Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Fritz Hauser : Different Beat (Neu, 2015)

fritz hauser we spoke different beat

Si les dix plages qui se succèdent sur ce disque double pourraient n’en faire qu’une, c’est que le travail de Fritz Hauser, on l’a souvent dit, est d’une cohérence rare. Qu’il écrive pour trois ou quatre percussionnistes, pour un seul – certes, doté de « huit bras » – ou pour un ensemble n’y changera rien, ou presque.

C’est bien sûr dans ce « presque » que Fritz Hauser met au jour toutes les nuances que les quatre percussionnistes de We Spoke (Serge Vuille, Julien Annoni, Olivier Membrez et Julien Mégroz) nourriront ici avec lui : sur l’allure changeante de gestes tentés sans cesse par la relâche – qui fait qu’un rythme qui se désagrège trouve un second souffle dans sa chute même (Second Thought) –, au son de cymbales renversées qui, avec l’appui de quelques graves, travaillent à un minimalisme complexe aux couches s’opposant tout en faisant corps (Double Exposition)…

Et puis, sur cette idée de grattage (Schraffur) qu’il concrétise depuis 2008, Hauser entretient son entente avec le quartette de percussionnistes : quelques secondes de silence et c’est le chant discret de gongs que l’on frotte, si ce n’est celui qu’aurait laissé sur son sillage – sur ses sillages, même, auxquels les intervenants accrochent cent rythmes proches mais différents – un train de nuit à l’ancienne.

Autre méthode (autre « concept », pourquoi pas), celle de l’étirement auquel Hauser soumet sur Rundum des notes que l’on dirait sorties de larges plaques de métal et qui cherchent un équilibre sous un ciel grondant. L’ouvrage-reflet est sombre en conséquence, la densité de son atmosphère n’a d’égal que son épaisseur et, pour dissiper les nuages lourds, il faudra que claquent de grands coups de baguettes. Mais l’équilibre tient bon, et cette mise en place de rythmes étouffés et de pulsations louvoyant impressionne autrement encore.



different beat

Fritz Hauser, We Spoke : Different Beat
Neu
Enregistrement : décembre 2014. Edition : 2015.
2 CD : CD1 : 01/ Second Thought 02-07/ As We Are Speaking 08/ Double Exposition – CD2 : 01/ Schraffur 02/ Rundum
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Jeph Jerman, Tim Barnes : Versatile Ambience (IDEA Intermedia, 2016)

jeph jerman tim barnes versatile ambience

Si je me plie aux règles du jeu qu’a l’air de me proposer ce beau (et lourd) vinyle, je devrais essayer de reconnaître les instruments utilisés par couche, les uns après les autres… Après un vieux magnéto-trifouille et une cigale synthétique (ô chant rapide, suspens ton vol), je dirais un violon joué à l’archet et une clarinette… Mais voilà que déjà se fait entendre un autre instrument… un orgue, non ?

Ce jeu, c’est celui de Jeph Jerman & Tim Barnes, qui collaborent depuis une douzaine d’années, mastered by Rashad Becker, & auquel on arrête de jouer assez vite. Non pas parce qu’on n’y comprend plus rien (je maintiens : une clarinette, ou un basson, et un archet au moins) mais parce qu’on a autre chose à faire et que cet autre chose c’est : l’écouter. D’autant que plus on avance et plus il y a de matière : après les instruments acoustiques (dans la pochette du disque, je trouve la liste des participants : Aaron Michael Butler, Ken Vandermark, Sara Soltau, Jacob Duncan, Rachel Short, Bret Berry), voilà le vent qui souffle et des bêtes qui vocifèrent.

Les indications ne disent pas par contre dans quelles conditions le disque a été enregistré, qui des field recordings ou des instruments sont arrivés le premier, par exemple, ou encore pourquoi le tout premier larsen de la face B détruit tout cet ouvrage de couches ? Pour un autre bel ouvrage, du reste : concret-brut-abstract-noise, avec voix & autres inserts préenregistrés, moteurs & souffleries… Versatile, pour sûr !, et un seul défaut avec ça : que ce 33 tours de taille tourne à la vitesse d’un 45…





jerman barnes

Jeph Jerman, Tim Barnes : Versatile Ambience
IDEA
Edition : 2016.
LP : A-B/ Versatile Ambience
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Rapoon : The Kirghiz Light (Zoharum, 2015)

rapoon the kirghiz light

Après avoir quitté le cultissime Zoviet France, Robin Storey forma le projet Rapoon. Encore un peu indus mais surtout ambient-ique et (surtout au carré) d’inspiration ethnomusicologique, ce n’est pas The Kirghiz Light (première collaboration de Storey avec la vocaliste Vicki Bain, sortie à l’origine sur Staalplaat) qui nous dira le contraire.

Réédité aujourd’hui par l’écurie Zoharum, le double album est enrichi d’un troisième, un remix 2016 de cette production qui date de vingt ans. Si l’on ne sent pas forcément que la remasterisation est passée par là, l’atmosphère est toujours moins étouffante que sur les ZF. Nappes de synthé, loops sur loops (d’un répétitif tech tout simplement ralenti) de voix célestes ou d’instruments souvent exotiques (tablas, cithare…), peu de rythmes et encore moins d’envolées…  

C’est ce qui est intéressant, d’ailleurs, même dans les moments un peu longuets (et il y en a plusieurs, étant donné les deux CD), cette « platitude », si je puis dire… ce jusqu’au-boutisme ambient-ethno-indus assez bellement réactualisé sur le remix par d’autres synthés (beaucoup de cordes), la même voix (mise plus en avant) et les mêmes percussions (mises en arrière)… Un pas de plus vers l’étrange pour le Rapoon et Robin Storey, et c’est normal : le monde n’est-il pas plus étrange qu’il y a vingt ans ?



kirghiz light

Rapoon : The Kirghiz Light
Zoharum
Réédition : 2016.
3 CD : The Kirghiz Light
Pierre Cécile © le son du grisli

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Vijay Iyer, Wadada Leo Smith : A Cosmic Rhythm with Each Stroke (ECM, 2016)

vijay iyer wadada leo smith a cosmic rhythm with each stroke

Avant d’en découdre avec A Cosmic Rhythm with Each Stroke, suite en sept parties dédiée à l’artiste indienne Nasreen Mohamadi, Vijay Iyer et Wadada Leo Smith inaugurent leur duo avec Passage. Arpèges crépusculaires, trompette déchirant la voute céleste, le duo sélectionne les espaces à conquérir, ceux à bannir. Après A Cosmic Rhythm with Each Stroke, pianiste et trompettiste évoquent Marian Anderson. Chant crépusculaire, larges spectres, larges souffles, piano se libérant, la structure est ajustée, manifeste.

Au centre : A Cosmic Rhythm with Each Stroke, ou l’art des lignes crépusculaires et ininterrompues. Dans ce territoire de consonances : un seul paysage, une seule contrée. Le piano hèle la trompette, lui indique le chemin à suivre. Le temps de s’éparpiller et de se jauger, le désordre semble adopté. Puis se rétracte et réintègre l’harmonie initiale. Mais rien de monocorde ici, juste une grande et envoûtante résonance.



each stroke

Vijay Iyer, Wadada Leo Smith : A Cosmic Rhythm with Each Stroke
ECM / Universal
Enregistrement : 2015. Edition : 2016.
CD : 01/ Passage 02/ All Becomes Alive 03/ The Empty Mind Receives 04/ Labyrinths 05/ A Divine Courage 06/ Uncut Emeralds 07/ A Cold Fire 08/ Notes on Water 09/ Marian Anderson
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Finn von Eyben : Plays Finn von Eyben (Storyville, 2016)

finn von eyben plays finn von eyben

De l’écoute de Finn von Eyben, on gardait ce faux goût d’Old Stuff – référence du New York Art Quartet dans lequel il succéda à Lewis Worrell – et le thème de Chess qu’il défendit auprès de John Tchicai dans le Cadentia Nova Danica (August 1966 Jazzhus Montmartre) jusqu’à ce que le label Storyville publie ces enregistrements datant de 1966 et 1967 : souvenirs de workshops et de concerts donnés en grande formation.

Forcément inédites, ces huit plages donnent à entendre Eyben – l’une des deux contrebasses, avec celle de Niels-Henning Ørsted Pedersen, du RadioJazzGruppen – défendre, à la même époque que celle où fut enregistrée cette apparition à Molde du Cadentia Nova Danica, d’autres compositions personnelles : le « jazz libre » n’y est presque plus qu’un souvenir, qui transforme quand même un contemporain affirmé (Roads of Flowers et Joys and Flowers) ou a laissé dans son sillage un gimmick que les nombreux solistes se passent comme un témoin (Flower Point).

Mais c’est en quintette, que le contrebassiste impressionne le plus : avec Jesper Bech Nielson (saxophone ténor), Kim Menzer (trombone), Søren Svagin (piano) et Teit Jøgensen (batterie), il investit le champ d’un jazz modal qui profite aux souffleurs. En un clin d’œil exotique, leurs lignes se chevauchent et vrillent (Asia) quand elles suivent ailleurs le pas de marches contrariée – dans laquelle s’exprime la gouaille de Menzer (Krogerup) – ou « carrément » défaite (Springtime). Pour être de Copenhague, c’est là un autre Something Else!!!



plays fin von eyben

Finn von Eyben : Plays Finn von Eyben
Storyville
Enregistrement : Mars 1966 / 9 septembre 1967. Edition : 1966.
CD : 01/ Asia 02/ More Flowers 03/ Krogerup 04/ Springtime 05/ Out of Something 06/ Roads of Flowers 07/ Flower Point 08/ Joys and Flowers
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Matthias Müller, Matthias Muche : MM Squared Session (Creative Sources, 2015)

matthias müller matthias muche mm squared session

Dans un espace restreint, deux trombonistes installent leurs souffles. Souffles déclinés en quatre plages aux directives soigneusement respectées. Souffles jamais perdus. Dans un trop plein de glissandi, en duels et en joutes, entre virages et lacets, ils instaurent une symétrie jamais effilochée.

Les unissons sont célébrés, l’horizontalité reste modulante, jamais trouble, jamais troublée. Dans les sas de compression-décompression qu’ils viennent de générer, s’élève la tentation du circulaire. Et de nouveau, l’unisson de se refaire une santé. Ainsi se positionnent en héritiers des Rutheford, Christmann ou Malfatti : Matthias Müller et Matthias Muche, trombonistes au mimétisme avoué.



mm squared

Matthias Müller, Matthias Muche : MM Squared Session
Creative Sources / Metamkine
Enregistrement : 2014. Edition : 2015.
CD : 01/ Mü 02/ Mu 03/ Ma 04/ Tti
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Bjarni Gunnarsson : Paths (Granny, 2016)

bjarni gunnarsson paths

Le moins que l’on puisse dire (je pense) à propos de Bjarni Gunnarsson (live electronics, trois disques à son actif pour le moment) c’est qu’il sait travailler les sons. La preuve avec le CD Paths dont les figures sont composées d’aigus qui frétillent et de basses qui vous enveloppent plus que chaleureusement… mais est-ce suffisant ?

Car si les sons rappellent (par exemple) ceux de Strotter Inst., les compositions du Suédois ne donnent pas dans le répétitif crescendo. Non, mais plutôt dans une abstraction à géométrie variable avec son lot d’élucubrations soniques, de percées lumineuses et de chausse-trappes sordides, jusqu’à ce que Gunnarsson nous plante là, en plein milieu d’une ambient à vous donner le tournis (et c’est ce qui arrive). Que faire d’autre si ce n’est entendre / regarder / profiter de ce que l’Islandais nous a préparé ? Spatial et plus que spécial !

paths

Bjarni Gunnarson : Paths
Granny Records
Edition : 2016.
CD : 01/ Ubieties 02/ Mecolico 03/ Pulsatiles 04/ Verlat 05/ Gallivant
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Benjamin Fogel : Swans et le dépassement de soi (Playlist Society, 2016)

benjamin fogel swans et le dépassement de soi

Si Swans et le dépassement de soi est un livre davantage consacré à Michael Gira qu’au groupe qu’il a emmené de 1982 à 1997 et emmène de nouveau depuis 2010, c’est que la question se pose : une fois relevées (quand même) l’importance de sa compagne, Jarboe – qui, dans la courte préface qu’elle signe ici, insiste sur la détermination et la concentration nécessaires à l’entreprise – et (si l’on veut faire au mieux) celles de Jonathan Kane et Norman Westberg, Swans est-il « autre chose » qu’un Michael Gira amplifié ?

Au début de son livre, Benjamin Fogel pose une autre question : « Qui es-tu, Michael Gira ? » Simple, certes, mais qui a le mérite de prévenir que l’auteur ne s’embarrassera pas de circonlocutions : appliqué – impliqué, parfois, maniant souvent le « je » –, celui-ci retrace chronologiquement le parcours de son sujet : adolescence vagabonde puis artiste, découverte de pratiques musicales inspirantes (Glenn Branca, Rhys Chatham) et création d’une musique épaisse, voire grave, qu’il n’aura plus qu’à développer en studio (treize disques) ou sur scène (surtout).

Si l’œuvre de Swans est inégal, c’est là un de ses charmes. Rustres et sérieux, ses airs sont sans doute plus « imposants » que « bruyants », mais ils recèlent souvent des surprises et, surtout, profitent du charisme de Gira. Et puis, il y a ces prises de position que certains timides jugeraient radicales – reniement par exemple de l’inaudible The Burning World (dont sont Karl Berger, Fred Frith ou Mark Feldman) souillé par la production de Bill Laswell, concrétisation d’un goût prononcé pour le Do It Yourself (sous étiquette Young God Records, qui produira aussi Akron/Family, Lisa Germano ou… Devendra Banhart), rapport « à l’autre » plutôt compliqué… – et ces contradictions déroutantes, que l’ouvrage de Fogel parvient, autant que faire se peut, à mettre en lumière, et dont il se nourrit même.



swans

Benjamin Fogel : Swans et le dépassement de soi
Playlist Society
Edition : 2016.
Livre : 187 pages. Préface de Jarboe.
Guillaume Belhomme © le son du grisli

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RED Trio, John Butcher : Summer Skyshift (Clean Feed, 2016)

john butcher red trio summer skyshift

Lorsqu’en août 2015 les Portugais du RED Trio (Rodrigo Pinheiro  au piano, Hernani Faustino  à la contrebasse, Gabriel Ferrandini  à la batterie et aux percussions) invitent, dans le cadre du festival lisboète Jazz em Agosto, le saxophoniste anglais John Butcher, avec lequel ils ont enregistré un album chez NoBusiness (Empire, 2011), on peut s’attendre à ce qu’une telle réunion de musiciens retienne fiévreusement notre attention. A tout le moins sur le papier. Car, sur scène, sans toutefois décevoir, le résultat s’avère contrasté.

Non assignable à résidence, en perpétuel renouvellement, l’esthétique tonale du trio trouve dans ce contexte particulier matière à s’aérer, sinon à être portée davantage qu’à l’accoutumée par un lyrisme patent. Comme une mise à plat des aspérités d’où résulterait une topographie sonore déliée et allégée, sans cesser d’être personnelle. En témoigne le morceau d’ouverture qui voit le trio s’employer à tracer un parterre mouvant d’impressions sonores et redistribuer l’espace, de sorte que Butcher puisse ensuite s’y enraciner avec une minutie vertigineuse.

Néanmoins, volontiers poétisé et par trop balisé, le champ de l’improvisation s’avère parfois apprêté, lesté par par les intentions rythmiques que les interventions soudaines et intenses du saxophoniste viennent régulièrement contrecarrer avec bonheur. De fait, dans les meilleurs moments du set, il s’agit moins pour Butcher de s’intercaler dans le mouvement que de s’en extraire afin d’en déplacer les enjeux. De ce point de vue, son intervention tardive, à mi-parcours, sur la troisième piste, concrétise de manière délectable un art subtil, plus qu’insolite, de la déviation, quelque peu alourdi, toutefois, par l’insistance de Pinheiro à ne pas lâcher l’affaire. Arrivé à la quatrième piste, l’ensemble fait enfin montre d’une plénitude de circonstance : un temps de la conjugaison où le jeu de miroirs autorise recul et profondeur.        



summer skyshift

RED Trio, John Butcher : Summer Skyshift
Clean Feed / Orkhêstra International
Enregistrement : 5 août 2015. Edition : 2016.
CD : 01/ Track 1.1 02/ Track 1.2 03/ Track 1.3 04/ Track 2
Fabrice Fuentes © Le son du grisli

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Extended Pianos : Switch On A Dime (IMMEDIATA, 2016)

extended pianos switch on a dime

Ces « extended pianos » sont ceux d’Anthony Pateras et d’Erik Griswold qu’accompagne, à l’électronique, Robin Fox, avec lequel Pateras forma un duo jusqu’en 2010. Les notes du livret distinguent deux sources composées : celle des pianistes, ensemble – l’idée du disque est née de leur collaboration soutenue, un mois durant, en 2001 (il a été question que le disque paraisse sur Tzadik, ensuite sur Hat Hut, et puis le temps passe…) – et celle, seule mais non pas isolée, de Fox.

Aux synthétiseurs analogiques et à l’ordinateur, celui-ci réagit aux frappes combinées des pianistes : chants de cordes étouffées, forêts étendues de percussions, simples poursuites changées bientôt en avalanches… Avec la sonorité « classique » empêchée si ce n'est interdite, Fox fait en toute discrétion : timidement, même, jusqu’à ce que l’auditeur parvienne à la troisième plage.

Car ce n’est qu’au mitan de l’enregistrement que les musiciens – à trois, comme à deux sur ce NaN que l’on doit à Pateras et Griswold – abandonnent leur première émotion pour une expression autrement singulière : l’intrusion d’un moteur dans un paysage de maigres bruits qui résonnent ou le lancement de quelques notes graves sur une boucle fermée font alors tout le sel de ces épreuves qui remontent.



switch on a dime

Extended Pianos : Switch On A Dime
Immediata / Metamkine
Enregistrement : 2001. Edition : 2016.
CD : 01/ Switch on a Dime 02/ Fugato B 03/ -a.m. 04/ NaN 05/ Fugato A
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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