Le son du grisli

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Lustmord : Dark Matter (Touch, 2016)

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Le sujet – la matière noire – aurait pu inspirer Lustmord bien avant Dark Matter, dernière référence en date de la discographie que Brian Williams inaugura sous ce nom en duo avec John Murphy. Serait-ce alors un pas vers l’ultra-noir que ferait ici, en trois temps, l’une des grandes figures de l’ambient ombreuse ?

Il faudra tenir les claustrophobes éloignés de ces nappes soufflant le froid et de ces sirènes qui, sur deux notes, balisent un paysage lugubre qui ne peut que faire effet sur le voyageur derrière lequel se sont refermées de grandes et lourdes portes de métal. Pour cette sorte de descente aux Enfers qu’il lui a promise, Lustmord oblige en plus son invité à un transport aussi lent que le sien.

Prendre, alors, garde aux bruits sourds que vobulent les résonances et les vents contraires : confinée à un environnement hostile mais ravissant aussi, l’écoute s’empare d’un paquet de rumeurs auxquelles elle attachera presque autant de fantasmes noirs. Si la dernière piste est moins impressionnante – allongeant l’expérience d’une distance de trop – est-ce parce qu’elle accompagne le lent retour à la surface du musicien et de son invité ? 

lustmord

Lustmord : Dark Matter
Touch / Metamkine
Enregistrement : 2015. Edition : 2016.
CD : 01/ Subspace 02/ Astronomicon 03/ Black Static
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



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