Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

The Engines, John Tchicai : Other Violets (Not Two, 2013)

the engines john tchicai other violets

Hungy Brain de Chicago, le 15 mai 2011. The Engines accueillait un cinquième membre, éminent et solidement ancré au projet qui plus est : John Tchicai.

Du saxophoniste, le groupe interprétera Cool Copy, marche éléphantesque bientôt démembrée, couplée à une marche plus lente, Looking, signée cette fois Jeb Bishop, et puis Super Orgasmic Life que flûte et trombone fleuriront de fins entrelacs. Spécieuse, languissante, la langue en partage est réflexive et concentrée. Pour rappel : The Engines tire sa force de son répertoire, original et dérivant. Ainsi Nate McBride et Dave Rempis associent-ils deux de leurs pièces pour jouer de contrainte et d’unissons, de surenchère enfin sur solos libres (High and Low/Strafe) avant que Gloxina de Tim Daisy renoue avec la prudence recommandée par une atmosphère augurale.

La conclusion ira, elle, voir du côté d’une soul qui finira en débordements d’une cohérence que seule la réunion de ces cinq musiciens – plus qu’un hommage rendu à Tchicai, sa présence auprès de ses jeunes partenaires atteste une ligne d’action, voire de conduite, commune – pouvait assurer.

The Engines : Other Violets (Not Two)
Enregistrement : 15 mai 2011. Edition : 2013
CD : 01/ High and Low/ Strafe 02/ Gloxinia 03/ Cool Copy/Looking 04/ Super Orgasmoc Life 05/ Planet
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Alessandro Bosseti : Renard (Frac Franche-Comté, 2013)

alessandro bosetti renard

Une vidéo du Musée du Quai Branly a appris à Alessandro Bosetti que certains anciens, en Afrique, prédisaient l’avenir en perçant les mystères d'objets lancés devant eux. Le compositeur s’est essayé à cette pratique, mais pour en faire un disque. Avec Annette Stahmer, il a choisi les objets que l’on peut voir sur la pochette et avec le clarinettiste Laurent Bruttin et le guitariste Seth Josel, il s’est mis à déchiffrer leur combinaison à voix haute.

L’expérience a dû demander de la concentration, cela se sent dès les premiers instants d'une étonnante chanson baroque, et aussi de l’entregent car la musique de chambre de Renard est souvent impénétrable. La clarinette et la guitare se répondent quand Bosetti questionne le quotidien, le sens de l’image, la force des mots (on pense parfois à Satie récité par Raymond Devos comme à d’autres moments à I Am Sitting in a Room d’Alvin Lucier). Bien sûr, ses interrogations sont toutes transmises aux musiciens, qui réagissent. Et entre art conceptuel et musique, l’Italien et ses acolytes parviennent à maintenir notre attention… Connaissant Bosetti, ça, c’était prévisible !

Alessandro Bosetti : Renard (Frac Franche-Comté / Les Presses du Réel)
Enregistrement : 2012. Edition : 2013.
LP : A1/ Perdre A2/ Des réponses A3/ Forme – B1/ La nourriture B2/ Polyforme B3/ Flirt B4/ Multiforme B5/ La vieille dame
Héctor Cabrero © Le son du grisli

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Phantom Orchard Orchestra : Trouble in Paradise (Tzadik, 2012) / Ikue Mori, Steve Noble : Prediction and Warming (Fataka, 2013)

phantom orchard orchestra trouble in paradise

Voici la liste des invitées au bal des fantômes de Zeena Parkins & Ikue Mori : Maja Ratkje (qui était déjà d'Orra), Hild Sofie Tafjord, Sara Parkins, Maggie Parkins, Shayna Dunkleman. Ce qui fait du beau monde sur CD : sept sorcières fantastiques dont on pouvait attendre en effet qu’elles remuent un coin de ciel…

Spécialistes en collages de toutes sortes et en bris de sons, Parkins & Mori unirent donc leurs efforts dans des performances parfois excentrico-hystérique (Over the Gap) ou des saillies hybrides pas franchement détonantes (Face) qui ont bien du mal à rivaliser avec d’autres groupes à trois lettres (POO contre DNA ou YMO). Souvent amusantes, rarement concluantes, le jeu des dames sait quand même se montrer surprenant, comme sur le folk barré de Sun Metal (la harpe orientale et les voix angoissantes) ou le folk féérique de Red Blue and Green. Pas suffisant toutefois.

Phantom Orchard Orchestra : Trouble in Paradise (Tzadik / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2008. Edition : 2013.
CD : 01/ Over the Gap 02/ Red Blue and Green 03/ Sun Metal 04/ Face 05/ Inner Reflection 06/ House for 7 07/ Laughter in the Dark 08/ Trap
Pierre Cécile © Le son du grisli

ikue mori steve noble prediction and warming

Sur la batterie remontée de Steve Noble tombent dès l’ouverture des 0 et des 1, s’ouvrent et se ferment des rideaux de pluie de synthèse, s’immiscent d’incongrues et parfois même facétieuses sonorités… Souvent capable seulement d’anecdotes, le dialogue du batteur et d'Ikue Mori arrive tout de même quelques fois à conjuguer cohérence et mystère, notamment lorsque le tambour fait tourner en satellites un lot d’illuminations électroniques (Combustion, Atmospheric Pressure).

EN ECOUTE >>> Montparnasse Derailment

Ikue Mori, Steve Noble : Prediction and Warming (Fataka)
Enregistrement : 16 novembre 2011. Edition : 2013.
CD : 01/ Seismic waves 02/ Montparnasse Derailment 03/ Combustion 04/ Convection 05/ Atmospheric Pressure 06/ Black Death (Steve’s March) 07/ Land of Famine 08/ Inferno
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Cyril Bondi, D’incise, Jacques Demierre, Jonas Kocher : Öcca (Bocian, 2013)

bondi demierre kocher dincise occa

Les bourdons et sifflements périssables, multipliés en conséquence, de l’accordéon de Jonas Kocher agiront une fois encore comme autant d’aimants. A eux, viendront dans un ordre ou un désordre que seul peut permettre l’improvisation de groupe – pas aussi fourni que l’Insub Meta Orchestra, celui-ci, mais imposant quand même –, le bruissement des cordes de piano que pince ou frôle Jacques Demierre, les rumeurs des caisses graves de Cyril Bondi, les ornements électroniques de D’incise.

C’est bientôt le battement d’un cœur que l’on soupçonne puis que l’on authentifie. Entre ses silences – courts mais parfois pesants, qui plusieurs fois en tout cas nous font craindre l’abandon –, il chante à force de tremblements orageux, de larsens contrits, de carillons presque éteints, d’harmoniques intimidées par leurs propres possibilités, voire formules… toutes sonorités qui, après avoir exploré tout l’espace, s’en reviendront droit au cœur large qui jadis les nourrit.

Cyril Bondi, D’incise, Jacques Demierre, Jonas Kocher : Öcca (Bocian / Metamkine)
Enregistrement : 29-31 août 2011. Edition : 2013.
LP : A1/ Telllre A2/ Scrae A3/ Rssac(s) – B1/ Iln Acynn
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Ernesto Rodrigues, Katsura Yamauchi, Carlos Santos : Three Rushes (Creative Sources, 2012)

ernesto rodrigues katsura yamauchi carlos santos three rushes

L’enregistrement né de la rencontre d’Ernesto Rodrigues (ici à la harpe et aux objets), Katsura Yamauchi (saxophone alto) et Carlos Santos (ordinateur), n’excède que de peu la demi-heure. Ce sont là trois plages, trois scènes, et aussi trois fois trois « précipitations », trois fois trois « hâtes ».

Pas toujours virulent, le produit des opérations électroacoustiques abonde en souffles découpés, cordes tremblantes, qui traînent avant de disparaître quand les larsens et parasites en liberté persistent, eux. Car Santos ne ménage pas ses efforts, multipliant les déstabilisations électroniques d’un champ acoustique déjà perturbé. A force de mouvement, les instruments en présence vous ont assigné une place : cœur de cible que dessinent les trois anneaux de sons qu’ils ont enchassés.

Ernesto Rodrigues, Katsura Yamauchi, Carlos Santos : Three Rushes (Creative Sources)
Enregistrement : 13 juillet 2010. Edition : 2012.
01/ Scene1: Cookie’s Birth 02/ Scene2: Cookie’s Role 03/ Scene3: Cookie’s Departure
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Nicola Lancerotti : Skin (dEN, 2013)

nicola lancerotti skin

Au fil du disque, les choses se précisent : indéniablement, beaucoup de choses descendent ici d’une certaine West Coast californienne. La nonchalance des souffles (Daniele Martini, Jordi Grognard), la largesse des tempos (Nelide Bandello), une contrebasse douce (Nicola Lancerotti) : nous sommes en terrain familier.

Plus beaux parleurs que beau hurleurs, les saxophonistes précisent leurs placements : dans l’enchevêtrement des lignes, en unisson consonants ou greffant – sans griffer – leurs bavardages aux sillages d’une douillette batterie. Pas plus les riffs que les contrepoints ne surchargent le cercle et l’étincelle que l’on voudrait voir éclore joue continuellement à l’arlésienne. Certes, ils savent éviter la préciosité mais le risque est grand de n’être qu’un de plus au milieu des autres. Parfois, l’écueil est évité et la magie opère. Moments rares et précieux que l’on se doit de signaler et de féliciter ici.

EN ECOUTE >>> Faking East

Nicola Lancerotti Quartet : Skin (dEN)
Enregistrement : 2012. Edition : 2013.
CD : 01/ Quartet 02/ Faking East 03/ T.T.F.K.A.C. 04/ Trio 05/ Why? 06/ La quiete prima della tempesta 07/ Quartet III 08/ A Walk Before Dawn 09/ Duo 10/ Formiche notturne 11/ Quartet IV
Luc Bouquet © Le son du grisli

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John Wiese : Teenage Hallucination 1992-1999 (Troniks, 2005)

john wiese teenage hallucinations

« Connard » est forcément le premier mot qui nous vient lorsque l'on joue Teenage Hallucination sur la platine CD sans avoir pris garde de baisser le volume auquel on écoute d'habitude Simon and Garfunkel. Bien fait, dit le connard en question ?

Alors on s'excuse : ce « connard » n'était pas contre vous, John Wiese, que je respecte étant donné le bruit que vous faîtes (que vous faisiez, devrais-je dire, puisqu'il s'agit ici d'une compilation de vos premiers essais de bruits), mais plutôt contre nous même, qui avons fait confiance ne serait-ce qu'une demi seconde à un hystérique adepte du format court, à un taré notoire et même à un blaireau certain qui remue plus d'un décibel et crache du son perforateur d'oreille (52 fois sur ce CD !!!) comme d'autre leur dernier souffle.

Mêmes compliments à vos aides de camp : GX Jupitter-Larsen, Corydon Ronnau, Lonnie Davis... Comment faire écouter ça, et à qui, quadruple malade ? D'autant que ma copine est partie à cause, et me voilà seul avec votre folie destructrice pour toute compensation...

John Wiese : Teenage Hallucination 1992-1999 (Troniks)
Enregistrement : 1992-1999. Edition : 2005.
CD : 01/ Hwm 02/ Decelerator 03/ Acrobats 04/ Lock 1 05/ Lock 2 06/ Lock 3 07/ Lock 4 08/ Acrobats 09/ Go-Go-A-Go-Go 10/ Cowgirls 11/ Untitled (Batman) 12/ Sixth Dimension 13/ Untitled 14/ Untitled 15/ Astonomy 16. BD 17/ Attack Clouds 18/ Untitled 19/ Harpsichord 20/ Jets 21/ Untitled 22/ Orchestration Coincier 23/ Stars 24/ Casiopia and Apollo 25/ Catwoman-A 26/ Catwoman-B 27/ Un titled CS (28)-A 28/ Untitled CD (28)-B 29/ T2 30/ Hydro 1&2 31/ H3 32/ 90 Chop 33/ Untitled CS (97)-A 34/ Untitled CS (97)-B 35/ Selectric 1 36/ Selectric 2 37/ Selectric 3 38/ Selectric 4 39/ Untitled 40/ Untitled 41/ Untitled 42/ Untitled (Sissy Spacek) 43/ Untitled CD (96)-A 44/ Untitled CD (96)-B 45/ Static Whale 46/ Untitled CS (95)-A 47/ Untitled CS (95)-B 48/ Intro 49/ Untitled CS (94) 50/ Untitled CS (94) 51/ Untitled CS (92)-A 52/ Untitled CS (92)
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Jean-Pierre Moussaron : Les blessures du désir (Alter Ego, 2012)

jean-pierre moussaron les blessures du désir

L’année dernière, disparaissait Jean-Pierre Moussaron. Dernière occasion donnée de lire l’homme de passions qu’il était, Les blessures du désir consigne des propos éclatés et éclairants, où croiser aussi bien Chet Baker que Peter Evans, aussi bien René Char que Maurice Blanchot.

Moussaron aura fait son miel de philosophie, de littérature et de musique, avec un art féroce du rapprochement des genres – non pas la critique musicale qui, manquant son but, décide d’un repli en littérature – et, plus encore, du partage. Du quartier libre que lui permettaient les pages blanches, l'écrivain profite : évoque The World Is Falling Down pour aborder d’un coup d’un seul Abbey Lincoln et Hanna Arendt, retrace une histoire du jazz à Chicago (qui s’arrête cependant à Dawkins) dans le même temps qu’il fait le portrait de Von Freeman, fait de Miles Davis le symbole de la nécessaire interrogation perpétuelle de l’art, salue David S. Ware pour embrayer sur les figures d’Evan Parker ou de Sylvie Courvoisier… Ajouter à cela quelques textes courts, chroniques originales (Free Standards de Ran Blake et Jeanne Lee, Evolution du Fonda/Stevens Group…), pour conseiller une dernière fois la lecture de Jean-Pierre Moussaron.

Jean-Pierre Moussaron : Les blessures du désir. Pulsions et Puissances en jazz (Alter Ego)
Edition : 2012.
Livre : Les blessures du désir
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Jean-Claude Eloy : Kâmakalâ, Etude III, Fluctuante-Immuable / Etude IV... (Hors-Territoires, 2012)

jean-claude eloy kamakala

Il y a dans la vie d'un artiste une œuvre qui marquera l’image que l’on gardera de lui à jamais. Jean-Claude Eloy, c’est pour moi Kâmakalâ (1971). Son exécution demande du monde, tout comme Etude III (1969) et Fluctuante-Immuable (1977), c'est d'ailleurs ce qui a provoqué leur réunion en un CD.

Eloy, c'est l'ancien musicien sériel touché par l'esprit de l'Asie, l'ordonateur de notes sublimé par les sons monodiques, l'acousticien bouleversé par les possibilités de l'électronique... Quelle nécessité poussa cet homme à écrire Kâmakalâ (à écouter ci-dessous dans une autre version), qui fait converser les choeurs du WDR de Cologne sur des ellipses et des volumes différents avant le grand assaut final engagé par les instruments à vent ? Quelques années plus tard, après un passage par les studios de la WDR, Eloy compose Fluctuante-Immuable. Rendu ici par l'Orchestre de Radio France, sa musique est pluridimensionnelle, ses musiciens interviennent sur une large palette de couleurs et des timbres au jeu fantastique. C'est une érosion musicale d'audace et de mousson, fluctuante, immuable.
 
Encore étudiant lorsqu'il composa Etude III, Eloy donne au pianiste le rôle principal de l'orchestre, celui de l'éclaireur dans un paysage inhospitalier dont la route est damée de percussions. Si l'ouvrage répond aux codes d'une musique contemporaine ancrée dans son époque (le début des années 1960), il ne faut pas sous-estimer le document qu'est cette piste de transition. Elle permet d'établir une chronologie eloyienne qui éclairera tout son corpus.



Jean-Claude Eloy : Kâmakalâ, Etude III, Fluctuante-Immuable (Hors Territoires / Metamkine)

Edition : 2013.
CD : 01/ Kâmakalâ 02/ Etude III 03/ Fluctuante-Immuable
Héctor Cabrero © Le son du grisli

jean-claude éloy étude iv

Etude IV, c'est-à-dire le tableau abstrait et exclusivement électronique qu’Eloy composa pour l’UPIC (une interface graphique inventée par Xenakis) nous permet de reprendre notre chronologie. La folie chercheuse et créatrice de la pièce précède deux « grands blocs monolithiques » : … d’une étoile oubliée (1986) & La Grande Vague (1991). Sur ces deux chutes de grandes compositions, l’Asie reparaît : respectivement dans les percussions métalliques et dans un hommage frotté au peintre Hokusaï.  

Jean-Claude Eloy : Etude IV, … d’une étoile oubliée, La Grande Vague (Hors Territoires / Metamkine)
Edition : 2012.
01/ Etude IV : Points-Lignes-Paysages 02/ … d’une étoile oubliée 03/ La Grande Vague
Héctor Cabrero © Le son du grisli

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Alan Licht : Four Years Older (Editions Mego, 2013)

alan licht for years older

Passant à la guitare d'un effet à l'autre, tissant sa toile asymétrique, Alan Licht fait ici (deux) oeuvres de tourmente et de recherche autiste : le tonnerre y côtoie, à quatre ans de distance, une rengaine de huit notes, instables forcément, les crépitements et pépiements provoqués par la perforation soudaine de l'instrument, des bribes d'airs héroïques adeptes de conclusions gradiloquentes, des contradictions partout ailleurs...
 
Loin de la concentration hallucinante (et de l'effet à la hauteur que produisit son écoute) de YMCA, ce solo se trouve plutôt marqué du sceau Evan Dando of Noise? L'incision est même profonde, où trouvent refuge des bruits normalement confinés alliés à des bribes de mélodies sorties d'une guitare plusieurs fois retournée : y chutent des copeaux électriques, aigus voire hurlements saturant, parasites expectorant... Sur chant de ruines mais avec une distance qui ne s'interdit pas l'ironie, Alan Licht aura donc une autre fois joué de la guitare en courant à la perte de ses repères.


Alan Licht : Four Years Older (Editions Mego / Souffle Continu)
Enregistrement : 14 décembre 2012 (A) & 7 décembre 2008 (B). Edition : 2013.
LP : A/ Four Years Later B/ Four Years Earlier
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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