Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


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Archives des interviews du son du grisli

Christian Marclay, EnsemBle baBel : Screen Play (Aussenraum, 2016)

christian marclay ensemble babel screen play

On ne sera pas étonné de trouver une guitare électrique « au premier plan » de ce long ouvrage interprété par l’EnsemBle baBel. L’exécution de ces trois pièces (Screen Play, Shuffle et Graffiti Composition), désormais consignée sur deux vinyles, eut lieu récemment à Lausanne dans le cadre de la Nuit des Images, en présence de leur compositeur, Christian Marclay.

La guitare est celle d’Antonio Albanese, qui semble conduire les cinq musiciens de l’ensemble – avec lui Anne Gillot (flûtes, clarinette basse), Laurent Estoppey (saxophone), Noëlle Reymond (contrebasse) et Luc Müller (batterie) – face aux images du film muet qui sert de partition à Screen Play. Réagissant – et donc, avouons-le : improvisant – le groupe va de modules rythmiques en lentes séquences d’un désœuvrement que l’on qualifiera de « créatif » avant qu’un parasite né du souffle de Gillot renverse, avec brio, la composition.

En compagnie de Jacques Demierre (ici à l’épinette, mais qui jouait encore récemment, du même compositeur, Ephemera au piano), l’ensemble rend ensuite Graffiti Composition – on se souvient de la version de guitaristes de renom, il y a quelques années, pour le label Dog W/A Bone). En guise de directives, cent-cinquante photographies de partitions écrites (remplies) par « l’homme de la rue », à Berlin au milieu des années 1990 – au préalable, Marclay avait placardé dans la ville cinq milliers de partitions vierges. L’appel du vide fait œuvre, à l’ensemble de l’interpréter à sa manière : impressionniste ici, expressionniste plus loin – la guitare et le saxophone opposés à la frappe appuyée de Müller –, toujours déconcertante.

En quatrième et dernière face, c’est Shuffle, soit la lecture d’un jeu de soixante-quinze photographies de partitions / ready-made collectionnés par Marclay. Pour ce qui est des règles du jeu en question, aux musiciens d’en faire ce qu’ils veulent : hétéroclite – d’autant que ces règles semblent changer en cours de partie –, la pièce arrange atermoiements, affrontements (quand la guitare sature, la batterie peut trembler) et exercices de style (cette bossa dissonante ou ce free rock saisissant). Au son des flûtes étranges d’Anne Gillot, l’ensemble redit ici qu’il fait, lui aussi, bel et bien œuvre de création : en rendant hommage à l’originalité des partitions de Christian Marclay tout en s’en arrangeant avec superbe. 

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Christian Marclay, EnsemBle baBel : Screen Play
Aussenraum
Enregistrement : 24-25 avril 2016. Edition : 2016.
2 LP : A-B/ Screen Play (2005) – C/ Graffiti Composition (1996-2010) – D/ Shuffle (2007)
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



Christian Marclay, Okkyung Lee : Amalgam (Northern Spy, 2016)

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Enregistré au printemps 2014 au Café Oto, c’est la rencontre d’un violoncelle et de platines – une dizaine d’années auparavant, c’était au Tonic de New York qu’Okkyung Lee et Christian Marclay avaient enregistré ensemble ce Rubbings consigné sur un des volumes de From the Earth to the Spheres, série de splits sur lesquels on trouvait à chaque fois My Cat Is An Alien.

En ouverture, c’est un vinyle retourné contre un archet qui gratte et même parfois coince. La suite rappellera le conseil donné par Marclay dans les notes de pochette qu’il signa pour Anicca, autre duo de Lee : « Beware, this is scarry stuff » – avant celui-ci, on trouvait la liste de sons étranges (noms pour la plupart tirés de verbes, donc d’actions) allant de « buzzing » à « whooping » ; après quoi, Marclay reconnaissait que les mots sont parfois pauvres pour décrire ce que peut receler un disque.

En français, on fera le même constat au son de ces crépitements et de ces boucles, de ces vrombissements et de ces glissades, de ces chuintements opposés à de beaux effets de pleurage, de ces rythmes incongrus que l’archet cherche presque aussitôt à enfouir, enfin de cet hymne branlant qui, au couple, servira d’impressionnante conclusion. Au temps d’Anicca, Marclay l’avait bel et bien saisi : la musique de Lee prend forme dans le verbe ; il ne lui restait qu’à suivre le mouvement.  

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Okkyung Lee, Christian Marclay : Amalgam
Northern Spy
Enregistrement : 25 avril 2014. Edition : 2016.
CD / LP / DL : 01/ Amalgam
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Thumbscrew : Convallaria (Cuneiform, 2016)

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Emprisonnant le bruitisme à ras la corde (Cleome), Mary Halvorson ponctionne quelques rêches accords tandis que Michael Formanek et Tomas Fujiwara assurent / assument continuum et enveloppements. Du manque de chaleur et d’articulation parfois remarqué chez la guitariste, peu de traces ici. Une discrétion certes (les assauts soniques seront rares par la suite) mais, toujours, au service d’un acte collectif.

Ne déviant pas de la forme originelle – contrairement à leur premier enregistrement, Thumbscrew –, on trouvera ici souplesse et affirmation, conduite irréprochable du rythmicien Formanek, jeu sans crispation de Fujiwara, solos inspirés (Formanek encore). Soit la confirmation d’un trio sur qui l’on peut assurément compter.

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Thumbscrew : Convallaria
Cuneiform / Orkhêstra International
Enregistrement : 2015. Edition : 2016.
CD : 01/ Cleome 02/ Barn Fire Slum Brew 03/ Sampsonian Rhythms 04/ Trigger 05/ Screaming Piha 06/ Convallaria 07/ Tail of the Sad Dog 08/ The Cardinal & the Weathervane 09/ Dase insensé 10/ Spring Ahead 11/ Inevitable
Luc Bouquet © Le son du grisli


Alfredo Costa Monteiro : Trois replis de solitude et un oubli (Rhizome.s, 2016)

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Alfredo Costa Monteiro parle, je crois, toutes les langues et il ne faut pas voir dans ce titre en français une coquetterie ni un impératif imposé par le label qui l’héberge – soit : un musicien sous ou derrière Rhizome.s, Bruno Duplant. Non, ce sont bien là trois replis (sixième, troisième et puis premier) suivis d’un oubli (du même nom).

C’est au son, surtout, de l’accordéon que le musicien dit de quoi retourne et les uns et l’autre : son instrument a parfois des airs de saxophone double, qui va et puis vient ; ses notes sont les mêmes ou quasiment les mêmes, qu’elles soient soufflées ou qu’elles soient aspirées. Mais entre deux souffles ou deux aspirations, c’est presque à chaque fois un jeu d’équilibre mis en difficulté : s’il réclame ici à Alfredo Costa Monteiro un aigu un peu plus haut, là le secours d’une cymbale qui résonne, le voilà malgré tout qui bascule. Mais, aussi, emporte la mise en plus de ces trois replis et de l’oubli qui leur est attaché.

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Alfredo Costa Monteiro : Trois replis de solitude et un oubli
Rhizome.s
Edition : 2016.
CD-R : 01/ Sixième repli 02/ Troisième replis 03/ Premier replis 04/ Un oubli
Guillaume Belhomme © Le son du grisil


Arv & Miljö / Krube (Fragment Factory, 2016)

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Depuis la fin des années 90, l’Allemand Alexander Schneider compose sous pseudo (Krube). Mais il n’est dit nulle part pourquoi. Pas encore très fournie, sa discographie présente quand même une cassette Fragment Factory (Vom Unerträglichen), ce qui est bon signe puisque la fidélité envoie toujours un signe favorable. Donc, comme un micro-aimant qui attrape tous les trucs à traîner, un scanner à la Cronenberg (référence référence, chers amis du Cinéclub) qui amasse un tas d’informations qui finit par balancer. On ne s’attendait pas à une si bonne conclusion.

Est-ce un hasard ou le thème du split ? le Suédois Matthias Andersson compose lui aussi sous pseudo (Arv & Miljö). Là-dedans il n’est pas deux ni trois mais tout seul à traiter des souffles de bande et un piano qui répète sans arrêt la même mélodie jusqu’à ce qu’il s’entruche. Et c’est là que ça devient intéressant. On reconnaît le piano qui tourne presque jusqu’à s’envoler sur une bande qui sature un petit peu. Loin des références expérimentalobruitistes les plus radicales du label, mais deux découvertes et deux surprises !

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Krube / Arv&Miljö : Untitled / Okänd Strand
Fragment Factory
Edition : 2016.
K7 : A/ Krube. : Untitled – B/ Arv&Miljö : Okänd Strand
Pierre Cécile © Le son du grisli



Joe McPhee : Flowers (Cipsela, 2016)

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« La répétition d’une même forme semblable non identique crée un espace ouvert, rythmique, sensuel par le jeu contrasté des espaces contenants ». Cette remarque de Claude Viallat pourrait convenir à l’art de Joe McPhee, ici enregistré en 2009, seul en concert à Coimbra.  

L’espace du musicien est celui qu’il habite au moment où il chante : son alto peut aller sans but avoué ou retrousser une mélodie ancienne – c’est ici Knox, jadis joué au ténor en ouverture du disque du même nom), ou Old Eyes, qui donna son nom à une autre des références du catalogue Hat Hut.

De l’intérieur de son instrument, McPhee régénère alors le motif ou sinon siffle comme il respire : avec ou sans attaches, nonchalamment comme précipitamment, sa façon de digresser est la même mais son déplacement – puisque, en solo, on ne peut pas ne pas imaginer Joe McPhee jouer sans se déplacer –, « sensuel » en effet, résonne toujours différemment.

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Joe McPhee : Flowers
Cipsela
Enregistrement : 4 juin 2009. Edition : 2016.
CD : 01/ Eight Street And Avenue C 02/ Old Eyes 03/ Knox 04/ Flowers 05/ the Whistler 06/ Third Circle 07/ The Night Bird’s Call
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Serge Baghdassarians, Boris Baltschun, Burkhard Beins : Future Perfect (Mikroton, 2016)

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C’est donc à moi qu’on a demandé de déchiffrer cette couverture du trio d’improvisateurs Serge Baghdassarians / Boris Baltschun / Burkhard Beins. Mais je sèche. Oui mais en échange je n’attends pas pour ajouter que ce sont des prises berlinoises, & qui datent de 2008 à 2009… M’excuserez-vous d’avoir failli à ma mission ?

D'autant que j’ajouterais en plus que c’est un CD que je recommande à ceux qui (comme moi ?) ont pu décréter un jour qu’en fait l’impro électroacoustique bah c’était pas la panacée. En piste 1 ça crépite mais pas assez pour remuer un lièvre de Mars mais voilà que tout à coup ça vous cueille (pour moi ça a été dès les premières secondes de la plage 2). Sans doute l’effet des stries électroniques qui va si bien avec la guitare du bout des doigts de Baltschun ou avec le battement de la grosse caisse de Beins. Toujours plus loin (piste 3), le trio dépasse toutes nos (mes) attentes, avec un ordinateur qui joue les pleureuses magnifiques. Le petit drone tient bon et son futur a l’air d’avoir au moins trente ans : c’est peut-être là son secret !

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Serge Baghdassarians, Boris Baltschun, Burkhard Beins : Future Perfect
Mikroton
Enregistrement : 2008-2009. Edition : 2016.
CD : 01/ Futur 1 02/ N-eck 03/ Futur 2
Pierre Cécile © Le son du grisli


JC Jones, Raphaël Saint-Rémy : Serendipity (Kadima Collective, 2016)

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Duchamp des possibles visités par Raphaël Saint-Rémy (piano, electronics, haut-cuivre, trompette, etc…) et JC Jones (guitare, banjo, contrebasse, etc…), il nous reste une féerie de bruissements, frottements, brouillages, borborygmes. Comme si, échappés du tréfonds des entrailles terrestres, se déversaient les fantômes – pas toujours bienveillants – des surréalismes passés. Comme si  les esprits se réveillaient d’un long sommeil et hantaient ce joyeux indéfini épinglé par les deux improvisateurs.

A force d’insister sur le farfelu, d’armer leurs garnis(s)ons de chocs et de cordes slappées puis de s’offrir quelques respirations – certes anxiogènes –, Raphaël Saint-Rémy et JC Jones sont comme furets au milieu de la basse-cour : de dangereux prédateurs étouffant des systèmes bien trop huilés pour être honnêtes.

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Raphaël Saint-Rémy, Jean-Claude (JC) Jones : Serendipity
Kadima Collective
Enregistrement : 2016. Edition : 2016.
CD :  01-09/ T1 – T9
Luc Bouquet © Le son du grisli


Michael Esposito : Voice Box (Spectral Electric, 2016)

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Le sous-titre de cette Voice Box – en réalité : une clef usb de la forme d’une carte de crédit – dira ce qu’on y trouve : « A Collection of Oddities and Curiosities », issus de travaux signés du Phantom Air Waves de Michael Esposito. Une suite de raretés, à l’image d’In The Silence Of A Watery Grave dont une centaine d’exemplaires furent jadis glissés dans un petit livre et qu’il sera en conséquence impossible de commenter ici.

Rangées dans neuf dossiers qui renferment aussi images et parfois explications, les autres pièces sonores (MP3 et WAV) donnent à entendre Esposito arranger ses EVP seul ou en compagnie d’amis choisis. Certes inégale – le chasseur se contentant parfois d’évaluer sa collection au son d’une ou deux boucles simplistes –, la boîte renferme quelques traitements astucieux qui parviennent à égaler en intérêt les interventions de ses acolytes.

Ainsi, sous la voix de Bryan Lewis Saunders, Esposito dispose-t-il quelques basses profondes qui renferment déjà le code d’un langage singulier ; avec Kommissar Hjuler und Mama Bär, il déforme d’autres prises afin qu’elles épousent le propos d’une surprenante discussion en allemand ; avec Carl Michael von Hausswolff, il adapte ses manières à deux pièces d’une électronique jouant de couches multiples pour mieux rendre hommage à Friedrich Jürgenson, l’une des grandes figures du phénomène de voix électronique. Seul, Esposito peut donner dans un genre expérimental progressif auquel on préférera l’étrange atmosphère de Haunt Of The Athenaeum Codex ou les miaulements répétés de The Barn Witch Familiar, pièce qu’il ne faudra pas oublier de produire quand viendra l’heure du procès en sorcellerie qu'on devra bien lui faire un jour.

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Michael Esposito : Voice Box: A Collection of Oddities and Curiosities
Spectral Electric
Edition : 2016.
MP3 / WAV : 01/ Byan Lewis Saunders & Michael Esposito : S.S. House 02/ Michael Esposito & Kommissar Hjuler und Frau : Der Geist Meiner Mutter 03/ CM von Hausswolff & Michael Esposito : The Ghosts of Effingham 04/ Michael Esposito & Rainier Lericolais : Perdus Et 05/ The Maladjusted of Manteno Asylum : Radical Matters 06/ The Shadow Of Roy Vail's Daughter Walks The Moonlit Harvest 07/ Haunt Of The Athenaeum Codex 08/ In The Silence Of A Watery Grave 09/ Demons Of Independance Day 10/ The Barn Witches' Familiar
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Nurse With Wound : Echo Poeme: Sequence N°2 (Drastic Plastic, 2016)

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Le phénomène de voix que l’on trouve sur Echo Poeme: Sequence N°2 n’est ni électronique ni fortuit : il est dû aux interventions d’Amantine Dahan Steiner et Isabelle Gaborit que Steven Stapleton a ensuite manipulées pour composer un hommage au film d’Alain Resnais, Hiroshima mon amour.

Editée par le label Jnana en 2005 – entre The Little Dipper Minus Two (Echo Poeme Sequence 1) et Sand Tangled Women (Echo Poeme Sequence 3), ensemble compilés plus tard sur Creakiness And Other Misdemeanours – et aujourd’hui sur vinyle, la « sequence » en question arrange trois-quarts d’heure durant récitations, hésitations et prises On & Off the record le long d’un jeu qui rappelle celui que Stapleton avait mis en place dès 1980 sur To the Quiet Men from A Tiny Girl. Les récitantes peuvent ainsi entamer une comptine en français, lire Victor Hugo, fredonner L’aigle noir de Barbara ou même s’interroger à voix haute : « tu peux essayer un son ? » / « J’crois que t’es en train de le dire sur l’autre… euh… enregistrement qu’on a fait… »

Au contraste établi par la valse du On et du (false) Off et aux faux-semblants avec lesquels Stapleton s’est mis dans l’idée de composer, un léger écho ajoute l’étrange effet de nombreux décalages. A tel point qu’en se laissant aller un peu – Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées / Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit –, on pourrait imaginer Léopoldine et Adèle revenues et, avant de repartir, confirmer à leur père – tout comme, à Hiroshima, Lui disait à Elle – : en effet, « Tu n’as rien vu ».


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Nurse With Wound : Echo Poeme: Sequence N°2
Drastic Plastic / Souffle Continu
Edition : 2005. Réédition : 2016.
LP : A-B/ Echo Poeme: Sequence N°2
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

 

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