Le son du grisli

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Lotus Eaters : Wurmwulv (Taiga, 2011)

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Alors que Taiga sort sur vinyle et Sub Rosa sur CD le nouvel album d’House of Low Culture, projet solo d’Aaron Turner, on peut retrouve le monsieur dans Lotus Eaters (c'est-à-dire en trio avec Stephen O’Malley et James Plotkin) avec la réédition de Wurmwulv, produit à l’origine par Troubleman Unlimited en 2007, accompagnée de celle de Lotus Eaters (le EP), sorti par Drone Records en 2002.  

Enregistré au début des années 2000, ce qui n’a l’air d’être, au tout début, qu’un disque d’abstract dark drone metal ambient etc. de plus renverse rapidement toutes nos échelles de valeurs (pour peu qu’on en ait). Car le trio nous abreuve de sons divers et variés, de guitares sibyllines et de freinages « expressionnants », en ménageant les surprises. Bien obligé de suivre quand même ces montagnes russes aux boucles torturées, ces couloirs de labyrinthes mouvants et ces autoroutes où freiner pour le seul plaisir de faire du bruit.

Un fois sorti de tout ça, on réalise que le moindre événement de notre voyage sonore était planifié. Oui, planifié. Car cette réédition n’est pas une réédition comme les autres : elle a été réarrangée par Plotkin, qui s’est servi pour ce-faire des chutes de l’enregistrement. On ne peut que saluer l’actualisation de Wurmwulv selon de magnifiques plans-séquences.

Lotus Eaters : Wurmwulv (Taiga Records)
Enregistrement : 2000-2003. Edition : 2011.
2 LP : A/B/C Wurmwulv D/ Silence (et un dessin d’Aaron Turner)
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Kay Grant, Alex Ward : Fast Talk (Emanem, 2012)

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Jamais très éloignées l’une de l’autre, une voix (Kay Grant) et une clarinette (Alex Ward) se trouvent. Une fois émis le regret de n’écouter, ici, que des extraits-fragments de quatre concerts londoniens et d’une séance studio, toute aussi londonienne, on insistera sur l’évidence de ces rencontres.

Ici, la mélodie n’est jamais mise en sommeil ; qu’elle se dispute – ou se réconcilie – en contrechant – ou en contrepoint –, la mélopée, toujours, se fait large, ludique parfois, anecdotique jamais. Et si roucoulade il y a, elle sera acide, tentaculaire, désagrégée. Entre humeur et humour, les souffles se grillent. Lancés en poursuite ou en suraigus, ils ne s’opposent jamais. Doit-on le regretter ?

Kay Grant, Alex Ward : Fast Talk (Emanem / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2008-2011. Edition : 2012.
CD : 01/ May I Have This Dance 02/ And Another Thing 03/ Considerer the Alternative 04/ Wood for the Trees 05/ Salisbury Blues 06/ You Don’t Say 07/ Thin Ice 08/ Tale of Two Heads 09/ Absolutely (Not) 10/ Take the Scenic Route
Luc Bouquet © Le son du grisli

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James Rushford, Joe Talia : Paper Fault Line (Bocian, 2011)

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Sur Paper Fault Line, un duo d'Australiens – James Rushford (violon, piano, synthétiseur, orgue…) et Joe Talia (batterie, percussions, synthétiseur…) –, un moment augmenté par la présence d’Anthony Pateras, amalgament des improvisations enregistrées entre Melbourne et Rotterdam.

L’amalgame tient de la fusion : d’un archet vif et de bruissements d’ailes, d’innombrables instruments mis au service d’un projet sombre et de corps chantant qui se laissent endormir par un horizon qui bientôt se referment sur eux. Approche alors une machinerie gigantesque aux bruits qui en disent long : la seconde face sera leur aire de jeux.

Au son de graves hybrides, Rushford et Talia concassent là tout ce qu’on trouvait en A. La musique est nourrie de souvenirs transformés par l’inspiration du moment : terrible, celle-ci, jusqu’à ce qu’elle sacrifie sa virulence aux promesses de repos d’une électroacoustique atmosphérique calquant son allure sur celle de cordes délicatement pincées. Comme beaucoup, Rushford et Talia aiment contrarier leurs pratiques bruitistes au gré de retours au calme, voire de berceuses. Le duo ayant ceci de peu commun qu’il agit avec un passionnant sens de l’intrigue.

James Rushford, Joe Talia : Paper Fault Line (Bocian / Metamkine)
LP : Paper Fault Line
Edition : 2011.
Guillaume Belhomme © le son du grisli

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Greie Gut Fraktion : reKonstruKtion (Monika Enterprise, 2011)

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Rapprochement à demi-réussi (seulement) entre la jeune Finlandaise de Berlin AGF (aka Antye Greie) et  la légendaire Gudrun Gut, figure du Kreuzberg underground eighties avec son punk band Malaria et patronne de longue date du label Monika, Baustelle déclinait voici deux ans les bruits de chantier (d’où son titre) au son d’un electro-pop minimaliste et sombre. Réussi par instants, dont l’obsédant Drilling An Ocean et la relecture spoken word du hit de Palais Schaumburg Wir Bauen Eine Neue Stadt, inconsistant en d’autres, l’exercice n’appelait à priori pas à la tentation facile du remix – qui est pourtant réussi avec acuité, sinon brio.

Parmi les titres retenus (les moins ont été laissés de côté, et c’est tant mieux), certains bénéficient d’un regard extérieur leur donnant une réelle plus-value sonore, voire totalement inédit à tel point qu’on n’identifie plus grand-chose de l’objet initial (notamment le Drilling An Ocean sous les doigts menaçants de Mika Vainio). Toujours formidablement en phase, Wolfgang Voigt confronte Wir Bauen Eine Neue Stadt au son martial de son génial piano sous beats techno – à la manière de son terrifiant Freiland Klaviermusik sorti l’an dernier.

Egalement identifiable au bout de quelques secondes, le son de Natalie Beridze insuffle à We Matter une touche poétique sous calmants électroniques, là où le traitement motorique de Jennifer Cardini sur Make It Work accapare sans réellement captiver. Autrement plus étonnant est le regard de Barbara Morgenstern sur Cutting Trees (mais il me laisse de marbre) tandis qu’Alva Noto est en pilotage automatique sur, lui aussi, Wir Bauen Eine Neue Stadt.

EN ECOUTE >>> Wir Bauen Eine Neue Stadt (Alva Noto)

Greie Gut Fraktion : reKonstruKtion (Baustelle Remixe) (Monika Enterprise)
Edition : 2011.
CD : 01/ Drilling An Ocean (AGF) 02/ Wir Bauen Eine Neue Stadt  03/ Wir Bauen Eine Neue Stadt (Wolfgang Voigt) 04/ Drilling An Ocean 05/ Ready Ready 06/ Black Betwixt Darkness 07/ The Far Field (WNYC Remix) 08/ The Serpentine Way 09/ Compounding Daydream 10/ Fabian Fox 11/ The Waves And The Beat 12/ Wir Bauen Eine Neue Stadt (Alva Noto)
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Earth : Angels of Darkness, Demons of Light II (Southern Lord, 2012)

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Avant tout, je dois avouer que je n’ai jamais vraiment réussi à suivre Earth au-delà de Special Low Frequency Version – au-delà de leurs origines et de leur classique, quoi… Un détour par Thrones and Dominion ou une oreille jetée sur leur collaboration avec Sun O))) n’y ont rien fait : c’est Special low Frequency Version qui retourne le plus souvent au lecteur.

Après un Angels of Darkness, Demons of Light I sorti l’année dernière (que je n’ai pas entendu, mais ce sera réparé bientôt), le groupe publie Angels of Darkness, Demons of Light II. Sur la pochette, un cavalier de l’Apocalypse d’allure sino-mongole m’interpelle. Le CD tourne : les trois premières minutes sont une simple introduction de Dylan Carlson à la guitare électrique claire (des arpèges) et le violoncelle de Lori Goldston. Bon.

A l’écoute du reste, je note que si Earth ne s’est pas départi d’une lenteur qui a fait son charme, il semble l’avoir débarrassé de toute épaisseur (& en conséquence, de ses drones). Ses refrains qui interdisent tout couplet possible tournent trop souvent en rond et le groupe compte surtout sur les nœuds de cordes électriques (solos en droite ligne de CAN et consorts) pour s’extirper un peu de la mollesse ambiante. Pire encore, il se permet sur A Multiplicity of Doors des descentes d’accords très attendus. Voilà qui n’est pas fait pour me faire oublier Special Low Frequency Version.

Earth : Angels of Darkness, Demons of Light II (Southern Lord)
Edition : 2012.
CD : 01/ Sigil Of Brass 02/ His Teeth Did Brightly Shine 03/ A Multiplicity Of Doors 04/ The Corascene Dog 05/ The Rakehell
Pierre Cécile © Le son du grisli

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S/S Motsol : Parallel Pleasures (Creative Sources, 2011)

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Une quarantaine de minutes ; dix moments brefs enchaînés que leur instrumentation distingue ; une entrée en matière intéressante, sur duo de batterie sèche (Ståle Liavik Solberg) et voix (Stine Janvin Motland) sans théâtre – soit S. MOTland + S. SOLberg = S/S Motsol ?

Tout semble disposé au mieux et l'inclusion progressive du cor (Hild Sofie Tafjord), du tuba (Børre Mølstad), de la trompette (Eivind Lønning), du piano même (Nils Henrik Asheim), confère à l'orchestre norvégien, dans les meilleurs instants, une dimension chambriste qui évoque presque Chris Burn, tout en restant bien « ancré ». Mais, au fil de l'écoute et dès le milieu du disque, les choses se gâtent tandis que l'agitation gagne, par bouffées qu'attisent saxophone alto (Klaus Ellerhusen Holm) et contrebasse (Per Zanussi) : le travail des timbres pâtit de ces mêlées et l'orchestre y perd de l'originalité qui se révélait au mieux dans les pièces les plus posées. Pourquoi ne pas se cantonner à ces tutti plus réfléchis que dispersés ?

S/S Motsol : Parallel Pleasures (Creative Sources / Metamkine)
Enregistrement : 11 juin 2010. Edition : 2011.
CD : 01-10/ S/S1 – S/S10
Guillaume Tarche © le son du grisli

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Co Streiff : In Circles (Intakt, 2011)

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Presque toujours impulsées à l’unisson, les mélodies de Co Streiff s’entrouvrent parfois au contrepoint. Aucune sorcellerie, aucune magie ici mais un cadre strict ouvrant la porte à d’inspirés solos.

Chez la saxophoniste : d’abord, une timidité de souffle – elle s’excuserait presque d’être là – ; ensuite, torsadant des phrasés aux traits (presque) colemanien, la voici emportée et décisive. Chez le trompettiste Russ Johnson : une solide présence. Parfois l’appel des grands larges, parfois l’insistance compulsive d’un motif. Chez le contrebassiste Christian Weber : une assise parfaite laissant entrouvrir, au détour d’un archet provocateur, des possibilités étendues. Chez le batteur Julian Sartorius : un art du rebond et de la répartie qui font mouche. Un disque à l’image de ses deux co-leaders : sobre et délicat.

Co Streiff, Russ Johnson Quartet : In Circles (Intakt / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2011. Edition : 2012.  
CD : 01/ Short Outbreak 02/ In Circles 03/ Five Dark Days 04/ The Looper 05/ Tomorrow Dance 06/ Farks Lark 07/ Confession
Luc Bouquet © le son du grisli

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Kris Wanders : Spontaneous Acts of Provocation (El Negocito, 2011)

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Fait de trois extraits de concerts donnés à Melbourne et Sydney en 2010, Spontaneous Acts of Provocation donne à entendre Kris Wanders improviser aux côtés du guitariste Yusuke Akai et du batteur Shoji Hano.

Les actes sont trois : 2e – celui du bouleversement inaugural et celui de duos savamment distribués : précipitation de la guitare électrique au médiator accrocheur, intensité du souffle farouche, fermeté de la batterie ; 6e – Wanders y crie autant qu’il expectore avant de semer un autre trouble au son d’une ballade à piquants, confirmer : le guitariste tient plus que la route, convainc de son talent, le batteur n’attend pas qu’on le juge mais frappe ; 9e – passage en recherches sonores, Wanders commande de la voix un solo au batteur, qui s’exécute : le ténor le bouscule ensuite, tire l’ensemble vers des plages graves que se disputent incartades et respirations, avant d’invectiver encore. Spontaneous Acts of Provocation, tel était le nom de la méthode.

Kris Wanders : Spontaneous Acts of Provocation (El Negocito)
Edition : 2011.
CD : 01/ Act 2 02/ Act 6 03/ Act 9
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Marc Levin : The Dragon Suite (BYG, 1967)

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Ce texte est extrait du deuxième volume de Free Fight, This Is Our (New) Thing. Retrouvez les quatre premiers tomes de Free Fight dans le livre Free Fight. This Is Our (New) Thing publié par Camion Blanc.

Parce que Bill Dixon fut l’un des principaux théoriciens du free jazz, sa carrière musicale d’instrumentiste en aura probablement pâti. A la trompette, d’autres ont été bien plus remarqués que lui dont le rôle de catalyseur, d’agitateur et de guide était pourtant essentiel. Entamées dès 1964 avec l’organisation de la Jazz Composers’ Guild destinée à promouvoir la Nouvelle Musique et ceux qui la faisaient alors, les aspirations de Bill Dixon trouvèrent un premier exutoire dans la Révolution dite d’octobre (une série de concerts d’avant-garde donnés au Cellar Club à New York la même année), prolongée par la suite par la mise sur pied de l’United Nations Jazz Society, puis par la création d’un département d’études de la Musique Noire au Bennington College dans le Vermont. Tâche colossale qui amènera son instigateur à collaborer avec la danseuse Judith Dunn comme à figurer à l’affiche du Festival d’Automne à Paris. 

D’un côté il y eut donc chez Bill Dixon un trompettiste influencé par le légendaire Tony Fruscella ; et de l’autre un arrangeur-compositeur marqué par Gil Fuller, collaborateur régulier du célèbre grand orchestre de Dizzy Gillespie. Casquettes auxquelles s’ajoutèrent celle d’enseignant, et, on le sait moins, de producteur. Parmi ses poulains, des musiciens attirés comme lui par les cuivres : Jacques Coursil par exemple, qui joua son « Paper » en 1969 sur l’album Way Ahead ; ou Marc Levin, virtuose du cornet, du bugle et de la flûte, pour qui il produisit le présent The Dragon Suite ; sans oublier le saxophoniste Marzette Watts dont il lança l’ensemble via le label Savoy avec lequel il travaillait alors.

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Marc Levin a peu enregistré et The Dragon Suite constitue sa première apparition phonographique sous son nom. Comme chez son mentor l’esprit d’ouverture est le même, qui oscille constamment entre rigueur et liberté, composition et improvisation – des compositions dont les thèmes, quand ils sont simples, s’inspirent comme chez Ayler des fanfares, offrant de saisissants contrastes par rapport aux improvisations sans concession. Marc Levin, on l’a dit, aime les cuivres, et il en joue d’une manière que l’on rapprochera de celle de son professeur Bill Dixon, mais aussi d’un de ses autres disciples : Jacques Coursil. Levin s’exprime aussi à la flûte, avec force scories et effets de souffle, et, à l’instar d’un Don Cherry, il cultive le poly-instrumentisme : tout ce qui peut servir le développement d’une idée musicale est sollicité, sans complexe, comme sur son troisième opus, Social Sketches, où l’on peut entre autres l’entendre au mélodica ou au Mellotron.  

L’instrumentarium de The Dragon Suite, quant à lui, est relativement singulier en pareil contexte free : cuivres, flûte, trombone (Jonas Gwanga), violoncelle (Calo Scott), basse (Cecil McBee) et batterie (Frank Clayton). Des alliages offerts naissent des ambiances évoquant par endroits les audaces de la musique contemporaine de l’époque comme ces jeux avec la matière auxquels Marc Levin n’est pas étranger – il a déjà étudié avec Hall Overton et Carmine Caruso, joué avec Alan Silva, Narada Burton Greene et Perry Robinson.   

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Si l’on devait comparer l’ambiance globale de cette Dragon Suite, viendraient à l’esprit des tentatives antérieures de cross over initiées par Eric Dolphy autour de 1960-1962, tardivement réunies en 1987 sur le disque Other Aspects, où elles sont présentées par James Newton, musicien qu’évoque aussi Dragon SuitePaseo del Mar par exemple.  Avec ce premier disque, Marc Levin s’imposait comme un inclassable créateur de climats alors peu courants dans le free. Sa discographie, malheureusement, est presque aussi mince que celle d’un Giuseppi Logan. Chacun de ses opus s’avère toutefois indispensable, qu’il s’agisse de Songs Dances and Prayers (on y entend Billy Hart), publié par son label Sweet Dragon, ou Social Sketches (sur Enja), où Marc Levin est entouré par de remarquables musiciens finlandais, dont certains sont des fidèles du méconnu Eero Koivistoinen.

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Hervé Moire : Mirage de Loire (Aposiopèse, 2012)

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Je ne connais pas le pays qu’Hervé Moire a enregistré. La Loire Atlantique, près d’Oudon. A quelle distance de l’océan Oudon se trouve-t-il ? Je l'ignore et cela m’aide, je pense, à croire à ce mirage que Moire a imaginé et construit en retouchant des field recordings.

Mirage de Loire est donc un autre pays que celui que je ne connais pas. L’eau le traverse de part en part. Les oiseaux y ont établi leurs nids dans des bols chantants. L’hôtel de ville célèbre les noces de la nature et de l’électronique sur des tons pastels. Le mirage est celui d’un village paisible où rien de concret ne vous touche plus. Y séjourner, même une vingtaine de minutes seulement, est incantateur.  

EN ECOUTE >>> Mirage de Loire

Hervé Moire : Mirage de Loire (Aposiopèse)
Enregistrement : 2009-2010. Edition : 2012.
CD : 01/ Mirage de Loire.
Héctor Cabrero © Le son du grisli

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