Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Jazz en MarsA paraître : le son du grisli #5En librairie : Bucket of Blood de Steve Potts

Yannick Franck : Hierophany (Monochrome Vision, 2012)

yannick franck hierophany

Une basse souterraine, prenante, une seconde qui se pose sur la première… Et ainsi de suite. Eloignez tout claustrophobe, même léger, de la musique de Yannick Franck. On ne sait pas ce qu’elle veut et on sait encore moins ce qu’elle cache (un fourmillement, une rivière, une friche industrielle, un appel à l’évacuation ?).

Ce que l’on sait, par contre, ou plutôt ce que l’on apprendra, c’est que le traitement qu’il inflige aux sons qu’il renferme dans ses archives, leur empilement et leur accentuation met en branle une formidable machine à moudre et les sons, et les sources, et les récepteurs que nous sommes. Loin du noise de son trio Y.E.R.M.O., le Belge se fait ici redresseur de sorts et créateur d’ambiance suffocante : nous sommes de sa hiérophanie, et comment !

écoute le son du grisliYannick Franck
Hierophany (extraits)

Yannick Franck : Hierophany (Monochrome Vision)
Edition : 2012.
CD : 01/ Mausoleum 02/ The Dive 03/ Dying Down
Pierre Cécile © Le son du grisli



Asva, Philippe Petit : Empires Should Burn... (Basses Fréquences, 2012) / Philippe Petit : Eugénie (Alrealon, 2012)

asva philippe petit empires should burn

Qui voudra s’y coller n’aura pas fini de décrypter l’art sonique sonore et parfois hurlant de Philippe Petit. Grand amateur-dévoreur de musiques en tous genres, il a composé avec Asva (groupe de metal drone doom de G. Stuart Dahlquist) ce terrible appel à l’incendie des empires…

Pour que leur plan fonctionne, Petit et Dahlquist doivent avant tout imposer la terreur, alors ils s’emparent de leurs instruments (guitares, orgue, turntables, electronics, cymbalum, piano, cordes…) et invitent quelques amis à expliquer le contenu de leurs plans. Chacun son tour, Edward Ka-Spel, Bryan Lewis Saunders et Jarboe lisent un texte qui leur est soumis).

Le résultat est inquiétant mais peu à peu ce sombre univers à la Bosch laisse percer un rayon de lumière. Il inondera la fin du CD d’une musique atmosphérique pas loin d’être zen. On n’attendait pas de happy end, mais elle nous va aussi !

Asva, Philippe Petit : Empires Should Burn… (Basses Fréquences / Small Doses)
Edition : 2012.
CD / LP : 01/ And Empires Will Burn 02/ Seet Dreams Asshole 03/ A Vision 04/ The Star Implodes 05/ Apocryphatic_Ally
Pierre Cécile © Le son du grisli

philippe petit eugénie

Electronics et turntables encore, mais cette fois pour servir la musique électroacoustique. Entouré d’une dizaine d’ « amis » (Els Vandeweyer, Reinhold Friedl…), Philippe Petit offre sur ces deux faces de dix pouces quatre morceaux différents (ambient indianiste, baroque malsain, folk tordu, expérimental larvé) qui raviront les amateurs de post-tout et de lupanar créatif.

Philippe Petit : Eugénie (Alrealon)
Edition : 2012.
10’’ : A1/ An Air of Intrigue A2/ Clapoutique A3/ Pyramid of The Moon – B/ Magma from The Aquarium
Pierre Cécile © Le son du grisli 


Cremaster, Komora A : Split (Monotype, 2012)

cremaster komora 1 split

Un split, c’est presque pas grand-chose. Alors sur un quarante-cinq tours, imaginez-donc… Sauf que… Sauf que Cremaster et Komora A, justement…

On sait qu’il existe des groupes seulement bons sur format court. Ce n’est pas le cas de Cremaster, bien sûr. Alfredo Costa Monteiro et Ferran Fages (tous les deux aux electronics) l’ont déjà montré mais sur cette face A, ils mélangent des larsens et des craquements sans parvenir à se montrer le moins du monde original. Komora A (un trio polonais : Dominik Kowalczyk, Karol Koszniec& Jakub Mikołajczyk) seraient-ils du genre à peiner sur la longueur ? En quarante-cinq tours, en tout cas, ils font mouche, avec leurs buzzs et leurs reverses, dans le soupçon sonique plus que dans l’esbroufe ambient, alors bravo : belle découverte que celle de Komora A – dont on attend une k7 verte sur le même label Monotype.

Cremaster, Komora A : Split (Monotype)
Edition : 2012.
7’’ : A/ Cremaster : Haz B/ Komora A : Crystal Dwarf Opens His Eyes
Pierre Cécile © Le son du grisli


Suffer/Enjoy (Antifrost, 2002)

suffer enjoy antifrost

Ca y est, cette fois, on a franchi la ligne rouge. Et derrière, c’est le noir, si l’on en croit les premières secondes du premier morceau de cette compilation. On le doit à Francisco López : grave, insidieux, perturbant !

Comme notre vision commence à se faire à l’obscurité, on distingue des ombres (PG-13, Zbignew Karkowski, Coti, Utah Kawasaki, ILIOS, AS11, Philip Samartzis, Ami Yoshida, Jason Kahn et Kim Cascone). Toutes ont quelque chose à nous murmurer à l’oreille (Antifrost, le label qui a commandé ces travaux compilés aux artistes, a limité leur fréquence à 200 herz). Chaque plage nous transmet une chose ou une autre : la tremblote de Karkowski, l’ambient lo-fi de Coti, les crépitements de Samartzis, les sifflotements de Yoshida, et même l’effacement tonal de Kahn et Cascone, tout concourt à nous surprendre dans des contrées obscures où l’on tâtonne à l’ouïe. Imparable…

Collectif : Suffer/Enjoy (Antifrost)
Edition : 2002.
CD : Suffer/Enjoy
Pierre Cécile © Le son du grisli


John Raskin, Carla Harryman : Open Box (Tzadik, 2012)

jon raskin carla harryman

C'est une boîte de Pandore qu'ouvrent Jon Raskin (lecture, saxophones) et Carla Harryman (poésie et lecture) dès les premières secondes d'Open Box – projet mêlant musique et poésie que soutiennent pas moins de neuf musiciens, dont les membres du quartette de Raskin. Mais à l'intérieur de la boîte, trésors et drouille sont confondus.

Doué de parole, le duo explique d’abord les tenants et les aboutissants de leur projet sur fond de guitare et de batterie tonitruant : post-no wave poing levé sans véritable envergure, l'ouverture en appelle au patronage de Zorn ou de Ribot. La suite vaudra davantage que cette simplissime allégeance : Open Box 1 & 2 laissant les deux récitants portés par les surfaces étranges de Gino Robair : torves, les sonorités effacent la mièvrerie du récitatif dans un élan peu commun de poésie urbaine.   

C’est un art de l’étrange, ensuite, qui convoque des vocalisations à la népalaise et un baryton, une pièce de comédie musicale d’expérimentale obédience, un psychédélisme brouillon et les déclamations absconses qu’on croirait sorties d’un pénible jeu de rôles. C’est en conséquence vaguement saoul que l’on sort de cette écoute, demain nous dira-t-il quelle était la qualité de la mixture ?

Jon Raskin, Carla Harryman : Open Box (Tzadik / Orkhêstra International)
Edition : 2012.
CD : 01/ Fish Speech 02/ Open Box Part 1 03/ Open Box Part 2 04/ LA Reactive Meme 05/ Song for Asa 06/ A Sun and Five Decompositions 07/ JS Active Meme
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



J/L Duo : Lovsang Och Hemlighet / Cerchio (Olof Bright, 2012)

jl duo Lovsång Och Hemlighet Cerchio

Johan Jutterström (instruments à vent) & Andreas Hiroui Larsson (batterie) forment ce duo de lettres, J/L, qui a enregistré entre 2009 et 2010 une drôle de carte de visite (recto-verso), intitulée Lovsang Och He-mlighet / Cerchio.

Drôle, la carte, car les deux hommes n’y sont pas démonstratifs tout de suite, bien au contraire ils ont plutôt l’air de chercher à disparaître derrière un jazz que l’on qualifiera de… ralenti. Peut-on y voir le premier effet de l’amour (Lovsang, c'est qu'en langues étrangères j'ai quelques notions !), qui est de rendre le sujet apathique ? Bref, il n’en reste pas moins que la carte est engageante et que si elle nous informe que le duo exerce dans un jazz « ralenti » elle se refuse pour autant à indiquer « tous travaux réductionnistes ». Climatique, chercheuse, et enfin plus énervée sur Cerchio, la musique du J/L Duo donne aussi quelquefois dans le clin d’œil (sur la fin, au duo Archie Shepp / Max Roach). Nul doute, on les recontactera !

J/L Duo : Lovsang Och Hemlighet / Cerchio (Olof Bright)
Edition : 2013.
CD : 01/ Lovsång och Hemlighet 02/ Intermission 03/ Lake of fire 04/ Where sculptures used to stand 06/ Between eye and wall 07/ Continuous sounds inside a locked mind 08/ Intermission 09/ Freccia 10/ Punto 11/ Linea 12/ Triangolo 13/ Sirena 14/ Frecce
Pierre Cécile © Le son du grisli


Gilded : Terrane (Hidden Shoal, 2012)

gilded terrane

Debut album, comme on dit du côté de Perth, de la paire australienne Gilded, Terrane nous entraîne sur des terres jazz ambient d’un bel intérêt, telle une rencontre entre Kapital Band 1 et Z’ev dans une tonalité proche de Sébastien Roux et Chris Corsano...

Déroulant sur une note paisible et éthérée des tentations où le jazz et la microtonalité ne s’effraient pas mutuellement, le duo Matt Rösner / Adam Trainer ose sans le moindre complexe l’enchaînement des couches sonores, tout en donnant à ses sonorités une légèreté bluffante. Des neuf morceaux, on goûtera tout particulièrement aux atmosphères quasi-americana de Road Movie, mais aussi aux boucles pianistiques de Tyne, en marge de Sylvain Chauveau et de son Black Book of Capitalism.



Gilded : Terrane (Hidden Schoal Recordings)
Edition : 2012.
CD : 01/Velar 02/    String and Stone 03/ Dew Cloud 04/ Road Movie 05/ Tyne 06/ Straight Crest 07/ Cluttered Room 08/ Expand/Contract  09/ Moth Food
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli


Talweg à Paris

hurlements talweg

talweg lsdg

talweg nos doubles errent dans la nuit duelle


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Martin Bladh : Dirge; The Peter Sotos Files (Freak Animal, 2008)

martin bladh dirge the peter sotos files

Alors qu’il travaille à la traduction en Suédois de Selfish, Little: The Annotated Lesley Ann Downey – en français : Egoïste, infime : Lesley Ann Downey annotée –, l’artiste « complet » (mais écorché) qu’est Martin Bladh décide de reprendre son ouvrage musical. A l’auteur du roman, Peter Sotos (jadis musicien de Whitehouse), Bladh fait part de son projet : il recevra de lui sons et images dont profitera sa relecture.

Violences sexuelles (faites à de jeunes personnes, presque exclusivement) et racolages médiatiques sont de Sotos les sujets de prédilection. En amateur d’étrange et de dérangeant, Bladh composera une bande-son étrange, dérangeante, mais aussi fascinante.

Ainsi diffuse-t-il, sur une note tenue de synthétiseur ou quelques rares notes de basse, des voix de jeunes-femmes éplorées au téléphone ; ailleurs, il bouclera des litanies d’enfants – tous appels au secours perdus à jamais. En musicien, il peut aussi arranger des pièces d’indus et de noise qu’interrompent témoignages réels et lectures (voix de Bladh ou de Sotos) ou parasitent des enregistrements récupérés (de boîte à musique brisée, d'une annonce de programme de trash tv, d'un surréaliste jury populaire…). Ainsi Martin Bladh fait-il sensation – dans une conversation avec Peter Sotos, il explique justement que c'est bien là que se trouve la clef de son art : dans la « sensation ».  

Martin Bladh : Dirge; The Peter Sotos Files (Freak Animal)
Edition : 2008.
CD : 01/ Buyer’s Theme 1 02/ Dirge 03/ Playground Sex 04/ Dirge: Marc 05/ Insult 06/ Buyer’s Theme 2 07/ Dirge: Mary 08/ Predicate 09/ Injury 10/ Buyer’s Theme
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Interview d'Andrew Lamb

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Il a fallu phraser sans forcément être dans la lumière. La phrase, lumineuse, est d’Andrew Lamb, qui donnait l’année dernière deux disques d’importance : Honeymoon on Saturn et Rhapsody in Black. L’occasion de débuter une nouvelle année en espérant, pourquoi pas, qu’elle enrichisse autant et aussi bien que la précédente la discographie de ce musicien rare. En attendant : Andrew Lamb, c’est ici et maintenant.

… Mon premier souvenir de musique remonte à mes trois ou quatre ans. Une vieille dame que connaissait très bien ma mère me gardait de temps à autre et m’emmenait à l’église le dimanche matin. Là, on chantait, dansait et jouait d’instruments tels que la batterie, la basse, l’orgue ou la guitare. Ma mère ignorait tout de ce genre de façon de cérémonie jusqu’à ce qu’elle m’amène avec elle à l’église et que je lui demande où étaient passés les instruments. Elle a alors réalisé que sa vieille amie était membre d’une église pentecôtiste, où la musique abonde. 

Comment êtes-vous venu à la musique, et par quel instrument ? La musique m’a été offerte par la grâce du Créateur. Garçon, j’étais assez athlétique et bien déterminé à en découdre avec les meilleurs athlètes de mon âge ; pourtant lorsque, à dix-sept ans, j’ai commencé à entendre constamment en moi le son du saxophone, j’ai ressenti le besoin de m’y mettre. Je me suis alors trouvé un petit travail afin d’épargner et de m’acheter un saxophone. Quelques mois plus tard, mon travail a pris fin : je me suis enfermé dans une pièce, ai arrêté le sport et commencé à développer mon rapport à cet instrument. Auparavant, j’avais essayé la trompette, à l’âge de six ou sept ans, j’avais même un mouchoir blanc à la Armstrong

Quelles ont été vos premières influences au saxophone ? Chicago, d’ou vous venez, a-t-elle aussi joué une influence sur votre musique ? D’abord, ça a été Lester Young. Pour ce qui est de Chicago, la ville a influencé ma musique au son de gentlemen qui la représentaient pour moi : Fred Anderson, Von Freeman, Clifford Jordan, Johnny Griffin, John Gilmore, Warren Smith et bien sûr Kalaparusha Ara Difda, l’Art Ensemble of Chicago et puis tout l’AACM. Maintenant, je n’ai commencé à entendre ces musiciens qu’une fois arrivé New York, dans le quartier de South Jamaica, Queens, où j’ai grandi… Cette influence s’est exercée en termes de compréhension de la tradition de cette musique, du professionnalisme, de l’excellence artistique, de l’expression de sa propre histoire et de la nécessité d’être en accord avec soi-même et son environnement proche… En règle générale, je suis influencé par tous les grands artistes qui ont vécu pour jouer du saxophone…

Kalaparusha, qui vous a donné des leçons, est-il celui qui vous a ouvert à la « musique libre » ? En fait, je m’étais ouvert à ce genre de musique quelque temps avant de le rencontrer et d’étudier avec lui. Mais il m’a aidé à me tenir sur mes jambes et à trouver une stabilité alors que je travaillais à comprendre les formes libres et toutes les choses que lui avait plus tôt développées.

Est-ce à New York que vous avez fait vos premiers pas de musicien ? Ma toute première expérience date de la fin de mon adolescence, je jouais avec des musiciens de mon quartier, bien plus expérimentés que moi ; ravi de me mesurer à eux, j’étais aussi très fier qu’ils me demandent de revenir pour la répétition suivante. Quant à New York, chacune de mes collaborations a été extrêmement importante. Ces échanges n’ont pas seulement été des concerts ou des performances, mais aussi de véritables espaces de communication où se donnaient rendez-vous les esprits d’une même famille.

Vous avez notamment pris place dans des orchestres emmenés par Cecil Taylor ou Alan Silva. Etait-ce à l’occasion de concerts ? Oui, dans l’un et l’autre cas, c’était à l’occasion d’une série de concerts. Ces deux expériences ont dépassé toutes mes attentes, vu le niveau des musiciens et la direction d’ensemble ; elles m’ont révélé pour toujours une musique sans limites, certes, mais aussi capable d’être partagée et spontanément ajustée quand cela est nécessaire dans le même temps qu’elle résout des problèmes musicaux de façon créative.

Vous n’avez que peu enregistré sous votre nom. Est-ce un choix ? C’est simplement dû à la façon dont les choses sont arrivées : il a fallu phraser sans forcément être dans la lumière. La question ne se pose pas en ces termes pour moi : Andrew Lamb, c’est ici et maintenant, dans le présent.

Histoire de « déplorer un peu », on peut avancer que vous auriez sans doute eu davantage de propositions dans les années 1960 ou même dans les années 1980… Grâce à la technologie et les réseaux sociaux, un musicien créatif a aujourd’hui plus de chance qu’hier de se faire entendre, mais il est vrai que les circonstances qui lui permettent de jouer et de gagner sa vie ne sont plus aussi favorables qu’hier…

Si nous jouions à réduire encore votre discographie : quels seraient selon vous les trois disques qui diraient le mieux votre musique ? Je dirais Portrait in the Mist, The Pilgrimage et New Orleans Suite. Ces trois disques partagent cependant le même principe que tous les autres, qui me pousse à rester naturel, organique voire, dans mon rapport à la composition. Ce qui reflète assez ma façon de créer…  

Et concernant vos deux dernières références, Honymoon On Saturn et Rhapsody In Black Je suis honoré d’avoir eu la possibilité d’enregistrer ces deux disques. Ils sont assez différents l’un de l’autre, mais la musicalité et le savoir-faire des musiciens qui m’accompagnent est étonnante. Et puis, les labels qui les ont produits, CIMP et NoBusiness, sont de ceux qui respectent un artiste et lui donnent la liberté de souffler et de créer comme il l’entend.  

Sur ces deux disques, on peut entendre Tom Abbs, un contrebassiste dont la sonorité s’entend à merveille avec votre art... Tom est un musicien merveilleux et un gentleman au superbe tempérament qui ne compte pas ses efforts sur scène. Il n’y a ni bornes ni limites aux voyages que nous faisons ensemble en musique, d’autant plus que nous nous apprécions et nous respectons mutuellement.

D’autres jeunes musiciens ont-ils attiré votre attention ? Je souhaite le meilleur aux jeunes musiciens et à leur carrière. J’ai récemment écouté Matt Lavelle, Ras Moshe, Taylor Ho Bynum, James Brandon Lewis et quelques autres. Cependant, je ne suis pas forcément leur actualité, étant plutôt à l’écoute des vieux maîtres éternels que sont par exemple Kidd Jordan et Yusef Lateef.  

Avant de peut-être faire à votre tour figure de « vieux maître », estimez-vous que votre discographie contient d’ores et déjà ce que vous tenez à exprimer en musique ? Oui, je pense. Je le pense fort, même…

Andrew Lamb, propos recueillis en décembre 2012 et janvier 2013.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



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