Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Instant Chamber Music (Setola di Maiale, 2013)

instant chamber music

On pourra reprocher certaines petites choses (improvisations shuntées et incomplètes) à Marcello Magliocchi (sculptures sonores), Matthias Boss (violon), Paulo Chagas (flûtes, hautbois, clarinettes, saxophones) et Maresuke Okamoto (contrebasse) mais jamais on ne mettra en doute le bien fondé de leur entêtement. Car ce sont avant tout des aventuriers du bruyant, des soldats aux marches guerrières. Ils sont indomptables, impolis et cela me plait.

Le violoniste furète l’aigu avec malice, aime à bavarder sèchement avec ses amis. On ne peut pas ne pas le remarquer. Il entretient la résonnance et l’oppression. Il crisse et empoisonne l’espace. Et il trouve en Paulo Chagas, sopraniste quasi evanparkerien, un souffleur à sa juste démesure, quitte à laisser  parfois ses deux autres camarades sur le banc de touche. Mais tout ce beau monde, de se réunir en une dernière et discordante improvisation (12026), sans clés ni certitude si ce n’est celle de donner sens et contour à l’art singulier du désordre.

écoute le son du grisliInstant Chamber Music
120226

Instant Chamber Music : Instant Chamber Music (Setola di Maiale)
Enregistrement : 2011-2012. Edition : 2013.
CD : 01/ Scaffolding on the Previous Day 02/ After Silence 03/ Rainy Season 04/ Rumor of Another Forest 05/ After Rain in Another Forest 06/ Yellow in White 07/ Pulse of Essi 08/ The Catcher in the Boss 09/ 120221 #Quartet 10/ 120221 T.17 11/ 120226
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Phill Niblock : Touch Five (Touch, 2013)

phill niblock touch 5

Dans la lumière d’une lampe d'architecte, on imagine Phill Niblock penché sur ses travaux sonores. Là par exemple il retouche un enregistrement d’Arne Deforce (violoncelle) ou de Rhodri Davies (harpe). Un peu plus tard, il réécoute les interprétations d’une de ses pièces, Two Lips, par trois groupes différents de quatre guitaristes. Si j’ai pris ces exemples, c’est que je n'ai même pas eu à les inventer, et qu'ils se succèdent sur les deux CD de Touch Five.

Sur le premier, en multipliant les pistes et en altérant le timbre des instruments, Niblock transforme le violoncelle puis la harpe pour qu’ils tissent des drones de toutes sortes qui interfèrent tout en conservant une impression d’unité. Or, en se rapprochant du monochrome, on aperçoit les pixels et, une fois plongés dedans, on ne peut qu’applaudir l’envergure de ces nouvelles compositions.

Sur l'autre CD, le minimalisme de Two Lips est passé trois fois à la moulinette à dix-huit cordes. Par deux fois le résultat est anxiogène, ce qui n’empêche les groupes Zwer (Kobe Van Cauwenberghe, Matthias Koole, Toon Callier & Guy de Bièvre) et Dither (Taylor Levine, David Linaburg, Joshua Lopes & James Moore) de nous faire grand plaisir. Mais le meilleur est pour la fin : Coh Da (David First, Seth Josel, Robert Poss & Susan Stenger), moins radical, remue des couches branlantes à vous en faire perdre l’équilibre. Les cordes de guitares frétillent et derrière, y’a comme un truc qui remue : c’est la surprise qui vous attend !

Phill Niblock : Touch 5 (Touch / Metamkine)
Edition : 2013.
CD1 : 01/ Feadcorn Ear 02/ A Cage of Stars – CD2 : 01/ Two Lips 02/ Two Lips 03/ Two Lips
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Lucio Capece : Less Is Less (Intonema, 2013)

lucio capece less is less

Jamais aussi proche qu’en cathédrale (dit-on), la voûte céleste est ici explorée par un Lucio Capece aux commandes d’un sérieux dispositif : ballons de couleur d’où pendent des enceintes, ondes sinus, saxophone soprano, synthétiseur, enregistrement environnemental… Ce que l’on peut trouver dans une église lorsqu’elle est débarrassée de ses spectres et de ses usages…  

Gonflés à l’hélium, les pendules de Capece démontrèrent – en Cathédrale de Berne, le 13 octobre 2012 – la rotation de la planète et les rumeurs qui la dévient : celles de présences de passage qui s’opposent à un souffle tenu, d’aigus disparaissant à l’approche du visiteur, d’électronique qui peine à se débarrasser des preuves d’existence autre qui agressent sa chaste structure. Déjà saisissant.

Mais Capece réfléchit : ses stratagèmes, sur la seconde plage, se passeront de field recordings : enregistrée en studio, la plage en question assouvira son penchant pour le drone, plus rassurant peut-être, plus stable (ou stationnant) en tout cas. Une oscillation pourtant : irrégulière, néanmoins. Retour à l’homme, alors : Capece vocalise et joue, d’harmoniques en chants parallèles, au redresseur d’ondes sinus. L’expérience tient de la prouesse, la prouesse ne peut se passer d’écoute.

écoute le son du grisliLucio Capece
Less Is Less (Preview)

Lucio Capece : Less Is Less (Intonema / Metamkine)
Enregistrement : 2012-2013. Edition : 2013.
CD : 01/ Das Temperierte Berner Münster 02/ Music for Pendulums and Sine Waves in Different Tuning Systems
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Rodolphe Loubatière, Pierce Warnecke : "Non Lieu" (Gaffer, 2013)

rodolphe loubatière pierce warnecke non lieu

Dans les placards qu’ouvrent Rodolphe Loubatière (caisse claire) et Pierce Warnecke (electronics), trônent, bien alignées, quelques sournoises poupées de sons. Inutile de lapider leur chair de laine, elles pétardent déjà d’angoisse et de troubles. Inutile de les associer ou de les ordonner : elles n’obéissent à aucune loi si ce n’est celles des anarchies temporelles. On ne les mettra jamais en cage. On ne leur trouvera aucun domicile, aucun rivage. La décohérence sera leur royaume, le néant sera leur festin.

On aimerait bien y entendre de noirs soleils, des plomberies grippées, des rails avant collision, des nuages menaçants, des drones aux courtes allées, des transhumances de hasard. On croira reconnaître la peau que l’on enserre ou l’objet que l’on renverse, entrechoque. On croira mais rien ne se livrera. Rien. Ni l’éden. Ni l’apocalypse.

Rodolphe Loubatière, Pierce Warnecke : « Non Lieu » (Gaffer Records / Metamkine)
Enregistrement : 2012. Edition : 2013.
LP : A1/ Espace occulte A2/ Fragments B1/ Sédiments B2/ Rites et symboles B3/ Non lieu B4/ Néant
Luc Bouquet © Le son du grisli 

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Eliane Radigue : Naldjorlak I II III (Shiiin, 2013)

eliane radigue naldjorlak i ii iii

« Naldjorlak est une pièce pour violoncelle seul qu’Eliane Radigue, compositrice française, a écrite pour moi (et avec moi, en quelque sorte) en 2005. C’est depuis 2007 la première d’une série de trois pièces portant le même titre : la deuxième pour deux cors de basset (composée pour et avec Carol Robinson et Bruno Martinez) et la troisième, achevée en 2008, pour violoncelle et deux cors de basset. Ces pièces forment donc une trilogie, Naldjorlak I, II et III » : ainsi le violoncelliste Charles Curtis débutait-il Eliane Radigue et Naldjorlak, son éclairante contribution à la monographie Eliane Radigue, Portraits polychromes.

Comme le label Shiiin publia par le passé L’île re-sonante, dernière composition électronique de la compositrice, il lui revenait presque de publier les premiers fruits enregistrés de ses travaux acoustiques. Au Nardjorlak  que Curtis enregistra déjà en 2006, succède donc aujourd'hui Naldjorlak I II III, trois disques enfermés en boîtier, tous inquiets de lents développements de sons continus et de reliefs pensés millimètre d’instrument après millimètre de « (non-)partitions » – pour reprendre le terme employé dans le livret par Thibaut de Ruyter.

Comme annoncé : Curtis, premier et seul – même si l’on croît parfois entendre la performance d’un musicien et de son double. Leste, l’archet dit les volumes changeants (ici les insistances, là les suspensions fragiles) d’une musique qui s’invente dans la durée, et plus encore par l’osmose – toujours dans le livret, Ruyter ne note-t-il pas : « (...) Naldjorlak (dont le titre, inventé par la compositrice en tibétain approximatif, évoque le concept d’union). Les cors de basset suivront les mêmes principes, à la différence près que leur chevauchement dessineront d’autres courbes, arrangées toujours en riches parenthèses. 

Entre elles, d'autres sons continus encore, faits de tout ce qui les a précédé, et s’en nourrissant même : lorsque les trois musiciens interviennent ensemble, la supposition tient de l’évidence. Ainsi, les mouvements du ballet irrésolu qu’est Naldjorlak III pensent leurs variations dans le retour de l’antienne insaisissable que fredonne Curtis et dans le souvenir de cors entrant en résonance. Toujours en cause, l’osmose plus tôt suggérée, et pour conséquence maintenant : la pâmoison.

Eliane Radigue : Naldjorlak I II III (Shiiin / Metamkine)
Enregistrement : 27, 28, 29 juin & 27 septembre 2011. Edition : 2013.
3 CD :  CD1 : Naldjorlak I : 01/ Mouvement 1 02/ Mouvement 2 03/ Mouvement 3 – CD2 : Naldjorlak II : 01/ Mouvement 1 et 2 02/ Mouvement 3 – CD3 : Naldjorlak III : 01/ Mouvement I 02/ Mouvement II 03/ Mouvement III
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Jenks Miller : Spirit Signal / Gary Lucas : Cinefantastique (Northern Spy, 2013)

jenks miller spirit signal

On reconnaîtra au label Northern Spy un goût pour la prise de risque (commerciale, s'entend) et le fouinage pour découvrir de nouveaux talents. Guitariste, Jenks Miller (Horseback) ? Des solos de guitare, il en pleut sur son Spirit Signal (son troisième disque en solo quand même), mais ils peuvent compter sur le soutien d’autres instruments du genre orgue, harmonica, voix, etc.

La tête dans les étoiles, Miller slide et donne dans l’improvisation en blues, en folk, en noise, en drone... et, s’il ne parvient pas toujours à nous faire tourner la tête (comme sur Spirit Signal, le morceau, où ses expérimentations ne manquent de rien sauf de consistance), il nous convainc qu’on ne perd pas toujours notre temps à écouter son CD. D’une simple pression sur la télécommande, voilà ses quelques faux-pas relativisés. C’est pourquoi, si aura vite fait de classer son art de celui d’un axe Lou Barlow / Evan Dando / Lee Ranaldo, on s’en tiendra là pour aujourd’hui, en attendant qu’il nous refasse signe.

Jenks Miller : Spirit Signal (Northern Spy)
Edition : 2013.
CD / LP : 01/ 010913A ..... Slide Guitar Improvisation In A Blues Style ..... 02/     010913B ..... Slide Guitar Improvisation In A Noise Style .....     03/ 011213A ..... By The Haw ..... 04/ 011213B ..... Spirit Signal ..... 05/ 011213C ..... Through The Fog ..... 06/ 011413 ..... Miró .....
Pierre Cécile © Le son du grisli

gary lucas cinefantastique

Son amour du cinéma fantastique ? Non, malgré un goût prononcé pour Dracula, Gary Lucas rend hommage à « tous les cinémas », comme disent les spécialistes. Seul à la guitare électroacoustique (dont on déplore le son trop... brut de décoffrage), il reprend les BO de Mon Oncle, Casino Royale, Satantango, Vertigo, Rosemary's Baby, Aguirre…. Des notes partout, des allers-retours excités de la main droite, et combien de cordes à sa guitare ? 6, 12, 24 ??? Toujours trop ! 

Gary Lucas : Cinefantastique (Northern Spy)
Edition : 2013.
CD : 01/ Mon Oncle 02/ Monsieur Hulot’s Holiday 03/ Casino Royale 04/ The Man Who Shot Liberty Valence 05/ “Bali Ha’i” from South Pacific 06/ J’accuse 07/ Sátántangó 08/ “Our Love is Here to Stay” - from An American in Paris 09/ Vertigo / Psycho 10/ Fellini’s Casanova / Rosemary’s Baby 11/ Spanish Dracula 12/ Aguirre, the Wrath of God 13/ Sex and Lucia 14/ Howdy Doody Time 15/ Entr’acte 16/ Charlie Brown 17/ Around the World in 80 Days
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Irène Schweizer, Pierre Favre : Live in Zürich (Intakt, 2013)

ireène schweizer pierre favre live in zürich

Il aurait été assez étonnant qu’après tant d’années de pratique et de complicité, Irène Schweizer et Pierre Favre ne soient que routine et confort. Ce serait mal connaître la pianiste et le percussionniste pour qui chaque concert n’est qu’une nouvelle étape  vers un éden déjà frôlé à de nombreuses reprises.

C’est souvent Irène Schweizer qui ouvre les débats. C’est elle qui plonge, triture la forme, module l’harmonie. Toujours, Pierre Favre entre en correspondance ou en contrepoint – jamais en contresens – avec les fulgurances de sa partenaire. Et parfois, il n’en est que le précieux écho. Le frisé nerveux, il sait aussi faire résonner ses métaux, ouvrant ainsi la porte à des espaces troublants, intimes.

Ne s’économisant pas, s’amusant à tordre le trait, n’utilisant jamais les faciles tentations du copier-coller, Schweizer et Favre animent un concert allant crescendo, l’apogée de leurs émois se centralisant sur deux pièces (Night Flights, Open Stars Clusters) aux évidentes beautés.

écoute le son du grisliIrène Scweizer, Pierre Favre
Live In Zürich (extraits)

Irène Schweizer, Pierre Favre : Live in Zürich (Intakt / Orkhêstra International)
Enregistrement : 22-24 mars 2013. Edition : 2013.
CD : 01/ Black Mirror 02/ Gemini Constellation 03/ Bird of Paradise 04/ Ice Green Blue 05/ Broken Notes 06/ Hüben wie drüben 07/ Painted Face 08/ Night Flights 09/ Open Star Clusters 10/ All Alone 11/ Up & Down 12/ Blues for Crelier
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Mika Vainio : Kilo (Blast First Petite, 2013)

mika vainio kilo

On a connu Mika Vainio* plus sur la réserve, mais est-ce là une raison pour bouder notre plaisir au moment de prendre ce (nouveau) Kilo ? D’autant qu’on sait bien qu’à la comparaison, un kilo de plumes et un Kilo d’électro-techno-dark-ambient, c’est la même chose…

Et pourtant, si je puis me permettre, Kilo, c’est du lourd ! Pour sûr, le disque envoie des rythmes binaires & des basses bonnes & du son lourd comme fer. Mais il contient aussi des expérimentations qui rendent originale cette compilation de tracks bien sentis. Comme Docks, par exemple, d’un asphyxiant qui aurait bouleversé David Carradine. Ou comme Sub-Atlantic, dont l’indus rêve de faire sauter toutes les bases sous-marines du monde…

Comme quoi, il fait bon attendre, car c’est dans ces pièces déçues par les beats que l’on trouve tout le miel de Kilo. Au point que Vainio en change son programme et qu’au contact de ces expérimentations, il transforme son projet en boîte à petits chefs-d’œuvre d’épouvante (Rust, Freight, Weight). On lui pardonne alors son esbroufe du début, on la mettra même sur le compte de son humour noir.    

* La pochette de mon disque annonce « Mika Vanio » (une erreur d’impression sans doute) quand d'autres m'ont rapporté posséder un Kilo de Sylvain Vainio. 

Mika Vainio : Kilo (Blast First Petite / Differ-ant)
Edition : 2013.
CD / 2 LP : 01/ Cargo 02/ Cranes 03/ Load 04/ Docks 05/ Sub-Atlantic 06/ Rust 07/ Wreck 08/ Scale 09/ Freight 10/ Weight
Pierre Cécile © Le son du grisli

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La Morte Young (Dysmusie / Up Against The Wall, Motherfucker!, 2013)

la morte young le son du grisli

Est-ce le chant des sirènes (Sun Stabbed et Nappe accordés) qui, doucement, fit dévier le ballet des sorcières (Erle et Fels en sont deux, qui composent Talweg) ? Comme en jours de Pardon, voilà l’association partie la monter, cette côte-pente qui mène au calvaire près duquel a été enterrée la jeune morte de l’année – puisque la morte est young.

S’il faut en prendre soin, l’événement aura fait qu’on lui accorde le prélèvement d’une poignée de cheveux, au mieux d’un peu du cœur. La relique restera néanmoins de vinyle : deux faces qui racontent par le son le parcours chaotique de la procession : bruissements de guitares, somme de drones en levée et puis premiers tambours. Avec la voix, c’est enfin l’évocation : râles (ou rallizes) de toute une vie et aussi dernier souffle.  

Alors, la batterie tonne, annonçant le grain qui menacera d’abattre tous les étendards – étranges relents d’Hate Supreme derrière lesquels se cachent lumières, ombres et figures : You Must Believe in Spring (Bill Evans posthume), Whisper of Dharma (Human Arts pour ensemble discret) deux fois, The Case of 5 Sided Dream In Audio Color (Rahsaan Roland Kirk au trois augmenté de deux), Brotherhood of Breath (Chris McGregor, insufflations suite à compressions thoraciques). Partout, les guitares rôdent ; bientôt, les voilà folles.

Efficientes, néanmoins. Tous sanglots emportés par un feedback, voici que l’association, comme en jours de Pardon encore, s’égare et festoie : la voix disperse aux quatre vents cheveux coupés en 666 comme cœur en morceaux, et confond dans un élan vivifiant tous les premiers principes : « faîtes ceci en mémoire de moi », surtout, « prenez et mangez. »

écoute le son du grisliLa Morte Young
You Must Believe In Spring

La Morte Young : La Morte Young (Dysmusie / Up Against the Wall, Motherfuckers ! / Metamkine)
Enregistrement : 2013. Edition : 2013.
LP : A1/ You Must Believe in Spring A2/ Whisper of Dharma – B1/ The Case of 5 Sided Dream In Audio Color B2/ Whisper of Dharma² 03/ Brotherhood of Breath
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Emmanuel Allard : Nouvelles Upanishads du Yoga (Baskaru, 2013)

emmanuel allard nouvelles upanishads du yoga

En pleine cure de sevrage Francisco López ? Toujours accro à Gert-Jan Prins et Yasunao Tone ? Ne touchez pas à Nouvelles Upanishads du Yoga d’Emmanuel Allard, vous risquez de replonger total grave.

Abstraite jusque dans les moindres détails, son approche est toutefois d’un intérêt nettement plus attractif que sa simple vision conceptuelle. D’un dynamisme à tout épreuve, à l’instar de l’inaugural Antimoine et ses airs de ruche digitalisée, le disque du Parisien balaie un spectre large et intrigant de la noise music, évitant l’écueil de la monotonie pour mieux intégrer la profondeur de champ d’un Maurizio Bianchi s’aventurant sur Mario Kart 2.Mego. Bizarre, oui, et alors ?

écoute le son du grisliEmmanuel Allard
Antimoine

Emmanuel Allard : Nouvelles Upanishads du Yoga (Baskaru / Metamkine)
Edition : 2013.
CD : 01/ Antimoine 02/ Refuge 03/ Séance 04/ Elan 05/ Adelphi Wave (Phytian Walks) 06/ L'Art Noir 07/ Gold Rand
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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