Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


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Archives des interviews du son du grisli

Trophies : You Wait to Publish (Monotype, 2013)

trophies you wait to publish

On s’est habitué à l’OVNI. Il nous est presque devenu familier. D’autant plus que quelque chose du trésor de la langue de René Lussier traîne ici et là. Quant à certaines des intonations de voix d’Alessandro Bosetti, elles viennent en courbes lignes d’un certain James Chance.

Ici, le format est rock, les lyrics se répètent avec obsession et obstination. La guitare de Kenta Nagai double les psalmodies de Bosetti (ou bien est-ce le contraire). Ici, le trombone d’Hilary Jeffery coince quelques virulents contre-chants. Le chaos est là et minutieusement organisé. Et toujours la batterie de Tony Buck, de zébrer la mesure de ses traits tranchants.

Cet OVNI aime aussi la transe : quatre notes suffisent à hypnotiser nos sens et, plus d’une fois, la crise d’épilepsie guette. Et puis, quelqu’un qui, aujourd’hui,  nous rappelle au souvenir du grand Marco Ferreri ne peut, décidément pas, être un mauvais gars.

Trophies : You Wait To Publish (Monotype)
Enregistrement : 2012. Edition : 2014.
CD : 01/ You Wait to Publish 02/ I Have Been Looking 03/ Matta Clark 04/ Ruota di Maggio 05/ What Happens to Break this Cup 06/ Imperial Bath
Luc Bouquet © Le son du grisli



Mike Shiflet : Hawkmoth (Noisendo)

mike shiflet hawkmoth

Dans un bruit de lourd papier que l’on chiffonne s’envole le Moro sphinx (Hawkmoth) de couverture – de cette édition de cent CDR, six pochettes différentes existent. C’est une autre fois un organisme vivant dont s’est emparé Mike Shiflet : il en tirera quelques répliques qui chanteront à sa place, et longtemps, pour lui qui est habitué aux formats courts.  

Cheminant d’abord en maigres conduits, ils laissent à leur traîne des aigus et des frémissements qui ne demandent qu’à vrombir et, bientôt, y parviennent : un des lépidoptères, en vol stationnaire, déposant son ronflement sur un fil musical lâche, accords lointains mais joués au poing d'une possible guitare électrique. Après quoi, nous revient l’Hawkmoth original qui, dans un battement d’ailes, conclura l’exposé fascinant des sons de la nature que Mike Shiflet s’invente.

écoute le son du grisliMike Shiflet
Lime

Mike Shiflet : Hawkmoth (Noisendo)
Edition : 2013.
CDR : 01/ Hawkmoth 02/ Death’s Head 03/ Lime 04/ Oleander 05/ Hummingbird 06/ Elephant 07/ Hawkmoth Coda
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


John Cage : The Works for Organ (Mode, 2013) / Cartridge Music (Another Timbre, 2013)

john cage the works for organ

Malgré tout l’amour que je porte à John Cage, je me méfais encore de l’orgue – il faut dire que l’église m’a fait m’en méfier. Et ces deux disques sont arrivés par un jour de neige : The Works for Organ. Tout John Cage pour orgue y est (1978, 1983, 1985, 1987).

Ce jour de neige n’a pas été un jour de neige comme les autres. Plus d’un mètre de blanc dehors. Alors, quand retentit l’orgue de Gary Verkade, celui du village-église de Gammelstad... Parfois seul, parfois avec des assistants, Verkade entreprend un marathon blanc. Un marathon de jour de neige, un marathon de grand matin. Some of ‘’The Harmony of Maine’’ où les tirants de l’orgue aspirent des lamelles sonores de bois blanc : treize temps, treize stations, treize strates-states.

Il y a aussi la mélodie en sourdine d’un Souvenir, les couples de notes, allongées, d’Organ2/ASLSP et, surtout, le chef d’œuvre pour orgue qu’est ASLSP. Il bourdonne dans le soupçon, chuchote avec gravité, sa partition est une ligne que l’on trouve tout en bas et qui commande tout l’espace blanc qui est au-dessus d'elle, toute la montagne qui la pèse. C’est ici que ce grand pays de neige est le plus blanc, mais d’un blanc mêlé. Impossible à définir. Tout simplement fantastique.  

John Cage : The Works for Organ (Mode)
Edition : 2013.
CD1 : 01/ Souvenir 02-14/ Some of ‘’The Harmony of Maine’’ (Supply Belcher) – CD2 : 01/ ASLSP 02/ Organ2/ASLSP
Héctor Cabrero © Le son du grisli

le son du grisli

john cage cartridge music

Les intervenants sont nombreux, qui ont pour noms Stephen Cornford (direction), Rob Curgenven, Ferran Fages, Alfredo Costa Monteiro, Patrick Farmer, Daniel Jones et Lee Patterson. Les uns derrière les autres, ils font effet au son d’aigus, de souffles, de crépitements, de graves râles ou de percements. La frise d’effets sonores à naître de l’épreuve ravit, pour respecter l’intention de 1960 : pièce de musique électronique jouée en direct où la transparence a sa note à dire.

John Cage : Cartridge Music (Another Timbre)
Enregistrement : 29 février 2012. Edition : 2013.
CD : 01/ Cartridge Music
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


The Deac C : Armed Courage (Ba Da Bing!, 2013)

the dead c armed courage

A cause de The Dead C, j’ai longtemps cru que le Triangle des Bermudes faisait son petit effet au large des côtes de la Nouvelle-Zélande. Un ami m’a depuis renseigné : « mais non, absolument pas ». C’était l’année dernière (déjà). A peu près à la même époque sortait Armed Courage.

Si j’ai encore quelques amis, c’est que je fais pas mal de concessions : d’accord, les Bermudes, c’est pas là. Mais alors comment expliquer, encore sur Armed (le premier morceau, un instrumental développé sur toute une face), le rideau de baguettes qui s’abat sur la carlingue, les effets de guitares qui font balancer le reste du fuselage et, tout à coup, ce paysage sauvage et âpre dans lequel il va falloir penser à atterrir… ?

De l’autre côté, on retrouve la voix de Michael Morley sur une musique que lui et ses comparses Bruce Russell et Robbie Yeats ont l’air de jouer chacun dans son coin. Mollasse, salasse, tout en surimpression, en un mot : à l’ancienne… jusqu’à ce que la batterie propulse Courage sur un collage de séquences sonores fabuleuses. Ba Da Bing!, c’est moi qui avais raison : les Bermudes, c’est dans l’hémisphère sud.

The Dead C : Armed Courage (Ba Da Bing! / Souffle Continu)
Edition : 2013.
CD : 01/ Armed 02/ Courage
Pierre Cécile © Le son du grisli


Wooley, Yeh, Chen, Carter : NCAT (Monotype, 2013) / Wooley, Morris, Fernández : From the Discrete... (Relative Pitch, 2012)

nate wooley c spencer yeh audrey chen todd carter ncat

Au croisement de l’improvisation (Nate Wooley, C. Spencer Yeh et Audrey Chen) et du (re)modelage (Todd Carter), NCAT prend positions : bruitistes, dérangées, voire anxieuses.

Du matériau improvisé par le trio – qui nous renvoie au souvenir de Silo et à celui, plus récent, de Seven Storey Mountain III & IV –, Carter fait un ouvrage de belle angoisse : allumant les mèches de feux d’artifice installés en tunnels, il commande une série de causes et d’effets qui auront quelque répercussion sur les « airs » de trompette, de violon et de violoncelle, à trouver sur le disque. Bruissements, crissements, vrombissements ; accords égarés, passes perdues, sirènes et cris d’effroi… se disputent, sûrs tous de leur suprématie musicale, ces cinq pièces d’un noir que rehausse les préoccupations et obsessions personnelles de Todd Carter.

Nate Wooley, C. Spencer Yeh, Audrey Chen, Todd Carter : NCAT (Monotype)
Enregistrement : 2008. Edition : 2013.
LP (12’’) : A1/ - A2/ - A3/ - A4/ - B1/ -
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



joe morris agusti fernandez nate wooley from the discrete to the particular

L’exercice est plus conventionnel – concert donné le 14 juillet 2011 au Firehouse 12 – mais n’en impressionne pas moins : From the Discrete To the Particular donne à entendre Nate Wooley en compagnie de Joe Morris (à la guitare) et d’Agustí Fernández sur sept pièces d’une improvisation accidentée. Alerte encore davantage, elle profite, en plus des trois expériences avérées, d’un art de l’à-propos partagé. 

Joe Morris, Agustí Fernández, Nate Wooley : From the Discrete To the Particular (Relative Pitch)
Enregistrement : 14 juillet 2011. Edition : 2012.
CD : 01/ Automatos 02/ As Expected 03/ Bilocation 04/ Hieratic 05/ Membrane 06/ That Mountain 07/ Chums of Chance
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



Puin + Hoop : Er Zit Een Gatin In De Soep (Narrominded, 2014)

puin + hoop er zit een gat in de soep

Déjà, Puin + Hoop n’est pas la collaboration de deux groupes, mais un trio formé d’Erik Uittenbogaard, Remco Verhoef et Roald Van Dillewijn. Actifs depuis le milieu des années 2000, je ne connaissais pourtant rien à leur langage et, en conséquence, je choisis de traduire leur « Er Zit Een Gat In De Soep » par « Il ne faut pas cracher dans la soupe ».

Ma traduction vaut ce qu’elle vaut. En tout cas, elle révèle assez bien mon attitude au sortir de cette ambient-kraut, de leurs loops dronant fort, de leurs larsens de guitare et de leurs râles humains. Quand leur musique crache (comme moi dans la soupe, vous aurez compris l’astuce), j’adhère malgré toutes précautions sanitaires. Maintenant, ils peuvent aussi tourner en rond sur des guitares sur chorus ou delay. Là, un bémol. Mais bon : Er Zit Een Gat In De Soep !

écoute le son du grisliPuin + Hoop
Er Zit Een Gat In De Soep (extraits)

Puin + Hoop : Er Zit Een Gat In De Soep (Narrominded)
Edition : 2014
CD / DL : 01/ Er Zit 02/ Een Gat 03/ In De Soep
Pierre Cécile © Le son du grisli


Rich Halley : Crossing the Passes (Pine Eagle, 2013)

rich halley crossing the passes

Ce jazz-là, nous l’avons maintes fois entendu. Maintes fois, il a traversé nos oreilles sans jamais s’y arrêter. Quelle pourrait être, aujourd’hui, la raison pour que l’on s’y attarde ?

Le post bop mâtiné d’improvisation du quartet de Rich Halley possède vertus (la ténacité du saxophoniste-leader, les ricochets du batteur Carson Halley, la justesse du contrebassiste Clyde Reed, l’agitation du tromboniste Michael Vlatkovich) et sensibilités (art de la ballade, unissons poreux) mais peine à surprendre. Et l’idée d’improviser librement en quatre occasions scelle l’échec : une improvisation qui a besoin de la narration et du rythme pour exister ne peut tromper personne. Ennui, quand tu nous tiens…

Rich Halley 4 : Crossing the Passes (Pine Eagle)
Enregistrement : 2012. Edition : 2013.
CD : 01/ The Only Constant 02/ Traversing the Maze 03/ Looking West from West 04/ Smooth Curve of the Bow 05/ The Spring Rains 06/ Duopoly 07/ Crossing the Passes 08/ Basin and Range 09/ Acute Angles 10/ Rain, Wind and Hail 11/ Journey across the Land
Luc Bouquet © Le son du grisli


Raymond Boni : Les mains bleues (Hors Oeil, 2013) / Violeta Ferrer, Raymond Boni : Federico García Lorca (Fou, 2013)

christine baudillon raymond boni les mains bleues

L’œil de Christine Baudillon a le don de nous rapprocher des musiciens qu’elle aime et que nous aimons aussi. Après Léandre (Basse continue) & Lazro, (Horizon vertical), c’est au tour de Raymond Boni de se laisser capturer. Ça tombe bien… la réalisatrice l’a repéré à flanc de mer, sur un rocher.

Gros plan sur l’œil du guitariste – la vista de l’improvisateur –, puis destination cuisine où il s’empare d’une guitare classique. C’est là que commence ce portrait fait de quotidien, c’est-à-dire de musique, de souvenirs personnels et de rencontres : Christine Wodrascka, Violeta Ferrer, Bastien Boni, Jean-Marc Foussat, Laurent Charles, Lucien Bertolina, ou encore Daunik Lazro, Joe McPhee et Claude Tchamitchian (Next to You). Chaque spectateur aura ses préférences côté musique, mais tous devraient succomber à la « parole Boni », donnée en intérieur, en pleine nature ou chez son luthier…

Comme avec Léandre et (encore plus) Lazro, l’approche naturaliste de Baudillon respecte le temps qu’il fait et le temps qu’il faut pour faire sonner le matériau, pour construire un langage sous l’influence de Django et le transformer au gré du vent, loin des chapelles et des cabotinages (lorsqu’il se moque des musiciens qui disent prendre des risques lorsqu’ils jouent, Boni dévoile toute la sagesse qui l’inspire). Un grand bol d'air, pour les cinq sens...

Christine Baudillon : Raymond Boni : Les mains bleues (Hors-Œil)
Edition : 2013.
DVD : Raymond Boni : Les mains bleues
Pierre Cécile © Le son du grisli



violeta ferrer raymond boni federico garcia lorca

A la guitare et à l’harmonica, Raymond Boni. A la récitation, au jeu, Violeta Ferrer. Le duo vit la poésie de Lorca le long d’un beau CD édité sur le label de Jean-Marc Foussat. Si je n’ai pas saisi toutes les nuances de la langue du poète, j’ai cru aux histoires de mort et de danse que Ferrer dit avoir vues de ses propres yeux et que la guitare métallique de Boni a intelligemment accompagnées. Un beau livre à écouter.

Violeta Ferrer, Raymond Boni : Federico García Lorca (Fou)
Edition : 2013.
CD : Federico García Lorca. Poemas de Federico García Lorca y Poemas Populares Españoles
Pierre Cécile © Le son du grisli


Fri-Son 1983-2013 (JRP Ӏ Ringier, 2013)

fri-son 1983 2013

Par ordre alphabétique, d’abord, les noms (plus de quatre mille) des musiciens ou groupes passés entre 1983 et 2013 par Fri-Son, club autogéré de Fribourg. Le champ d’écoute est large, qui put recevoir aussi bien Sonic Youth, Alan Vega, And Also the Trees, Beastie Boys, Barn Owl, Eugene Chadbourne, The Ex, David Grubbs, Curlew, Einstürzende Neubaten, que Phill Niblock ou Irène Schweizer. Si convaincants soient-ils, ces gages donnés n’ont pas interdit l’endroit à des musiciens moins (bien moins, parfois) inspirés qu’eux – c’est, justement, que le champ d’écoute est large…

De celui-ci, un livre se fait aujourd’hui l’écho, qui raconte au gré de photos et de témoignages comment Fri-Son a été fabriqué : sur l’instant et parfois dans l’impromptu, en toute liberté capable de faire avec tel soutien institutionnel, surtout, en brassant toutes énergies plutôt qu’en les canalisant. A l’archive (noms et affiches), les auteurs ajoutent l’anecdote : et voici la rétrospective – habilement mise en forme par les éditions JRP Ӏ Ringier – d’une lecture agréable.

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Matthieu Chavaz, Julia Crottet, Diego Latelin, Daniel Prélaz, Catherine Rouvenaz : Fri-Son 1983-2013 (JRP Ӏ Ringier / Les Presses du Réel)
Edition : 2013.
Livre : Fri-Son 1983-2013
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Carate Urio Orchestra : Sparrow Mountain /Joachim Badenhorst, John Butcher, Paul Lytton : Nachtigall Suite (Klein, 2013)

carate urio orchestra sparrow mountain

Quel que soit le format, quel que soit le timing, la résolution adviendra. Tel semble être le moteur des compositions de Joachim Badenhorst.

Premier exemple, premier thème (Lorvae) : nous voici dans la galaxie des sombres nébuleuses. Les instruments s’étirent, cherchent refuge, se réveillent difficilement. Le processus exaspère : déjà vu, déjà entendu. Puis s’impose l’enchaînement harmonique. Facilité de la forme : tout le monde comprend (approuve ?). On mise sur le crescendo : on gagne. On pressent la décomposition, le chaos : on gagne encore.

Deuxième exemple, deuxième pièce (Germana) : une chanson, tout simplement. Rien de nouveau. La mélodie est belle, suave. Et au mitan, un désordre apparent. Puis, de nouveau, la consonance. L’éden après orage.

Et ainsi de suite… Mais entre temps, l’improvisation s’est perdue. Apparaissent maintenant de nouveaux contours : pop contrariée – mais pas contrariante –, post-rock assumé.

Ainsi vogue sans frémir le Carate Urio Orchestra (Joachim Badenhorst, Nico Roig, Erikur Orri Ólafsson, Frantz Loriot, Brice Soriano, Pascal Niggenkemper, Jean Carpio), orchestre  empli de quiétudes et d’évidences.

écoute le son du grisliCarate Urio Orchestra
Sparrow Mountain

Carate Urio Orchestra : Sparrow Mountain (Klein)
Enregistrement : 2013. Edition: 2013.
CD : 01/ Lorvae 02/ Germana 03/ Sparrow Mountain 04/ Cemacina Dreaming 05/ Een schen hemd 06/ Sidereal 07/ Laglio 08/ Genoes Geodronken
Luc Bouquet © Le son du grisli



joachim badenhorst paul lytton john butcher nachtigall suite

Enregistrée les 23 et 24 mars 2013, cette Nachtigall Suite donne à entendre Joachim Badenhorst improviser entre John Butcher et Paul Lytton. Au ténor, le jeune homme tient au moins le coup si l’échange, remonté, n’est pas d’une originalité saisissante. Pour se montrer plus persuasif, le trio attendra les septième et huitième plages : la vaillance de Badenhorst (Nief Gerief), voire son invention (Nachtingall), atteignant maintenant les sommets que, jusque-là, arpentait seul John Butcher.   

Joachim Badenhorst, John Butcher, Paul Lytton : Nachtigall Suite (Klein)
Enregistrement : 23 et 24 mars 2013. Edition : 2013.
CD : 01-03/ Nachtigall Suite : Nikko Blue / Mariesii / Otaska 04/ Upward Down Smile 05/ Spik Plinter 06/ Lightwaves 07/ Nief Gerief 08/ Nachtingall
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

400Ce mardi 18 mars, Joachim Badenhorst est attendu – tout comme le duo Didier Petit / Davu Seru – au Souffle Continu. Le samedi 22, c'est en appartement parisien qu'on pourra l'entendre auprès de Frantz Loriot et Pascal Niggenkemper, domestiqué en Jazz@home.



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