Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire


Vers TwitterAu grisli clandestinVers Instagram

Marta Warelis, Frank Rosaly, Aaron Lumley, John Dikeman : Sunday At De Ruimte (Tractata / Doek, 2021)

A l'occasion (et jusqu'à) la parution, à la fin du mois d'avril 2022, de l'anthologie du Son du grisli aux éditions Lenka lente, nous vous offrons une dernière salve de chroniques récentes (et évidemment inédites). Après quoi, ce sera la fermeture. 

marta warelis sunday at de ruimte

Le titre est assez clair, ne manquait que la date : 2 août 2020. Un bébé dans l’assistance apporte un peu de couleur à une introduction que Marta Warelis veut sombre et patiente. Aux côtés de la jeune pianiste polonaise, c’est John Dikeman (saxophone), Aaron Lumley (contrebasse) et Frank Rosaly (batterie).

Le saxophone louvoie, rampe même, sur la première intention de la pianiste. L’improvisation est en place, qui progresse et compose avec prudence. L’invention de Rosaly, les sons qu’il décoche des différents éléments de son instrument, font naître un relief qui joue de l’ombre et la multiplie. Ne reste plus qu’à attendre que les individualités éclatent, l’une après l’autre : en deuxième plage un grand solo de Lumley, un peu plus loin l’expression rageuse de Dikeman et les notes en cascades de Warelis.

Bien lancé, le quartette changera souvent d’altitude sans manquer d’intéresser jusqu’à ce que l’usage d’une flûte ramène l’expression à terre où les musiciens se séparent avec une élégante nonchalance.

le son du grisli couv twitter



Commentaires sur Marta Warelis, Frank Rosaly, Aaron Lumley, John Dikeman : Sunday At De Ruimte (Tractata / Doek, 2021)