Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

Newsletter

suivre le son du grisli Fil RSS au grisli clandestin Contact

Jazz en MarsA paraître : le son du grisli #5En librairie : Bucket of Blood de Steve Potts

Kenneth Terroade : Love Rejoice (BYG Actuel, 1969)

Ce texte est extrait du dernier des quatre fanzines Free Fight. Retrouvez l'intégrale Free Fight dans le livre Free Fight. This Is Our (New) Thing publié par Camion Blanc.

kenneth terroade love rejoice

Love Rejoice est la vingt-deuxième référence de la mythique série « Actuel » du label BYG lancé en 1969. Une année fertile, symptomatique d’un certain bouillonnement révélé par l’historique festival Panafricain d’Alger, mais aussi par celui d’Amougies, où rock progressif et free jazz partagèrent la même scène. La contestation visait alors l’ordre établi comme toute forme de hiérarchie et d’autoritarisme. A Paris, quelques mois après les événements de mai 1968, le jazz s’en fit écho.

Parmi toutes les galettes BYG, dont beaucoup ont fini par devenir cultes, Love Rejoice ne fait pas partie de celles que l’Histoire a retenues – pas plus d’ailleurs que celles signées par Acting Trio ou Claude Delcloo. En guise de préambule pourtant, sur la pochette, Jean-Max Michel du magazine Actuel insistait : « Ce disque marque le commencement d’une nouvelle ère dans la nouvelle musique en France. » Absence de nuances et lourdeur de tels propos laissent songeur… Car honnêtement, aussi bon soit Love Rejoice, celui-ci appartient sans ambigüité possible à une esthétique balisée bien avant sa parution, en France y compris, si l’on veut bien considérer le travail de François Tusques, d’ailleurs ici présent au piano. Ce n’était pas lui rendre service que d’en faire par avance une sorte de Something Else!!! qu’il n’est évidemment pas.

TERROADE1

Pareilles prétentions expliqueraient-elles les attaques dont il fut l’objet à l’époque, jusqu’à représenter, pour quelques critiques tout du moins, l’idée qu’on pouvait se faire d’un jazz certes libéré, mais pas franchement libre. Jean-Max Michel, à nouveau : « Ce disque n’a pas été préparé. Les thèmes de Kenneth Terroade et Ronnie Beer ont été écrits spécialement pour la séance et déchiffrés « sur le tas ». Cela permet à l’enregistrement de conserver tout son caractère de spontanéité, indispensable à l’élaboration d’une telle musique. » Pourquoi pas ? La méthode avait été préalablement expérimentée aux Etats-Unis, et les disques ESP offrirent la preuve qu’elle était capable de porter ses fruits : les musiciens peuvent s’occuper de tout, le producteur ne se chargeant que de la logistique, sans que cela soit forcément préjudiciable. Une politique qu’annonçait déjà, à sa manière, Blue Note, avec ses disques au personnel modulable à l’envi, parfois peu préparé (et aux résultats certes variables).

Quoiqu’il en soit, Kenneth Terroade (ici secondé par Ronnie Beer, Evan Chandley, François Tusques, Beb Guérin, Earl Freeman, Claude Delcloo) allait devenir une cible privilégiée de ceux qui commençaient alors de questionner le free après en avoir soutenu l’émergence. Dans Jazz Magazine, au moment de sa sortie, Love Rejoice ne récolta qu’un 5/10 bien sévère. Et Alain Gerber d’argumenter : « Après cinq ans de cogitations houleuses, on commence d’entrevoir pourquoi, comment et dans quels buts est produit le jazz libertaire. On commence aussi à faire le départ entre ceux qui ont authentiquement constitué les nouvelles formes – Ayler, Shepp, Cherry, Sanders, Taylor, Coleman, Coltrane – et les autres dont la « spontanéité », comme par hasard, s’exprime selon des modèles suggérés par les premiers. C’est là leur erreur et celle d’un certain free jazz « bis » proliférant en ce moment et marquant la clôture d’un jazz véritablement free. Le statut idéologique dont on pare une musique (plus ou moins arbitrairement mais c’est une autre histoire) ne fait rien à l’affaire : bourgeois ou révolutionnaire, le jeune musicien, ne serait-ce que par souci d’efficacité, doit faire ses classes. On peut se demander si cette expérience valait d’être enregistrée. »

TERROADE2

Que dire ? Que Kenneth Terroade avait bel et bien fait ses classes auprès des musiciens britanniques qu’il rencontra à Londres, et parmi lesquels Chris McGregor ou John Stevens. Et qu’ensuite il fit partie d’une des formations de Sunny Murray, sans conteste un batteur révolutionnaire, tout comme John Stevens d’ailleurs. Idem pour Ronnie Beer à quelques détails près (Evan Chandley – à l’époque – étant par contre le moins connu du lot). Certes ces musiciens sont des seconds couteaux du free, mais qu’en aurait-il été sans eux ? Sans cette marge qu’ils incarnaient de leur indubitable engagement ? Ne peut-on apprécier d’un même élan le cinéma des Straub ET le « bis » d’un José Bénazéraf, d’un Jesus Franco ou d’un Jean Rollin ? Bien évidemment OUI, même si Rollin ne possède ni la virtuosité des Straub ni leur sens de l’analyse.

Kenneth Terroade et ses amis, pour revenir à eux (François Tusques et Beb Guérin ne furent cependant pas visés par les attaques d’Alain Gerber), se bornèrent probablement au rejet d’un ensemble de conventions nées de l’exploitation commerciale du jazz, sans autre objectif que d’en jouir dans l’urgence de l’instant. Rien de mal, ni de futile à tenter l’expérience une énième fois. Finalement, par une des ces surprises que l’Histoire se plaît régulièrement à réserver, cette musique a fini par nourrir l’underground noise des années 1990 et 2000, dont certains représentants la reconnaissent séminale. Comme quoi cet enregistrement valait d’être réalisé. Et même si Varèse l’aurait certainement qualifié de « pompe à merde » (alors qu’un Bach l’aurait condamné comme « crierie » à la « monotonie diabolique »), il vaut d’être réécouté pour ce qu’il offre de beautés convulsives accouchées sans préméditation.

TERROADE3



Sonore : Cafe Oto/London (Trost, 2011)

sonore_cafe_oto

Peter Brötzmann et deux disciples accomplis ayant trouvé dans la nuance leur propre voix – Ken Vandermark et Mats Gustafsson –, voilà l’association qu’est Sonore. Selon les formules et les instruments choisis (saxophone baryton pour Gustafsson, ténor et clarinette pour Vandermark, ténor, alto, clarinette et tarogato pour Brötzmann), le trio attestait son entente le 20 avril 2011 à Londres.

Le propos musical – trois pièces écrites par chacun des intervenants et une improvisation – est souvent, vue l’épaisseur des souffleurs, de collisions. Mais les dérapages sont nombreux, qui emportent les musiciens d’écarts bravaches en concours de chants caverneux, de constructions que les musiciens élèvent tout en se faisant la courte-échelle en longs tunnels encombrés. Le free bougerait encore ; bien plus, il est entier.

Sonore : Cafe Oto/London (Trost / Souffle Continu)
Enregistrement : 20 avril 2011. Edition : 2011.
CD / LP : 01/ Fragments for an Endgame 02/ (I Was Arranging Her) Arms 03/ Le chien eprdu 04/ OTO
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


NHK.Koyxen : Dance Classics Vol. 1 (PAN, 2012)

nhk koyxen dance classics 1

Producteur aux innombrables pseudonymes (NHK, NHKyx, Koyxen...), Kouhei Matsunaga nous offre, le titre est suffisamment explicite, une sélection très vivace de ses divagations dancefloor. Largement à l'ouest de ses œuvres noise ou abstraites, notamment les morceaux basés sur Henri Chopin qu'il avait écrites pour la WDR de Cologne, l'artiste japonais évite, c'est très heureux, le piège de la monotonie kilométrique en 4/4 sur les onze pistes de Dance Classics Vol. 1 – dont plusieurs sont de simples transitions de moins d'une minute.

A vrai dire, l'ensemble est vachement fun tout en oubliant de nous prendre pour des veaux parqués au Blue Disco Club de Gueugnon – oui, celui entre l'Intermarché et Flunch. Variés et efficaces sans jamais franchir le seuil de la putasserie from Ibiza (think Berlin meets Osaka), les rythmes syncopés de NHK'Koyxen s'inscrustent avec bonheur entre techno dub(step) et video games experiences, voire électro-pop de traviole où ne manque qu'une ligne vocale black soul genre Shara Nelson. La bête s'intutulant Volume 1, ne reste plus qu'à espérer un second volet du même tonneau, celui-ci n'est pas des Danaïdes.

NHK.Koyxen : Dance Classics Vol. 1 (PAN)
Edition : 2012
LP : A1/ 587 A2/ 57 A3/ 476 A4/ 568_491 A5/ 638 A6/ 625 B1/ 521 B2/ 530 B3/ 55 B4/ 572_2 B5/614
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli


Jimmy Halperin, Dominic Duval : Changing Tranes (CIMP, 2012)

jimmy halperin dominic duval changing tranes

Un an après Music of John Coltrane (NoBusiness) mais sans Brian Willson, Jimmy Halperin et Dominic Duval retrouvent le repertoire de John Coltrane, période Atlantic.

Bonne conseillère, l’intimité du duo offre aux thèmes de Coltrane une fraîcheur bienvenue et désagrège le drama coltranien au profit d’une conversation étendue. D’une robuste contrebasse et d’un saxophone faussement timide, l’une et l’autre en plein cœur (Lazy Bird, Like Sonny) ou en périphérie des thèmes de Coltrane (Changes on Spiral, Central Park West Changes), émergent vivacité et implication, générosité et légèreté. Un délestage en quelque sorte.

Jimmy Halperin, Dominic Duval : Changing Tranes (CIMP)
Enregistrement : 2009. Edition : 2012.
CD : 01/ Changes on Spiral 02/ Lazy Bird 03/ For Heaven’s Sake Variations 04/ Syeeda’s Song Flute 05/ Central Park West Changes 06/ Countdown 07/ G.S. 3/4 08/ Moment’s Notice 09/ Like Sonny
Luc Bouquet © Le son du grisli

john coltrane luc bouquet lenka lente


Joachim Montessuis : Chapel Perilous (Fragment Factory, 2012)

joachim montessuis chapel perilous

La bataille est rangée, que Joachim Montessuis a décidé de livrer à son propre corps ; qui se joue entre molaires et incisives d’abord, avant de gagner le pharynx puis la trachée. Ce sont donc des bruits de bouche, des cris étouffés, des sifflements, des injections et des projections, qui ouvrent Chapel Perilous, vingt-trois pièces sonores (enregistrées entre 2005 et 2011) qui pourraient n’en faire qu’une.

Ce flot de vacarme que Montessuis s’inocule en frénétique le retourne bientôt : engouffrés, les bruits s’installent sur organes et prolifèrent ; sous la peau, les plus aigus imaginent refaire surface. A corps perdu, le vocaliste tente de camoufler les premiers renflements, se contorsionne en conséquence et produit d’autres bruits – qui peuvent tenir du flageolet comme de l’expérimentation noise. Mais bientôt, l'homme abdique : son chant de souffrances aura été fantastique, au son duquel il a rampé jusqu’à la chapelle qu'il s'était choisie pour destination.  

EN ECOUTE >>> Chapel Perilous (extrait)

Joachim Montessuis :  Chapel Perilous (Fragment Factory)
Enregistrement : 2005-2011. Edition : 2012.
LP : Chapel Perilous
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



The Boats : Ballds of the Research Department (12k, 2012)

the boats ballads of the research department

En manque de Stars Of The Lid ? Sous perfusion Tim Hecker (encore que je trouve son récent Ravedeath, 1972 nettement en retrait de ses prédécesseurs) ? Vous rêvez la nuit de Machinefabriek ? Ne cherchez plus, chers lecteurs, j'ai la solution à tous vos tourments, elle prend les traits du trio british The Boats et c'est sans nul doute le plus beau disque ambient néo-classique produit ces derniers temps.

On peut même le dire sans beaucoup d'hésitation, Ballads of the Research Department sera dans la discographie finale d'Andrew Hargreaves, Craig Tattersall et Danny Norbury leur White Album, leur Ralf & Florian. Dans un genre tellement sclérosé par tant de pratiques échappées dans des cieux dont ils ne retombent jamais, les trois complices déploient sur quatre titres d'une immense beauté sonore un sens inné de la composition et du développement harmonique - parfois, j'ai songé à un Radiohead entrepris par Peter Broderick dans les (nombreux) instants atmosphériques de l'album - notamment ceux où Chris Stewart entonne une sourde complainte vocale. Entre mille autres idées originales et convaincantes.

The Boats : Ballads Of The Research Department (12k)
Edition : 2012
CD : 1/ The Ballad For Achievement 2/ The Ballad Of Failure 3/ The Ballad For The Girl On The Moon 4/ The Ballad Of Indecision
Fabrice Vanoverberg @ Le son du grisli


Je suis ! : Mistluren (Umlaut, 2011)

je suis mistluren

Je suis ! ou comment revendiquer son appartenance à ce vieux free jazz qui bouge encore. Je suis ! telle une obligation à ne pas être tel autre. A ne pas être Ayler, les deux Don (Cherry & Ayler), Ornette et tous les autres. A ne  pas être ceux-ci mais peut-être, un petit peu, de la grande Carla Bley et de ses soyeux arrangements.

Alors, masquer la trop grande référence en faisant fructifier les angles, en diversifiant les formes. Se servir d’un souple motif, prétexte à d’intenses duos puis trio (Östermalm), faire résister une contrebasse à la masse oppressante des cuivres (Eyafjallajökull) sans jamais jeter aux orties son incontestable lyrisme (Det Maste Vara Doping). Et, bien sûr, amplifier les talents de chacun : la trompette plus saturante que pénétrante de Niklas Barno, les saxophones fouineurs de Marcelo Gabardo Pazos, le piano embrasant d’Alexander Zethosn, la large contrebasse de Joel Grip, la batterie volcanique de Magnus Vikberg. Et ainsi, jouer du présent sans le déjouer.

Je Suis ! : Mistluren (Umlaut / Souffle Continu)
Enregistrement : 2010. Edition : 2011.
CD : 01/ Varför Far Jag Ingen Kaka Till Kaffet Din Jävel 02/ Östermalm 03/ Lyrikern 04/ Odjuret Och Odjuret 05/ Geniet 06/ Eyafjallajökull 07/ Det Maste Vara Doping 08/ Jag Är!
Luc Bouquet © Le son du grisli


Patrick Farmer, Sarah Hugues : No Islands / Droplets (Another Timbre, 2011)

cornford_farmer_hugues_kolymis_no_islands

Au Four6 de John Cage, Patrick Farmer (platine, électronique), Kostis Kilymis (électronique), Sarah Hugues (cithare) et Stephen Cornford (piano amplifié) ajoutent sur ce CD deux improvisations. Ce qui n’empêche pas les trois pièces d'être des boîtes gigognes (de la plus petite à la plus grande : Improvisation #1, Improvisation #2, Four6) comme autant de No Islands.

De ces boîtes fuit une électroacoustique qui filtre des sons en résonance et entre en contact avec le bruit que fait un avion qui passe, des oiseaux qui pépient. L’accueil de la nature fait le charme de cette démarche sonore, participative & destructurée. Le quatuor opère à la manière des impressionnistes mais arrange ses compositions comme un collectif d'abstraits. Entre les phrases que jetent les instruments il y a la nature. Cette nature est artificielle. Rien d’anormal, puisque les îles du quatuor ne sont qu’un mirage.



Patrick Farmer, Kostis Kilymis, Sarah Hugues, Stephen Crawford : No Islands (Another Timbre)
Edition : 2011.
CD : 01/ Improvisation #1 02/ Improvisation #2 03/ Four6
Héctor Cabrero © le son du grisli

dominic_lash_patrick_farmer_sarah_hugues_droplets

Sarah Hugues et Patrick Farmer appartiennent au Set Ensemble du contrebassiste Dominic Lash. Sur Droplets, les trois improvisent ou interprètent des œuvres d’Eva-Maria Houben et Taylan Susam (du Collectif Wandelweiser). C’est à ce moment que des field recordings (j’entends une mouche ou une cascade, de la pluie ou un avion, des moutons…) s’invitent dans un solo de contrebasse qui célèbre la rondeur et la gravité de l’instrument. Impressionnant de solennité. 

Dominic Lash, Patrick Farmer, Sarah Hugues : Droplets (Another Timbre)
Edition : 2011.
CD : 01/ For Maaike Schoorel  (realisation #1) 02/ Elusion 03/ For Maaike Schoorel 04/ Nachtstück
Héctor Cabrero © le son du grisli


Jason Stein : The Story This Time (Delmark, 2011)

jason stein the story this time

Au centre de The Story This Time : le contrepoint. Celui du triangle Tristano-Marsh-Konitz, célébré trois fois ici (Background Music, Palo Alto, Lennie Bird) mais aussi celui qu’impose Jason Stein à ses propres compositions et arrangements. De la même manière, Monk revisité à trois reprises aussi (Skippy, Gallop’s Gallop, Work) se voit mangé à la même sauce.

De ce quartet sans piano (suave rythmique à la charge de Josh Abrams et de Frank Rosaly), on louera le sérieux de l’entreprise, la très boisée clarinette basse du leader et un peu moins le ténor âpre et étriqué de Keefe Jackson. Soit l’art d’activer l’ancien sans le fossiliser tout en lui offrant une dose de modernité exemplaire. Presque un exploit.

Jason Stein Quartet : The Story This Time (Delmark)
Enregistrement : 2011. Edition : 2011.
CD : 01/ Background Music 02/ Laced Case 03/ Little Big Horse 04/ Skippy 05/ Badlands 06/ Palo Alto 07/ Hatoolie 08/ Gallop’s Gallop 09/ Hoke’s Dream 10/ Work 11/ Lennie Bird
Luc Bouquet © Le son du grisli


Robert Curgenven, Richard Chartier : Built Through (LINE, 2012)

richard chartier robert curgenven built through

Par le biais de Built Through, Richard Chartier me présente l’Australien Robert Curvengen. L’homme est charismatique et son travail (beaucoup de field recordings à son actif) est sans nul doute à découvrir.

Built Through, c’est de la musique. C’est aussi de l’architecture – le rapprochement est souvent galvaudé mais ici je crois que musique et architecture vont vraiment de pair. Un long silence blanc parcourt d’abord la pièce, puis c’est le tour d’une electronica sensible (qui peut prendre différentes apparences : un drone à deux têtes, des sons cachés en coussins d’air, des field recordings qui se fondent dans les paysages de Chartier). Built Through, c’est de la musique, de l’architecture, du paysage, et on s’y sent bien.

Robert Curgenven, Richard Chartier : Built Through (LINE)
Edition : 2012.
CD : 01/ Invariance Strata 02/ Displacement 03/ Built Through Both Sides 04/ Acquisition Eviction
Pierre Cécile © Le son du grisli



Commentaires sur