Le son du grisli

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Interview de Quentin RolletAlan Silva à ParisA paraître : le son du grisli #5
Archives des interviews du son du grisli

Anthony Pateras : Errors of the Human Body OST (Editions Mego, 2012)

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Bande originale du film éponyme tourné par un certain Eron Sheean à l’Institut Max Planck – l’équivalent allemand de l’Institut Pasteur – de Dresde, Errors Of The Human Body se suffit TRES largement à lui-même pour ses propres qualités musicales. Jouée par sept instrumentistes, dont le compositeur australien Anthony Pateras au piano (éventuellement préparé), à l’orgue et à l’électronique, l’œuvre développe en vingt-et-une transitions une narration mélodique qui fait fi des seuls emplâtres ambient post-Tangerine Dream.

Atteignant parfois le sublime dans sa quête tonale (le saisissant Burton), Pateras et ses acolytes touchent également au but lorsqu’ils s’épreignent de Morton Feldman (Research From Unexpected Places) – tout en ne négligeant pas le Tuxedomoon lunaire de A Ghost Opera (qu’ils emmènent du côté de György Ligeti). Faut-il l’écrire, tant l’évidence est là, s’il ne faut guère s’attendre à de grandes envolées expressives, le sens überraffiné du détail impressionniste mis en place par l’homme de Down Under – dont c’est la première collaboration avec le réalisateur ???????? – vaut des louanges par cent et par mille. Mais oui, à ce point.

Anthony Panteras : Errors of the Human Body OST (Editions Mego / Souffle Continu)
Edition : 2012.
CD / 2 LP : Errors of the Human Body OST
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli



Gianni Lenoci : Bucket of Blood (Silta, 2011)

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Bucket of Blood, du trio Hocus Pocus 3 emmené par le pianiste Gianni Lenoci, invite le saxophoniste américain mais résidant en France depuis 40 ans Steve Potts à les rejoindre. L’invitation se présente en hommage. Le saxophoniste rare signe trois compositions, l’une des trois signées par Lenoci lui est dédiée et le septième titre de ce disque est une reprise d’une composition de Steve Lacy, alter ego de Potts puisqu’au-delà de la pratique commune du saxophone soprano, les deux hommes partagèrent quelques trente années de complicité artistique. Ce disque apparaît justement comme une belle occasion d’entendre Potts libéré de la présence de Lacy, et porteur d’une voix autre, plus charnelle, moins austère que celle de son vieux complice.

Deux compositions de Gianni Lenoci, longues, amples, lentes, ouvrent Bucket of Blood et permettent de dresser l’inventaire : un trio télépathe, un saxophone qui fait le choix de la mélodie. Et les quatre musiciens de nous convaincre de leur talent, de l’unicité et de l’intensité de cette session qui révèle que, décidément, « la musique exprime (…) toute l'expérience humaine au moment précis où elle est jouée », comme le confiait John Coltrane. Processional, le second titre, à l’étrangeté trouvée dans les aigus du saxophone soprano de Potts comme dans les profondeurs du cadre même du piano de Lenoci, nous offre le grand moment du disque.

Les climats demeureront plutôt sombres, retenus, rouges et noirs, sang (Bucket of Blood #1 et #2) et os (Bone), et la valse de Lenoci (Waltz for Steve Potts) ne sera guère plus enjouée que sa procession. L’apaisement, comme l’emballement, sont toujours porteurs ici de menace et de tension. Tout comme Secret Garden, paru sur le même label Silta Records un an plus tôt, où Lenoci et deux autres de ses compatriotes accueillaient une autre voix américaine d’importance (en l’occurrence le contrebassiste William Parker), Bucket of Blood affirme la singularité curieuse et perméable de Gianni Lenoci.

Gianni Lenoci Hocus Pocus 3 with Steve Potts : Bucket of Blood (Silta Records)
Edition : 2011.
CD : 01/ Mrs. Fagan 02/ Processional 03/ Shorts 04/ Bucket of Blodd (take #1) 05/ Waltz for Steve Potts 06/ Bone 07/ Bucket of Blodd (take #2)
Pierre Lemarchand © Le son du grisli


Tetras : Pareidolia (Flingco Sound System, 2012)

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Le jazz modal reprisé à la lumière d’une improvisation inquiète de mesure voire de discrétions, tel est l’idée musicale qui pourrait réunir et animer depuis 2010 les trois membres de Tetras : Jason Kahn (batterie percussions), Jeroen Visser (orgue, électronique) et Christian Weber (contrebasse). Si ce n’était que ce genre de rapprochement, s’il tient la route quelques minutes à l’écoute d’un enregistrement tel que Pareidolia – quatre faces se souvenant d’improvisations datées de février 2011 –, perd en affirmation à mesure que le trio travaille la matière sonore.

A l’instar du Radian de Brandlmayr, Tetras gonfle son électroacoustique jusqu’à l’explosion : de copeaux de burinage sur cymbale, d’impérieux gimmicks de contrebasse, de drones élevés avec patience, et d’effets multiples dus à l’électronique de Visser (crachin et suspensions). Sur crescendo ou à plat, Tetras croise trois perceptions d’un même moment à passer : les charmes de l’exercice soumettent l’auditeur à cette paréidolie annoncée : n’est-ce pas un jazz modal reprisé à la lumière d’une improvisation inquiète de mesure voire de discrétions qu’on décèle ici ?

Tetras : Pareidolia (Flingco Sound System/ Souffle Continu)
2 LP : Pareidolia
Enregistrement : Février 2011. Edition : 2012.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Quatre vues de Free Fight #3

Free Fight #3 vient de sortir.
>>> Rendre visite au SOUFFLE CONTINU

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Bob Downes : Deep Down Heavy (MPS, 1970 ?)

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Ce texte est extrait du troisième volume de Free Fight, This Is Our (New) Thing. Retrouvez les quatre premiers tomes de Free Fight dans le livre Free Fight. This Is Our (New) Thing publié par Camion Blanc.

Il est difficile de dater Deep Down Heavy, vraisemblablement pas enregistré l’année de sa sortie en 1970, parution curieusement assurée par un label spécialisé dans les éditions peu chères et de piètre qualité (ce qui n’est pas le cas ici), comme si cela avait été la seule possibilité afin que cet album voie le jour. Ce que paraît confirmer le fait que Bob Downes, la même année, sortit d’autres disques bien plus achevés, après qu’il eut signé un contrat avec la prestigieuse maison de disques Vertigo versée dans les musiques progressives. Et pourtant, dans leur catalogue, ce sympathique et jouissif Deep Down Heavy aurait eu fière allure aux côtés des albums de Black Sabbath, Cressida et May Blitz.

Bob Downes est un musicien assez peu connu, et pour le moins atypique, qui paraît avoir touché à tout avec un égal bonheur, jusqu’à une certaine époque. Compositeur et arrangeur de talent, il joue surtout de la flûte, aussi du saxophone ténor, et accessoirement des percussions. Open Music, Electric City et Deep Down Heavy sont ses trois meilleurs albums : on en dira qu’ils sont difficiles sinon impossibles à étiqueter – leur rapport au free jazz n’étant d’ailleurs que périphérique, bien que Bob Downes se soit très tôt acoquiné avec certains de ses représentants, dont Barry Guy et John Stevens.  

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En fait, ces premiers jets mixent de manière pertinente beaucoup de ce qui interpellait au début des seventies dans l’underground. L’électricité, par exemple, leur confère les couleurs du rock, sans que certaines des contraintes la plupart du temps inhérentes au genre n’alourdissent un propos déjà bien chargé. Et quant au jazz, il s’y révèle étrangement rehaussé au contact du hard rock alors en vogue. Ainsi pourrait-on parler de hard-free-rock-jazz, comme l’on parlera plus tard de jazz-core en se référant au hardcore d’un Napalm Death.  
 
Tout ceci n’est guère étonnant si l’on connaît le parcours de Bob Downes, formé aux côtés de John Barry avant de rejoindre Manfred Mann’s Earth Band. Parler de free progressif conviendrait presque, puisque l’on entend aussi Bob Downes, à la même époque, dans Egg (un groupe de l’école dite de Canterbury dont il fut l’invité), au sein de l’orchestre de Mike Westbrook, ou dans Rock Workshop, l’une des formations dont Ray Russell fut la comète.

Ray Russell  – justement, parlons-en … En fait c’est lui qui constitue probablement (avec Harry Miller à la basse électrique) l’une des raisons majeures d’écouter Deep Down Heavy, sur lequel s’illustre également Chris Spedding. Soit deux guitaristes cultes – les moulinets du premier écrasant pourtant le second sur « Don’t Let Tomorrow Get You Down » et en d’autres endroits.

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Ray Russell – donc … Certainement l’un des grands guitaristes du free avec Masayuki Takayanagi et Sonny Sharrock. Tous trois beaucoup plus proches les uns des autres qu’on ne l’imagine de prime abord. Et pour s’en convaincre, on jettera une oreille attentive à l’enregistrement public de Ray Russell à l’I.CA. ressorti par Jim O’Rourke ; au Black Woman de Sonny Sharrock ; et au coffret Archive 1 de Masayuki Takayanagi. Il n’est guère surprenant que Ray Russell soit l’un des guitaristes favoris d’Alan Licht et Rudolph Grey, tous deux passés par The Blue Humans, groupe de free-rock new-yorkais ayant intégré en pleine no wave les free jazzmen Arthur Doyle et Beaver Harris.

Deep Down Heavy – pour y revenir – est un drôle de bazar. Un pseudo-concept album bordélique à souhait, et dont les textes écrits par Robert Cockburn, puis mis en musique, se montrent à la hauteur de l’iconoclastie ambiante.  Assez peu de disques dans le jazz britannique de l’époque se révèlent à la hauteur de celui-ci, en dehors de certains opus de Mike Westbrook, Graham Collier, Ian Carr, John Surman, Harry Beckett, Henry Lowther, Keith Tippett ou Neil Ardley. Son irrépressible singularité, Deep Down Heavy ne la partagerait toutefois qu’avec le psychédélique Mouseproof d’un autre guitariste d’importance : G.F. Fitz-Gerald, généralement apprécié des amateurs pour ses solos improvisés et ses duos avec Lol Coxhill.

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Thanos Chrysakis, Philip Somervell : Knotted Alembic (Aural Terrains, 2011)

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Ce sont là deux pianos souvent remués de l’intérieur, augmentés de shruti-box, synthétiseur, vibraphone, radio… Pour les assaillir ou plus simplement en jouer : Thanos Chrysakis et Philip Somervell.

Les improvisations sont faites des plaintes de pianos à l’agonie et de cordes pincées qui rêveraient être assez influentes pour pouvoir les redresser un peu. Peine perdue. Mais de la lutte filtre un hymne dont la langueur est autrement suggestive. Des silences trouvent-là leur raison d’être quand le souffle de la shruti box, tremblant, n’emporte pas tout désir de constance. Pour l’avoir compris, Chrysakis et Somervell multiplient les pas de côté, s’amusent des légèretés de leurs dialogues et revendiquent un droit au désenchantement. Avec une cohérence surprenante.

Thanos Chrysakis, Philip Somervell : Knotted Alembic (Aural Terrains / Metamkine)
CD : 01-07/ I-VII
Enregistrement : 2008-2010. Edition : 2011.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


John Cage : Empty Words (Edition Wandelweiser, 2011) / Tacet : Qui est John Cage ? (Editions Météo, 2011)

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Comme le hasard fait bien les choses… C’est la voix de Sylvia Alexandra Schimag qui nous le rappelle sur Empty Words de John Cage.  Le chef d’œuvre se divise en quatre temps : phrases, mots, syllables et lettres / mots, syllabes et lettres / syllabes et lettres / lettres et sons. Pour que tout tienne sur deux CD, le label a choisi le format MP3.

Sur la recommandation du compositeur, les intervenants ouvrent le Journal d’Henry David Thoreau et y piochent ce qu’ils veulent. Le langage en devient incompréhensible. Toute signification impossible.  Pendant que l’Ensemble Daswirdas actait, tu as ouvert la porte et demandé « c’est quoi ? » Schimag récitait comme dans un tunnel, elle m’interpellait moins directement que toi mais avec plus de réussite. Tu n’as pas obtenu de réponse, et tu as voulu écouter avec moi.

Nous avons tout écouté d’une traite – il faut avoir dix heures devant soi, et nous les avions. Phrases, mots, syllables et lettres / mots, syllabes et lettres / syllabes et lettres / lettres et sons. Le Wandelweiser Composers Ensemble ajouta des notes qui résonnèrent pour fuir le verbe. Plus loin, le piano de Jongah Yoon a fait une apparition : ce fut quand la voix commença à chanter timidement. Je ne crois pas m’être endormi. Une fois ou deux, tu as ajouté une syllabe, qui était la tienne. Lorsque le deuxième disque est arrivé à son terme, nous n’avons pas su trouver les mots. Nous nous sommes simplement souri.

John Cage : Empty Words (Edition Wandelweiser / Metamkine)
Enregistrement : 2010-2011. Edition : 2011.
2 CD : Empty Words I, II, III & IV.
Héctor Cabrero © le son du grisli  

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Du Festival Météo est née une revue : Tacet. Son premier numéro traite de John Cage. L’ouvrage est épais, qui contient des études souvent pertinentes signées Jean-Yves Bosseur, Michael Pisaro, Matthieu Saladin ou encore Mattin. On y trouve aussi « Confessions d’un compositeur », conférence que John Cage donna au Vassar College en 1948. La qualité de l’ouvrage vaut donc son épaisseur.

Collectif : Tacet. Qui est John Cage ? (Editions Météo / Metamkine)
Edition : 2011.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Erdem Helvacioglu : Eleven Short Stories (Innova, 2012)

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Ici, le pianiste turc Erdem Helvacioglu commente en solo les scènes-clés de certains des films de ses cinéastes préférés (Kim Ki-Duk, David Lynch, Teo Angelopoulos, Jane Campion, Krzysztof Kielowski, Anthony Minghella, Ang Lee, Atom Egoyan, Darren Aronofsky, Alejandro Gonzalez Inarritu, Steven Soderbergh).

Selon votre degré de cinéphilie, vous parviendrez facilement à assembler le puzzle. Selon votre endurance à une joliesse très insistante ici, vous arriverez (ou pas) au bout de ces quarante-cinq minutes de musique minimale. Climats vaporeux, arpèges affolants de simplicité, réverbération maximale (magnifique prise de son de Murat Ersan soit dit en passant), espaces rigides et de peu de tension(s), la somnolence guette. Finalement, s’impose.

Erdem Helvacioglu : Eleven Short Stories (Innova)
Edition : 24 décembre 2011. Edition : 2012.
CD : 01/ The Billowing Curtain 02/ Bench at the Park 03/ Jittery Chase 04/ Shattered Snow Globe 05/ Six Clocks in the Dim Room 06/ Mist on the Windowpane 07/ Blood Drops by the Pool 08/ Have Not Been Here in Forty Years 09/ Trapped in the Labyrinth 10/ Will I Ever See You Again 11/ Shrine in Ruins
Luc Bouquet © Le son du grisli


Ballister : Mechanisms (Clean Feed, 2012)

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En concert à Chicago, Dave Rempis (saxophones ténor et baryton), Fred Lonberg-Holm (violoncelle, electronics) et Paal Nilssen-Love (batterie) improvisèrent trois titres : consignés en Mechanisms, ils sonnent le retour de Ballister.

Rempis sait qu’il existe deux façons d’allumer un feu : la percussion ou la friction. Ainsi confie-t-il la première à Nilssen-Love, la seconde à Lonberg-Holm, pour s’occuper du reste en toute liberté. Par le reste, entendre l’entretien de la flamme : par spirales tracées au ténor qui remplissent l’espace d’un souffle neuf, motifs dont l’intensité est revendiquée par chacune des notes qui les composent, répétitions qui insistent jusqu’au dérapage qui grippera la machine, sifflements qu’avalent parfois l’électronique de Lonberg-Holm, salves crachées qui ont valeur de phrases définitives…

Eprouvant avec une ingéniosité rare la force d’invention et la résistance de Rempis, Lonberg-Holm et Nilssen-Love la subliment. Au point que le second enregistrement de Ballister est une référence aussi indispensable à la courte discographie du groupe qu’à celles, plus impressionnantes, de chacun de ses trois membres.



Ballister : Mechanisms (Clean Feed / Orkhêstra International)
Enregistrement : 24 novembre 2010.
CD : 01/ Release Levers 02/ Claplock 03/ Roller Nuts
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


The Home of Easy Credit : The Home of Easy Credit (Northern Spy, 2012)

the home of easy credit

Par le carreau, on aperçoit Louise Jensen jouer du saxophone ou d’une flûte ou d’electronics ou chanter et Tom Blancarte se concentrer sur sa contrebasse. C’est là The Home of Easy Credit, un endroit où l’on trouve à boire et à manger dans un décor de vide-grenier farfelu.  

Tout est préparé sous vos yeux (pas d’overdub, mais beaucoup de sampling en direct) et la qualité va de l’excellent au passable : on recommandera les instrumentales merveilleuses de Monolithic Insanity ou Arches of Gold, qui utilisent la réverbération pour prendre de la hauteur, ou le kaléidoscope de voix de The Feast of the Meal Replacement Bars. Parfois le lo-folk expérimental du duo n’a pas la même saveur, son mystère semble impénétrable. Sa naïveté le gangrène. Dommage mais rien de grave, on peut quand même trouver refuge dans cette musique qui n’en est pas moins originale.

The Home of Easy Credit : The Home of Easy Credit (Northern Spy)
Enregistrement : 2010-2011. Edition : 2012.
CD : 01/ Monolithic Insanity 02/ The Dream of a Democracy of Goods 03/ The Feast of the Meal Replacement Bars 04/ The Dream of Abundance 05/ A Fireproof House for $5000 06/ The Dream of Novelty 07/ Arches of Gold 08/ The Dream of the Pursuit of Happiness 09/ Concentrated Animal Feeding Operation 10/ The Dream of Freedom of Choice 11/ The Geography of Nowhere 12/ Only 827 Miles to Wall Drug
Pierre Cécile © Le son du grisli



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