Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


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Archives des interviews du son du grisli

Gaap Kvlt : Jinn (Zoharum, 2016)

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Je me suis toujours méfié de l’incorporation des appels à la prière (muezzin ou autre) dans la musique. Mais là, je veux dire… un hommage à Paul Bowles en pleine frénésie PompidouBeat… version downtempo ? Et de beats, justement, il est ici (le second disque de Gaap Kvlt) question… piano pianissimo… avec des loops diverses qui rappelleraient Long Fin Killie de temps en temps (mais en plus lent).

Une ambiance ressort donc, mais pas forcément de Tanger... Plutôt le genre de truc crépusculaire qui va bien au Jinn du titre du CD. Les Jinn (de l’arabe) ce sont ces esprits invisibles qui nous frôlent un peu partout : celui de Gaap Kvlt ce serait alors le fantôme de Bowles ? Sur différents beats (parfois techno à grosse basse, bizarrement mais bizarrement qui passe), un progamme ou des voix à deux cordes vocales du noise, le revoilà qui danse et se trémousse jusqu’à ce qu’il regagne ses pénates. Oserais-je écrire (en ai-je même le droit ?) que le jinn sied bien à notre écrivain beat ?

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Gaap Kvlt : Jinn
Zoharum
Edition : 2016.
CD : 01/ Prayer 02/ Abu Kamal 03/ Bou Rattat 04/ Peninsula 05/ Prayer 8 (Death) 06/ Larache 07/ Tangsir     08/ Ovidius 09/ Vient
Pierre Cécile © Le son du grisli



Andrew Liles : The Power Elite (United Dairies, 2016)

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Derrière les visages du couple Blair – à peine déformés – se lève une armée de voix prêtes à lui demander des comptes. Ce n’est pas la première fois qu’Andrew Liles signe une musique « qui fait parler » (on pense d’abord à The Surveillance Lounge, en Nurse With Wound) mais avec The Power Elite, ce sera seulement le temps de l’introduction.

Car les porteurs de murmures auront vite fait d’aviser d’autres instruments – percussions, cordes souvent grinçantes, grand piano… – qui leur permettront d’entamer une danse macabre, particulière pour être chargée de sens : combien de déceptions politiques (on sait Liles défait par le Brexit récemment plébiscité), combien de fois l’impression de ne pas avoir été écoutés ?

Des années après, c’est l’heure de la revanche. Remontant les horloges – les détraquant à force, ils provoquent par exemple la rencontre de Tony Blair et d’Horatio Alger, dont LeRoi Jones réinventait jadis la mort –, les facétieux fantômes menacent et leurs plaintes jouent d’échos. En conséquence, leur bal est inquiétant, qui finira sur l’Air de la Reine de la Nuit – hier avec Stapleton, Liles manipulait Beethoven ; c’est aujourd’hui Mozart qu’il interpelle, et, avec son concours, toute l’élite qu’il discrédite.

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Andrew Liles : The Power Elite
United Dairies
Edition : 2016.
CD : 01/ Signature 02/ Horatio Alger Myth 03/ Systematic Conditioning 04/ Redemptioners 05/ Artificially Induced Consciousness 06/ Control & Manipulate & Exploit 07/ Affluenza 08/ The Iron Law Of Oligarchy 09/ Equitable Distribution
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


David Vélez, Bruno Duplant : Moyens fantômes (Unfathomless, 2016)

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Il faut croire aux choses qui n’existent pas, les traquer partout : à ces informations qui, à peine exprimées, déjà se volatilisent ; aux possibles esprits qui les ont exprimées et qu’elles emportent avec elles. Des champs de bataille américains (Michael Esposito sur Perryville Battlefield) à un recoin de forêt amazonienne (David Vélez et Simon Whetham sur Yoi) ou encore, pour le même Vélez et Bruno Duplant, d’usines désaffectées en entrepôts abandonnés, à Bogota comme à Waziers.

Ici et là, les deux hommes ont donc enregistré grâce à, disent-ils, un équipement électronique rudimentaire, qui plus est ancien – on se demandera alors si ces « moyens fantômes » ne renverraient pas aux machines plutôt qu’aux esprits qu’elles voulaient capturer. C’est peu dire que, sur les murs, la peinture est écaillée : au son, c’est une corrosion d’un autre genre qui fait effet. Chassées par les balayages, combien de présences s’évanouissent entre deux portes ? Dans les flaques qui parsèment des sols anéantis, il y a bien quelques ondes mais aucun reflet (d’autant que la phonographie n’est pas photographie) ; et puis, dans un retour, c’est la soudaine musique d’un synthétiseur miniature.

Vélez et Duplant n’avaient donc qu’à se promener et à constater : qu’entre deux grisailles un chant peut trouver sa place, que la nature qui peu à peu reprend ses droits est capable de sifflements divers ou de vocaliser comme un homme pourrait le faire dans un parlophone pour simplement jouer un tour… Aux antipodes, c’est le même constat : expérimental et étrangement musical.

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David Vélez, Bruno Duplant : Moyens fantômes
Unfathomless
Edition : 2016.
CDR : 01/ Moyens fantômes
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Albert Ayler : The First Recordings Vol. 1 & 2 (Jeanne Dielman, 2016)

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Personne –  pas même la CIA – ne pourra nous défendre de reconnaître dans les auteurs de ces standards interprétés par Albert Ayler le 25 octobre 1962 à Stockholm ses tout premiers fantômes : Rodgers & Hart, Hammerstein, Bobby Timmons, Count Basie & Tadd Dameron, Sonny Rollins, Miles Davis… L'argument non plus qui avancerait que, pour qu’un musicien Américain s’entende avec deux accompagnateurs européens – dans le cas qui nous intéresse : le contrebassiste Torbjörn Hultcrantz et le batteur Sune Spångberg, qui accompagnèrent quelques mois plus tôt Bud Powell au Golden Circle mais aussi recrues des formations de Lars Gullin ou Per Henrik Wallin – il lui faut puiser dans un répertoire d’airs connus.

Ces extraits de concert n’auront pas tardé à être publiés – quelques mois après leur enregistrement, le label Bird Notes en faisaient deux disques : Something Different !!!!!! et The First Recordings Vol. 2 – mais reparaissent aujourd’hui sur Jeanne Dielman (nom emprunté au titre d’un film de Chantal Akerman), étiquette italienne qui réédite dans la foulée My Name Is Albert Ayler, œuvre d’une autre formation, enregistrée, elle, à Copenhague.

Certes, Hultcrantz et Spångberg ne sont pas Niels-Henning Ørsted Pedersen et Ronnie Gardiner : quand Ayler n’intervient pas – n’ayant pas encore pris l’habitude de remplir tout l’espace qu’on lui offre, la chose arrive ici plus d’une fois –, le duo illustre à coup d’hésitations et de parades (jusqu’au sifflement, sur I Didn’t Know What Time It Was) le vide que le saxophoniste laisse à chaque fois derrière lui. Mais quand le ténor se fait entendre, c’est pour ravager un thème qui le nécessitait (Tune Up, I’ll Remember April), l’envisager en pointilliste (Rollin’s Tune) ou en tachiste (Softly As In A Morning Sunrise), enfin, lui arracher un peu de sa vérité (Moanin’).

Sur Free, le seul titre de sa composition, le saxophoniste démontre encore davantage de quoi son art retournera bientôt : la supplique est haute et l’expression franche en marche ; sur Softly As In A Morning Sunrise, un long moment passé à jouer seul atteste que, derrière Dolphy, Ayler est prêt à secouer tous les fantômes : c’est pour lui une sorte d’hommage et, pour son esprit frappeur, une accaparante occupation.

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Albert Ayler : The First Recordings Vol. 1 & 2
Jeanne Dielman / Souffle Continu
2 LP : A1/ I’ll Remember April – B1/ Rollins’ Tune B2/ Tune Up B3/ Free – C1/ Softly As In A Morning Sunrise C2/ I Didn’t Know What Time It Was – D1/ Moanin’ D2/ Good Bait
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Carl Ludwig Hübsch : Save the Abenland (Berslton, 2016)

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C’est un enregistrement sur lequel Carl Ludwig Hübsch n’intervient pas. Au tuba, trente-trois minutes et quarante-cinq secondes durant. On l’entend parfois bouger un peu, très légèrement – pour ce faire, il faudra quand même pousser le volume. Entre un frottement involontaire et un bruit du dehors étouffé, on se concentrera sur la lecture des notes d’intention que le musicien a glissées dans le disque : non, 33:45 n’a rien à voir avec le 4:33 de John Cage ; précisions : « no cuts, no overdubs » et puis « as you might notice by close listening, it is completely improvised ».

Puisque l’humour n’interdit pas le sens, Hübsch révèle aussi que ce « nothing to play » dont le sous-titre est « a statement to the migration debate » constitue sa réaction à la xénophobie ambiante, en d’autres termes : il réclame le silence tandis que gronde un déluge hystérique d’inquiétudes déraisonnables. En objecteur de conscience, le musicien dépose les armes, pour être exact : un tuba.

Dans un court message qu’il m’écrit en français, Hübsch précise encore : « A part ça, c’est aussi intéressant d’écouter le silence ‘’réel’’ (joué) ». C’est cette fois le musicien qui parle : sans la question qu’il pose, sans doute aurait-on été plus sévère avec ce « silence joué » ; mais puisqu’il n’est pas même élément de musique, alors on voudra bien l’entendre et même le prendre en considération. Comme la « déclaration » qu’il compose.

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Carl Ludwig Hübsch : Save the Abenland
Berslton
Enregistrement : 23 juin 2016. Edition : 2016.
CD : 01/ Save the Abenland
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



Eric Normand : Mattempa (Tour de bras, 2016)

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Je savais (eh, j’ai bonne mémoire !) qu’Eric Normand était bassiste c’est pourquoi quand j’ai entendu les premières secondes de son Mattempa j’ai eu peur qu’il soit passé à la trompette ou au saxophone et qu’il s’y essaye en solo au chiantissime canardage de salive. Mais en fait non. Sur cette œuvre (la première d’une série) inspirée par l’écrivain Jacques Ferron (1921-1985), Normand dirige des amis à tour de (clé de ?) bras : Raphaël Arsenault (violon), Antoine Létourneau-Berger (percussions), Philippe Lauzier (clarinette basse et sax soprano) et Alexandre Robichaud (trompette de poche).

Nos musiciens s'en trouvent embarqués sur des compositions inspirées par « le » Gaspé-Mattempa de Ferron dont un extrait est retranscrit. Mystérieux, le texte = mystérieuse, la musique. C’est une drôle d’ambiance, pour dire la vérité, qui plane et que peuvent faire éclater (mais seulement le temps de leur durée) une mélodie jouée ensemble par les vents ou un pas de deux improvisé. C’est en tout cas un bel hommage (de Normand à Ferron) et une belle découverte (que ce Normand et que ce Ferron).


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Eric Normand : Mattempa
Tour de Bras
Edition : 2016.
CD : 01/ Horizons 02/ Baron Samedi 03/ Les kolkhozes du Bon Dieu 04/ Lignes 05/ La fête au village 06/ Le souffle 07/ La rosée 08/ Morne
Pierre Cécile © Le son du grisli


Barry Guy, Marilyn Crispell, Paul Lytton : Deep Memory / Barry Guy : The Blue shroud (Intakt, 2016)

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Entre méditations et exaltations voguent les compositions de Barry Guy, inspirées, celles-ci, par les toiles du peintre irlandais Hugh O’Donoghue. Ici, la révolution n’est plus : Barry Guy, Marilyn Crispell et Paul Lytton ont déjà donné. Pour autant, se contentent-ils d’entretenir et de cultiver une expression maintes fois – et à juste titre – admirée au risque de ne plus l’alimenter aujourd’hui ?

La réponse est non. Parce que Guy, Crispell et Lytton connaissent le danger des redites, ils ne taisent en aucune façon leur souci des consonances heureuses. Ils savent aussi que le drame n’est jamais loin. Parcelle de romantisme hispanisant ici (Scent), touche de minimalisme contemporain là (Silenced Music), frénésies maîtrisées ailleurs (Return of Ulysses), les voici embarqués dans des structures mouvantes et non cadenassées. Chacun est propulseur de l’autre et si l’excès de zèle du contrebassiste dans la première plage (l’art de déborder sans raison) pouvait inquiéter, la suite ne fait aucun doute : ces trois-là savent que les noces demandent parfois prolongation. Ici, donc.

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Deep Memory (extraits)

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Barry Guy, Marilyn Crispell, Paul Lytton : Deep Memory
Intakt / Orkhêstra International
Enregistrement : 2015. Edition : 2016.
CD : 01/ Scent 02/ Fallen Angel 03/ Sleeper 04/ Blue Horizon 05/ Return of Ulysses 06/ Silenced Music 07/ Dark Days
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Un drap bleu posé sur le Guernica de Picasso, Colin Powell put ainsi déclarer officiellement la guerre à l’Irak. C’était en 2003, au siège de l’ONU. Douze ans plus tard, Barry Guy faisait œuvre de mémoire à travers son Blue Shroud. Ici, treize musiciens (noter l’omniprésence d’Agustí Fernández et les piquantes présences de Savina Yannatou, Ben Dwyer, Maya Homburger, Fanny Paccoud, Per Texas Johansson, Ramón López) pour une partition poignante (Bach et Biber cités, suavité au sein des déchaînements, guitare échappée du Liberation Music Orchestra) et souvent impétueuse (enchâssements rugueux, âpres duos, chant impliqué). Reste maintenant à délivrer Guernica (certes, une reproduction) des tristes sires de l’ONU.

écoute le son du grisliBarry Guy
The Blue Shrout (extraits)

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Barry Guy : The Blue Shroud
Intakt / Orkhêstra International
Enregistrement : 2015. Edition : 2016.
CD : 01/ The Blue Shroud
Luc Bouquet © Le son du grisli


Michel Chion : Musiques concrètes 1988-1991 (Brocoli, 2016)

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«  Le même procédé de crayonné » : voilà, de l’aveu même de Michel Chion, le point commun de ces trois œuvres – dont deux sont rendues pour la première fois dans leur intégralité – conçues dans les studios de l’Ina-GRM à la fin des années 1980 et au début des années 1990. « Dépoussiérées » il y a dix ans en compagnie de Geoffroy Montel et de Lionel Marchetti, ces trois pièces font, disons-le, bon ménage.

Ce n’est pas 5, comme Pierre Schaeffer, mais 10 études de musique concrète que Chion entreprend d’abord : objets qui semblent traîner, sifflements sortis d’où, manipulations grinçantes et autres bruits tordus – métamorphosés, parfois – y révèlent, le long de cette succession de pièces réalistes qui n’en ont pas l’air, le combat qui oppose le compositeur et les bruits d’un quotidien qu’il aimerait soumettre en plus de faire chanter comme il l’entend.

Après quoi, le voici démembrant sur Variations une valse dont les derniers éléments seront avalés par une batucada puis répondant à l’Étude aux chemins de fer du même Schaeffer au son de Crayonnés ferroviaires dont il explique l’origine : trains de nuit enregistrés en France, Italie et Etats-Unis. Le compositeur y donne de la voix et révèle même ses « trucs » au son, par exemple, d’un engin miniature sifflant sur les cordes d’un piano. Malgré l’explication, la magie opère encore, quand sa poésie atteste à distance que la bande a, toujours, de l’avenir.

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Michel Chion : Musiques concrètes 1988-1991
Brocoli
Edition : 2016.
CD : 01-10/ 10 études de musique concrète 11/ Variations 12/ Crayonnés ferroviaires
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


KG Augenstern : Tentacles (Gruenrekorder, 2016)

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Le ciel est triste hélas et j’ai mangé tous mes sous : pas de quoi faire un Bruxelles-Berlin… Heureusement il y a KG Augenstern (projet de Christiane Prehn and Wolfgang Meyer) qui me propose un Berlin-Amarages-de-Maguelone en passant par Charleroi à un prix défiant toute concurrence = celui d’une brochure qui sert d’étui à un CD.

Prehn et Meyer ont fait tout ce voyage en bateau (le MS Anuschka) en 2014. Le couple a enregistré une partie de son périple (surtout des passages de ponts) en même temps qu’il prenait les photos reproduites dans la publication d’une quarantaine de pages. A Arles et à Valence (voir / entendre l'extrait ci-dessous), ils ont imaginé avec tout ça de premières installations.

S’il n’était pas accompagné de sa brochure (et sans ses basses à vous décoller les enceintes du mur) j’aurais qualifié cette suite de field recordings d’étrange et d’anecdotique. Mais les photos et la description qui en est faite offre un plus non négligeable. Voguant au large d’Hanovre, de Paris ou de Lyon, le couple en profite pour nous montrer des coins de ciel et d’eau tous gris mais tous différents. Et cela ne tient pas qu’à l’architecture du pont, non : en tendant bien l’oreille on nous dit que leurs bruits sont propres aux uns et aux autres. Pour ce qui est des installations, elles ont de l’allure et donnent envie de s’approcher un peu plus encore de l’Anuschka.


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KG Augenstern Tentacles
Gruenrekorder
Enregistrement : 2014. Edition : 2016.
Livre + CD : Tentacles
Pierre Cécile © Le son du grisli


Wolfram : X (Monotype, 2016)

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A la déferlante baguettée de l’introduction, je me suis dit que Wolfram, qui avait vu son Atol Drone pourtant réédité par Bocian il y a quelques années mais que j’avais totalement oublié, était batteur. Or non. Il donne plutôt dans une ambient synthétique et même (n’ayons pas peur du mot) fantastique.

Voilà que ça me revient. Il faut dire que, comme nous le rappelle Monotype, cela faisait onze que le Polonais gardait le silence. Et voilà qu’à peine sorti du formol sonore dans lequel il réfléchissait il nous y plonge à notre tour. Je brasse donc dans des nappes de synthés grasso-gracieuses et tutoie en plus des larsens et des résonances. Heureusement que tout ça part en une sorte d’indus bienveillant qui aspire tout, enfin tout sauf moi. C’est d’ailleurs pourquoi je vous écris aujourd’hui : c’est votre tour d'aller au bain, et je vous le conseille vivement.


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Wolfram : X
Monotype
Edition : 2016.
CD : 01. W:X:swarm 02. Introspektiv 03. Exploded View 04. N:xizhe 05. Secret Humans
Pierre Cécile © Le son du grisli



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