Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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LDP 2015 : Carnet de route, épilogue

carnet de route listening ldp 2015

Daté du 6 avril dernier, ce message de Barre Phillips referme le carnet de route que le trio LDP a adressé au son du grisli au gré des dates de la tournée LISTENING. Le mois prochain, le carnet de route, revu et augmenté, paraîtra aux éditions Lenka lente.

6 avril 2016, Puget-Ville, France

Slash and burn, slash and burn. Name of the game. We played "burn baby burn" during June & July 2015. Getting past that, re-surface, re-constitution, re-orientation, took months and months, is still going on today,  and may take the rest of my earth-planet time. And then, just for good measure, the 10th of December 2015, a hearty dose of slash, just to be sure. There is no such thing as a minor operation in the surgical world.
I'd hate to have to find out what a major operation consists of. Dangling bits.
All my adventures with the medical world have been very rough and have plundered the life of the Ldp Anniversary Tour. But my friends have risen to the occasion in very inventive, supportive & life saving ways. Saving the life of the trio and its music. Giving it a deeper meaning than ever before and creating a future that will carry on until the last drop, the last sigh, the last stroke. God bless the child.    
B. Ph.

ldp

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Derek Bailey, Evan Parker : The London Concert (Incus, 1975)

derek bailey evan parker the london concert incus

Prince est mort hier. Bon je vais me coucher. J'ai mal partout. Je suis vieux. Yeah ! J'ai 3 ans de plus que Prince. Je veux mourir aussi. Tout de suite ! (choeur : Il veut mourir de suite ! ) Yeah ! Oh no, no, non ! Chaque disque est un tombeau dans le cimetière des souvenirs, un bouquet de chrysanthèmes. Je pose Around The world in a Day sur ma platine (après 25 ans sur mes étagères, le disque vinyle tourne toujours, il n'est pas en panne comme n'importe quelle merde numérique). « Temptation » est mon morceau préféré ! Une vision du diable sous forme de sexe déchiré ultra sexy : « Purplelectricity whenever our bodies touch » avec les synthés FM des années 80 et un solo de saxo ténor bluffant.

Les semaines passées, j'aurais choisi comme disque phare Fenix de Gato Barbieri. C'est bien la question ? Soudainement je ne sais plus pourquoi je te parle de ça. Je suis vieux jeu... Les artistes qui m'ont marqué à vie décèdent les uns après les autres. La mort d'Ornette Coleman m'avait affecté mais tout le monde s'en foutait. Les médias ne s'intéressent pas à l'inventeur du free jazz. J'aime tous ses disques. J'en profite pour faire une réponse biaisée à ta chronique (dont je te remercie). Je ne suis pas un fou littéraire mais simplement un musicien marginalisé par le système des médias et du star système, le seul truc qui me reste pour m'exprimer publiquement (à part jouer dans la rue) c'est d'écrire. J'aime bien, c'est économique, un crayon du papier un ordi. Il faut juste dépenser une absolue sincérité pour intéresser un éventuel lecteur. Pour un improvisateur c'est le comble d'en être réduit à écrire.

Pour terminer cette bafouille, un peu de promo pour mon prochain livre qui paraît la semaine prochaine (à compte d'auditeur). Voici la réponse à ta question : quel disque super important pour moi ? Par exemple le London Concert de Derek Bailey et Evan Parker. Extrait de PARIGOT : J’avais monté un duo avec mon ami le guitariste Marc Dufourd. C’était il y a 35 ans. J’avais réalisé un flyer pour notre premier concert au Théâtre Dunois “Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps.” phrase détournée des situationnistes avec en plus un dessin incongru de “Fritz the Cat”. Quelques jours avant le concert, le guitariste avait été foudroyé par une sorte de révélation musicale. Il s’était mis soudainement à jouer dans le style de Derek Bailey et avait abandonné du jour au lendemain tout accord consonant et harmonique. Je l’avais suivi et j’avais abandonné sur le champ toutes références au jazz et au free-jazz pour me lancer à la poursuite du disque en duo de Derek Bailey et Evan Parker : The London Concert. Abstraction urbaine. Absence de convention musicale. Détournement du principe atonal de la musique de 12 sons. Epiphanie de bruits, coups divers sur la caisse de guitare et les clefs du saxophone. Les hurlements revendicatifs du free jazz étaient transformés en menace animale sous entendue pour brouiller toute note identifiable sous une dénomination du solfège.

 

the london concert

Derek Bailey, Evan Parker : The London Concert
Incus
Edition : 1975
LP : 01-04/ Part 1 - Part 4
Etienne Brunet © Le son du grisli

Etienne Brunet est l'auteur de ce Berlingot récemment chroniqué au son du grisli. berlingot

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Urs Leimgruber Jacques Demierre Barre Phillips : 1↦3⊨2:⇔1 (Jazzwerkstatt, 2015)

ldp trio 1 3 2 1

Dans le livret du disque, Barre Phillips explique la formule qui aura inspiré, si ce n’est guidé, ce nouvel enregistrement du LDP qu’il forme avec Urs Leimgruber et Jacques Demierre. « Mathématique », celle-ci : 3 individus ne font plus qu’1 (le trio) dans l’idée de faire 2 avec le public ; après quoi – ce concert enregistré le 10 mai 2012 à Uster, Suisse, par exemple – chaque individu fait à nouveau 1 et même : un nouveau 1, qui ne sera plus jamais le même.

En conversation, Demierre explique de quoi retourne ce passage de 3 à 1 : « les musiciens du trio (sont) plongés au cœur de ce concours de circonstances transitoires et sonores. Chaque musicien est conditionné par les deux autres, sans pour autant en être dépendant. » La transformation opère-t-elle pendant les premières secondes du concert ou avant même que celui-ci ne démarre ? C’est-à-dire : est-ce le 3 ou le 1 que l’on plonge dans ce « concours de circonstances » qu’est la représentation ?

Même si les coups sont volontaires, le trio évolue d’abord aux portes du silence sur la première des quatre plages qu’il organisera ce soir-là. Sur celles-ci, on goûtera d’autres combinaisons dont l’équilibre est l’atout principal : Demierre peut aller et venir à même les cordes de son instrument ou distribuer quelques clusters, Leimgruber y faire ricocher ses notes de soprano ou mettre en marche celles de son ténor, Phillips embrasser l’ensemble d’un archet grave et rond – de ce 1 construire la carapace – ou s’abandonner à une intention tranchante davantage… Et si les mathématiques nous apprennent que l’important ne se trouve pas tant dans le résultat que dans l’opération, la formule du LDP fait, une fois encore, exception à la règle.



1 3 2 1

LDP : 1↦3⊨2:⇔1
Jazzwerkstatt
Enregistrement : 10 mai 2012. Edition : 2015.
CD : 01/ Humming Hubs 02/ Hosses Held 03/ Glorious Gusts 04/ Warki
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

 

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Ytamo : Mi Wo (Room40, 2016)

ytamo mi wo

Au début, on ne pige absolument rien. Trois minutes dans le vide, c'est long. Et puis, bam le miracle, signé Ytamo, nommé Mi Wo ! On se laisse porter, sans trop savoir comment. Ni pourquoi. Juste par une multitude de sons que, séparément, on dédaignerait d'un air blasé. L'alchimie opère, c'est magique.

L'abstraction électronique plante le décor, l'électro pop de l'artiste japonaise nous ramène sur les terres de Tujiko Noriko, on sent poindre des envies de Véronique Vincent et d'Aksak Maboul. Chaque titre s'envole vers le large, un goût de saké avant de détendre les gambettes. De la légèreté avant tout, elle aurait pu être signée Felix Kubin qu'on l'aurait cru. On n'est pas à Hambourg ou à Bruxelles, c'est Osaka qui vient à nous. C'est encore mieux, c'est même sensationnel. Tiens, il parait que les billets vers le Japon sont en promo, plus une seconde à perdre.



mi wo

Ytamo : Mi Wo
Someone Good / Room40
Edition : 2016
CD : 01/ Hamon 02/ Autopoiesis 03/ Colorfoul Waves 04/ Human Ocean 05/ Hen 06/ You Me 07/ 100 Bird Stories 08/ Sensorial Area
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Etienne Brunet : Berlingot (Longue Traîne Roll, 2015)

etienne brunet berlingot

Musicien affranchi – parmi les références qui composent sa discographie, trouver un duo avec Fred Van Hove (Improvisations), un autre avec Julien Blaine (Bye-bye La Perf.) ou encore, si l’on remonte au début des années 1980, un lot d’improvisations enregistrées sous couverture Axolotl avec Jacques Potlatch Oger et Marc Dufourd –, Etienne Brunet est un écrivain certainement plus affranchi encore.

Berlingot, le livre qu’il publiait l’année dernière, sous-titré « ego-graphies, chroniques, bio-bio musiq et souvenirs », tend en tout cas à le démontrer. Prolixe, fantaisiste, iconoclaste, paranoïaque, Brunet est dans le texte un poète contrarié, un lettriste d’après la lettre, un futuriste qui craint l’avenir, un nostalgique à acouphènes…

Les textes réunis ici – certains ont été publiés dans Art et Anarchie, Les allumés du jazz, Invece… – trimballent leur lecteur de Nice à Berlin et de São Paulo à Essaouira, lui parlent d’Albert Ayler et de Brion Gysin, citent Charb ou John Giorno, avec une urgence qui commandait l’autoproduction. Etienne Brunet est un fou littéraire qu’il faut lire dans la minute, et sur toutes surfaces : papier payant ou même écran gratuit (le livre peut être téléchargé ici).

berlingot

Etienne Brunet : Berlingot
Longue Traîne Roll
Edition : 2015.
Livre : Berlingot, 127 pages, ISBN : 978-2-9542972-1-7
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Cadentia Nova Danica : August 1966 Jazzhus Montmartre (Storyville, 2016)

cadentia nova danica august 1966

En 1966, après avoir passé quatre années à New York, John Tchicai retrouve son Danemark natal où il formera Cadentia Nova Danica. En 1966, la formation n’est pas encore l’orchestre qui enregistrera, auprès de Willem Breuker, cet Afrodisiaca que Promising réédita il y a cinq ans : elle compte en effet « seulement » huit membres, dont le saxophoniste Karsten Vogel et le contrebassiste Finn von Eyben, qui signent deux des cinq compositions à entendre sur cette captation de concert.

Les deux premières sont néanmoins de Tchicai, qui montrent la voie sur laquelle devront aller les musiciens : free subtil parce que très écrit dont la nonchalance feinte peut rappeler celle de Ronnie Boykins, par exemple, pour ne pas trop insister sur la filiation aylérienne. Mais la subtilité n’interdit pas le tapage : ainsi, quand le batteur Bo Thrige Andersen et le percussioniste Giorgio Musoni sonnent le tocsin, les souffleurs – si ce n’est Rudd, c’est donc Kim Menzer qu’on trouve au trombone – abandonnent l’unisson pour des motifs plus courts qu’ils font tourner longtemps, voire des solos lâches qui profitent aux compositions. La dernière de toutes, signée Misha Mengelberg, en est peut-être le plus bel exemple : Viet Kong clôt avec brio le set, et donc ce disque rare.



august 1966 jazzhus montmartre

Cadentia Nova Danica : August 1966 Jazzhus Montmartre
Storyville
Enregistrement : août 1966. Edition : 2016.
CD : 01/ The Education of an Amphibian 02/ Kirsten 03/ Inside Thule 04/ Chess 05/ Viet Kong
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Joëlle Léandre : Can You Hear Me? (Ayler, 2016) / No Comment (Fou, 2016)

joëlle léandre can you hear me

Déjà rôdé ailleurs et avec d’autres musiciens, Can Your Hear Me? nous permet de redécouvrir la compositrice Joëlle Léandre. Cette face trop souvent cachée – et tout sauf obscure – de la musicienne mérite clarté et premiers plans. Régénéré par les jeunes musiciens dont on cause aujourd’hui (et cela avec juste raison), Can Your Hear Me? s’avance en plein soleil.

Qu’y trouve-t-on ? Beaucoup de choses et d’abord une évidence, celle d’une écriture souple et jamais cadenassée. Qu’y entend-t-on ? Beaucoup de choses et ceci par ordre chronologique : le leitmotiv de Taxi, de sombres chuchotements, des juxtapositions, des alertes et des effleurements, une trompette en solitaire (Jean-Luc Cappozzo), des unissons, une clarinette modulante (Jean-Brice Godet), des jeux ludiques entre cordes et cuivres, un violon microtonal et particulièrement véloce (Théo Ceccaldi), des harmonies et des consonances, un saxophone rauque (Alexandra Grimal), un tutti acharné, un trombone d’attaque (Christiane Bopp), une tendre contrebasse (Joëlle L.), des drums cataclysmiques (Florian Satche). Et des mots commençant par g. Comme grave, grinçante, guerrière ? Comme Joëlle Léandre ?


can you hear me

Joëlle Léandre : Can your Hear Me?
Ayler Records / Orkhêstra International
Enregistrement : 2015. Edition : 2016.
CD : 01-09/ Can You Hear Me?
Luc Bouquet © Le son du grisli

joëlle léandre no comment

En 2013, disait à Garrison Fewell : « A partir de quatre musiciens, on est déjà trop nombreux. On ne sait plus où jouer ni avec qui. C’est pour ça que j’adore les duos ou les trios, pour cette musique, c’est parfait » (De l’esprit dans la musique créative). Quitte à passer pour radical, retour à No Comment, disque jadis publié par Red Toucan et réédité aujourd’hui par Fou Records. En solo, Léandre y improvise neuf fois dans le cadre du festival Jazz at Vancouver. Disserte, hâbleuse, bavarde parfois, elle défend là un « No Comment » qui surprendra d’autant : chant de contrebasse et précipité de franglais accordés en tirades magnifiques – plus forte seule qu'à dix, Joëlle Léandre

no comment

Joëlle Léandre : No Comment
Fou Records
Enregistrement : juin 1995. Réédition : 2016.
CD : 01-09/ No Comment n°1 – No Comment n°9
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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The Contest of (More) Pleasures : Ulrichsberg (Confront, 2015)

the contest of more pleasures ulrichsberg

C’est ici la suite du patient jeu d’équilibre auquel se livrent, depuis 1999, John Butcher, Axel Dörner et Xavier Charles sous le nom de Contest of Pleasures. Pour expliquer ce (More) désormais bien en place dans le nom du trio, retour à l’interview donnée par Dörner en 2010 au son du grisli : « L’année dernière, nous avons travaillé avec Jean-Léon Pallandre et Laurent Sassi à Ulrichsberg et dans ses alentours, enregistrant des sons environnementaux et nos propres jeux en plusieurs endroits. Avec tout ce matériel et quelques improvisations du trio, nous avons composé une pièce de musique. Ce projet, The Contest of Pleasures augmenté de Jean et de Laurent, s’appelle maintenant The Contest of (More) Pleasures. »

C’est donc cette pièce de près d’une heure, enregistrée le 12 juin 2009, que le label Confront publie aujourd’hui dans une boîte dans laquelle a été glissé un lot de cartes – photos prises de l’expérience et texte de David Toop. Aux phonographies (faune amplifiée, cloches balançant, rumeurs des éléments ou preuves d’activités humaines) et improvisations préalablement enregistrées par Pallandre et Sassi et sélectionnés par les musiciens, le quintette répondra au son d’une nouvelle improvisation réfléchie, faite de souffles naissant changés bientôt en vents contraire, de sirènes manifestes, d’explosions rentrées, de silences intéressés aussi : « Ayons les oreilles plus attentives que les yeux », écrivait Russolo : grâce au tact du Contest, écouter Ulrichsberg c’est déjà en envisager les contours, et même apercevoir les existences qui y remuent.  



ulrichsberg

The Contest of (More) Pleasures : Ulrichsberg
Confront / Metamkine
Enregistrement : 12 juin 2009. Edition : 2015.
CDR : 01/ Ulrichsberg
Guillaume © Le son du grisli

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John Butcher, Michael Duch : Fjordgata (Confront, 2016)

john butcher michael francis dutch fjordgata

Contrebassiste habile en solo, Michael Francis Duch a démontré qu’il est aussi capable de s’entendre sur l’instant avec un musicien de taille : hier en compagnie de Joëlle Léandre ((live at) Gråmølna) et aujourd’hui auprès de John Butcher qu’il découvrit il y a une quinzaine d’années sur le disque Vortices and Angels – le saxophoniste auprès de cordes, déjà.

Aux ramages du soprano, et à ses premiers vacillements, Duch répond à coup d’archet épais, creusant un sillon dans lequel Butcher vient bientôt s’engouffrer. Comme en invité – le concert, qui date du 9 mai 2015, a été donné à Trondheim d’où est originaire Duch –, le saxophoniste semble accepter toutes les propositions, voire les jeux, de son partenaire : ici affirme-t-il une note avec suggestion, là épouse-t-il ce mouvement de balancier allant entre deux pizzicatos, ailleurs tourne-t-il, affolé, autour d’un bourdon. Et si la conversation tient parfois à un fil, si elle peut être volontairement décousue même, l’échange est d’une évidence qui vaut toutes les harmonies.



fjordgata

John Butcher, Michael Duch : Fjordgta
Confront / Metamkine
Enregistrement : 9 mai 2015. Edition : 2016.
CD-R : 01/ Fjordgata
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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David Grubbs : Prismrose (Blue Chopsticks, 2016)

david grubbs prismorose

Autant le dire tout de suite, Prismrose ne bouleversera pas le cours du Grubbs. Mais le disque a ses charmes et si l’on est nostalgique on pourra même applaudir, ému, à cette collection de six pièces pour electric guitar (Grubbs n’y chante qu’une seule fois, et du Walt Whitman en plus) qui poursuivent l’introspective-exploration des deux CD An Optimist Notes the Dusk & The Plain Where the Palace Stood.

Cordes pincées, médiator, pompe, riffs… l'homme touche à tout pour explorer à la Telecaster le champ des possibles mélodiques et harmoniques. En plus, il varie les exercices : duos avec la batterie fouino-fouilleuse d’Eli Keszler (par trois fois), exploration libre ou historique (une rapide relecture de Guillaume de Machaut sur Cheery eh). Ici on pense (inévitablement) à la guitare de Jim O’Rourke et là aux soliloques de Jandek mais cette succession d’instantanés dit surtout beaucoup de la personnalité de Grubbs et de ses réflexions instrumentales…

prismrose

David Grubbs : Prismrose
Blue Chopsticks
Edition : 2016.
CD / LP / DL : 01/ How to Hear What’s Less than Meets the Ear 02/ Cheery Eh 03/ When I Heard the Learn’d Astronomer 04/ Manifesto in Clear Language 05/ Nightfall in the Covered Cage 06/ The Bonsai Waterfall
Pierre Cécile © Le son du grisli

les-disques_FLe samedi 23 avril,  David Grubbs et Pierre-Yves Macé seront à Paris, au Monte-en-l'air, pour parler du livre Les Disques gâchent le paysage paru aux Presses du Réel. 

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