Berlin Is Full Of Lonely People 09/ Transatlantic (Part Three)
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Danielle Palardy Roger : Pinta, Niña & Maria (Ambiances Magnétiques, 2011)

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Trois formations pour trois navires en partance vers l’Amérique. C’était en 1492 et un certain Christophe Colomb n’y était pas pour rien. La Pinta est représentée par le GGRIL (Grand Groupe Régional d’Improvisation Libérée). La navigation est lente. Les riffs de cordes sont saillants. On transpire dans l’entrepont.  Les bois crissent. La tension est constante. La Niña bénéficie des brouillages de l’Ensemble SuperMusique. Appeaux et bruissements électroniques ouvrent le bal. Puis, entre craquements et bruitisme, s’immiscent un zeste de rock, de jazz  (Take Five cité) ou de musique ancienne. La Santa Maria sombra le 25 décembre 1492. Pour l’heure c’est l’ECM+ (Ensemble Contemporain de Montréal+) qui guide la galère. Les mélodies sont au centre du voyage : mélodies suaves et sans brûlure ni brutalité ; mélodies douces et rassurantes, n’annonçant en rien le naufrage à venir.

Liant les trois parties, deux musiciens. Le premier se nomme Juan del Encina (1468-1529). Il est le compositeur de Todos los bienes del mundo et guide de sa musique profane ce long voyage. La seconde n’est autre que Danielle Palardy Roger, compositrice, percussionniste, fondatrice et directrice musicale de l’Ensemble SuperMusique. Son désir d’explorer musique ancienne et actuelle, musique écrite et musique improvisée, consonance et dissonance ne manque ni de charme ni d’atouts ici. On vous souhaite une bonne traversée.

Danielle Palardy Roger : Pinta, Niña & Maria (Ambiances Magnétiques / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2007-2008. Edition : 2010.
CD : 01/ Tout le monde en place 02/ Nuit sombre 03/ Réveil brutal 04/ Ah l’aventure 05/ Gloire, fortune, renommée et chance 06/ Tous les biens de ce monde 07/ Prologuo 08/ Todos los bienes del mundo 09/ El mar es bello 10/ Pero agitato 11/ Coraje 12/ Los recifes 13/ El paso 14/ Hacia l’America 15/ Prologue « The Unanswered Question » 16/ The Real Departure 17/ Gale & Crash 1 18/ The Road of Stars 19/ Gale & Crash 2 20/ The Sea Calmed Down 21/ Land Ho 22/ Indian Which Is Not India 23/ Deception…and Melancholy
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Lawrence English : The Peregrine (Experimedia, 2011)

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Pilote du passionnant label Room40 ou bourlingueur invétéré des musiques ambient de notre temps (quelques disques remarquables dont Autumn sur 12K), Lawrence English maintient le cap de haute volée en 2011 comme en d’autres temps. Aujourd’hui réfugié sur la très belle structure Experimedia, qui nous a déjà les grandes réussites Piiptsjilling, Lüüp ou Charles-Eric Charrier, l’homme de Down Under demeure fidèle à ses aspirations, bien qu’en dehors de son home sweet home habituel.

Basées, en théorie du moins, sur le roman The Peregrine de J.A. Baker qui évoque l’environnement naturel de la vie d’un faucon pèlerin, les sept plages du disque du même nom demeurent toutefois reconnaissables dans leur Englishitude racée. Approfondissant, album après album, ses expérimentations en matière de distorsion et de saturation, on songe ici particulièrement à Jefre Cantu-Ledesma ou Wzt Hearts, voire à l’incontournable collaboration Aidan Baker / Tim Hecker, le producteur australien dessine des contours d’autant plus fascinants qu’ils sont voilés d’une brume mystérieuse.

Certes, on a déjà pas mal entendu cela, mais souvent en beaucoup moins abouti – notamment du côté de Stephen Vitiello ou Seaworthy. Mais ici, et c’est là toute la part de magie de Lawrence English, on glisse subrepticement vers un nirvana sonique d’une superbe pertinence.

Lawrence English : The Peregrine (Experimedia)
Edition : 2011.
LP : A1/ October 1 – The Hunting Life A2/ November 16 – Dead Oak A3/ December 24 – Frost's Bitter Grip B1/ January 30 –Grey Lunar Sea B2/ February 10 – The Roar Ceasing B3/ March 16 – Heavy Breath Of Silence B4/ April 4 – And He Sleeps
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Michel Redolfi : Sons-Frissons (INA, 2012)

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On « connaît » Michel Redolfi pour la musique qu’il diffuse dans l’eau. Sons-Frissons nous fait sortir la tête de l’eau et teste sa musique au contact de l’air…avant de nous remettre la tête sous l’eau.

Et il faut bien avouer que c’est une excellente façon de faire connaissance. Pas avec la musique subaquatique de Redolfi (puisqu’il faudrait que l’on s’immerge en piscine) mais avec ses expérimentations, hors des sentiers battus. Cette compilation de morceaux datés de 1990 à 2001 offre mille-facettes : visionnaire, science-fictionnelle, brute, synthétique, mécanique, métallique…

Les sons-frissons de Redolfi sortent des boîtes à musique que lui ou ses partenaires (Christoph Harbonnier, Thomas Bloch, Fabrice Di Falco, Ciro Carcatella, Martine Iti, Nathalie Larquet, Lanie Goodman et Melissa Morgan) tripatouille(nt) : synthétiseurs, ondes Martenot, harpes, flûtes et gorges chaudes ! Le tout créé une galaxie-énergumène où le beau côtoie le rare et le drôle tutoie le sérieux.

Michel Redolfi : Sons-Frissons (INA)
Enregistrment : 1990-2011. Edition : 2012.
CD : 01/ History of Sound 02-05/ L'ombre de la méduse 06/ Son frisson : deep EEG 07-10/ Songes drôlatiques 11/ Son frisson : light EEG 12/ Sonic immersion 13/ La galaxie du caïman
Pierre Cécile © le son du grisli

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Zeitkratzer : Karlheinz Stockhausen (Zeitkratzer, 2011)

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Ce sont d’abord des cordes saisissantes : un effet de masse naît des mouvements d’une lourde plaque de sons. Ensuite, l’insistance des instruments à vent. Diffuse, l’inquiétude est celle d’une partition de Karlheinz Stockhausen, Aus Den Sieben Tagen, interprétée sur scène par Zeitkratzer.

Après avoir servi John Cage, Jammes Tenney et Alvin Lucier, Reinhold Friedl augmente la série Old School de cet hommage au compositeur allemand. Ses arrangements, comme ses partenaires, changent le ton de la partition : cette Nachtmusik aux souffles perdus est la bande-son que respecte l’allure d’un sombre vaisseau dont les moteurs, dissimulés, sont le trombone d’Hilary Jeffery et l’achet de contrebasse d’Uli Philipp. Une fois le navire passé, la rumeur qu’il laisse dans son sillage cristallise l’œuvre de Stochkausen en réarrangeant les combinaisons de clarinette (Frank Gratkowski), violoncelle (Anton Lukoszevieze), guitare (Marc Weiser) et piano (Friedl, donc). Zeitkratzer a encore (bel et bien) frappé.

Zeitkratzer : Karlheinz Stockhausen (Zeitkratzer / Souffle continu)
Enregistrement : 12 avril 2011. Edition : 2011.
CD : 01-05/ Aus Den Sieben Tagen : 01/ Unbegrenzt 02/ Verbindung 03/ Nachtmusik 04/ Intensität 05/ Setz Die Segel Zur Sonne
Guillaume Belhomme © le son du grisli

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Taylor Ho Bynum : Apparent Distance (Firehouse 12, 2011) / Bill Dixon : Envoi (Victo, 2011)

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Entendues ici et ailleurs, ces suites constituées de thèmes, d’enchevêtrements et de déstructuration free attirent presque toujours les impasses. Et ici, il n’y a aucun génie à déclarer, aucune imposture à épingler. Juste la précautionneuse mise en place d’une musique qui ne dit rien du brûlant, parfois repéré chez Taylor Ho Bynum, Bill Lowe, Jim Hobbs, Mary Halvorson, Ken Filiano et Tomas Fujiwara en d’autres occasions.

L’aventure tourne court faute de spontanéité et d’intensité rarement dévoilée. On se raccroche donc aux détails surgissant ça et là et  que l’on imagine et espère plus longuement explorés / exploités en concert : l’alto vrillant de Jim Hobbs, la guitare canaille de Mary Halvorson, le solo introductif du leader sous forte influence Dixon, l’archet lacérant de Ken Filiano. Moments forts mais n’arrivant pas à dissiper une trop lourde impression de déjà-entendu.

Taylor Ho Bynum Sextet : Apparent Distance (Firehouse 12 / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2011. Edition : 2011.
CD : 01/ Part I : Shift 02/ Part II : Strike 03/ Part III : Source 04/ Part IV : Layer
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Un mois avant de disparaître, Bill Dixon emmenait un nonette à Victoriaville, et donnait son dernier concert. A ses côtés, les musiciens déjà présents sur Tapestries for Small Orchestra : Taylor Ho Bynum, Stephan Haynes, Rob Mazurek, Graham Haynes et Michel Côté, Glynis Loman, Ken Filiano et Warren Smith. En deux temps, Envoi arrange des parallèles et provoque quelques perturbations qui interrogent leur résistance : l’ouvrage de traîne est captivant, que rehausse en plus les incursions qu’y taille la clarinette contrebasse de Côté.

Bill Dixon : Envoi (Victo / Orkhêstra International)
Enregistrement : 22 mai 2010. Edition : 2011.
CD : 01/ Envoi, Section I 02/ Envoi, Section II 03/ Epilogue
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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