Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Vladimir Tarasov, Eugenijus Kanevičius, Liudas Mockūnas : Intuitus (NoBusiness, 2016)

vladimir tarasov eugenijus kanevicius liudas mockunas intuitus

On sait le Mockūnas épais, mais aussi capable de contorsions : grave en clarinette – basse, c’est presque obligé ; en Si bémol, davantage… Si bémol –, le voici brassant l’air au ténor et singeant au soprano. La singularité n’est certes toujours pas d’actualité (à la clarinette, on croirait entendre un sous-Vandermark et, au ténor, un sous-Brötzmann), mais pourquoi s’en tenir là ?

Sorti de toute « inquiétude identitaire », que reprocher à Mockūnas ? Pas grand-chose, à vrai dire : les improvisations qu’il emmène s’écoutent sans qu’on s’en plaigne – à la contrebasse, Eugenijus Kanevičius intrigue même, et plus d'une fois, quand Vladimir Tarasov travaille en toute discrétion. Comme beaucoup – et combien d’autres moins talentueux que lui ? – Mockūnas pratiquerait donc une avant-garde... de tradition. Ayant accepté cela, on accepte de l'entendre jouer libre et faire comme si rien n’avait existé avant lui.

intuitus

Vladimir Tarasov, Eugenijus Kanevičius, Liudas Mockūnas : Intuitus
NoBusiness
Enregistrement : juin 2014. Edition : 2016.
2 LP : A1/ Celebrating Life A2/ Once Around the Corner – B1/ Broken Christmas B2/ Time Loop Backwards – C1/
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Kalimi : Otona No Kagaku (Silent Water, 2014)

kalimi otona no kagaku

C’est pour le moment la seule référence de Kalimi, duo que forment Giovanni Di Domenico (électronique et claviers) et Mathieu Calleja (batterie) – la paire est déjà associée dans le quartette Going –, mais elle promet.

De voir se développer, notamment, une association qui fait de l’acharnement instrumental le premier élément de ses franches conversations. Au Rhodes, Di Domenico sature souvent quand son électronique multiplie les sorties de piste ou façonne de longs signaux. Quant à Calleja, qu’il agace son partenaire ou marque mollement le temps, il bout sans discontinuer et entretient la flamme qui fait de cette improvisation ex abrupto un bien joli baptême.


kalimi

Kalimi : Otona No Kagaku
Silent Water
Enregistrement : 2013. Edition : 2014.
LP : A1/ Forever High A2/ 7 .1 A3/ Selfie My Ass A4/ B’hier – B1/ Mad at The Machine B2/ Otona No Kagaku B3/ 9.2   
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Putrefier : Cog Dominance (Industrial Recollections, 2012)

putrefier cog dominance

En 1987, le label Broken Flag (= Gary Mundy de Ramleh) sortait une cassette de Putrefier (comme j’aime ce nom de groupe) : Cog Dominance. Retour de flamme grâce à Industrial Recollections !

C’est aujourd’hui sur un CD qu’on retrouve les provocations soniques de Mark Durgan. A quelques mètres, une voiture traîne un paquet de boîtes de conserve mais ce n’est pas « just married » qu’on peut lire sur la plaque mais « just died ». Un peu de reverb, des crashs, des graves et un étrange attirail électronique qui tire des rafales : louder than bombs, les Putrefier ? D’un martial vindicatif, pour le moins !

Putrefier : Cog Dominance (Industrial Recollections)
Enregistrement : 1987. Réédition : 2012.
CD : 01-05/ Cog Dominance
Pierre Cécile © Le son du grisli

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The Milo Fine Free Jazz Ensemble : You Will Not Be Pressed to Buy (Shih Shih Wu Ai, 2012)

the milo fine free jazz ensemble you will not be pressed to buy

Si Earlier Outbreaks of Iconoclasm revenaient sur les premières années du Milo Fine Free Jazz Ensemble (1976-1978), ce double disque consigne deux enregistrements récents : concerts donnés en 2011 à la West Bank School of Music en compagnie de la vocaliste Viv Corringham et du cornettiste John O’Brien.De quoi faire passer l’Ensemble non plus pour un duo mais pour un grand groupe de trois, et aussi changer les formes qu’il improvise.

Le 1er avril, Fine et Gnitka se produisent avec Corringham qui, à ses vocalises, ajoute un peu d’électronique. L’échange est vif mais la théâtralité de l’invitée – comme sur ce Senilità publié plus tôt par Emanem – plombe l’ensemble des cinq pièces données ce soir-là.  

« Loin du jazz, loin du rock, loin des douceurs », disait hier Luc Bouquet. C’est aujourd’hui (ou presque) la même chose : avec O’Brien, le 7 octobre de la même année, l’Ensemble alterne les façons de faire, qui conservent quand même quelques points communs : nervosité, diversité, éclat. Auprès du duo, O’Brien sait se faire entendre : son souffle est même porteur de surprises qui, de l’ensemble, augmente l’art. 

The Milo Fine Free Jazz Ensemble : In Concert at the West Bank School of Music (Shih Shih Wu Ai)
Enregistrement : 1er avril & 7 octobre 2011. Edition : ?
2 CD : CD1 : 01/ 4111T1 02/ 4111T2 03/ 4111T3 04/ 4111T4 05/ 4111T4 05/ 4111T5 – CD2 : 01/ 10711T1 02/ 10711T2 03/ 10711T3 04/ 10711T4 05/ 10711T5 06/ 10711T6
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Joséphine Michel, Mika Vainio : Halfway to White (Touch, 2015)

mika vainio halfway to white

Premier livre-CD (bel ouvrage, avec couverture en toile !) à paraître chez Touch, Halfway to White associe la musique de Mika Vainio et les photographies de Joséphine Michel dans un jeu commun de… surexpositions. Vibratoire, l’association des deux !

Car les bruits travaillés de Vainio (par plaques = du cristal, des reverses, des zoom sur microcosmos et sur la fin de l’ambient électriquonique) retombent bien à plat sur les photos. Il y a donc relation entre ce que l’on voit et ce que l’on entend puisqu’un visuel noise prend le dessus. Quand le regard ne peut pas dire ce qu’on trouve dans les photos (parfois floues) l’oreille prend le dessus et se charge de la mise au point. Au point ou au pixel… Les détails (visuels & sonores) deviennent des quartiers entiers et les quartiers entiers sont résumés en un point ou un pixel. Qui voudra s’y retrouver tracera des quadrillages sur le livre mais ne s’y retrouvera pas pour autant. Plus que l’Highway to Hell l’Halfway to White est « d’enfer ».

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Joséphine Michel, Mika Vainio : Halfway to White (Touch)
Edition : 2015.
Livre + CD : 01/ Fade From Black 2/ Missing a Border 03/ Notes on the Exposures 04/ Line of a Curve 05/ White Out
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Garrison Fewell (1953-2015)

garrison fewell 1953-2015

C'est avec une profonde tristesse que nous avons appris la disparition de Garrison Fewell, qui, depuis deux ans et demi, luttait contre un cancer – lumineux, il écrivait encore récemment : My illness is a blessing beyond my imagination, the opportunity to reach a more pure state of life which I live every day, enjoying light and peace no matter what physical challenges present themselves. My deep appreciation for life, my endless gratitude for many friends, the wisdom of the cosmos revealing new vistas to me. And a certain freedom, a joy that is only polished more deeply by this experience, the intensity of the music that has no attachment to ego but flows forth uninhibited from its essence... these gifts are unimaginable yet I enjoy their grace. En guise d'hommage, nous reproduisons ci-dessous le portrait publié dans le hors-série sept guitares. All the best, Garrison.

La musique de Garrison  Fewell coule, vient à nous lentement telle une vague apaisée. Parfois, elle empruntera des chemins plus détournés, quelques circonvolutions en arabesque ou en trajectoires anguleuses, imprimera quelques accélérations aussi, mais reviendra bientôt à cette tranquille assurance, cette limpidité, cette évidence du son.

Car Fewell, c’est avant tout ce son qui ne souffre aucune coquetterie, aucune affectation, aucune inutile virtuosité ; un son sûr de lui-même. Le guitariste est un musicien qui sait s’effacer pour laisser la place aux autres et, plutôt que d’occuper l’espace à tout prix, Garrison Fewell ouvre de grandes brèches comme autant d’invitations pour ses compagnons à s’y engouffrer. Il nous rappelle, alors, qu’éloquence n’est pas bavardage, qu’autorité n’est pas omniprésence : « Respecter les possibilités des autres musiciens, ainsi que leurs propres contributions, même lorsqu’il s’agit de défendre ses propres compositions, permet de tirer parti de transformations et d’interactions spontanées. »

Quand on interroge Fewell sur ses influences, celui-ci refuse de choisir entre tradition et avant-garde : aux côtés des grands maîtres pionniers du genre (Jim Hall, Kenny Burrell) on trouve le diamant brut Derek Bailey. De ce dernier, Garrison Fewell a hérité le tempérament de sorcier d’une musique de l’instant et de défricheur des mille possibles de son instrument. La guitare entre ses mains doit être un « orchestre miniature » : « J’essaye de jouer de l’instrument au maximum de ses capacités, sur le manche mais pas seulement. »

Outre le jazz et la creative music, les musiques d’Orient sont pour Fewell une immense source d’inspiration : pour la sonorité aérienne des instruments qui l’incarnent (oud, shenai, sarode, etc.) comme pour la modalité qui permet de créer, en dilatant l’espace temps, les conditions idéales à l’improvisation. « Depuis des temps reculés, l’improvisation a toujours été un élément inhérent de la musique, les ragas indiens en sont un exemple. » L’Orient, c’est aussi pour Fewell le lieu de toutes les quêtes spirituelles et en particulier du bouddhisme, auquel il croit profondément. Evoquer la foi de Fewell ne sert aucunement l’anecdote mais nous ramène à ce son qui est son identité, l’essence même de son art : « Cela fait trente-trois ans que je suis adepte du bouddhisme et je travaille chaque jour dans le but d’approfondir ma connexion à la nature musicale que nous possédons tous : une sorte de vibration lumineuse de rythme et de son à laquelle nous pouvons nous connecter, qui dépasse l’esprit et l’environnement, transcende toutes limites et nous permet de mieux vivre en accord avec l’entier univers. Une triade est un peu le réglage sur lequel s’accorde l’harmonie des planètes et des intervalles de leurs relations. Dans le Lotus Sutra, il y a justement un Bodhisattva que l’on appelle « Son Merveilleux ».

Pour sa poursuite du « Son Merveilleux », le guitariste Garrison Fewell sait s’offrir les services de solides et lumineux compagnons. Citons bien sûr le vieux sage John Tchicai, rencontré en 2003, avec lequel il emmène un trio complété d’un autre saxophoniste, Charlie Kohlhase, et invitons à l’écoute de leur double album Good Night Songs. Ici le trio, à la manière de celui de Jimmy Giuffre quelques décennies auparavant, sans contrebasse ni batterie, nous rappelle que le free peut être apaisé et source d’itinérances méditatives. Citons aussi l’alter ego Eric Hofbauer, partenaire en duo de guitares ou au sein du Variable Density Sound Orchestra, sextet important dans lequel s’invite le trompettiste Roy Campbell Jr. Ici aussi, Garrison Fewell crée les conditions d’une musique qui s’impose vite par son étrange beauté, de légèreté et densité mêlées.

Si jamais vous rencontrez Garrison Fewell au détour de son inlassable traque du Son Merveilleux, s’il vous plaît, rassurez-le : il est assurément sur le bon chemin.

Pierre Lemarchand @ le son du grisli / sept guitares

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Hartmut Geerken : Live at Goethe Institut 1976 (Holidays)

hartmut geerken live in kabul 1976

Ce concert au Goethe Institut de Kaboul en 1976 est l’oeuvre du pianist Hartmut Geerken et de son Rock and Free Jazz Group. La prise de son du double vinyle est lointaine – et ses aigus assez plats – mais restitue une ambiance, voire même une époque (celle des expériences en instituts, voire ambassades).

Auprès de Geerken, trouver Fritz Pfeiffer (saxophone alto), Maqsud Schukurwali (guitare) et Ghafur Rasul (batterie). Manquant vraisemblablement d’une basse, le groupe se démène pour remplir tout l’espace au son d’un mélange de free jazz, de blues, de rock et de funk même. Dans une veine Jef Gilson, mais sans souffle, il déploie des trucs et astuces qui n’arrivent pas à convaincre, même lorsqu’ils servent un thème de Don Cherry ou Clifford Thornton.

En troisième face, la guitare disparaît, et laisse un peu de champ à Geerken : ce sera la « meilleure » des trois faces. Le second disque retourné et c’est le retour de Schukurwali : avec lui, celui d’une musique légère de manège à gimmicks. Guère, donc, à la hauteur de ce que le pianiste a pu enregistrer avec quelques musiciens de ses fidèles : John Tchicai ou Don Moye

Hartmut Geerken’s Rock and Free Jazz Group Kabul : Live in Kabul 1976 (Holidays)
Enregistrement : 22 septembre 1976. Edition : 2013.
2 LP : Live at Goethe Institut 1976
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Eric Lunde : Colorado Terrain investigation (Industrial Recollections, 2011)

eric lunde colorado terrain investigation

Eric Lunde serait-il ce Moondog post-moderne (post-moderne, c’est bien comme adjectif quand même…) que personne n’attend ? Ou ce tirailleur américain qui astiquerait dans son garage des machines crasses qui l’assurent d’un noise à longue-portée ?

Si j'ai posé ces deux questions rien ne m’oblige à y répondre... Si ce n’est la peur qui fait trembler tous mes membres à l’écoute de ses dérapages / saturations / crissements / rayures sonores etc. Et des voix que j’entends, de temps en temps, qui me font l’effet d’être celles d’arracheurs de dents qui n’opéreraient que sous indus, et poussé à fond encore ! Mais Lunde aztalan... de tout se faire pardonner, et de faire croire qu'il n'est pour rien dans ces méfaits sonores qui nous touchent.

Eric Lunde : Colorado Terrain investigation (Industrial Recollections)
Edition : 2011.
CD : 01-12/ Colorado Terrain Investigation
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Nick Hennies : Duets for Solo Snare Drum (Weighter, 2013)

nick hennies duets for solo snare drum

Aux fringantes mailloches, Nick Hennies avait déjà révélé sur Cast and Work l’intérêt qu’il trouve à la pratique tenace capable de chants multiples. Avec le soutien de la violoncelliste Henna Chou, de la violoniste Vanessa Rossetto et du contrebassiste Brent Fariss, il développait un drone à couches multiples dont les bords seront subtilement rabotés : bientôt la ligne n’est plus la même, ses dérapages célébrant toutes l’inconstance du bourdon.

Sur les deux plages qui précèdent Cast and Work sur ce disque estampillé Weighter, Hennies interprète deux compositeurs qui l'inspirent : John Cage, dont il soigne One4 à la caisse claire, et Peter Ablinger, dont les silences de Kleine Trommel Und UKW-Rauschen éblouissent quand sur la composition passent les zébrures grises et noires. Sur compositions personnelles ou empruntées, une même délicatesse et un même savoir-faire.

Nick Hennies : Duets for Solo Snare Drum (Weighter)
Enregistrement : 2012-2013. Edition : 2013.
CD : 01/ One4 02/ Kleine Trommel Und UKW-Rauschen (“Conceptio”) 03/ Cast and Work
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Gianni Lenoci, Kent Carter, Bill Elgart : Plaything (NoBusiness, 2014) / Gianni Lenoci : For Bunita Marcus (Amirani, 2014)

gianni lenoci kent carter bill elgart plaything

La rencontre date d’octobre 2012, qui réunit Gianni Lenoci, Kent Carter et Bill Elgart, sur un répertoire fait pour l’essentiel de compositions du pianiste – le contrebassiste signant quand même le morceau-titre et le batteur la conclusion qu’est Drift.

Après Steve Potts (Kids Steps), c’est donc auprès d’un autre partenaire de Lacy que Lenoci est venu chercher l’inspiration – l’unisson vigoureux de Plaything ne prouve-t-il pas que l’entente est possible ? Splinter, d’ailleurs, le redira, sur lequel le piano entame une marche plus difficile, porteuse de notes rentrées qu’excitent les allées et venues d’un fantastique archet-scie. Archet et cordes seront d’ailleurs les instruments dont naîtront les trouvailles – grincements et chants parallèles sur Leeway – qui relativisent la maigreur des autres thèmes tout comme la préciosité (touches légères ou frappes sèches) de leur exécution.  



Gianni Lenoci, Kent Carter, Bill Elgart : Plaything (NoBusiness)
Enregistrement : octobre 2012. Edition : 2014.
LP / Téléchargement : A1/ Plaything A2/ Splinter A3/ Contusion A4/ Spider Diagram – B1/ Leeway B2/ Kretek B3/ Drift
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

gianni lenoci for bunita marcus

Chaque nouvelle exécution de For Bunita Marcus en dit davantage sur son interprète que sur son compositeur, Morton Feldman. Alors, pour Lenoci ? Sur un écho léger, son profil appraît : musicien pressé, et nerveux. Derrière les accélérations qu’il commande et les relâchements auxquelles l’oblige l’œuvre, on trouve davantage de mise en scène et moins de distance poétique. A l’auditeur – troisième pièce du puzzle For Bunita Marcus – de dire maintenant si cette version plus « théâtrale » lui convient.

Gianni Lenoci : For Bunita Marcus (Amirani)
Enregistrement : 2011. Edition : 2013.
CD : 01/ For Bunita Marcus
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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